Formation Hypnose

Vos conseils: hypnoanalgésie en situation d'urgence.

Bonjour,
Je suis réguliérement confronté à des situations d'urgence douloureuse, parfois mélangé à des crises d'anxiété panique qui sont particulièrement déstabilisante et difficile à appréhender dans ma jeune pratique et malgré des résultats plutôt positif, je pense que l'on peut faire mieux.Quelqu'un aurait-il des conseils et techniques à me proposer, peut-être plus dirigiste, autoritaire ou autre. Ou, alors simplement nous raconter les situations aigues ou vous avez pu obtenir de bons résultats. Merci d'avance.
PS Je suis infirmier dans une équipe douleur soins palliatifs.
 
A

Anonymous

Invité
POUR POUVOIR VOUS REPONDRE IL ME FAUDRAIT SAVOIR CE QUE VOUS FAITES DANS CE CAS DE CRISE DOULOUREUSE;
CE QUI MARCHE ET CE QUI NE MARCHE PAS;
JE POURRAIS AINSI VOUS PROPOSER AUTRE CHOSE A FAIRE EN FONCTION D UNE SITATION BIEN PRECISE
 
En pratique,c'est lorsque le patient se retranche derrière la plainte douloureuse sans vouloir ou pouvoir en sortir. Les réponses sont: j'ai mal, laissez moi tranquille ,je ne peux pas parler; l'hypnose négative est telle que même la recherche d'une solution est rejetté, de plus, on frole souvent le surdosage morphinique ce qui rend la captation de l'attention aléatoire. Il est clair que le ton que j'emplois est directif et autoritaire,mais le problème est: que proposer lorsqu'on ne connait pas le patient et qu'il refuse de coopérer? C'est long, difficile et on en vient à rêver comme au spectacle du fameux:- "et maintenant tu dors!"
Ces situations sont râres mais régulières, car on pense à l'hypnose quand tout à été essayé par l'infirmière et le médecin et la, on pense à moi, on ne sait jamais... Pour résumer, comme j' ai tout tenté je ne sais même pas ce qui à marché et parfois j'ai juste apaisé Le patient. Bien sur ,je pourrais parler des localisations osseuses ou de la dominante neuropathique souvent présente ,mais à mon avis cela ne changerait en rien le mode de captation de l'attention et de la focalisation qui doit faire intervenir une déstabilisation rapide que je ne maitrise pas suffisamment ou alors c'est que cela ne marche pas toujours. Mais je pense rééllement que je dois pouvoir mieux faire .Alors merci d'avance tout conseil sera un pas de plus vers les certitudes qu'il ne faut pas quitter dans ce genre de situation.
 

castorix

Membre
heinziwalavie à dit:
Les réponses sont: j'ai mal, laissez moi tranquille ,je ne peux pas parler; (...) la recherche d'une solution est rejetée, (...)
que proposer lorsqu'on ne connait pas le patient et qu'il refuse de coopérer? (...)
on pense à l'hypnose quand tout à été essayé par l'infirmière et le médecin et la, on pense à moi, on ne sait jamais...
bien sûr c'est très dommage de ne pas commencer par cette approche-là, qui pourrait sans doute souvent apaiser déjà à un stade plus précoce, en tout cas l'approche hypnotique serait plus facile à tolérer ? pour le patient qui souffre trop, s'il ne tolère plus l'échange moi aussi je me sens démuni

ce que j'ai pu essayer : juste après l'injection de morphine (entre autres), et en commençant par des phrases d'allure "très naturelle" (je viens de vous faire cette injection dans la cuisse, vous ressentez sûrement la piqûre, c'est le signe que le produit commence à diffuser et le soulagement commence déjà à se produire... je vous masse l'endroit de la cuisse, vous sentez comme j'appuie fort et la contracture de votre nuque commence à se modifier... etc)

bref je pars du fait objectif et j'y relie un résultat subjectif espéré, mais en commençant par un yes set (pardon !! une séquence d'approbation, en français ds le texte !) si possible, en bref assez scolaire et bétonné, en caressant la main ou autre...

et toi ?
 
Merci Castorix,
Pour tout te dire je suis très vite directif et autoritaire en utilisant bien sur le yes set, voulez vous que je vous aide ,ecoutez moi et rien que moi, il faut me faire confiance etc,et après j'épuise toutes les suggestions de déviation de l'attention jusqu"a ce qu'il me réponde ,mais c'est épuisant et je ne suis pas très sur de maitriser la situation même si,le calme revient. La douceur ,ne marche pas ,car les IDE sont déjà sur ce registre et aussi il y a un tel rejet que l'ambiance ne s'y prète pas .Toujours est-il que le pacing semble mieux marcher . Il est en colère ,moi aussi , il crie moi aussi,mais je demande à rester seul avec car on est loin de l"académisme d'un salon. eten gros je me dépatouille. Surtout ,je comprend qu'il sont tellement près de la mort que tout image trop apaisante correpond à une idée du lacher prise hyper anxiogène.
 

castorix

Membre
bonjour,
j'ai parmi mes connaissances des personnes formées à Rennes.
je devrais pouvoir en rencontrer une ds les mois à venir.
peut-être pourrions-nous trouver là d'intéressantes ressources puisque le personnel des urgences comme les anesthésistes et IDE-anesth du CH sont formés.

le premier de nous qui trouverait un autre témoignage serait sympa de revenir ici donner des nouvelles... :wink:
 
Très bonne idée, merci. Je participe pour ma part la semaine prochaine à une formation complèmentaire à Paris avec M.E. Faymonville de Liège Sur "l'hypnosédation et le traitement des douleurs chroniques",et "hypnose et psychosomatique: la mort de la guillotine " par le Dr Paul Henry Mambourg J'essayerai de glaner des infos et si une technique relativement simple est éprouvée: je la partage avec vous!
Par contre la nuance pour moi, est cette concomitence avec la fin de vie qui fait que le patient à très peur de se laisser aller. Alors que, au contraire un traumatisé ou autre acceptera surement de suite une proposition. Mais la pratique doit etre très proche, et en effet les urgentistes peuvent au quotidien affiner leurs techniques et sont les mieux placé pour nous aider. merci d'avance. Walter.
 

castorix

Membre
bonsoir Walter
pour moi les soins palliatifs sont une expérience que j'ai très régulièrement traversée, mais dans ce cadre ma pratique de l'hypnose est somme toute limitée (improvisée quand j'étais seul avec le patient, ce qui n'est pas toujours possible) ; et en effet plutôt avec des personnes résignées ou acceptantes.
il me semble que la pratique de la métaphore pourrait être bien adaptée comme chaque fois que des résistances sont en jeu.

dans ce cadre là une place existe pour la spontanéité bien sûr, mais je crois qu'il est licite de travailler parfois avec un canevas déjà réfléchi (adapté à une situation-type, et non forcément inventé pour un individu) ce qui permet de se concentrer sur la forme et notamment la congruence avec des croyances profondes, le choix du canal préférentiel etc.
j'imagine que cela pourrait être une voie de recherche pour vous

castorix
 
A

Anonymous

Invité
En Effet, c'est exactement ce que j'aimerai c'est à dire une recette ou un canevas que l'on applique et qui permet de désamorcer la crise tout en ne s'épuisant pas à trouver une porte d'entrèe,j'espère que cela existe.
Les renseignements demandés jusqu'à présent me laisse toujours avec les mêmes principes faire répondre oui plusieurs fois puis trouver un pôle d'interet et s'y engouffrer; autant dire débrouilles toi! Oui, Non sont les seules réponses et encore!! Peut-être qu'avec de la persévérence une ficelle nous sera prété. De toutes les façons si les réponses sont râres cela peut vouloir dire que les situations difficiles ne sont pas adaptées à la l'hypnose.Bizarre!! Bravo pour ton courage Castorix,tu es le seul à mouiller ta chemise dans cette histoire, donc merci.
 

castorix

Membre
Walter, je crois que ceux qui se servent de l'hypnose en soins palliatifs ne sont pas si nombreux...

ce qui me fait penser que les métaphores seraient utiles, est non seulement l'idée de résistance mais tout simplement le souvenir de la fameuse intervention d'Erickson sur ce patient cancéreux : Joe, fleuriste.
M-H Erickson lui servit une description patiente de la croissance du plant de tomate...avec un saupoudrage +++

tu trouveras à lire le récit de cette thérapie dans le livre de Jay Haley, un thérapeute hors du commun, pages 359 à 367.
ce cas est assez détaillé pour être intéressant. on y lit en passant qu'après le passage du "maïtre", divers autres soignants se sont escrimés à tenter toutes sortes de variations d'hypnose... complètement ratées...

(ça c'est ma tendance modeste variante maso) pour dire que ce n'est pas facile, et que c'est méritant d'essayer...

je pourrais t'en citer d'autres car j'adore lire ces récits (et y trouver une inspiration, transposée souvent) :roll:
 
Désolé , j'étais un brin provocateur avec ma formule. Pleins d'illusions , je pensais qu'il existait des techniques classiques ,dirigistes, comme dans les spectacles ou les gens tombent comme des mouches sur ordre!!! Un peu trop candide.
Je me souviens avoir lu ,ce passage et tu as raison que dans les cas limites ou un minimum de dialogue peut s'instaurer c'est une piste sérieuse que je vais de ce pas exploiter et relire pour me la mettre sous le coude et s'il le faut l'adapter. Merci pour ton mot ,car il m'a permis de me rendre compte, qu'avoir posé ma question sur ce forum me dédouanait de trouver une réponse par moi même et me rassurait , ce qui n'est pas très pro! :oops:
 

castorix

Membre
bonjour Walter,

ta remarque me fait penser qu'une séance réalisée en urgence, peut volontiers être la première... (il suffit de revenir lorsque c'est possible bien sûr) d'une série

du coup le résultat de la 1ère est recadré lors des suivantes.
je te propose un témoignage d'un thérapeute de la douleur, dont un passage répond bien au questionnement concernant les patients qui répondent peu et difficilement.

http://www.adrenaline112.org/hypnose/do ... ronin.html

à l'écoute de tes remarques à venir :)
 
Bonjour Castorix,
Intrigué par la pertinance ,et la qualité de tes conseils j'ai pris un peu de temps pour relire quelques une de tes interventions sur d'autres thèmes: et bien chapeau! Une démarche scientifique, rigoureuse et documentée sur l'hypnose ne gache rien et ouvre d'autres horizons. Si l'instinct et la complicité avec le patient est indispensable, elle doit s'appuyer sur un solide bagage. Et, tu en as un camion. Je conseille vivement les niortais à venir te confier leur espoirs de changements. :p Il est clair aussi, que le plus dur est accepter l'echec ou le presque rien! Cela peut me déstabiliser, les séances suivantes m'angoissent comme un débutant. Heureusement, il y a les cas plus nombreux ou tout est tellement bien et réussit qu'on se redynamise. Le fait d'être le seul référent et de travailler dans une institution implique aussi, une pression virtuelle qui parfois est pesante . Mais l'aventure, est passionante, et donc merci pour ton soutien. Walter.
 
Un livre peut vous aidez , il est trés complet ( 600 pages et 63€ )? Ii traite entre autre de "l'hypnose pour les brulures et les urgences) "suggestions directes d'urgence chez les patients dans un etat critique" "suggestions pour les patients ayant des problemes cardiaques urgents" etc etc

METAPHORES ET SUGGESTIONS HYPNOTIQUES, un livre de l'American Society of Clinical Hypnosis, sous la direction de D.Corydon Hammond

edition SATAS

Cordialement

Jean-Paul Dumas
HYPNO-THERAPEUTE
24 av Marcel Lemoine
36000 Châteauroux
&
4 rue Paul Sauniere
75016 Paris


Tél: 02.54.29.38.60
www.centredechangements.com
 
Merci Jean-Paul pour ce conseil ,je n'avais pas connaissance de cet ouvrage qui semble en effet traiter tous les thèmes qui me tombent sur le coin de la figure et qui m'oblige à devenir forgeron.. L'investissement est sérieux... Autant que les sujets traités, je vais donc de ce pas le commander et m'appréter à passer des nuits plus sereines.
 
tu peux le commander a la librairie Wallonie Bruxelle rue de quincampoix à Paris, il sont sympa et les frais de port sont calculés au plus juste... ils ont tous les livres de chez Satas et le delais d'envois est tres court

Cordialement

J-P Dumas
 

castorix

Membre
merci JP pour ce lien parisien
je ne parvenais pas à commander ce pavé rose depuis ma province...
(je m'en étais inspiré pour arrêt du tabac et analgésie dentaire, avec grand intérêt)
 
A

Anonymous

Invité
le livre dont vous parlez semble épuisé pour le moment.

pour me rendre compte j'aimerais vous demander :

y a-t-il de nombreux professionnels sur ce forum, à pratiquer l'hypnose pour des patients qui souffrent de douleurs ?

y a-t-il beaucoup de personnes "malades" souffrant de douleurs qui lisent ce message ?

merci
 
Bonjour,
Ce livre est enfin réédité et disponible à l'adresse indiquée, la librairie wallonie m'informe qu'elle me l'a envoyé. :D
Pour répondre à votre question, j'utilise régulièrement l'hypnosanalgésie dans mon travail au sein d'une structure médicale.
 

ReverSyl

Membre
Bonjour,

un sujet très passionnant qui m'a fait pensé à une technique qui peut être efficace.

Le but étant de surprendre le patient. Si l'effet de surprise est suffisament fort, une interruption de ces processus se produit (pendant un temps assez court) ce qui permet de placer directement les suggestions.

Il faut savoir faire preuve d'immagination pour la surprise. Je me souvient avoir lu, que certains généraient soudainement un bruit très fort derrière le patient (avec un instrument de musique par exmeple).

L'interruption met le patient directement en EMC, la douleur disparait pendant ce lap de temps, cepandant, je ne sais pas vraiment comment procéder par la suite (peut etre des suggestions directes du type spectacle).

En espérant vous avoir aidé.
Cordialement, Sylvain.
 
Merci,
l'effet surprise est important en effet tout comme le détournement de l'attention. :shock:
Je crois avoir évolué sur ce sujet puisqu'il ne me fait plus aussi peur et que d'autres situations ont été résolu depuis. Merci d'avoir relancé le sujet, il mérite d' être approfondi. :wink:
 

castorix

Membre
que de mots de maux

bonjour,

ReverSyl à dit:
Le but étant de surprendre le patient (...) ce qui permet de placer directement les suggestions
en effet cette (petite) ouverture que crée une confusion permet de donner à ce qui suit immédiatement, plus de portée.

pour ma part je ne possède pas de trompette à mon travail, hélas. :lol:
d'ailleurs lorsque l'état de conscience est en train de se modifier (le thérapeute en difficulté ramant dur, et suant à grosses gouttes), je craindrais que la transe juste naissante ne s'enfuie - effrayée par l'instrument...
c'est pourquoi je préfère (essayer de) créer la confusion par mes mots, qui de vos maux M-A-U-X mot après mot M-O-T ôtent l'émoi de votre moi, et moi de vous à moi je tire vos maux j'aspire vos maux M-A-U-X, et vous inspirez ces mots M-O-T-S, inspirez - expirez vos maux - inspirez - (etc)

(y a là de quoi devenir momo)

mais on peut être plus discret pour un même résultat espéré.
 

ReverSyl

Membre
En effet, joli jeux de M O T,

mais, c'est l'éffet de surprise qui créer la transe. En fait, c'est instantané.
Cette technique est justement employée en clinique, pour éviter les grosse goutes de sueur.
(peut etre une corne de brume dans la poche :lol: !

Il me semble que je l'ai lue dans "Transe Formation" de Grinder et Bandler (quand je la retrouve, je posterai la source).

Pour la discrétion, c'est raté par contre dans ce cas.

Au plaisir.
Sylvain.
 
Pour que cela soit efficace il faut qu'en effet ce soit du mot à maux et inspirer profondément, tout en inspirant confiance! :shock:
Pourtant je ne me sens pas le courage de déclancher la corne de brume dans la clinique de peur de déclancher une crise cardiaque au voisin de chambre qui verrait ses problèmes définitivement réglés. :roll:
Mais, je retiens l'importance de l'effet de surprise; Merci. :wink:
 

diane

Membre
bonjour,vous avez l'air d'etre pour la plupart des infirmiers,je suis une formation d'infirmiere egalement et j'aimerai aussi avoir des connaissances en hypnothérapie afin de m'aider dans la pratique de ce métier.par quelles formations etes vous passés?quelles sont les plus intéressantes?
 
Bonsoir,
je crois que nous ne sommes pas très nombreux comme infirmiers, surtout à pouvoir la pratiquer au quotidien dans nos fonctions. Ma formation a été faite à IFH à Paris sur 2 ans. Elle s'appuie sur un DU douleur et un autre soins palliatifs. Cordialement.
 

diane

Membre
d'accord,je pensais egalement aller à l'IFH de paris.Mais je ne suis pas sure d'avoir bien compris:c'est bien une formation que l'on peut suivre tout en continuant a travailler en tant qu'infirmier?(ainsi que le DU)Qu'est ce que cette formation t'a apporté dans ton travail d'infirmier?
 
Oui, on peut suivre la formation en travaillant puisqu' il sagit de week-end pour IFH. Pour ma part cela a complétement changé mon approche des patients . je travaille dans une équipe douleur soins palliatifs qui autorise le temps et c'est sur prescription des médecins que j'interviens.
 

diane

Membre
qui autorise le temps ?que veut tu dire par là?Tu t'es déjà servi de l'hypnose dans un autre service que les soins palliatifs(ou alors connais tu d'autre personnes qui s'en servent dans d'autres services et qu'est ce que celà leur apporte?) ?a tu été à l'IFH en meme temps que ta formation pour devenir IDE,ou a tu suivi cela une fois IDE? car je ne sais pas trop quand commencer...
 

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