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Vos conseils: hypnoanalgésie en situation d'urgence.

Discussion dans 'Les différentes Techniques & Se Former-S'Informer' créé par heinziwalavie, 24 Avril 2006.

  1. heinziwalavie

    heinziwalavie Membre

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    Bonjour,
    Je suis réguliérement confronté à des situations d'urgence douloureuse, parfois mélangé à des crises d'anxiété panique qui sont particulièrement déstabilisante et difficile à appréhender dans ma jeune pratique et malgré des résultats plutôt positif, je pense que l'on peut faire mieux.Quelqu'un aurait-il des conseils et techniques à me proposer, peut-être plus dirigiste, autoritaire ou autre. Ou, alors simplement nous raconter les situations aigues ou vous avez pu obtenir de bons résultats. Merci d'avance.
    PS Je suis infirmier dans une équipe douleur soins palliatifs.
     
  2. Anonymous

    Anonymous Invité

    POUR POUVOIR VOUS REPONDRE IL ME FAUDRAIT SAVOIR CE QUE VOUS FAITES DANS CE CAS DE CRISE DOULOUREUSE;
    CE QUI MARCHE ET CE QUI NE MARCHE PAS;
    JE POURRAIS AINSI VOUS PROPOSER AUTRE CHOSE A FAIRE EN FONCTION D UNE SITATION BIEN PRECISE
     
  3. heinziwalavie

    heinziwalavie Membre

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    En pratique,c'est lorsque le patient se retranche derrière la plainte douloureuse sans vouloir ou pouvoir en sortir. Les réponses sont: j'ai mal, laissez moi tranquille ,je ne peux pas parler; l'hypnose négative est telle que même la recherche d'une solution est rejetté, de plus, on frole souvent le surdosage morphinique ce qui rend la captation de l'attention aléatoire. Il est clair que le ton que j'emplois est directif et autoritaire,mais le problème est: que proposer lorsqu'on ne connait pas le patient et qu'il refuse de coopérer? C'est long, difficile et on en vient à rêver comme au spectacle du fameux:- "et maintenant tu dors!"
    Ces situations sont râres mais régulières, car on pense à l'hypnose quand tout à été essayé par l'infirmière et le médecin et la, on pense à moi, on ne sait jamais... Pour résumer, comme j' ai tout tenté je ne sais même pas ce qui à marché et parfois j'ai juste apaisé Le patient. Bien sur ,je pourrais parler des localisations osseuses ou de la dominante neuropathique souvent présente ,mais à mon avis cela ne changerait en rien le mode de captation de l'attention et de la focalisation qui doit faire intervenir une déstabilisation rapide que je ne maitrise pas suffisamment ou alors c'est que cela ne marche pas toujours. Mais je pense rééllement que je dois pouvoir mieux faire .Alors merci d'avance tout conseil sera un pas de plus vers les certitudes qu'il ne faut pas quitter dans ce genre de situation.
     
  4. castorix

    castorix Membre

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    bien sûr c'est très dommage de ne pas commencer par cette approche-là, qui pourrait sans doute souvent apaiser déjà à un stade plus précoce, en tout cas l'approche hypnotique serait plus facile à tolérer ? pour le patient qui souffre trop, s'il ne tolère plus l'échange moi aussi je me sens démuni

    ce que j'ai pu essayer : juste après l'injection de morphine (entre autres), et en commençant par des phrases d'allure "très naturelle" (je viens de vous faire cette injection dans la cuisse, vous ressentez sûrement la piqûre, c'est le signe que le produit commence à diffuser et le soulagement commence déjà à se produire... je vous masse l'endroit de la cuisse, vous sentez comme j'appuie fort et la contracture de votre nuque commence à se modifier... etc)

    bref je pars du fait objectif et j'y relie un résultat subjectif espéré, mais en commençant par un yes set (pardon !! une séquence d'approbation, en français ds le texte !) si possible, en bref assez scolaire et bétonné, en caressant la main ou autre...

    et toi ?
     
  5. heinziwalavie

    heinziwalavie Membre

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    Merci Castorix,
    Pour tout te dire je suis très vite directif et autoritaire en utilisant bien sur le yes set, voulez vous que je vous aide ,ecoutez moi et rien que moi, il faut me faire confiance etc,et après j'épuise toutes les suggestions de déviation de l'attention jusqu"a ce qu'il me réponde ,mais c'est épuisant et je ne suis pas très sur de maitriser la situation même si,le calme revient. La douceur ,ne marche pas ,car les IDE sont déjà sur ce registre et aussi il y a un tel rejet que l'ambiance ne s'y prète pas .Toujours est-il que le pacing semble mieux marcher . Il est en colère ,moi aussi , il crie moi aussi,mais je demande à rester seul avec car on est loin de l"académisme d'un salon. eten gros je me dépatouille. Surtout ,je comprend qu'il sont tellement près de la mort que tout image trop apaisante correpond à une idée du lacher prise hyper anxiogène.
     
  6. castorix

    castorix Membre

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    bonjour,
    j'ai parmi mes connaissances des personnes formées à Rennes.
    je devrais pouvoir en rencontrer une ds les mois à venir.
    peut-être pourrions-nous trouver là d'intéressantes ressources puisque le personnel des urgences comme les anesthésistes et IDE-anesth du CH sont formés.

    le premier de nous qui trouverait un autre témoignage serait sympa de revenir ici donner des nouvelles... :wink:
     
  7. heinziwalavie

    heinziwalavie Membre

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    Très bonne idée, merci. Je participe pour ma part la semaine prochaine à une formation complèmentaire à Paris avec M.E. Faymonville de Liège Sur "l'hypnosédation et le traitement des douleurs chroniques",et "hypnose et psychosomatique: la mort de la guillotine " par le Dr Paul Henry Mambourg J'essayerai de glaner des infos et si une technique relativement simple est éprouvée: je la partage avec vous!
    Par contre la nuance pour moi, est cette concomitence avec la fin de vie qui fait que le patient à très peur de se laisser aller. Alors que, au contraire un traumatisé ou autre acceptera surement de suite une proposition. Mais la pratique doit etre très proche, et en effet les urgentistes peuvent au quotidien affiner leurs techniques et sont les mieux placé pour nous aider. merci d'avance. Walter.
     
  8. castorix

    castorix Membre

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    bonsoir Walter
    pour moi les soins palliatifs sont une expérience que j'ai très régulièrement traversée, mais dans ce cadre ma pratique de l'hypnose est somme toute limitée (improvisée quand j'étais seul avec le patient, ce qui n'est pas toujours possible) ; et en effet plutôt avec des personnes résignées ou acceptantes.
    il me semble que la pratique de la métaphore pourrait être bien adaptée comme chaque fois que des résistances sont en jeu.

    dans ce cadre là une place existe pour la spontanéité bien sûr, mais je crois qu'il est licite de travailler parfois avec un canevas déjà réfléchi (adapté à une situation-type, et non forcément inventé pour un individu) ce qui permet de se concentrer sur la forme et notamment la congruence avec des croyances profondes, le choix du canal préférentiel etc.
    j'imagine que cela pourrait être une voie de recherche pour vous

    castorix
     
  9. Anonymous

    Anonymous Invité

    En Effet, c'est exactement ce que j'aimerai c'est à dire une recette ou un canevas que l'on applique et qui permet de désamorcer la crise tout en ne s'épuisant pas à trouver une porte d'entrèe,j'espère que cela existe.
    Les renseignements demandés jusqu'à présent me laisse toujours avec les mêmes principes faire répondre oui plusieurs fois puis trouver un pôle d'interet et s'y engouffrer; autant dire débrouilles toi! Oui, Non sont les seules réponses et encore!! Peut-être qu'avec de la persévérence une ficelle nous sera prété. De toutes les façons si les réponses sont râres cela peut vouloir dire que les situations difficiles ne sont pas adaptées à la l'hypnose.Bizarre!! Bravo pour ton courage Castorix,tu es le seul à mouiller ta chemise dans cette histoire, donc merci.
     
  10. castorix

    castorix Membre

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    Walter, je crois que ceux qui se servent de l'hypnose en soins palliatifs ne sont pas si nombreux...

    ce qui me fait penser que les métaphores seraient utiles, est non seulement l'idée de résistance mais tout simplement le souvenir de la fameuse intervention d'Erickson sur ce patient cancéreux : Joe, fleuriste.
    M-H Erickson lui servit une description patiente de la croissance du plant de tomate...avec un saupoudrage +++

    tu trouveras à lire le récit de cette thérapie dans le livre de Jay Haley, un thérapeute hors du commun, pages 359 à 367.
    ce cas est assez détaillé pour être intéressant. on y lit en passant qu'après le passage du "maïtre", divers autres soignants se sont escrimés à tenter toutes sortes de variations d'hypnose... complètement ratées...

    (ça c'est ma tendance modeste variante maso) pour dire que ce n'est pas facile, et que c'est méritant d'essayer...

    je pourrais t'en citer d'autres car j'adore lire ces récits (et y trouver une inspiration, transposée souvent) :roll:
     
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