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Contes à aimer, Contes à s'aimer par Jacques Salomé

Discussion dans 'Esotérisme - Philosophie - Spiritualité - Arts' créé par xorguina, 20 Août 2011.

  1. xorguina

    xorguina Membre

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    Je vous propose un conte que vous choisirez au "hasard" :idea:

    Il commence de la page 13 à la page 400.

    Il y a 79 contes.

    Lequel pensez vous intuitivement va vous parler ?

    Un par personne.

    Je vous les écrirais....soyez indulgent sur le temps d'attente merci. :D
     
  2. Berserker[Red]

    Berserker[Red] Membre

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    Bon, alors "au hasard", je choisis le numéro 7.
    Tu vas les recopier à partir du livre ? Bon courage.
     
  3. Oratorioo

    Oratorioo Membre

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    Ensuite pour moi, ce sera le 29ième conte.
    En effet, bon courage :)
     
  4. xorguina

    xorguina Membre

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    Oui, je les recopies à partir du livre :D

    Le conte du petit lion agité

    Un enfant adopté n'est pas tjrs un enfant adoptant. Il peut garder au profond de lui des fidélités anciennes envers ses géniteurs pour nier l'abandon et résister à l'adoption .

    Il était une fois un petit lion qui vivait chez des parents d'adoption. Des parents d'adoption, cela veut dire plusieurs choses; que sa maman actuelle ne l'avait aps porté dasn son ventre pendant des mois(comme c'est le cas chez les lions) ni que son père actuel ne l'avait conçu en faisant l'amour à sa lionne. Mais cela voulait dire aussi que la lionne, sa génétrice comme on dit chez les hommes, qui l'avait porté, elle, dans son ventre pendant des mois, qui l'avait mis au monde un jour de grand soleil, n'était pas restée près de lui pour le nourrir, l'élever, l'accopagner dasn ses premiers pas dasn la vie.
    Personne ne savait la raison qui avait conduit cette lionne a faire ce choix.
    Un choix assez rare, car les lions habituellement n'abadonnent pas leur petit.

    Mais il y a comme ça des mystères dasn la vie des lions qui échappent à toute compréhension, quand on ne connaît aps l'histoire profonde de chacun, quand on ne va pas au delà des apparences.

    Vous voulez que je vous dise son nom, à ce petit lionceau ? Il s'appelait Vinké. C'était un jeune lionceau de trois ans, qui savait jouer, rire, et même faire des calins a ses parents d'adoption. Mais parfois il se metait en colère, mordait, frappait avec ses pattes, il cassait des jeunes arbres, il laçait des cailloux, faisait rouler des rochers sur les autres animaux.

    Et surtout, surtout, écoutez bien cela, il se jetait sur sa mère, se mettait a grogner, à rugir. Il voulait même ma mordre, la blesser.
    Comme s'il cherchait à lui faire mal, ou à exprimer de cette façon quelque chose qu'il ne pas dire autrement.
    Car chez les lions, quand un enfant lion ne peut dire ce dont il souffre ou ce dont il a peur, il devient agressif, violent, il montre ses dents, on croirait même qu'il est méchant.

    Je dois vous dire également, puisque j'ai décidé de ne rie vous cacher, que ce petit lion aimait les histoires. Il se couchait contre sa mère, le corps tout doux, le museau en l'air comme ça....Enfin je ne peux pas vous le montrer, mais j'espère que vous vyez ce que je veux dire. Et là, tout calme, tout attentif, les deux oreilles bien droites, les yeux grands ouverts, les babines pleins de salive, il écoutait sa maman lui raconter des histoires. Tout celà c'était dans les moments calmes, car autrement, je vous l'ai déjà raconté, il devenait violent, insupportable.

    Puisque j'ai décidé de tout vous dire, de ne rien vous cacher, je dois vous confier qu'il faisait peur à sa maman, qui était très inquiète. Elle se demandait qi elle avait bien fait d'adopter ce lionceau .

    Peut être avez vous déjà entendu dans tout ce que je viens d'écrire ce qui habitait secrètement de petit lion. Vous croyez qu'il avait peur d'être à nouveau abandonné par ses parents adoptifs ?
    Vous imaginez qu'il se comportait méchament comme pour dire : "Tu m'aimaes quand je suis sage, mais est ce que tu m'aimes quand je fais des bétises? Est ce que tu m'aimeras encore même si je continue à te faire mal ? "

    Les petits lionceaux qui ont été abandonnés une première fois redoutent par dessus tout d'être à nouveau abndonnés, alors parfois ils font la guerre à leur parents adoptifs, à leur mère surtout, pour vérifier la solidité du lien d'amour . Oui, c'est souvent comme ça chez les lionceaux adoptés !

    Je ne sait aps comment l'histoire va se terminer.

    Peut être sa maman lui racontera t'elle ce conte ?
     
  5. xorguina

    xorguina Membre

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    Merci.... :D


    Le conte des deux combawas qui avaient décidé de construire une relation de longue durée .

    S'engager sans clarifier ses attentes, ses apports et ses zones d'intolérance, c'est prendre le risque de se déchirer, se blesser et parfois de s'aliener mutuellement .

    Il était une fois deux combawas qui s'étaient rencontrés à la suite d'un coup de foudre amoureux.
    Un coupe de foudre amoureux, au pays des combawas, est quelque chose qui surgit sans prévenir, qui emporte tout sur son passage, qui rapproche au plus intime deux êtres plus beau, plus intelligent, meilleur, d'être précieux, nécessaire et unique.

    Leur attirance, leur rapprochement, leur plaisir à se trouver ensemble les avaient comblés l'un et l'autre durant plusieurs mois. Ils étaient éblouis mutuellement de leur fougue, de leur passion et d'une liberté soudainement découverte.
    Il faut que je vous dise qu'ils sortaient tous les deux d'une reation conjugale qui s'était soldé par une rupture et une séparation pour l'un et par un divorce pour l'autre.

    Naifs, ils firent comme s'ils étaient entièrement libres, autonomes et indépendants, alors que les liens affectifs retenaient enocre l'un et que des liens sociaux pesaient sur l'autre. Durant les deux premières années ils s'accordèrent parfaitement, se parlèrent peu, mais se sentait bien ensemble, ils firent de nombreux voyages.

    Un jour ou il décidèrent d'un rituel pour marquer leur engagement mutuel l'un envers l'autre. Ils ne vivraient aps sur le même territoire, n'interfereraient pas dans la vie de l'autre, mais s'inviteraient le plus souvent possible compte tenu de leurs engagements respectifs, se soutiendraient et partageraient le meiller d'eux même. Ce qu'ils ne savaient , ni l'un ni l'autre, c'est qu'après cette période idyllique, pliene de saveurs, de bien être et de bons sentiments, ils allaient voir émerger, remonter du fond de leur histoire, et celà de façon imprévisibles, quelques unes de leurs souffrances liées aux blessures d'enfance.

    Vous allez me demander : " Mais comment est ce possible ? "

    C'est un des risques de toute relation intime que le comportement, les paroles, les gestes parfois les plus anodins, les plus insignifiants, retentissent de façon violente sur une situation inachevée de chaque histoire personnelle, sur un aspect de l'enfance associé à des humiliations, des injustices, à des trahisons ou un sentiment d'impuissance. Evidement aucun des deux n'avait cela .

    Elle par exemple, ne pressentait pas que sa propre insécurité, ses doutes, son besoin de réassurance pour pouvoir s'abandonner pleinement lui faisait mettre très souvent à l'épreuve la relation avec l'autre. Tout cela avec des paroles, des attitudes qui faisaient douter de la solidité de ses engagements et parfois qqui disqualifiaient même la présence de so partenaire.

    Elle ne se doutait aps qu'elle touchait ainsi, qhez l'autre, à l'image de soi. L'image de qoi est quelque chose de fodamental chez un combawa, c'est le noyau sur lequel il peut s'appuyer, se réfugier en cas de doute, d'insécurité, de fragilité.

    Lui même ignorait que chaque fois qu'il ne tenait pas ses engagements, chaque fois qu'il se complaisait dasn l'improvisation de l'instant, qu'il inventait un projet trop nouveau, il ne savait qu'il allait réveiller de l'angoisse, provoquer mal être et malaise chez sa partenaire combawa qu'il aimait et appreciait, mais qui, dans ces moments là, se fermait, se réfigiait dasn le silence, se bloquait sur des refus, tant elle avait besoin de prévoir, de s'organiser et même de contrôler parfois le surgissement de l'imprévisible dans sa propre vie.

    Ainsi, chacun avec une sincérité aveugle pravoquait chez l'aimé(e) justement ce que lui même (et l(autre) redoutait le plus. L'un et l'autre sécrétaient avec constance des comportments qui allaient se révéler toxiques, violents, extrêmement déstabilisants pour l'équilibre intime de leur relation dans la durée .

    Tout se passait comme si chacun envoyait à l'autre le message suivant : " Je ne peux te donner le meilleur de moi, car avant, tu dois me montrer que tu m'acceptes tel que je suis, même quand je suis déstabilisant pour toi ! "

    Chaqua séquence s'emboitait quasi automatiquement, pour préparer le séquence suivante qui les faisait l'un et l'autre tant souffrir d'incompréhension. Comme si chacun attendait de l'aimé ce que justement il ne pouvait lui donner, puisuqe l'exigeant impérativement de l'autre.

    Ainsi malgrès eux, se mettaient en palce touttes les conditions d'une sépration, qu'ils ne souhaitaient pas réellement. Car il est difficile de savourer le bon, le bienveillant, de goûter le ciel, quand votre ventre se révolte au souvenir de vielles peurs, quand votre gorge se durcit de tous les silences refoulés, quand votre sexe vous rappelle que le plaisir a besoin d'un berceau de tendresse pour s'épanoir, pour se révéler dans toute sa splendeur et son abandon.

    Il n'y a aps me semble t'il, de solution faciles à une telle situation. Accuser, reporcher, metre en cause l'autre, c'est faire tjrs plus pour entretenir ce qu'on voudrait voir disparaître. C'est collaborer au maintien d'une situation qui devient de plus en plus invivable.

    D'u autre côté, ne rien dire, tolerer, subir, attendre, c'est ne aps respecter le partie de soi qui justement demande reconnaissance, c'est comme piétiner ses propres valeurs.
    Peut être serait 'il souhaitable d'inviter les duex combawas à prendre le temps de se dire, non sur les perceptions, les ressentis immédiats, non sur les petites pollutions inévitables du quotidien, mais d'oser parler des blessures secrètes, non cicatrisées, tjrs a vif au prfond de chacun. D'exprimer comment elles sont réveillées par les comportements, les paroles ou les attitudes de l'autre, dévoilant des abîmes de souffrances et des peurs qui envahissent le présent, polluent la disponibilté d'une relation en cours et leur font engrenger trop de déceptions et de frustrations.

    Vous avez bien entendu, j'invite dons à parler, a échanger non sur les faits, non sur le ressenti immédiat, qui aveugle parfois, nous entraîne dans le réactionnel, mais à oser dire, partager sur le ressentiment, l'impact de l'autre sur les blessures de l'enfance de chacun.

    Cela suppose de prendre le rique de se mettre à nu, à nu de l'intérieur, de rencontrer la face cachée, parois à soi même, de cet intérieur !
    Face vulnérable, sensible, si fragile qu'il faut à la fois beaucoup de courage, de lucidité et d'amour encers soi même pour oser montrer, derrière cette part d'ombre, les blessures ardentes de l'enfance et toutes les compensations qu'on a construites autour pour masquer tous les manques qui en découlent.

    Certains combawas y arrivent s'ils se sentent portés par l'amour de l'autre, s'ils se sentent suffisament aimé pour affronter un tel dévoilement de soi. Il faut se rappeler cependant qu'au pays des combawas, un partenaire amoureux ou conjugal ne peut être le thérapeute de l'autre.
    Il sera le déclencheur, le grand réactivateur des blessures de son histoire et peut être le miroir sur lesquel elles viendront se projeter avec violence.

    C'est par l'écoute respectueuse de soi et de l'autre, par l'attention du coeur et la compassion que tout cela devient possible.
    Aimer dans la durée et garder une relation vivante et en santé est tjrs une aventure pleine de risques chez les combawas .

     
  6. Berserker[Red]

    Berserker[Red] Membre

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    Vraiment sympa ce conte. La moralité que j'en tire : "aime les gens comme ils sont, et pas pour ce qu'ils font seulement".
     
  7. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

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    Magnifique conte.
    Au pays de l'amour, les vieux démons finissent par revenir, les vieilles blessures se réouvrent, et apparait la deuxième façon de se mettre à nu, necessaire...

    La moralité: porter un regard bienveillant (amoureux) sur toutes les cicatrices de l'autre, les entendre, dévoiler les siennes, est gage d'entente durable.

    Pour moi, Xorguina, merci de ton effort, et c'est un livre que j'ai envie d'acheter, ce sera le 18eme conte.
     
  8. Oratorioo

    Oratorioo Membre

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    Très beau...
     
  9. xorguina

    xorguina Membre

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    6,50 a la fnac, et j'ai également pris l'autre de Jacques Salomé qui est contes à guérir, contes à grandir, je l'ai aps encore bouquiné, j'en suis au contes a aimer, contes à s'aimer :D


    Le conte de la petite chatte qui n'avait pu être ni maman ni mère .

    Nos comportements les plus inattendus, nos conduites les plus surprenantes ou qui paraissent les plus innaceptables sont des langages avec lesquels nous tentons de parler de l'une ou de l'autre des blessures de notre histoire. Ces blessures s'organisent autour de l'injustice, de la trahison, de l'humiliation et de l'impuissance.


    Il était une fois une chatte qui se reposait, un oeil ouvert et l'autre fermé, sur le dossier très confortable d'un divan. Installée à sa place préféré, elle ronronnait doucement et paraissait très songeuse.
    Je dois vous dire aussi que se reposer était son activité principale. Il y a quelques années encore, elle n'hésitait aps a sauter par la fenêtre, à courir sur le bord des toits et des murs, à circuler dans le village, durant tout le jour et parfois même jusque tard le soir. Vous savez peut être que les chats voient dans le noir et qu'ils adorent la nuit .

    Autrefois elle avait été une jeune chatte très belle, très courtisée, je veu dire très recherchée par les chats du voisinage qui venaient miauler et se battre pour elle devant ses fenêtres. Mais comme elle était très sage et que ses parents la trouvait trop jeune, ils lui demandaient de ne pas sortir, de ne pas s'approcher de trop près des jeunes chats.
    Vous ai je dit son nom ?
    Elle s'appelait Miaoui !
    Aujourd'hui, dans son sommeil, elle venait de faire un drôle de rêve. C'est pour cela qu'elle gardait un oeil fermé, essayant de rester encore un peu dans ce rêve, et l'autre ouvert pour tenter de comprendre ce que le r$eve voulait lui dire.
    Elle venait de rêver d'un petit chaton perdu, isolé au milieu d'une île sur une rivière? Et dans son rêve, elle se tenait au bord de la rivière, impuissante à aller secourir le chaton, craignant l'eau et la violence du courant.

    En effêt, au pays des chats, les rêves qont très importants. Ils permettent de mieux comprendre les mystères de leur vie. Car il y a tjrs une part de mystère dans la vie de chacun. Par exemple, dans la vie de Miaoui il y avait un secret qui remontait au temps de sa jeunesse justement.

    Je vous ai dit que ses parents ne voulaient pas qu'elle sorte la nuit ou qu'elle s'attarde avec des chats, mais un jour elle avait rencontré un chat nouvellement arrivé dans le quartier. Un chat marin.
    Oui, oui, cela existe ! Un chat qui était matelot sur un bateau de guerre qui devait bientôt lever l'ancre, mais cela miaoui ne le savait pas encore.

    Car la première fois qu'ils s'étaient vus, ou plutôt qu'elle l'avait apperçu, elle avait senti ses yeux devenir très doux, son coeur battre très fort dans sa poitrine de chatte et son poil devenir très brillant. En un mot elle était amoureuse. Amoureuse, cela veut dire, pour une chatte, sentir son coeur plus grand, tout vivant, avoir l'impression d'être plus belle, plus légère.
    A partir de cet instant elle n'avait plus eu qu'un désir: revoir ce chat, rechercher sa présence, parler avec lui, sentir la patte qu'il mettrait sur son épauele, son museau contre le sien, faire le projet de le voir encore et encore et encore.......et surtout s'appprocher tout contre lui, car elle se sentait bien quand il était là.

    Et Miaron le chat marin, semblait lui aussi très interessé par Miaoui. Très interressé car il la trouvait belle et désirable et si pleine de vie !
    Il arriva ce qui arrive souvent quand deux coeurs, deux corps sont attirés l'un par l'autre. Un soir ils firent l'amour, à la façon des chats bien sûr. Ce fut très bon pour l'un et pour l'autre, et même je dois vous le dire, ils recommencèrent plusieurs de fois de suite dans les jours qui suivirent.

    Quelques semaines après Miaoui découvrit qu'elle était enceinte, qu'elle portait un germe de vie dans son ventre. Un germe qui pourrait devenir un bébé. Elle aurait voulu annoncer la bonne nouvelle à Miaron mais depuis quelques jours elle ne le voyait plus. Il avait disparu du village. Elle apprit que son bateau avait repris la mer. Il était reparti sans lui laisser d'adresse, sans lui dire au revoir, sans même savoir qu'elle portait le germe d'un enfant de lui dasn son ventre. Miaoui ne savait même pas si elle le reverait un jour !
    Elle fut triste, Une tristesse profonde et immense qui ressmeblait à une tempête à l'intérieur d'elle. Elle sentait que le germe de vie allait se transformer en petit chaton, qui grandirait dans son ventre, et elle se désespérait chaque jour un peu plus. Des pensées noires roulaient dans sa tête: " Je suis trop jeune, trop isolée, je ne sais aps comment je pourrais élever toute seule un enfant...."

    Car j'ai oublié de vous dire que ses parents l'avaient mise à la porte. Ils n'avaient pas supporté de voir leur fille enceinte sans être mariée. Oui, oui, cela arrive encore au pays des chats .
    Ainsi vous imaginez Miaoui seule, dans une petite cabane au milieu des bois, loin du village, rejetée par sa propre famille et par tous ses amis.
    Quand arriva le moment de mettre son bébé au monde, à la clinique des chats on lui demanda comment elle souhaitait appeler son petit chaton.
    Et Miaoui se mit à pleurer très fort, les mots se bousculaient dans sa gorge.
    " Je ne peux pas lui donner de nom, car je sens que je ne pourrai pas être une bonne mère pour lui. " Je suis seule, trop jeune, sans ressources et je me sens impuissante à élever mon bébé. Je sais qu'il existe beaucoup de couples de chats qui veulent avoir des bébés et qui n'y arrivent pas. Si un couple sans chaton veut adopter mon enfant, c'est eux qui lui donneront un nom. Je me sens incapable d'être mère, on va croire que je l'abadonne, mais je veux le confer à des parents qui seront plus capables que moi de le rendre heureux. Moi, j'ai seulement pu le concevoir, lui donner la vie, le porter dans mon ventre pendan plusieurs mois. Je lui ai permis de grandir en moi et je le laisserai sortir de mon ventre. Après, comme je sens que je ne pourrai pas être une bonne maman, ni une mère pour lui, je préfère le confier à quelqu'un d'autre. Il vaut mieux que ce soit un couple aimant, ouvert, qui prenne soin de lui. Un bébé a besoin d'une mère disponible, d'un papa présent pour se développer avec le maximum de chance. Je sais tout cela ! Moi je ne pourrai pas lui donner toute la sécurité dont il aura besoin ! "

    Vous avez peut être remarqué que cette chatte ne disait pas: " J'abandonne mon bébé. " Mais qu'elle insistait pour dire : " Je me sens impussante à l'élever ! "

    Et même si plus tard on pense qu'elle a abandonné son chaton, ne le croyez pas. Une mère n'abandonne jamais son enfant. Elle peut se sentir insuffisante, impuissante, démunie, mais elle ne rejette pas son enfant !

    A la clinique des chats, on esseya d'expliquer à Miaoui que si elle vulait prendre soin de son enfant, on l'aiderait, on la soutiendrait. On l'encouragea à le garder et à s'occuper de lui.
    Mais Miaoui était trop désespérée. Elle n'avait pas suffisamment confiance en elle.

    Aussitôt son petit chaton sorti du ventre, elle refusa de le regarder et demanda qu'on l'emporte dasn un foyer où sont gardés durant quelques jours les bébés en attente d'avoir des parents de remplacements. On les appelle des parents adoptifs, qui viendront les recueillir, leur offrir un nom et les élever en leur donnant tout ce dont un enfant a besoin.

    Je sais que tout cela puet vous révolter, vous mettre en colère. Vous pouvez peut être penser qu'une maman n'a pas le droit de laisser son enfant à d'autres parents. Cependant je ne sais si vous avez entendu que Miaoui, à sa façon, avait été très généreuse, très courageuse, j'ai même envie de dire très loyale envers son bébé.

    Cela peut vous parraître scnadameux si je vous dis qu'au fond elle vait fait un grand cadeau a son chaton, qu'on appela plus tard Mialou. Elle lui avait donné la vie et l'occasion d'avoir une mère et un père, un chat et une chatte qui seraient ravis de l'élever, de l'aimer et de le soutenir pour ses premeir pas dans la vie.
    D'une certaine façon, elle lui avait offert tout ce qu'elle même n'aurait pu donner à son enfant. Du moins c'est ce qu'elle ressentait à ce moment là.

    Ainsi, bien des années plus tard, Maioui, qui songeait sur le dossier du divan et qui avait fait le rêve dont je vous au parlé au début de mon histoire, se disait:
    " J'espère que ce petit chaton que j'ai porté dans mon ventre, il y a si longtemps, est devenu un beau petit chat, qu'il a pu grandir auprès de parents aimants et disponibles. C'est vrai que je ne sais même pas son nom, mais j'ai plaisir à imagnier qu'il est heureux. Et si on lui a dit qu'il était un enfant adopté, que sa mère l'avait abandonné, qu'il ne m'en veuille pas trop ! Si j'avais su à l'époque tout ce que je sais aujourd'hui, je suis sûre que je l'aurais gardé avec moi. Bien sûr, au début cela aurait difficile, mais ensemble, en s'appuyant l'un sur l'autre, on aurait quand même traversé toutes les difficultés.
    On se serait parlé, on se serait encouragés l'un et l'autre.......Mais à l'époque j'étais si jeune, j'avais si peur de lui faire du mal, de ne pas savoir.....j'étais surtout désespérée d'avoir été moi même abadonnée par Miaron. Je croyais sincèrement que je n'étais aps capable de prendre soin d'un enfant, tellement il y avait de colère, de tristesse et de mal aise en moi ! "

    Qui aurait imaginé, en voyant cette chatte faisant semblant de dormir sur le dossier du divan, toutes les pensées, tous les regrêts qu'il y avait dans sa tête ?
    Qui aurait pu sentir encore tout l'amour qu'il y avait en elle pour cet enfant qu'elle n'avait aps osé regarder quand il était sorti de son ventre ?
    Qui aurait pu croire que, tant d'années après, une chatte puisse se souvenir du petit chaton qu'elle avait porté dans son ventre pendant quelques semaines ?
    Qui aurait pensé que, même si elle ne savait aps ce qu'était devenu son enfant, elle le gardait encore un peu tout au fond d'elle même, comme un souvenir précieux ?

    Je crois qu'une chatte qui a aimé, même si elle a été trahie, garde en elle vivace le souvenir de cette relation.


    Ce que le petit chaton Mialou ne sait aps , lui, c'est qu'il a été vraiement un enfant de l'amour . Il peut croire qu'il a été rejeté, se faire souffrir en imaginant même qu'il n'avait aucune valeur pour sa génétrice, pour celle qui a donné la vie. Il peut engranger des reproches en croyant qu'il a été abandonné et empoisonner ainsi toute son existence. Mais s'il lit un jour ce petit conte, peut être entendra t'il d'où il vient.....

    Car certains petits chats qui ont vécu cette expériences sont capables de se gâcher une partie de leur vie, en accusant leur mère de ne aps les avoir aimés suffusamment au point de les abandonner !

    Vous sentez, en ayant entendu cette histoire de la chatte Miaoui, que cela ne se passe pas tjrs comme ils peuvent le croire....
     
  10. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

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    Merci xorguina, pour cet effort de rédaction et partage. Tu vas devenir une pro du clavier...

    Très parlant. Moralité: certaines personnes en nous abandonnons font un acte d' amour...

    Un recadrage excellent
     
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