PSYCHOTHERAPEUTES et "psychothérapeutes"...

Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par Lemaléduqué, 12 Janvier 2007.

  1. Lemaléduqué

    Lemaléduqué

    Inscrit:
    1 Septembre 2006
    Je viens de recevoir ce mail que je me permets de vous soumettre… J’espère qu’il suscitera quelques débats. J’espère vivement…

    « Le journal REEL communique :
    Profession « psychothérapeute » : 2 nouveaux amendements Accoyer. Sous l’impulsion de Monsieur le député Accoyer, deux nouveaux amendements viennent d’être votés par l’Assemblée nationale et changent la donne de l’article 52 de la Loi du 9 août 2004 sur l'usage du titre de psychothérapeute.
    - Un amendement confie la formation complète de psychothérapeute exclusivement à l’Université.
    - Le second prévoit la mise en place de Commissions régionales, constituées pour moitié de médecins et pour moitié de psychologues, pour évaluer le travail des psychothérapeutes en fonction.

    Cela, évidemment, ne correspond pas du tout à l’espérance de la profession.
    Nous vous tiendrons informés de la suite. »

    Voilà des années qu’une bande de neuneu (de diplômés institutionnels bien au chaud bien évidemment) fait pression pour réglementer la profession de « psychothérapeute ». Réglementation sensée éviter certaines dérives. Foutaise ! En fait, le Pouvoir et son armée de diplômés du psychique cherchent à éliminer une certaine catégorie de thérapeutes : ceux qui ont choisi de se former à très bon escient en dehors du système traditionnel périmé. Mais voilà en France, on vénère l’Université, le Diplôme et les Grandes études… Ceux qui ne sont pas passés par cette prodigieuse usine à diplômes sont considérés comme des bons à rien… des parias. Et pourtant… les faits sont là. De plus en plus de personnes en souffrance consultent des thérapeutes qui ne sont pas passés par le système classique. Et c’est ce succès qui gêne et dérange les diplômés aigris… qui ont bousillé une grande partie de leur vie à ingurgiter un savoir théorique inutilisable sur le terrain. Bref, la pression se fait de plus en plus forte parce que ces forcenés des études voient leur clientèle leur échapper et leur prestige socio-professionnel s’envoler. Au lieu de se remettre en cause et par là même remettre en cause le cursus professionnel inopérant, ces derniers préfèrent attaquer vilement. Franchement ridicule ! Les amendements ne m’empêcheront pas de continuer à exercer ma profession de « psychothérapeute »… n’en déplaisent aux institutionnels et à leurs toutous. Je n’ai pas fait d’études de psycho et en suis plutôt fier. Cela me permet, en effet, de ne pas rester bloqué sur « un cas » faute de ne pas trouver la solution dans mes cours théoriques. Par ailleurs -et j’ai envie de dire comme par un heureux concours de circonstances- ce sont des médecins et des psychologues (donc des diplômés d’Etat « honorables ») qui auront ce grand pouvoir de décider qui mérite ou non le statut de psychothérapeute. Et de quel droit ? Qui peut encore dire que la France est un pays démocratique ? Uniquement ceux pour qui elle est généreuse… Triste France ! Que tous les « fonctionnaires du mental » aillent au diable et leurs amendements avec. Heureusement qu’il existe une Cour Européenne… heureusement pour tous ceux qui font bien leur thérapie « hors norme » !
     
  2. docteur mandrille

    docteur mandrille

    Inscrit:
    23 Décembre 2006
    j'ai fait des etudes de psycho...et je suis de tout coeur avec toi...helas...
     
  3. Lemaléduqué

    Lemaléduqué

    Inscrit:
    1 Septembre 2006
    Merci de ton soutien docteur mandrille. Une précision… S’intéresser en tant que (hypno)thérapeute à la Psychologie et à de grands psychologues comme Erich Fromm, Bruno Bettelheim, Jean Piaget par exemple n’est pas superflu. Bien au contraire… Un thérapeute se doit d’être pluridisciplinaire. D’ailleurs le thérapeute sérieux s’intéressera aussi bien à la (vraie) psychologie qu’à la philosophie, à la sociologie, à l’anthropologie, à la théologie… Ce qui n’est hélas pas le cas de la majorité des psychologues qui évoluent dans le monde avec des œillères. En dehors de leur noble discipline, rien n’existe. Hilarant… surtout quand ils s’érigent en maîtres de la Connaissance ! Par chance, tous les psychologues ne sont pas des arriérés. D’ailleurs, une petite minorité de psychologues bataillent, en effet, pour un monde plus ouvert à la Vie. Parmi cette frange, j’ai quelques amis qui militent activement pour que la thérapie soit accessible à tous les thérapeutes et non pas seulement à la caste des psychologues cliniciens et autres spécialistes du secteur médical. Ceux-là, je les remercie sincèrement pour leur courage car oser s’élever contre la Profession n’est pas sans risque… En France, être un hérétique (un amoureux de la Vie) est considéré comme une dégénérescence. En tout cas, une chose est certaine : les psychologues aux ordres sont ravis de la tournure des évènements en cours. Ils se disent que d’ici quelques temps, ils verront leurs séances remboursées par la sécurité sociale. Voilà la raison principale de leur activisme : remplacer les psychiatres et devenir la nouvelle élite de la médecine de l’âme. Cela se fera peut-être…hélas. Mais la sécurité sociale ne pourra indéfiniment indemniser les bons et loyaux serviteurs de l’Etat. Et quand plus aucune consultation ne sera remboursée… vers qui se tourneront les malheureux (les dépressifs, diraient les psychologues et autres médecins de l’âme) ? Certainement pas vers ces fétichistes du Capital ? Et alors rira bien qui rira le dernier.
     
  4. laurenzo

    laurenzo

    Inscrit:
    26 Août 2006
    Bonjour,

    Etant contre toute forme de monopole et puissance absolue qui empêche bien évidemment toute forme de remise en question, j'aimerais toutefois essayer d'apporter une autre vision au débat.
    En effet, je ressens dans vos propos (et c'est bien naturel) une implication de thérapeute et par là même directement affecté par cette réforme. J'aurais plutôt tendance à me placer du point de vue du patient que je suis et qui si je l'ai bien compris est tout de même la finalité du sujet.
    Est-il si condamnable pour un patient de rechercher une personne dont les acquis sont un minimum reconnus? Vous me direz que que le meilleur des jury est non pas un jury de professionnels ligués contre des psychothérapeutes impuissants mais une sorte de jury populaire que l'on pourrait appeler 'bouche à oreille'. Ca ne serait pas forcément faux. Toutefois, que faites-vous des personnes ne bénéficiant pas de ce bouche à oreille et qui vont se retrouver chez un psychothérapeute (tout le monde ne connaît pas la distinction entre psychologue, psychothérapeute, psychanalyste) n'ayant reçu aucune formation et dont les seuls compétences seront de trainer ce pauvre patient pendant des années de thérapie inutile. Evidemment la réponse logique serait 'oui mais des thérapeutes diplômés sont tout aussi inefficaces'. C'est vrai mais eux ont malgré tout une formation et des acquis sur la chose que des psychothérapeutes sortis de nulle part n'auront pas...

    De même lorsque vous dites:

    De la même manière on pourrait prétendre que ces psychothérapeutes formés en une vitesse record promettent souvent des résultats d'une incroyable rapidité que des thérapeutes 'classiques' ne promettent pas. Peut-on alors en vouloir à ces personnes en souffrance de croire celui qui leur promet le bien être en un temps record?

    De la même manière, pourquoi m'interdirait-on de prétendre que j'ai de grandes capacités en médecine? P-e tout simplement parce qu'on estime que sans diplôme je pourrais représenter un danger pour les personnes en souffrance venant me consulter...

    Vous l'aurez compris, tout ce développement pour comprendre que si d'un côté cette réforme sera très injuste pour certains psychothérapeutes compétents, elle pourra également être salvatrice pour des patients en souffrance. En clair, difficile de définir une règle générale qui va satisfaire tout le monde...

    A moins que vous ayez une proposition qui mette tout le monde d'accord...
     
  5. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    bonjour LMEDQ,

    je me demande si nous ne pourrions pas nous mettre d'accord sur un point :
    a) le fait que certains professionnels se consacrant authentiquement (= avec leurs tripes, et une grande intégrité dans l'investissement personnel) à exercer la profession de psychothérapeute (non spécialement diplômés de qqe chose listé par la circulaire ministérielle), soient contents de leur pratique, et éventuellement forts de la reconnaissance de nombre de leurs clients satisfaits de l'aide apportée
    b) le fait que certains psychologues, mais aussi certains médecins, bref certains professionnels dûment diplômés comme on pourrait dire, soient sortis de leur filière de formation sans une compétence suffisante, et parfois même avec une certaine suffisance malgré leur incompétence

    eh bien, ces deux éléments conjugués, ont-ils obligatoirement pour conséquence que :
    c) tous les médecins et psychologues, mais encore pire les psychiatres, soient des ânes bâtés inefficaces, intéressés par le seul profit matériel, jaloux de l'exclusivité de leur exercice, et de plus stupidement obsédés par la seule idée d'abrutir leurs patients par des médicaments (pour ceux qui ont le droit d'en prescrire) ?
    et
    d) tous les psychothérapeutes, compétents et efficaces et honnêtes, mais souffrant de l'absence de diplôme comme seule carence, soient des victimes obligatoirement promises à la vindicte de jurys de psychos tordus et médicastres revanchards, dont le seul objectif sera de traîner dans la boue leurs pauvres victimes, au détriment des clients qui ainsi n'auraient plus aucune aide estimable ?

    bon, je te chahute un peu par mes questionnements.
    mais tu comprends, j'ai craint à lire tes lignes généreusement vigoureuses dans leur sincérité, comme une tendance à la généralisation (j'oserais presque dire abusive) de certaines de tes idées, dont je ne doute pas un instant qu'elles puissent être fondées sur des expériences authentiques et peut-être hélas révélatrices de quelque scandale.

    alors, comment dire ?
    - je n'oserais pas mettre en doute la sincérité de tes certitudes (et nous avons assez discuté en message privé, et tu as suffisamment livré de toi et des tiens pour que j'en aie déjà une petite idée)
    - cependant je suis porté à craindre que des revendications pour aussi légitimes qu'elles soient, ne justifient pas toujours de mettre tout le monde dans le même panier (de crabes, puisqu'ils ne marchent pas droit...), sans quoi certains (dont je suis) risqueraient de se sentir visés par un discrédit de principe.
    dommage, alors que nous en pinçons sans doute pour beaucoup de valeurs communes ?

    toujours aussi cordialement à toi

    Castorix
     
  6. Lemaléduqué

    Lemaléduqué

    Inscrit:
    1 Septembre 2006
    Bonsoir Lorenzo,
    Pas facile de trouver quelqu’un d’expérimenté pour lui soumettre sa Souffrance … Ceci dit, je ne pense pas qu’il faille pour autant se jeter naïvement sur le premier diplômé du psychisme venu sous prétexte qu’il sait mieux apprivoiser le mal-être qu’un thérapeute certifié. Je le dis, le redis et le reredis : ce ne sont pas les années d’études qui font d’une personne un bon ou un mauvais psychothérapeute. Du moins, c’est mon intime conviction… certes de thérapeute mais aussi d’ex-patient. Il y a de très bons et de très mauvais psychothérapeutes diplômés comme il y a de très bons et de très mauvais thérapeutes certifiés. Alors comment choisir son (psycho)thérapeute ? Impossible à dire. En fait, c’est à tout un chacun de trouver la réponse à cette question. L’excellent et ultra diplômé thérapeute de mon meilleur ami ne sera pas forcément « mon » thérapeute… Chacun a en lui cette faculté de pouvoir choisir librement la personne qui va l’accompagner un temps durant. C’est au patient de poser les bonnes question au praticien qu’il va rencontrer. Et c’est à lui et à lui seul de décider si oui ou non il va poursuivre sa thérapie avec ce presque inconnu. Le patient est le plus à même de savoir ce qui peut ou non lui convenir… Et qu’on ne vienne pas me dire que quand on est dépressif, on est incapable de pouvoir choisir… On a toujours la possibilité de choisir ! Alors que ceux et celles qui souhaitent entreprendre une thérapie choisissent avec leur cœur plutôt qu’avec leur raison « leur » thérapeute.
     
  7. Lemaléduqué

    Lemaléduqué

    Inscrit:
    1 Septembre 2006
    Bonsoir très cher Castorix,
    Que dire après tout cela sinon que… Oui, je suis excessif dans mes propos. Oui, mes mots sont tendancieux. Mais comment ne pas l’être devant tant de rigidité. Mais bon, je veux bien tempérer au nom des respectables ouvriers de la vie dont tu fais partie. Donc, je corrige… Je m’élève d’abord contre toute une famille de psychologues sectaires qui, imbécilement et fermement, croient être les seuls habilités à s’occuper de la détresse émotionnelle et qui en plus méprisent les thérapeutes qui n’ont pas suivi comme eux un miséricordieux enseignement universitaire. Je m’érige ensuite contre une catégorie de médecins et d’infirmiers qui veulent s’approprier l’hypnose notamment et qui refusent arbitrairement de collaborer avec des thérapeutes qu’ils désignent comme « farfelus » sous prétexte qu’ils n’ont pas de connaissances scientifico-médicales. Je me dresse enfin contre les représentants de l’Etat qui souhaite fonctionnariser la psychothérapie pour pouvoir mieux la contrôler. Bref, je m’insurge contre l’intolérance de caste ambiante qui cherche à faire des thérapeutes hétérodoxes des intouchables. Si ménage il doit y avoir, alors qu’il se fasse en tous lieux. Les « arracheurs de dents » sont partout y compris dans les catégories professionnelles respectées et respectables agrées par l’Etat. Oui à la chasse aux imposteurs qu’ils soient (hypno)thérapeutes, psychanalystes, médecins, infirmiers, psychologues… ! Non à la traque imbécile des consciencieux secouristes de malheureux ! La Souffrance est si grande qu’elle nécessite une grande solidarité plutôt qu’un particularisme mortifère, non ?
     
  8. Sangothias

    Sangothias

    Inscrit:
    7 Mars 2007



    Bon d'accord, d'accord, mille fois d'accord. Cependant, si vous convenez bien qu'il est necessaire de faire le ménage dans les rangs des psychotérapeutes déclarés pour protéger les patients (puisque ce n'est pas des poissonniers dont nous devisons) quelle méthode de sélection vous paraitrait plus juste, s'il en est?
     
  9. Lemaléduqué

    Lemaléduqué

    Inscrit:
    1 Septembre 2006
    Pourquoi pas, la méthode de la "sélection artificielle" ! Le participant (ou patient si vous préférez) aussi névrosé soit-il est capable -j'en suis profondément persuadé- de dire rapidement merde à un "psychothérateub", comme dirait un très bon ami et vrai psychologue.
     
  10. Sangothias

    Sangothias

    Inscrit:
    7 Mars 2007
    oui, sauf que les participants qui consultent peuvent parfois être vulnérables pour des psychotérateubs. Si vous suggerez que c'est dans l'éthique voire presque dans une profession de foi qu'il convient de rechercher une solution viable, cela semble impliquer qu'il faudrait que la première consultation d'un patient fut gratuite afin que lui soient expliqués ce qu'il est en droit d'attendre du professionel que vous êtes. Un hypnothérapeute doit trés souvent avoir affaire à des personnes qui attendent "un miracle par le truchement de la magie secrète et occulte de l'hypnose qui fait mururoa dans ta tête à toa" :shock:
     
  11. Sangothias

    Sangothias

    Inscrit:
    7 Mars 2007
    ...A une échelle sûrement moindre, il en est de même pour le psychothérapeute. Est ce cela la raison d'être de votre "contrat" que j'ai lu (des deux oeils) dans votre page sur la trans thérapie?
     
  12. Magikstarlight

    Magikstarlight

    Inscrit:
    28 Janvier 2006
    Et bien et bien !! En effet voici un fameux débat qui vit en moi depuis le premier jour de ma formation d'hypnose et qui continue maintenant que me voilà à la fac....

    Je comprends bien ton point de vue Lemaléduqué, l’ayant tellement vécu en moi !! Cela dit, je viens répondre à ce topic pour apporter ma vision qui, je l'espère apportera une pierre de plus à la construction de cette passerelle...

    Je me suis formée à l'hypnose et à la pnl il y a de cela 2 ans, après avoir quitté le milieu scolaire, complètement révoltée contre la société et étant emplie des mêmes préjugés que toi Lemaléduqué...Ces mêmes visions du monde universitaire avec lesquelles je me sentais libre et qui en fait faisait office d'oeillères afin de me conforter dans mon choix de vie...Plutôt alternatif...Après ma formation, quelques expériences de séances thérapeutiques me suffirent pour me faire évoluer et me rendre compte que je manquais gravement de connaissances et que je n'avais pas encore la force nécessaire pour assumer la fonction de psychothérapeute...

    Alors je suis allée me percher en haut de ma montagne pour évaluer mes possibles et c'est à ce moment que la Lumière m'a indiqué le chemin de l'université, réel parcours du combattant pour prouver à mon rêve que je suis prête à tous les efforts du monde pour l’atteindre....
    C'est ainsi qu'à 22 ans, en septembre 2006 je reprend mon petit calepin et mes crayons et que je retourne dans les grands amphis..Cela fais quelques mois maintenant et je suis impressionnée par le nombre de préjugés qui sont tombés en moi m'ouvrant l'esprit tout en conservant mon bien aimé esprit critique en chaque instant !!!!
    Et c'est ceci que je tiens à partager, faisant réellement expérience de l'université, je peux dire que mes enseignants ne sont pas des ânes cachant leurs bêtises sous des cohortes de diplômes !!! La plupart sont très ouvert et nous offrent des cours de qualité, nous faisant partager leurs expériences pratiques illustrant leurs théories réactualisées constamment...Ce n'est pas le cas de tous bien sur mais c'est le cas !!!!

    Pour qui est amoureux de la connaissance qui éveille, et bien connaitre l'histoire de la psychologie, ses différents courants, ses évolutions....Quel bonheur !!!! Je ne prétend pas que cette connaissance soit nécessaire pour devenir un bon thérapeute mais c'est tellement enrichissant de se situer dans cette fabuleuse aventure de la découverte de la psyché humaine :D

    De plus la bibliothèque universitaire recèle de trésors...Pour qui est issus d'un milieu modeste et ne peux acquérir autant de livres que nécessaire, voilà un précieux atout...En effet quelle joie de découvrir des ouvrages de Bandler et Grinder sur la PNL, de débusquer une perle sur une psychologue niçoise, présidente de l'institut Milton Erickson de Nice.....
    Ainsi le parcours universitaire, n'est pas comme voudraient nous le faire croire nos préjugés...C'est l'individu qui forge son parcours et non l'inverse :wink: ...
    Aussi me voilà à faire de la biologie et de l'embryologie...Que de mythologies qui s'envolent pour laisser place à des connaissances plus appropriées...Et non tous les maux humains ne sont pas des fabrications psychique....Le biologique, le physique, joue beaucoup dès les premières semaines de vie embryonnaire…

    Pour conclure, et pour me situer dans ce grand débat actuel je dirais que l’efficacité d’un thérapeute n’est pas un donné universitaire, ni un donné dans des formations ultra rapide…C’est tout un cheminement personnel qui y mène ainsi que beaucoup de travail, de lectures et d’expériences….Ces nouvelles lois sont en effet catastrophiques et sont une atteinte à la liberté mais en même temps nécessaire puisque radiant ainsi le florilège d’incompétents s’autoproclamant psychothérapeutes et étant de réel danger publique...Nous sommes dans une société ou le « pouvoir », le poids politique s’acquiert par les années d’études alors plutôt que de donner des coups d’épée dans l’eau, j’ai choisis de jouer le jeu car il est tout de même un réel enrichissement en plus d’être un vrai défis et je continue toutefois de porter dans mon cœur ces merveilleux psychothérapeutes forgé à l’école de la vie ….
     
  13. Lemaléduqué

    Lemaléduqué

    Inscrit:
    1 Septembre 2006
    En effet... Personnellement, je procède ainsi. Après un bref contact téléphonique ou "mailique", j'invite la personne à venir me rencontrer. Cette séance de prise contact (gratuite et d'une durée d'environ 2 heures) permet non seulement de faire connaissance mais aussi et surtout de démystifier les rôles du thérapeute et de la thérapie. A l'issue de cette sympathique rencontre, j'invite la personne à prendre du recul par rapport à cette "séance" avant de décider ou non de me recontacter pour un éventuel accompagnement éphémère. Entre temps, elle peut me joindre par mail pour me poser toutes les questions subsidiaires qu'elle souhaite. Avec cela...
     
  14. Lemaléduqué

    Lemaléduqué

    Inscrit:
    1 Septembre 2006
    Ton histoire biographique est touchante "Magikstarlight"... et je te souhaite du fond du coeur tout le bonheur du monde dans ta nouvelle quête. Cela dit, je me permets d'apostiller très brièvement certaines de tes réflexions.

    Parler de "préjugés" au sociologue "critique" que je suis encore ne peut que me faire sourire... d'ailleurs, je souris. Non, mes idées ne sont pas des opinions hâtives et préconçues mais bel et bien des constatations "cliniques" de vie.

    de quelques rares visionnaires :lol: . Je connais bien le milieu universitaire pour l'avoir longuement côtoyé... j'y ai même enseigné... la critique de la société. Ne te laisse pas hypnotiser, chère amie, par les chants mélodieux des gentils professeurs... ce ne sont que des paroles... apprises et répétées pour impressionner les nouvelles et nouveaux. Tu apprendras toi aussi à manier cette langue particulière... et tu t'en lasseras peut-être aussi.

    hélas, c'est loin d 'être une évidence...

    Et le "Kulturel" ???

    Un jour viendra où...
     
  15. Sangothias

    Sangothias

    Inscrit:
    7 Mars 2007
    Grands dieux (big gods)!! un anticonformiste non primaire!! Le plus souvent, les rebelles sont aussi bouchés que les moutons et les moutons aussi bouchers que les rebelles.

    Ecce homo
     
  16. Magikstarlight

    Magikstarlight

    Inscrit:
    28 Janvier 2006
    Coucou !!!

    Merci pour tes vœux de réussite Lemaléduqué…Je n’avais pas l’intention de te heurter en parlant de préjugés...Je comprend bien ton point de vue, celui que tu appelles "tes constatations « cliniques » de vie " , bien sûr tes constatations sont basées sur ton vécu et il est évident alors que nous n’en n’ayons pas la même vision des choses…Cela dit j’y trouve quelques ressemblances…

    J’ai bien conscience du formatage que tente d’opérer l’université, j’ai notamment un enseignant que je trouve, sans exagérer, dangereux !!! Ce monsieur, un cognitiviste pure s’est mis en tête de me faire changer d’opinions quand à l’hypnose alors qu’il n’y connait quasiment rien et n’a jamais pratiqué, je m’amuse donc à l’écouter et me désole de sa présence en temps qu’enseignant et surtout dans cette drôle de matière qui est le « projet personnel et professionnel », il y démonte la psychanalyse, la PNL, le coaching et l’hypnose afin de cadrer tous les nouveaux arrivants dans sa conception de la psychologie !!! Je te laisse imaginer le drôlerie de sa démarche pour un esprit avertit mais aussi la dangerosité pour qui fait encore trop confiance aux enseignants et n’use pas assez de son esprit critique et de sa curiosité…

    Lorsque je lis mes cours, je sais bien que tous ne me seront pas utiles une fois installée dans mon cabinet, cela dit je repense à la fameuse phrase de notre bien aimé Erickson : « faites confiance à votre inconscient mais un inconscient qui a beaucoup travaillé » Et c’est donc l’intention positive que je trouve à me « bourrer le crâne » de connaissances diverses et variées dont toutes n’ont pas pour but de servir mon projet. Oui cette langue particulière peut être lassante mais elle permet de communiquer avec un certain monde et aussi de le démystifier même s’il n’est pas le notre…Ainsi je préfère connaître ce que je critique plutôt que de critiquer sans connaître, ce qui était ma position jusqu’alors…

    En effet croire que c’est l’individu qui forge son parcours n’est pas une évidence mais bien une CROYANCE utile. Ayant moi aussi un vécu, je sais au combien l’environnement contribue à nous forger !! Mais récupérer son autorité intérieure à un énorme effet bienfaiteur sur cela, ainsi chacun peut se dire : Je choisis l’environnement qui va me « nourrir » et me protège de ses apports toxiques en leur barrant la route avec mon esprit critique…Et hop finit le panurgisme !!

    Un jour viendra où…Oh oui que ce jour vienne...En attendant nous nous adaptons et œuvrons à cela…

    Bien amicalement
     
  17. Lemaléduqué

    Lemaléduqué

    Inscrit:
    1 Septembre 2006
    Bonsoir gracieuse étoile,
    J'ai beaucoup écrit aujourd'hui et j'ai mes doigts qui réclament miséricorde alors... je ferais très court. A te lire et relire, je suis convaincu que tu seras celle que tu désires advenir. Sois toi encore et toujours... Quant à
    , c'est une pensée à cultiver sa vie durant. Avoir "Mein kampf" au côté des DVD de Claude Lanzmann dans sa bibliothèque est précieux. Je te salue du plus bas que je peux damoiselle... et au plaisir de te lire. Amiteusement.
     
  18. Sangothias

    Sangothias

    Inscrit:
    7 Mars 2007
    Un organisme de formation de psychothérapie a ouvert un second centre près de chez moi. Cet organisme, "ETAPE", propose une formation sur trois ans couvrant les niveaux maitre praticien en hypnose ericksonienne, PNL et Sophrologie. De plus, elle propose également une thérapie personelle et un travail en groupe. Au bout de ces trois ans, une supervision de deux ans se met en place.
    Est ce que quelqu'un a déjà entendu parler de ce centre? Si oui, était ce en bien?
     
  19. Maylis

    Maylis

    Inscrit:
    23 Novembre 2005
    Bonjour,
    Le problème, pour ma part, c'est la croyance que la connaissance sur la psychée pourrait être une science exacte. Travailler en tenant compte de l'inconscient n'a qu'un siècle d'histoire. Tenir compte de l'intention positive ou de la fonction du symptôme date des années 70. Je me dis souvent que dans un siècle, nos successeurs seront mort de rire de la naïveté de nos croyances.
    Chaque client m'apprend beaucoup sur la richesse de la psychée. Depuis deux ans j'ai pris le parti de choisir la formation comme cadre de supervision professionnelle. Faire interagir la construction du monde de nos clients avec les avancées théoriques actuelles me semble la seule manière que nous avons actullement pour faire progresser nos savoirs en la matière. Je crois que psychologues, psychiatres ou psychothérapeutes doivent surtout accepter avec humilité que leur dipl^me ne les protègeront jamais de la nécessité d'entrer dans la danse de celui qui souffre.
     
  20. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    en effet, en PNL (entre autres) on affirme bien haut que tous nos modèles de description en psychologie ne sont - et à commencer par la notion d'inconscient, puis de cerveau droit et gauche, comme de ça/moi/surmoi, de parent/adulte/enfant, et j'arrête là - ne sont que des métaphores

    c'est même un postulat de départ. aucun pratiquant sérieux ne l'ignore
     
  21. Joey

    Joey

    Inscrit:
    13 Décembre 2006
    Chacun à sa propre carte du monde, cependant ces modèles sont à considerer comme des croyances limitantes et par ce fait suppriment beaucoup d'autres possibilités.
    Ainsi la marge de manoeuvre en est réduite, et puis ces modèles tendent vers une compréhension interprétative du problème, ce qui pour la pnl doit être totalement hors sujet.
     
  22. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    Joey, je n'ai pas l'impression que la PNL tende vers une représentation interprétative du psychisme : je me réfère à Un cerveau pour changer, autant que Recadrages, ou Peur phobies et compulsions, de Richard Bandler (que je trouve provocateur mais pragmatique à défaut d'être toujours clair)
    ainsi pour ma part, la découverte au fil du temps de l'intérêt de l'utilisation de principes qu'il y expliquait, m'a permis d'ajouter à mon bagage des clés de décodage, des filtres de compréhension, me permettant de changer de système de représentation au gré des blocages (lorsque je me sentais mal à l'aise pour avancer, pour permettre au patient un mouvement d'où une amorce possible de changement.
    Ainsi je ne m'en suis pas servi pour comprendre, mais pour apprendre à agir (différemment).

    C'est pourquoi je me permets de te dire que cela m'a ouvert de nombreuses possibilités (une fois transcrites ces pistes pour utilisation en entretien ou encore en transe)
    comme l'analyse transactionnelle m'en avait déjà ouvertes, entre autres, ou bien Carl Rogers et ses suiveurs (Gordon), ou encore Maslow,...
    (je le précise, ce n'est pas par provocation que je ne cite pas dans ce lot des modèles classiques ; mais pour moi ils sont eux trop dogmatiques et exclusifs, voire très très interprétatifs, et rejoignent donc ce que tu fustiges)
     
  23. Sangothias

    Sangothias

    Inscrit:
    7 Mars 2007
    Je ne pense pas être seul à savoir cela: Quelque soit le type d'enseignement reçu, il ne faut pas le prendre pour argent comptant. Cela convient pour les parcours universitaires MAIS AUSSI pour les études effectuées dans n'importe quel organisme privé.

    Donc, est ce que l'autodidactie (je suis pas sur du vocabulaire) est la seule voie possible pour conserver son libre arbitre?? Nous serions peu de choses si tel était le cas.
     
  24. Joey

    Joey

    Inscrit:
    13 Décembre 2006
    Tu as raison, c'est exactement ce que j'ai écris plus haut.

    A l'opposé des autres modèles "comme de ça/moi/surmoi, de parent/adulte/enfant" qui sont selon moi rapidement limitants.

    Comme TOUT DEPEND DU CONTEXTE, à nous de savoir piocher dans nos connaissances afin de s'adapter au mieux et favoriser le changement.