bonsoir!!
j'ai réfléchi à votre post, et j'ai essayé d'y appliquer une logique "fractale". Du coup tout un raisonnement est venu, que je vous ai mi en dessous. C'est écrit comme ça venait du coup c'est catégorique et pas relativisé, mais c'est simplement venu comme ça, je me vexe pas si on me dit que je me suis planté

dîtes moi ce que vous en pensez !
« Ivan.67 » a écrit:
Je crois qu’il y a un vrai rapport à faire entre les émotions et l’univers fractale : je me suis aperçu, par exemple, qu’un des grands problèmes du manque d’émotion, c’est l’entropie. Tout système (vraiment) fermé consomme ses propres énergies… (Loi de l’entropie) .Or, sans émotions, il est possible d’en arriver à se construire un système de pensées fermé. Exemple : « j’ai tout compris, j’imagine l’avenir, j’ai conscience du passé et tout, et tout. MAIS : je suis obsessionnel, déprimé, enfin… je souffre et je ne sais pas trop pourquoi parce que, vue mon niveau de conscience, tout devrait aller bien...» Il s’agit d’un système cognitif fermé… et qui, donc, épuise sa propre énergie. Si vous vous posez vraiment la question de savoir comment l’ouvrir (ce système de pensées), eh bien, en fait, il n’y a guère que les émotions : « ouvrez-vous à votre cœur, à ce que vous ressentez… redevenez humain, vous n’êtes pas un robot… ».
Alors voilà ou je veux en venir : c’est le cœur, les émotions qui nous permettent d’appréhender la complexité ! Voilà le rapport avec les fractales. Si on y réfléchit, aucun système cognitif ne pourra jamais rendre compte de la réalité… A chaque fois qu’on croit savoir, en réalité, on se limite dans un système qui, forcément, va s’épuiser.
Mais, lorsque tout fonctionne normalement, nos émotions nous disent : je sens que c’est plus compliqué que ça !
Alors, effectivement, c’est l’effet papillon : un battement d’aile de papillon est susceptible de provoquer un tremblement de terre ! C’est angoissant ! Ce que je perçois avec mes émotions est déstabilisant ! Heureusement, je peux me rassurer avec un système cognitif, à demi fermé… une image de la réalité qui semble vraie, au moins un moment. Bref, tout cela forge, construit autant notre intelligence que notre maturité émotionnelle.
Une « vision fractale » des choses, dans ce sens, est peut-être un nouveau moyen de trouver un algorithme rassurant de la réalité… et de nos jours, Dieu sait s’il en faut.
J’aimerais dire, un peu pour conclure, un peu pour ouvrir la question que finalement, « tout ce que nous savons est une manière de limiter la réalité de ce qui existe… alors que : on ne maitrise quelque chose que lorsqu’on connait la limite dans laquelle cette chose fonctionne…
PS (Note du relecteur) : Euh… J’expose certainement un peu rapidement des choses compliquées… mais bon… parlons-en ! On est là pour ça, non ?

La conscience est la mort de l'être. Pour apprendre à vivre apprend à mourir, Confucius nous intime t il d'apprendre à bien savoir? A bien mourir?
Une singularité (pensée consciente, ordonnée, vérité) d'après le principe fractale émerge du chaos, intérieur comme extérieur, l'équilibre en place entre la compression d'énergie et son expansion. La vérité comme la conscience est donc "soumise" (plutôt résultante?) aux équilibres qui lui permettent de se maintenir. Si l'équilibre change, et il le fait toujours (je crois...

) la vérité change. De même que la conscience est un ordre qui émerge de notre psychisme, la mort de ce que nous étions il y a quelques secondes pour la naissance de ce que nous sommes maintenant. La vie se compresse en même temps qu'elle se déploie, l'équilibre entre ces deux mouvements est une conscience, un ordre, une singularité. En ce qu'il a de fixe et d'épuré, c'est une vision "pauvre" de la réalité. C'est l'éclair blanc qui déchire le ciel. On ne voit que lui et pourtant la réalité c'est aussi la nuit noire. Par contre je ne suis pas d'accord pour dire qu'il faut pour autant négliger cette phase de la dynamique.
La conscience émerge, et retombe dans le chaos. Elle ne disparaît pas, elle retourne à son origine, et ainsi le cycle se perpétue et chaque "pensée" influe sur les futures pensées, l'énergie s'étend, et se contracte.
La conscience, l'intellect aussi donc en tant que partie de la conscience elle même, joue un grand rôle dans son propre devenir. Dans le chaos qu'est le psychisme elle se répercute à l'infini dans l'infiniment petit de la mémoire et émerge à nouveau dans les formes suivantes que prend la conscience. Ainsi un équilibre contextuel imprime une forme à la conscience qui se reproduit et va s'étaler sur d'autres contextes, qui vont l'alimenter et la renforcer à leur tour etc. effet papillon.
Un circuit fermé?
Il s'agirait plus d'une singularité qui n'intègre plus assez d'énergie de son environnement pour renouveler la sienne et ainsi pouvoir produire à son tour de l'énergie dans son environnement, qui lui renvoi et ainsi de suite. Une dynamique de la fermeture effectivement, ou le mouvement de la conscience se suffit de ce qu'il est.
Quelles pourraient être les causes? A quel point l'environnement est il engagé dans cette dynamique? Toute une multitude de causes qui se sont renforcées et qui ont trouvé de l'inertie.
Alors pour changer il faudrait créer un nouvel équilibre. Aussi infime soit il, pour qu'il émerge à un instant, puis retombe dans le chaos, et l'entretenir assez pour qu'il se répercute à l'infini à son tour dans le cycle du devenir, et vienne changer l'équilibre global. Le mieux pour se faire, étant à mon avis de trouver un équilibre déjà en place, une empreinte déjà présente, qui a donc déjà de l'inertie, et de l'adapter à l'écologie vers laquelle on tend.