Contes à aimer, Contes à s'aimer par Jacques Salomé

Discussion dans 'Esotérisme - Philosophie - Spiritualité - Arts' créé par xorguina, 20 Août 2011.

  1. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Je vous propose un conte que vous choisirez au "hasard" :idea:

    Il commence de la page 13 à la page 400.

    Il y a 79 contes.

    Lequel pensez vous intuitivement va vous parler ?

    Un par personne.

    Je vous les écrirais....soyez indulgent sur le temps d'attente merci. :D
     
  2. Berserker[Red]

    Berserker[Red]

    Inscrit:
    14 Août 2011
    Bon, alors "au hasard", je choisis le numéro 7.
    Tu vas les recopier à partir du livre ? Bon courage.
     
  3. Oratorioo

    Oratorioo

    Inscrit:
    27 Juillet 2011
    Ensuite pour moi, ce sera le 29ième conte.
    En effet, bon courage :)
     
  4. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Oui, je les recopies à partir du livre :D

    Le conte du petit lion agité

    Un enfant adopté n'est pas tjrs un enfant adoptant. Il peut garder au profond de lui des fidélités anciennes envers ses géniteurs pour nier l'abandon et résister à l'adoption .

    Il était une fois un petit lion qui vivait chez des parents d'adoption. Des parents d'adoption, cela veut dire plusieurs choses; que sa maman actuelle ne l'avait aps porté dasn son ventre pendant des mois(comme c'est le cas chez les lions) ni que son père actuel ne l'avait conçu en faisant l'amour à sa lionne. Mais cela voulait dire aussi que la lionne, sa génétrice comme on dit chez les hommes, qui l'avait porté, elle, dans son ventre pendant des mois, qui l'avait mis au monde un jour de grand soleil, n'était pas restée près de lui pour le nourrir, l'élever, l'accopagner dasn ses premiers pas dasn la vie.
    Personne ne savait la raison qui avait conduit cette lionne a faire ce choix.
    Un choix assez rare, car les lions habituellement n'abadonnent pas leur petit.

    Mais il y a comme ça des mystères dasn la vie des lions qui échappent à toute compréhension, quand on ne connaît aps l'histoire profonde de chacun, quand on ne va pas au delà des apparences.

    Vous voulez que je vous dise son nom, à ce petit lionceau ? Il s'appelait Vinké. C'était un jeune lionceau de trois ans, qui savait jouer, rire, et même faire des calins a ses parents d'adoption. Mais parfois il se metait en colère, mordait, frappait avec ses pattes, il cassait des jeunes arbres, il laçait des cailloux, faisait rouler des rochers sur les autres animaux.

    Et surtout, surtout, écoutez bien cela, il se jetait sur sa mère, se mettait a grogner, à rugir. Il voulait même ma mordre, la blesser.
    Comme s'il cherchait à lui faire mal, ou à exprimer de cette façon quelque chose qu'il ne pas dire autrement.
    Car chez les lions, quand un enfant lion ne peut dire ce dont il souffre ou ce dont il a peur, il devient agressif, violent, il montre ses dents, on croirait même qu'il est méchant.

    Je dois vous dire également, puisque j'ai décidé de ne rie vous cacher, que ce petit lion aimait les histoires. Il se couchait contre sa mère, le corps tout doux, le museau en l'air comme ça....Enfin je ne peux pas vous le montrer, mais j'espère que vous vyez ce que je veux dire. Et là, tout calme, tout attentif, les deux oreilles bien droites, les yeux grands ouverts, les babines pleins de salive, il écoutait sa maman lui raconter des histoires. Tout celà c'était dans les moments calmes, car autrement, je vous l'ai déjà raconté, il devenait violent, insupportable.

    Puisque j'ai décidé de tout vous dire, de ne rien vous cacher, je dois vous confier qu'il faisait peur à sa maman, qui était très inquiète. Elle se demandait qi elle avait bien fait d'adopter ce lionceau .

    Peut être avez vous déjà entendu dans tout ce que je viens d'écrire ce qui habitait secrètement de petit lion. Vous croyez qu'il avait peur d'être à nouveau abandonné par ses parents adoptifs ?
    Vous imaginez qu'il se comportait méchament comme pour dire : "Tu m'aimaes quand je suis sage, mais est ce que tu m'aimes quand je fais des bétises? Est ce que tu m'aimeras encore même si je continue à te faire mal ? "

    Les petits lionceaux qui ont été abandonnés une première fois redoutent par dessus tout d'être à nouveau abndonnés, alors parfois ils font la guerre à leur parents adoptifs, à leur mère surtout, pour vérifier la solidité du lien d'amour . Oui, c'est souvent comme ça chez les lionceaux adoptés !

    Je ne sait aps comment l'histoire va se terminer.

    Peut être sa maman lui racontera t'elle ce conte ?
     
  5. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Merci.... :D


    Le conte des deux combawas qui avaient décidé de construire une relation de longue durée .

    S'engager sans clarifier ses attentes, ses apports et ses zones d'intolérance, c'est prendre le risque de se déchirer, se blesser et parfois de s'aliener mutuellement .

    Il était une fois deux combawas qui s'étaient rencontrés à la suite d'un coup de foudre amoureux.
    Un coupe de foudre amoureux, au pays des combawas, est quelque chose qui surgit sans prévenir, qui emporte tout sur son passage, qui rapproche au plus intime deux êtres plus beau, plus intelligent, meilleur, d'être précieux, nécessaire et unique.

    Leur attirance, leur rapprochement, leur plaisir à se trouver ensemble les avaient comblés l'un et l'autre durant plusieurs mois. Ils étaient éblouis mutuellement de leur fougue, de leur passion et d'une liberté soudainement découverte.
    Il faut que je vous dise qu'ils sortaient tous les deux d'une reation conjugale qui s'était soldé par une rupture et une séparation pour l'un et par un divorce pour l'autre.

    Naifs, ils firent comme s'ils étaient entièrement libres, autonomes et indépendants, alors que les liens affectifs retenaient enocre l'un et que des liens sociaux pesaient sur l'autre. Durant les deux premières années ils s'accordèrent parfaitement, se parlèrent peu, mais se sentait bien ensemble, ils firent de nombreux voyages.

    Un jour ou il décidèrent d'un rituel pour marquer leur engagement mutuel l'un envers l'autre. Ils ne vivraient aps sur le même territoire, n'interfereraient pas dans la vie de l'autre, mais s'inviteraient le plus souvent possible compte tenu de leurs engagements respectifs, se soutiendraient et partageraient le meiller d'eux même. Ce qu'ils ne savaient , ni l'un ni l'autre, c'est qu'après cette période idyllique, pliene de saveurs, de bien être et de bons sentiments, ils allaient voir émerger, remonter du fond de leur histoire, et celà de façon imprévisibles, quelques unes de leurs souffrances liées aux blessures d'enfance.

    Vous allez me demander : " Mais comment est ce possible ? "

    C'est un des risques de toute relation intime que le comportement, les paroles, les gestes parfois les plus anodins, les plus insignifiants, retentissent de façon violente sur une situation inachevée de chaque histoire personnelle, sur un aspect de l'enfance associé à des humiliations, des injustices, à des trahisons ou un sentiment d'impuissance. Evidement aucun des deux n'avait cela .

    Elle par exemple, ne pressentait pas que sa propre insécurité, ses doutes, son besoin de réassurance pour pouvoir s'abandonner pleinement lui faisait mettre très souvent à l'épreuve la relation avec l'autre. Tout cela avec des paroles, des attitudes qui faisaient douter de la solidité de ses engagements et parfois qqui disqualifiaient même la présence de so partenaire.

    Elle ne se doutait aps qu'elle touchait ainsi, qhez l'autre, à l'image de soi. L'image de qoi est quelque chose de fodamental chez un combawa, c'est le noyau sur lequel il peut s'appuyer, se réfugier en cas de doute, d'insécurité, de fragilité.

    Lui même ignorait que chaque fois qu'il ne tenait pas ses engagements, chaque fois qu'il se complaisait dasn l'improvisation de l'instant, qu'il inventait un projet trop nouveau, il ne savait qu'il allait réveiller de l'angoisse, provoquer mal être et malaise chez sa partenaire combawa qu'il aimait et appreciait, mais qui, dans ces moments là, se fermait, se réfigiait dasn le silence, se bloquait sur des refus, tant elle avait besoin de prévoir, de s'organiser et même de contrôler parfois le surgissement de l'imprévisible dans sa propre vie.

    Ainsi, chacun avec une sincérité aveugle pravoquait chez l'aimé(e) justement ce que lui même (et l(autre) redoutait le plus. L'un et l'autre sécrétaient avec constance des comportments qui allaient se révéler toxiques, violents, extrêmement déstabilisants pour l'équilibre intime de leur relation dans la durée .

    Tout se passait comme si chacun envoyait à l'autre le message suivant : " Je ne peux te donner le meilleur de moi, car avant, tu dois me montrer que tu m'acceptes tel que je suis, même quand je suis déstabilisant pour toi ! "

    Chaqua séquence s'emboitait quasi automatiquement, pour préparer le séquence suivante qui les faisait l'un et l'autre tant souffrir d'incompréhension. Comme si chacun attendait de l'aimé ce que justement il ne pouvait lui donner, puisuqe l'exigeant impérativement de l'autre.

    Ainsi malgrès eux, se mettaient en palce touttes les conditions d'une sépration, qu'ils ne souhaitaient pas réellement. Car il est difficile de savourer le bon, le bienveillant, de goûter le ciel, quand votre ventre se révolte au souvenir de vielles peurs, quand votre gorge se durcit de tous les silences refoulés, quand votre sexe vous rappelle que le plaisir a besoin d'un berceau de tendresse pour s'épanoir, pour se révéler dans toute sa splendeur et son abandon.

    Il n'y a aps me semble t'il, de solution faciles à une telle situation. Accuser, reporcher, metre en cause l'autre, c'est faire tjrs plus pour entretenir ce qu'on voudrait voir disparaître. C'est collaborer au maintien d'une situation qui devient de plus en plus invivable.

    D'u autre côté, ne rien dire, tolerer, subir, attendre, c'est ne aps respecter le partie de soi qui justement demande reconnaissance, c'est comme piétiner ses propres valeurs.
    Peut être serait 'il souhaitable d'inviter les duex combawas à prendre le temps de se dire, non sur les perceptions, les ressentis immédiats, non sur les petites pollutions inévitables du quotidien, mais d'oser parler des blessures secrètes, non cicatrisées, tjrs a vif au prfond de chacun. D'exprimer comment elles sont réveillées par les comportements, les paroles ou les attitudes de l'autre, dévoilant des abîmes de souffrances et des peurs qui envahissent le présent, polluent la disponibilté d'une relation en cours et leur font engrenger trop de déceptions et de frustrations.

    Vous avez bien entendu, j'invite dons à parler, a échanger non sur les faits, non sur le ressenti immédiat, qui aveugle parfois, nous entraîne dans le réactionnel, mais à oser dire, partager sur le ressentiment, l'impact de l'autre sur les blessures de l'enfance de chacun.

    Cela suppose de prendre le rique de se mettre à nu, à nu de l'intérieur, de rencontrer la face cachée, parois à soi même, de cet intérieur !
    Face vulnérable, sensible, si fragile qu'il faut à la fois beaucoup de courage, de lucidité et d'amour encers soi même pour oser montrer, derrière cette part d'ombre, les blessures ardentes de l'enfance et toutes les compensations qu'on a construites autour pour masquer tous les manques qui en découlent.

    Certains combawas y arrivent s'ils se sentent portés par l'amour de l'autre, s'ils se sentent suffisament aimé pour affronter un tel dévoilement de soi. Il faut se rappeler cependant qu'au pays des combawas, un partenaire amoureux ou conjugal ne peut être le thérapeute de l'autre.
    Il sera le déclencheur, le grand réactivateur des blessures de son histoire et peut être le miroir sur lesquel elles viendront se projeter avec violence.

    C'est par l'écoute respectueuse de soi et de l'autre, par l'attention du coeur et la compassion que tout cela devient possible.
    Aimer dans la durée et garder une relation vivante et en santé est tjrs une aventure pleine de risques chez les combawas .

     
  6. Berserker[Red]

    Berserker[Red]

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    14 Août 2011
    Vraiment sympa ce conte. La moralité que j'en tire : "aime les gens comme ils sont, et pas pour ce qu'ils font seulement".
     
  7. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk)

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Magnifique conte.
    Au pays de l'amour, les vieux démons finissent par revenir, les vieilles blessures se réouvrent, et apparait la deuxième façon de se mettre à nu, necessaire...

    La moralité: porter un regard bienveillant (amoureux) sur toutes les cicatrices de l'autre, les entendre, dévoiler les siennes, est gage d'entente durable.

    Pour moi, Xorguina, merci de ton effort, et c'est un livre que j'ai envie d'acheter, ce sera le 18eme conte.
     
  8. Oratorioo

    Oratorioo

    Inscrit:
    27 Juillet 2011
    Très beau...
     
  9. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    6,50 a la fnac, et j'ai également pris l'autre de Jacques Salomé qui est contes à guérir, contes à grandir, je l'ai aps encore bouquiné, j'en suis au contes a aimer, contes à s'aimer :D


    Le conte de la petite chatte qui n'avait pu être ni maman ni mère .

    Nos comportements les plus inattendus, nos conduites les plus surprenantes ou qui paraissent les plus innaceptables sont des langages avec lesquels nous tentons de parler de l'une ou de l'autre des blessures de notre histoire. Ces blessures s'organisent autour de l'injustice, de la trahison, de l'humiliation et de l'impuissance.


    Il était une fois une chatte qui se reposait, un oeil ouvert et l'autre fermé, sur le dossier très confortable d'un divan. Installée à sa place préféré, elle ronronnait doucement et paraissait très songeuse.
    Je dois vous dire aussi que se reposer était son activité principale. Il y a quelques années encore, elle n'hésitait aps a sauter par la fenêtre, à courir sur le bord des toits et des murs, à circuler dans le village, durant tout le jour et parfois même jusque tard le soir. Vous savez peut être que les chats voient dans le noir et qu'ils adorent la nuit .

    Autrefois elle avait été une jeune chatte très belle, très courtisée, je veu dire très recherchée par les chats du voisinage qui venaient miauler et se battre pour elle devant ses fenêtres. Mais comme elle était très sage et que ses parents la trouvait trop jeune, ils lui demandaient de ne pas sortir, de ne pas s'approcher de trop près des jeunes chats.
    Vous ai je dit son nom ?
    Elle s'appelait Miaoui !
    Aujourd'hui, dans son sommeil, elle venait de faire un drôle de rêve. C'est pour cela qu'elle gardait un oeil fermé, essayant de rester encore un peu dans ce rêve, et l'autre ouvert pour tenter de comprendre ce que le r$eve voulait lui dire.
    Elle venait de rêver d'un petit chaton perdu, isolé au milieu d'une île sur une rivière? Et dans son rêve, elle se tenait au bord de la rivière, impuissante à aller secourir le chaton, craignant l'eau et la violence du courant.

    En effêt, au pays des chats, les rêves qont très importants. Ils permettent de mieux comprendre les mystères de leur vie. Car il y a tjrs une part de mystère dans la vie de chacun. Par exemple, dans la vie de Miaoui il y avait un secret qui remontait au temps de sa jeunesse justement.

    Je vous ai dit que ses parents ne voulaient pas qu'elle sorte la nuit ou qu'elle s'attarde avec des chats, mais un jour elle avait rencontré un chat nouvellement arrivé dans le quartier. Un chat marin.
    Oui, oui, cela existe ! Un chat qui était matelot sur un bateau de guerre qui devait bientôt lever l'ancre, mais cela miaoui ne le savait pas encore.

    Car la première fois qu'ils s'étaient vus, ou plutôt qu'elle l'avait apperçu, elle avait senti ses yeux devenir très doux, son coeur battre très fort dans sa poitrine de chatte et son poil devenir très brillant. En un mot elle était amoureuse. Amoureuse, cela veut dire, pour une chatte, sentir son coeur plus grand, tout vivant, avoir l'impression d'être plus belle, plus légère.
    A partir de cet instant elle n'avait plus eu qu'un désir: revoir ce chat, rechercher sa présence, parler avec lui, sentir la patte qu'il mettrait sur son épauele, son museau contre le sien, faire le projet de le voir encore et encore et encore.......et surtout s'appprocher tout contre lui, car elle se sentait bien quand il était là.

    Et Miaron le chat marin, semblait lui aussi très interessé par Miaoui. Très interressé car il la trouvait belle et désirable et si pleine de vie !
    Il arriva ce qui arrive souvent quand deux coeurs, deux corps sont attirés l'un par l'autre. Un soir ils firent l'amour, à la façon des chats bien sûr. Ce fut très bon pour l'un et pour l'autre, et même je dois vous le dire, ils recommencèrent plusieurs de fois de suite dans les jours qui suivirent.

    Quelques semaines après Miaoui découvrit qu'elle était enceinte, qu'elle portait un germe de vie dans son ventre. Un germe qui pourrait devenir un bébé. Elle aurait voulu annoncer la bonne nouvelle à Miaron mais depuis quelques jours elle ne le voyait plus. Il avait disparu du village. Elle apprit que son bateau avait repris la mer. Il était reparti sans lui laisser d'adresse, sans lui dire au revoir, sans même savoir qu'elle portait le germe d'un enfant de lui dasn son ventre. Miaoui ne savait même pas si elle le reverait un jour !
    Elle fut triste, Une tristesse profonde et immense qui ressmeblait à une tempête à l'intérieur d'elle. Elle sentait que le germe de vie allait se transformer en petit chaton, qui grandirait dans son ventre, et elle se désespérait chaque jour un peu plus. Des pensées noires roulaient dans sa tête: " Je suis trop jeune, trop isolée, je ne sais aps comment je pourrais élever toute seule un enfant...."

    Car j'ai oublié de vous dire que ses parents l'avaient mise à la porte. Ils n'avaient pas supporté de voir leur fille enceinte sans être mariée. Oui, oui, cela arrive encore au pays des chats .
    Ainsi vous imaginez Miaoui seule, dans une petite cabane au milieu des bois, loin du village, rejetée par sa propre famille et par tous ses amis.
    Quand arriva le moment de mettre son bébé au monde, à la clinique des chats on lui demanda comment elle souhaitait appeler son petit chaton.
    Et Miaoui se mit à pleurer très fort, les mots se bousculaient dans sa gorge.
    " Je ne peux pas lui donner de nom, car je sens que je ne pourrai pas être une bonne mère pour lui. " Je suis seule, trop jeune, sans ressources et je me sens impuissante à élever mon bébé. Je sais qu'il existe beaucoup de couples de chats qui veulent avoir des bébés et qui n'y arrivent pas. Si un couple sans chaton veut adopter mon enfant, c'est eux qui lui donneront un nom. Je me sens incapable d'être mère, on va croire que je l'abadonne, mais je veux le confer à des parents qui seront plus capables que moi de le rendre heureux. Moi, j'ai seulement pu le concevoir, lui donner la vie, le porter dans mon ventre pendan plusieurs mois. Je lui ai permis de grandir en moi et je le laisserai sortir de mon ventre. Après, comme je sens que je ne pourrai pas être une bonne maman, ni une mère pour lui, je préfère le confier à quelqu'un d'autre. Il vaut mieux que ce soit un couple aimant, ouvert, qui prenne soin de lui. Un bébé a besoin d'une mère disponible, d'un papa présent pour se développer avec le maximum de chance. Je sais tout cela ! Moi je ne pourrai pas lui donner toute la sécurité dont il aura besoin ! "

    Vous avez peut être remarqué que cette chatte ne disait pas: " J'abandonne mon bébé. " Mais qu'elle insistait pour dire : " Je me sens impussante à l'élever ! "

    Et même si plus tard on pense qu'elle a abandonné son chaton, ne le croyez pas. Une mère n'abandonne jamais son enfant. Elle peut se sentir insuffisante, impuissante, démunie, mais elle ne rejette pas son enfant !

    A la clinique des chats, on esseya d'expliquer à Miaoui que si elle vulait prendre soin de son enfant, on l'aiderait, on la soutiendrait. On l'encouragea à le garder et à s'occuper de lui.
    Mais Miaoui était trop désespérée. Elle n'avait pas suffisamment confiance en elle.

    Aussitôt son petit chaton sorti du ventre, elle refusa de le regarder et demanda qu'on l'emporte dasn un foyer où sont gardés durant quelques jours les bébés en attente d'avoir des parents de remplacements. On les appelle des parents adoptifs, qui viendront les recueillir, leur offrir un nom et les élever en leur donnant tout ce dont un enfant a besoin.

    Je sais que tout cela puet vous révolter, vous mettre en colère. Vous pouvez peut être penser qu'une maman n'a pas le droit de laisser son enfant à d'autres parents. Cependant je ne sais si vous avez entendu que Miaoui, à sa façon, avait été très généreuse, très courageuse, j'ai même envie de dire très loyale envers son bébé.

    Cela peut vous parraître scnadameux si je vous dis qu'au fond elle vait fait un grand cadeau a son chaton, qu'on appela plus tard Mialou. Elle lui avait donné la vie et l'occasion d'avoir une mère et un père, un chat et une chatte qui seraient ravis de l'élever, de l'aimer et de le soutenir pour ses premeir pas dans la vie.
    D'une certaine façon, elle lui avait offert tout ce qu'elle même n'aurait pu donner à son enfant. Du moins c'est ce qu'elle ressentait à ce moment là.

    Ainsi, bien des années plus tard, Maioui, qui songeait sur le dossier du divan et qui avait fait le rêve dont je vous au parlé au début de mon histoire, se disait:
    " J'espère que ce petit chaton que j'ai porté dans mon ventre, il y a si longtemps, est devenu un beau petit chat, qu'il a pu grandir auprès de parents aimants et disponibles. C'est vrai que je ne sais même pas son nom, mais j'ai plaisir à imagnier qu'il est heureux. Et si on lui a dit qu'il était un enfant adopté, que sa mère l'avait abandonné, qu'il ne m'en veuille pas trop ! Si j'avais su à l'époque tout ce que je sais aujourd'hui, je suis sûre que je l'aurais gardé avec moi. Bien sûr, au début cela aurait difficile, mais ensemble, en s'appuyant l'un sur l'autre, on aurait quand même traversé toutes les difficultés.
    On se serait parlé, on se serait encouragés l'un et l'autre.......Mais à l'époque j'étais si jeune, j'avais si peur de lui faire du mal, de ne pas savoir.....j'étais surtout désespérée d'avoir été moi même abadonnée par Miaron. Je croyais sincèrement que je n'étais aps capable de prendre soin d'un enfant, tellement il y avait de colère, de tristesse et de mal aise en moi ! "

    Qui aurait imaginé, en voyant cette chatte faisant semblant de dormir sur le dossier du divan, toutes les pensées, tous les regrêts qu'il y avait dans sa tête ?
    Qui aurait pu sentir encore tout l'amour qu'il y avait en elle pour cet enfant qu'elle n'avait aps osé regarder quand il était sorti de son ventre ?
    Qui aurait pu croire que, tant d'années après, une chatte puisse se souvenir du petit chaton qu'elle avait porté dans son ventre pendant quelques semaines ?
    Qui aurait pensé que, même si elle ne savait aps ce qu'était devenu son enfant, elle le gardait encore un peu tout au fond d'elle même, comme un souvenir précieux ?

    Je crois qu'une chatte qui a aimé, même si elle a été trahie, garde en elle vivace le souvenir de cette relation.


    Ce que le petit chaton Mialou ne sait aps , lui, c'est qu'il a été vraiement un enfant de l'amour . Il peut croire qu'il a été rejeté, se faire souffrir en imaginant même qu'il n'avait aucune valeur pour sa génétrice, pour celle qui a donné la vie. Il peut engranger des reproches en croyant qu'il a été abandonné et empoisonner ainsi toute son existence. Mais s'il lit un jour ce petit conte, peut être entendra t'il d'où il vient.....

    Car certains petits chats qui ont vécu cette expériences sont capables de se gâcher une partie de leur vie, en accusant leur mère de ne aps les avoir aimés suffusamment au point de les abandonner !

    Vous sentez, en ayant entendu cette histoire de la chatte Miaoui, que cela ne se passe pas tjrs comme ils peuvent le croire....
     
  10. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk)

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Merci xorguina, pour cet effort de rédaction et partage. Tu vas devenir une pro du clavier...

    Très parlant. Moralité: certaines personnes en nous abandonnons font un acte d' amour...

    Un recadrage excellent
     
  11. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Oui....ce que nous pensons, faisons des suppositions n'est peut être pas la pensée de l'autre au fond....d'où l'importance de ne pas faire de supposition, ni de porter de jugement car au fond, on ne se sait quel est la pensée derrière l'acte qui peut parrâitre négatif mais est un acte positif pour la personne .
     
  12. quenotte

    quenotte

    Inscrit:
    4 Juillet 2011
    Bonjour Xorguina,

    Je viens te demander de l'aide....
    En effet je connais les contes de Jacques Salomé, et je viens de passer commande de ses trois livres: contes...à guérir.....à s'aimer....d'espérance.
    J'ai déjà réussit à en récupérer des extraits sur internet et je m'en sert sous hypnose quand le conte est ciblé et correspond bien au problème de mon sujet.
    Donc voilà je suis dans l'attente de ces précieux documents, et j'ai une amie qui m'a demandé une séance d'hypnose mardi car elle n'arrive pas à tomber enceinte. Je voudrais savoir s'il y aurait un conte dans les recueils de jacques Salomé qui serait adapté à ce problème ?
     
  13. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Bonjour quenotte ,

    Oui j'en ai un pour toi qui j'espère pourra t'aider....

    Je l'ai pris dasn celui de contes a guérir contes à grandir jacques salomé.

    Il était une fois une chatte qui voulait avoir un enfant.
    Non seulement elle voulait en avoir , mais elle était d'accord de le concevoir, de le laisser sortir d'elle , de le laisser grandir et même de le laisser partir loin d'elle quand il serait devenu adulte.

    Comme vous le voyez, elle voulait vraiement être maman et mère et pas seulement "avoir" un enfant !

    C'était une chatte évoluée qui savait la différence/entre un désir "d'enfant" et un désir "d'adulte".

    Il y a un désir d'adulte pour faire un enfant et l'élever.
    Elle avait lu, quelque part dans un mlivre sur les humains, que "l'amour parental était une qualité d'amour qu'on pouvait donner à ses enfants, pur leur permettre justement, un jour, de nous quitter" .

    Il faut savoir que cette chatte, qui voulait avaoir un enfant, avait eu, elle aussi, une mère, une grand mère, une arrière grandmère. Et que hqacune avait eu beaucoup de mal à voir grandir.....la suivante .

    A accepter même de la laisser partir.....pour vivre une vie d'adulte.

    Elle avait bien entendu sa mère dire:

    _Ma mère est tombée malade quand j'ai quitté la maison. Elle n'a pas supporté que je m'éloigne à mon mariage? j'ai eu l'impression qu'elle m'en a voulu longtemps....
    Elle m'a même dit un jour qu'elle, elle s'était "toujours" occupée de sa mère, qu'elle ne l'avait "jamais" laissée seule, un seul jour, que "c'était come cela" dans cette famille de chat !

    Vous imaginez que pour la chatte de note histoire, c'est vraiment difficile de devenir maman.
    Elle ne volait aps faire un bébé pour elle, pour le garder "toujours". Elle voulait faire un bébé pour lui même, pour lui donner, non seulement la vie, mais la possibilité de la vivre .

    Chez les chats, mais chez les chates seulement, on ne confond pas la vie et l'existence.
    On sait qu'il ne suffit pas de donner la vie, encore faut 'il permettre à un enfant d'exister !

    Voilà pourquoi, tant que cette petite chatte ne pourra pas s'affirmer et se définir devant sa propre mère, elle risque de ne pas oser faire un petit chat.
    On connaît même des chattes qui ont ainsi des térilités incompréhensibles, alors que tous les examens confirment....qu'elles pourraient...avoir un enfant !

    Mais les chattes, c'est bien connu, n'hésitent pas à faire....des enfants .



    Voilà :wink:
     
  14. quenotte

    quenotte

    Inscrit:
    4 Juillet 2011
    Merci beaucoup !!!

    Pile poils ce qu'il me fallait pour ma séance de demain....tu me sauve, bon je vais juste adapter un petit passage, parce que la mère de ma copine l'a abandonné à l'age de 5 ans, alors il faut que je transforme un peu le passage de la mère qui ne veut pas la voir partir....
     
  15. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    J'en ai lu un autre de hjacques salomé avec l'aute livre sur aussi une petite chatte que sa mère avait laissé tombé quand elle était enceinte ! elle est longue mais si tu trouves pas dis le moi, je te la recopie si je l'ai aps déjà écrite ? jsait plus....

    Tu crois pas que ducoup cà peut peut être une syncro avec le fait que justement il y a une peur de ne pas concevoir pour ne pas abandonner comme elle l'a était ?

    La peur de ne pas reproduire la même chose donc se produit l'effe^t de ne aps pouvoir concevoir ?

    Jsait pas mais, je le sent comme ça....alors jte le dit :wink:

    bizzzzzz et merci à toi de pouvoir t'être utile 8)
     
  16. quenotte

    quenotte

    Inscrit:
    4 Juillet 2011
    oui je connais ce conte, je l'avais trouvé sur internet, il faudrait que je remette la main dessus pour bien analyser le contenu et voir si ça peut coller. A ma première lecture, ça ne m'a pas forcement sauté au yeux, mais qui sait.... ? Le cas de ma copine est un peu différent dans le sens où sa mère les a abandonnée elle et ses frères (elle est la cadette), parce que c'était une femme à homme, une vrai nympho quoi...c'est son père qui les a élevé. Alors je ne sais pas si le coup de l'abandon pour le bien de l'enfant parce qu'on ne peu pas le gérer est bien adapté.
     
  17. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Oui tu as peut être raison....ça pourraît peut être lui permettre de pardonner ? si l'on pense que le pardon est utile....

    En tout cas, dasn les deux contes, il y a un rapport avec la mère, et vu que dasn ton cas aussi, je pense que c'est à creuser !

    Que celà à bel et bien un rapport avec le fait qu'elle n'arrive aps a tomber enceinte !

    Ou par peur de reproduire l'abandon...
    ou par peur d'être incapable de donner l'amour d'une mère qu'elle n'a pas eu...
    ou le fait qu'elle a peur de ne pas avoir l'instinct maternel comme ne l'a pas eu sa mère !!

    Je penche pour l'instinct maternel qui est lié ducoup, peut expliquer l'abandon....
     
  18. quenotte

    quenotte

    Inscrit:
    4 Juillet 2011
    oui je pense que tu es dans le juste avec l'instinct maternelle, je crois qu'il va falloir éclaircir ça par une régression à la cause dans un premier temps.
    En tout cas merci beaucoup pour tes conseils, et le temps passé à me répondre.
     
  19. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    pfff tu parles...aumoins j'aurais fait quelque chose de bien aujourd'hui pour quelqu'un à défaut de le faire pour moi !

    Ca va un peu remonter mon estime grace à toi , merci :wink:
     
  20. quenotte

    quenotte

    Inscrit:
    4 Juillet 2011
    oh ben non alors ....faut pas réagir comme ça !!!!
    Et puis souvent en aidant les autres, on s'aide aussi soit même.....c'est le deuxième effet kisscool :lol:
     
  21. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    wi, je sait tkt :wink: tu étais la première du jour et j'étais pas de bonne humeur ce matin et encore moins en début d'aprèsmidi, alors aund j'ai vu que tu demandais de l'aide, jme suis dis, tiens à défaut de te faire du bien, tu vas essayer d'en faire et ça t'en fera par rebondissement :wink:

    Maintenant, ça va :D

    J'ai lu tes autres posts...en fait ça dure depuis déjà 6ans cet histoire !

    Hummm, à ta place j'irais vraiment voir ce côté insticnt maternel et problème lié à la mère....

    Maintenant, comme d'autres te l'ont dit, je vais te raconter brèvement une petite histoire vécue par quelqu'un...

    Elle avait un enfant...il lui ont trouvé une mamadie assez grave, deux médecins différents lui disait différement deux avis sur la venue d'un deuxième...un disait non, surtout aps ca va empirer la maladie...l'autre disait que si ct suivit ça pouvait passer...

    Jte raconte pas le poids qu'elle portait sur sa responsabilité déjà en tant que mère....si ça rate, son enfant déjà là en patissant pour un risque d'un fort désir d'un deuxième...est ce que ca valit le coup ! ?

    Je l'ai poussé dasn ce sens...je ne voyais aps de danger, au contraire...

    Elle bloquait , ils ont mais un moment à l'avoir, jsuqu'a ce que je lui dise, aprt en vacance, tu la concevras làbas....

    Et bien c'est ce qui fût....elle était en état de relaxation complète....un éta^t ou si ça vient ça vient, si ça vient pas ben c'est que ca doit aps venir....

    Elle est tombée enceinte et d'une petite fille comme prévue :) elle avait un garçon.
    Tout le monde va très bien 6ans après ;)

    Au bout d'un moment trop y penser bloque le truc....faut lacher prise avec ça !

    J'ai beaucoup entendu de cas similaire...quand ils ont tout arrêté, quand ils avaient décidé d'arrêter là les frais poum ! enceinte !! :)

    A ta place, en plus du rôle de la mère, j'ajouterais le lacher prise, parce que ducoup, parce qu'elle doit ça doit avoir double stress !

    courage pour demain ! tu me tiens au courant hein ! bizz
     
  22. quenotte

    quenotte

    Inscrit:
    4 Juillet 2011
    Oui déjà 6 ans comme tu dis....avec un essai fiv il y a deux ans qui est tombé à l'eau (pas de nouveaux essais depuis). Le pb c'est que lui est très macho, c'est un homme du sud...il sait que le problème principal vient de lui (zozo de mauvaises qualités) mais il ne veut pas que ça se sache (famille et amis), Toute leurs démarches sont faites en secret de l'entourage. donc dans l'immédiat, je ne peux même pas espérer lui faire une séance pour essayer de l'aider. Je me cantonne donc à ma copine pour essayer s'il y a un soucis de son coté aussi (ça je n'en sait rien), de favoriser au moins du mieux que je peux le "milieu" récepteur. :p

    Je viens juste de finir mon script pour la conduite de ma séance......je me suis déchirée !!!!

    Pas de soucis je te tiens au courant :wink:
     
  23. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Beaucoup d'homme réagissent mal à ça...leur virilité en prends un coup...mais d'après ce que j'ai lu, ils ne sont aps complètement hs ! donc..à voir...

    C'est super que tu te soit déchirée !!! :D je comprends d'autant plus que c'est ta pote...j'ai fait pareil avec la mienne , à mon niveau :wink:

    Tiens une autre petite de jacques, pour toi, pour moi, pour nous tous :wink:


    [​IMG]


    "Les murs ne sont pas toujours au-dehors. Dans tous les murs, il y a une lézarde, dans toute lézarde, très vite, il y a un peu de terre, dans cette terre la promesse d'un germe.
    Dans ce germe fragile, il y a l'espoir d'une fleur et dans cette fleur, la certitude ensoleillée d'un pétale de liberté.
    Les murs les plus cachés sont souvent au-dedans et dans ces murs aussi, il y a des lézardes... laisse pousser les fleurs, elles sont les germes de la vie à venir."


    - Jacques Salomé
     
  24. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Je vous partage ce lien de you tube ou vous pourrez y visionner d'autres vidéos de jacques Salomé :D


     
  25. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
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  26. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    "Je suis musique, je recherche et je trouve mes accords.

    Je ne suis ni dans le manque, ni dans le besoin, je suis dans le plein !"




    LE CONTE DE LA FEMME EN MARCHE VERS SA PROPRE VIE...



    " Il était une fois une femme qui, après avoir traversé toute une vie de femme, habitée par différents amours, puis pas une relation essentielle avec un homme qui fut son mari, après avoir porté et élevé des enfants et exercé une profession passionnante, se retrouva au bord de l’existence, devant l’immense vide de sa solitude, celle de sa rencontre manquée avec elle-même.

    Comment est-ce possible ? Comment se retrouver ainsi en solitude au mitan de sa vie, vide de projets, dévitalisée d’avoir trop donné, dépossédée de tous ses rêves car ils avaient été déposés en vain et à fonds perdus chez ceux qu’elle avait tant aimés ?

    Comment continuer le chemin en se sentant habitée par une immense fatigue d’être, une profonde lassitude à simplement se réveiller le matin, à ouvrir les yeux, à respirer, se laver, s’habiller, affronter le regard aveugle de tant d’inconnus ? Comment avoir l’énergie d’esquisser des gestes qui n’ont plus de sens, de commencer quelques phrases avortées en imaginant tout de suite que demain est déjà périmé ?

    Cela est plus fréquent qu’on ne peut l’imaginer dans le monde des femmes et des hommes d’aujourd’hui.

    Au début elle manqua de vaciller devant la béance du désert de sa vie, la violence de la solitude, le vide de l’incompréhension qu’elle sentait tout autour d’elle. Souvent par la suite elle désespéra, quand des pensées malignes infectaient son corps, quand des douleurs tenaillaient son dos, déchiraient son ventre, harcelaient son cœur, quand son mal-être était si fort qu’elle imaginait ne pouvoir tenir debout, qu’elle aspirait à se coucher et mourir de lassitude et de désespoir de vivre.

    Elle ne savait pas encore que sa vie n’attendait que ce moment pour se rappeler à elle. Une émotion, qui contenait tout un monde à elle seule, s’éveilla, remonta, chemina par des chemins secrets de sa sensibilité, jusqu’à sa conscience, vint éclore dans ses pensées pour devenir lueur, lumière, soleil avant de se transformer en énergie vivifiante.

    Un matin, une petite phrase scintilla dans sa tête, dansa sous ses paupières, fredonna à ses oreilles : « Prends soin de ta vie, prends soin de ta vie, prends soin de ta vie… »

    Mais d’autres voix, celles des vieux démons, des habitudes anciennes, vexées de se voir délogées par un courant de vie nouveau, tentèrent de prendre le dessus, de recouvrir la petite phrase par leur propre rengaine.
    - Fais attention, en osant t’aventure sur le chemin de tes désirs, en voulant te découvrir toute seule, tu prends le risque de te perdre, de révéler des aspects de toi inacceptables.

    -Tes désirs sont trompeurs.

    - Tu crois avoir tout, tu n’as rien, tu n’es rien, tu n’as pas été capable de retenir ton mari, de garder tes enfants près de toi, de maintenir ton statut de femme aimée…

    - Tu es en transformation, chantait la petite voix du début.

    - Tu es affabulation, répétaient les voix d’une ancienne vie.

    - Je peux m’aimer et me respecter.

    - Pas du tout, tu as besoin d’être aimée, tu ne dois donner ton amour que si tu es aimée en retour !

    - Je sens que je peux m’aimer et aimer sans avoir nécessairement un retour… pour le plaisir d’être.

    - Non, ton cœur n’est pas suffisamment ouvert pour aimer, simplement aimer. Réfléchis bien, tu sais combien ton égo ne supporte pas de vivre le seul bien-être, le plaisir partagé. Il te faut ses sentiments, des serments, du solide, du durable à toute épreuve…

    - Je ne suis ni dans le manque, ni dans le besoin, je suis dans le plein !

    - Tu te montes la tête et bientôt tu regretteras, tu verras.

    - Je suis musique, je recherche et je trouve mes accords.

    - Tout est dérisoire, temps perdu, illusions trompeuses. Ne recommence pas à espérer ce que tu n’atteindras jamais.

    - J’existe, j’existe enfin pour moi.

    - Non, tu survis, tu végètes. Accepte ton sort sans révolte, sans rêve inutile, tu es sur la pente descendante de ta vie, reste tranquille ! Tout est joué, tu as perdu, tu mérites le repos.

    - Je me rencontre… J’ai lâché le superflu.

    - Tu vas manquer de l’essentiel : la sécurité !

    Face à l’impuissance j’apprivoise des forces secrètes, face à l’urgence je fais confiance à mes états intérieurs, face au chaos j’écoute ma propre voix. Je suis sur ce chemin là.

    Etonnée, elle n’entendit plus les autres voix, alors elle décida de s’écouter. A partir de ce jour-là, elle ne fut plus seule. Le dialogue qui l’accompagna l’ouvrit à de multiples rencontres."

    Extrait de « Contes à aimer. Contes à s’aimer » de Jacques Salomé

    :D



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