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hypnose et alcool

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  forum de l'hypnose -> Dépendances et addictions
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loh2o



Inscrit le: 20 Avr 2007
Messages: 11


Posté le: Samedi 21 Avril 2007 à 12:28

Tout d'abord, merci pour vos réponses!!!

Et puis désolée, car j'ai l'impression d'étaler des problèmes qui n'ont peut-être pas vraiment leur place sur ce site, mais les sites dédiés à l'alcool sont désespérants par leur intransigeance, leur manque de compréhension face à une dépendance qui n'est peut-être pas la même pour tout le monde (enfin je finirai peut-être par leur donner raison, je ne l'exclue pas, mais leurs perspectives sont si peu réjouissantes que je préfère voir déjà ailleurs!!!).

Toute cette digression pour dire que malheureusement, je crois que ma dépendance est un peu plus importante et complexe que de simplement ne savoir résister face à un "plaisir", car mon expérience (longue d'une vingtaine d'années), me dit que le plus souvent ce plaisir fugace se transforme en déplaisir pour le reste de la soirée et le lendemain (ce qui ne m'empêche pas de recommencer).

Je commence d'ailleurs à envisager de devoir peut-être arrêter complètement ma consommation. Mais :

1) si je pouvais faire autrement, j'en serais ravie (consommer normalement est effectivement tellement agréable...)
2) d'autant que ce "sacrifice" n'est pas seulement le mien mais implique aussi mon mari (les alcooliques repentis diront que je me trouve de fausses excuses...), qui, le week end aime bien partager un peu de champagne avec moi ; et à qui j'aimerais, si possible, éviter les regards en société ("ah bon, mais pourquoi ta femme ne boit-elle pas/plus?"... Moi encore, j'en fais mon affaire...)
3) quitte à arrêter, j'aimerais pouvoir faire ça en douceur...

Par ailleurs, je me rends compte que cette consommation est sans doute quand même liée à quelques problèmes psy non résolus (pourtant j'ai fait une croix définitive sur les psychanalyses).

Si l'auto-hypnose suffit, ce serait génial. Ca s'apprend dans les bouquins? Pour les thérapies brèves, peut-on se contenter de l'hypnose, ou est-ce un "panaché" de plusieurs méthodes?

Merci encore, ce site est vraiment très agréable. (j'en avais marre de me faire agresser sur les sites des alcooliques!!!)
Lemaléduqué



Inscrit le: 01 Sep 2006
Messages: 369
Localisation: (depuis peu) Où le vent me porte !

Posté le: Samedi 21 Avril 2007 à 15:00

Avant tout très bienvenue avec votre problème sur ce site hospitalier.

Ah ! l'alcool ! Shocked Vous envisagez d’arrêter mais…Par expérience, je sais que ce « mais » peut être un sérieux frein à l’abstinence… abstinence d’ailleurs que vous n’envisagez pas -si j’ai bien compris- dans l’immédiat en tout cas. Alors comment réussir à mieux consommer, et cela sans culpabiliser. L’autohypnose peut être une voie possible.

On peut apprendre l’autohypnose en lisant quelques livres et en s’autoexerçant. Mais, il est préférable soit de participer à un stage d’autohypnose, soit de se faire hétérohypnotiser. C’est là, me semble-t-il, le meilleur moyen d’apprendre au conscient et à l’inconscient à bien se connaître et à bien s’entendre pour faire route commune. Maintenant, l’hypnose n’est pas le seul moyen susceptible de vous aider à mieux consommer. Dans le cas de problème d’alcool, il peut être utile de coupler plusieurs outils issus des diverses "thérapies brèves".

Les causes amenant à consommer de l’alcool sont très difficiles à circonscrire. Et quand bien… le problème déborde les causes « primaires », car il s’est inscrit dans la durée et donc a « évolué ». Bien que chaque cas soit particulier, je me risque à vous faire part de ma solution. Peut-être pourra t-elle vous permettre de trouver la vôtre ?

Il y a quelques années, j’étais devenu accro à l’alcool… au point de mettre en danger ma vie. Pour tenter de régler ce problème, j’ai décidé de me replonger dans la religion (musulmane). Et, j’ai réussi à tenir. Mais à quel prix ! Beaucoup trop de souffrances (psychologiques)… parce qu’au fond de moi, je n’étais pas prêt à m’arrêter totalement. Et est arrivé ce qu’il devait arriver. Une fête très sympathique et très alcoolisée… et me voilà retombé dedans... modérémment bien évidemment Laughing.

Et puis au cours de mon parcours de vie, j’ai eu cette opportunité de rencontrer « Miss Boxe ». Et là, ma vie a littéralement changé. Parce que ce sport exigeant nécessitait un ascétisme existentiel, j’ai appris à modérer mes excès. Je ne me suis pas arrêté de boire (malgré l’insistance de mes professeurs), mais j’ai appris à boire autrement. C’est possible donc de ne pas arrêter totalement de boire (et donc de renoncer agressivement à son désir), tout en vivant mieux sa relation avec l’alcool. Lénine disait : « là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Et c’est vrai ! Il existe bien des routes pour concilier volonté, désir et réussite d’un objectif souhaité. A vous de trouver la vôtre ! En tout cas, bon courage Wink.
castorix



Inscrit le: 14 Nov 2005
Messages: 550
Localisation: Niort

Posté le: Dimanche 22 Avril 2007 à 20:05

bonsoir,

ne prenez pas trop au sérieux nos réponses non plus, vous seule vous connaissez mieux que nous pourrions le croire...

« loh2o » a écrit:
malheureusement, je crois que ma dépendance est un peu plus importante et complexe que de simplement ne savoir résister face à un "plaisir" (...) Je commence d'ailleurs à envisager de devoir peut-être arrêter complètement ma consommation.
Mais : (...) ce "sacrifice" n'est pas seulement le mien mais implique aussi mon mari

- ah, ce n'est pour vous pas simplement un plaisir alors
- ah bien, vous avez envisagé l'arrêt comme une meilleure solution que la continuité
- mais, qu'est-ce que votre mari a donc à perdre si vous cessiez tout-à-fait l'alcool ?
loh2o



Inscrit le: 20 Avr 2007
Messages: 11


Posté le: Dimanche 22 Avril 2007 à 20:56

Bonsoir,

je ne sais comment répondre individuellement, alors je vais répondre à tout le monde à la fois...

1) Bien sûr que je "ne prends pas trop au sérieux" vos réponses, ce serait trop facile, de même que je ne prends pas au sérieux les conseils des AA ou ceux sur une plante soit-disant "miraculeuse" dont on vient de me parler et qui s'appelle l'IBOGA (cela dit, vos témoignages m'intéressent!). Je cherche simplement à me renseigner...

2) L'alcool est un plaisir, mais qui me coûte TRES cher à force (si je compte le nombre d'amis que j'ai perdus à cause de ses effets, l'état de ma peau et de ma santé à venir... etc...)

3) Je reconnais que mon mari est peut-être un prétexte... Cela dit, son attitude est paradoxale... Quand il m'a retrouvée "raide bourrée", il n'était pas content, mais quand je suis +- motivée à ne pas boire, il ne comprend pas, et surtout, me dit que les gens qui ne savent se contrôler sont des "faibles".

4) Maintenant, pour répondre à "Lemaléduqué"... Bien sûr une passion peu être une solution, mais il semble que ça ne fonctionne pas bien chez moi... (ce qui me fait d'ailleurs culpabiliser, et peut-être boire davantage!!!)
Je me suis remise au piano depuis quelques années, mais ce bien difficilement, et j'y suis confrontée à de nombreux blocages qui ne font que renforcer mon désir d'alcool. L'astrologie, ensuite, qui présente l'avantage de ne pas faire appel à ma créativité - donc une éventuelle censure - et encore plus à mon esprit clair. Mais là non plus, ça ne suffit pas... Désespérant, non? (Je n'ose même pas poster ce message...).

Voilà. Merci pour votre patience, salut!!! et bon 1er tour!!!
castorix



Inscrit le: 14 Nov 2005
Messages: 550
Localisation: Niort

Posté le: Dimanche 22 Avril 2007 à 22:04

« loh2o » a écrit:
2) L'alcool est un plaisir (...)

...de nombreux blocages qui ne font que renforcer mon désir d'alcool.

alors désir ou fuite ?
loh2o



Inscrit le: 20 Avr 2007
Messages: 11


Posté le: Lundi 23 Avril 2007 à 01:32

le deuxième...
Lemaléduqué



Inscrit le: 01 Sep 2006
Messages: 369
Localisation: (depuis peu) Où le vent me porte !

Posté le: Lundi 23 Avril 2007 à 12:23

Ce n’est pas par hasard que j’ai parlé de sport. En fait, et quand on est confronté à un adversaire comme l’alcool, on a tendance à se laisser aller. Et nous avons de nous-même alors une idée déformée. On se regarde et on se déteste. Renier son corps, c’est aussi perdre son âme. Et pourtant… Réapprendre à prendre conscience de son corps, de ses grâces et de ses défauts, permet de rétablir un contact avec une conscience perdue. Connaître son corps (reprendre contact avec toutes les parties connues et « inconnues » de son corps), dialoguer avec lui (lui demander ce qu’il pense des excès à son encontre), le mobiliser (l’obliger à sortir de son environnement quotidien) sont des moyens de bien. Peut-être pourriez-vous commencer par quelques petites marches "d'éveil". Sortir de sa coquille et s’émerveiller de petites banalités (les couleurs du ciel, l’esthétique incroyable de l’église du coin, les bruits agréables environnants jamais remarqués, …) donnent l’occasion de revisiter un présent catalogué d'absurde. S’arrêter un moment de courir pour apprécier des alentours finalement riches. Marcher et apprécier au lieu de fuir aveuglément vers un nulle-part. Peut-être même que ces marches vous amèneront à pousser la porte d’une quelconque association sportive et vous donneront l’occasion d’entrer en contact avec d’autres personnes (contrairement au piano qui est une pratique pleine de solitude(s)). Rencontrer des gens qui n’appartiennent pas forcément à son « sous-monde », écouter et partager. L’amitié sportive peut aider à casser une routine pleine de souffrances et à voir la vie autrement. Sur ces suggestions partisanes, je vous salue.
loh2o



Inscrit le: 20 Avr 2007
Messages: 11


Posté le: Lundi 23 Avril 2007 à 12:39

Merci encore de prendre le temps de me répondre. Je pratique le yoga depuis plusieurs années et me rends 1 à 2 fois par semaine dans un cours très sympathique.
Le yoga n'est pas un sport, mais c'est une pratique sur le corps assez intense (je fais du yoga Iyengar, beaucoup plus tonique que beaucoup d'hatha yoga qui s'apparentent plus à de la relaxation), et en même temps spirituelle.

TOut ça ne suffit pas. Je sais que je suis entourée de choses magnifiques, et de personnes superbes, je me dis que je ne suis qu'une petite fille trop "gâtée" pour ne pas y accorder plus d'importance et me laisser ainsi aller.
C'est lamentable. Mais si c'était si "simple" peut-être y aurait-il beaucoup moins d'alcooliques et de drogués? Après tout, beaucoup de peintres ont été confrontés à ce problème. Peut-on dire qu'ils n'étaient pas sensible à la beauté pour autant?

EN tout cas, je suis contente pour vous que vous vous en soyez sorti et ayez trouvé une passion. Belle journée à vous!
Joey



Inscrit le: 13 Déc 2006
Messages: 142


Posté le: Lundi 23 Avril 2007 à 13:05

Est ce consciemment que tu as choisi ton pseudo loh2o?
En effet, si j'essaye de le traduire un peu simplement au niveau chimique, je constate h2o pour l'eau mais précédée du préfixe lo (ou ol)qui est associé à la fonction alcool Exclamation

Ton problème fais parti de toi, mais tu n'est pas ton problème Exclamation


J'ose espéré que tu as réfléchis aux questions que je t'avais posées, et que tu y as répondu, sinon fais le, fais le par écrit même.

Un précepte de pnl certifie que derrière tout comportement il y a une intention positive.
Bien alors maintenant j'aimerai que tu m'expliques l'avantage que tu as trouvé à boire quand tu es seule, et les nouveaux moyens de satisfaire cet avantage tout en gérant ta consommation.

T'es tu décidée d'essayer un de ces nouveau moyen?
loh2o



Inscrit le: 20 Avr 2007
Messages: 11


Posté le: Lundi 23 Avril 2007 à 13:18

effectivement, c'est consciemment que j'ai choisi loh2o. Lo pour Laurence, et h2o pour mettre un peu "d'eau dans mon vin", et aussi pour une autre raison, astrologique celle-là!!!
Mais Lo n'est pas pareil que "ol", n'est-ce pas?

A vrai dire, j'ai l'impression que mon envie de boire (seule ou non), provient en premier lieu d'une envie physique. Un peu comme une envie de chocolat irrépressible, ou comme ce qui pousse les boulimiques à manger. Bien sûr que ça va avec une recherche de fuite (encore que très souvent, j'aimerais bien pouvoir rester lucide pour faire des choses), mais tout comme chez les boulimiques j'imagine...

Je n'ai pas réfléchi encore en profondeur aux questions que tu posais, mais j'ai un "devoir" du genre (sinon le même) à faire à la demande de mon alcoologue que je vois demain, donc ça fait partie du programme de la journée, et je vais en profiter pour réfléchir à tes questions en même temps!!!

Quant aux moyens dont tu parles, je ne vois pas très bien ce que tu entends par là. Serait-ce comme la boxe dont parle Lemaléduqué par exemple?
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