Je crois qu'il y a plus loin à l'intérieur encore que l'obervateur et l'observé :wink:
Si l'esprit est capable d'observer ce qui est, sans la nommer, sans l'enfermer dasn un cadre ou une catégorie, sans s'épuiser à le fuir, si on peut regarder ce qui est sans l'observateur, qui est le passé, et sans que le regard soit celui du passé, alors on est totalement libéré du passé
Car si on remarque qu'il y a tjrs en nous l'observateur et l'objet observé, il y a d'une part nous qui sommes entrain de regarder, et d'autre part ce qu'on regarde, de sorte quil y a une dissociation entre nous et l'objet qu'on regarde......c'est l'histoire de l'arbre !! c'est l'histoire de la division 8)
Si son coeur commençait à se plaindre de son absence ou des sottises qu’elle avait proférées quand ils étaient ensemble, elle se disait: «Ah !
C’est à cela que tu veux penser ? Très bien, à ta guise, moi je me consacre à des choses plus importantes. » Elle continuait à lire ou, si
elle était dans la rue, elle prêtait toute son attention à ce qui l’entourait:
les couleurs, les gens, les sons - surtout les sons, le bruit de ses pas, celui des voitures, le froissement des pages qu’elle tournait, les bribes
de conversations-, et la pensée négative finissait par disparaître. Si elle ressurgissait cinq minutes après, Maria répétait le processus jusqu’à ce
que ces souvenirs, tout à la fois acceptés et gentiment repoussés, s’éloignent pour une durée considérable.
Est ce que cette attitude ne se rapproche pas de ce qu'on pourrait appeler "refoulement"... ?
On se concentre simplement sur autre chose que les pensées négatives... n'est ce point pareil que de les éviter, puisque dès qu'elles surgissent on se concentre sur notre environnement et les perception qu'on en a... ?
Pendant une semaine, je suis parvenue à ne pas être envahie de pensées négatives, ou être en mode positif complet, en faisant un dessin à chaque fois qu'il y avait quelque chose qui apparaissait, et ça disparait...
Et on se sent mieux, mais dès qu'on le fait plus, ça réapparait... (necessité de discipline mentale pour l'acquisition de nouveaux comportements)
Pour moi ce que vous évoquez Katia, n'est pas la bonne méthode, il faut aller jusqu'au bout de la démarche, c'est à dire cette pensée négative provoque quelles émotions en vous, quelle est à ce moment là votre croyance négative sur vous ? mettre en place une méthode de désensibilisation par une technique appropriée, puis installer une croyance positive en la renforçant par une technique, mais tout cela ne peut s'apprendre seul.
Cette façon décrite est une manière de positiver, je suis d'accord sur la forme, mais sur le fond, cela ne changera rien...
Et cela n'a pas grand chose à voir avec une necessité de discipline mentale, mais seulement travailler l'émotion et la croyance négative qui l'accompagne par des techniques appropriées. Par contre travailler de façon assidue sur ces émotions négatives par rapport à des situations est intéressant, c'est ce qu'on appelle travailler sur les distorsions cognitives.
PS : Au fait, j'ai pas encore regardé le lien de Surderien... je réagis uniquement par rapport à votre message Katia.
Ce qui est original dans cette méditation de pleine conscience, c'est qu'on ne cherche pas à résoudre le problème (ce qu'on a naturellement tendance à faire...)
Sur le fond effectivement ça ne change rien, sauf que ça permet de vivre avec soi-même de façon positive (quel que soit ce qui est à la base de ce soi-même)
J'aimerais bien discuter avec des thérapeutes qui pratiquent ce type de séances de mindfullness. J'avais commencé cette pratique en autodidacte, bon avec des difficultés certes... Etre dans ce que l'on fait, et pas dans les pensées qui peuvent aller avec, c'est très bien.
Ce que j'avais constaté c'est que ça sert surtout à supporter des situations désagréables, qu'on ne sent pas la force de changer ou qu'on peut pas (contraintes familiales ou autres)...