Psy, quel métier? Psy quel métier!

Discussion dans 'Hypnothérapie' créé par Prudence, 8 Septembre 2014.

  1. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Il y a quelques années mon neveu m'a demandé ce que je faisais comme métier. Après un instant de réflexion, je lui réponds que des fois les gens sont tristes, ne vont pas bien, et que je les aide à s'aider, à se sentir mieux, à être plus heureux.
    Il me répond d'un air entendu: "c'est bien ce qu'il me semblait, t'es clown!"
    Sous la plume de Platon, Socrate (fils d'une accoucheuse et d'un sculpteur) disait:
    "Je poursuis l’œuvre de ma mère, ironisait-il. Ma mère aidait les mères à enfanter. Elle n'enfantait pas, mais se contentait d'aider les autres à le faire. Je suis l'accoucheur de mes semblables. Je ne m'intéresse pas à leur corps mais à leur âme, qui est aussi en plein travail. Je leur pose des questions, encore et encore et encore, jusqu'à ce que le fruit de leur compréhension voie la lumière du jour. Je ne peux pas enfanter de la sagesse par le fait de ma seule volonté. Le ciel m'a confié la mission d'aider les autres à enfanter, il n'y a pas de sagesse en moi."
    Peut-être un métier parfois entre le clown et le maïeuticien?

    Et pour vous c'est quoi un psy? ou c'est quoi être psy? (psy/hypnothérapeute/relation d'aide etc.)
     
    Dernière édition: 8 Septembre 2014
  2. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Pour moi, un psy entretient son savoir en montrant comment être vraiment soi-même en y prenant plaisir...

    :)
     
  3. nadinegestalt

    nadinegestalt Membre

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    Pour moi être psy est le guide du moment, le troisième oeil, le facilitant
     
  4. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    "le facilitant", j'aime bien :)
    Comme Surderien, je pense que c'est important d'être congruent et bien avec soi même
     
  5. hibou13

    hibou13 Moderateur Membre de l'équipe

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    Le révélateur ?
    J'ai fait dans le temps de la photo à l'ancienne (un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitreeee .....).
    On exposaient le papier sous l'objectif, puis dans le bain de révélateur.
    Et la, comme par magie, l'image apparaissait doucement.
    Si on ne le laissait pas assez longtemps, l'image était terne que des gris plus ou moins pâles.
    Si on laissait trop longtemps, l'image était "cramé"
    Pour un beau noir et blanc, il fallait juste ce qu'il faut.... Un art finalement, le thérapeute pratique un art également. non?
     
  6. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Excellente métaphore, j'aime beaucoup lire toutes ces sensibilités, je trouve ça poétique les mots que vous choisissez et qui sont si éclairant, apportant chacun son éclairage propre.
    J'ai fait deux ans en école de sage-femme et l'image de la maïeutique m'a parlé mais même sans avoir faire de photo, et surtout avec tes explications Hibou, "le révélateur" me parle aussi, "le facilitant" de Nadine etc.
    Le bâton de marche aussi pour moi, le mode d'emploi... Quelque chose qui aide un temps puis dont on n'a plus besoin parce qu'on se débrouille, mais qu'on peut retrouver pour un petit tour si besoin. La béquille.
    Je vois aussi souvent le travail cognitif comme la rééducation physique avec les exercices à faire, de plus en plus facile de les faire etc.

    Oui, Hibou, j'avais déjà lu ça: qu'on puisse parler "d'art" et ça me parle, j'ai tellement l'impression d'un renouveau à chaque client, à chaque séance... même si bien sûr des choses reviennent et parfois très souvent, c'est... unique.

    Merci à tous de vos belles réponses, n'hésitez pas si vous en avez d'autres.
    Et aussi du côté client/patient... qu'est-ce que votre psy a été pour vous sur le chemin de la thérapie?
     
  7. xorguina

    xorguina Membre

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    Pour moi un psy c'est être le lien qui aide à se re(COnnect)er , relier avec ses propres liens de gai rit son :D

    Vous avez déjà vu entrer un gros bateau dans une embouchure ?
    Un appel est lancé et un petit bateau pilote, remorqueur, vient pour tracter le gros le temps de le remettre ou le sortir du quai...
    Le capitaine du bateau peut et sait naviguer avec son propre bateau mais pour le temps d'une manoeuvre délicate, il accepte l'aide et reCOnnaît le besoin d'un autre pilote.
     
  8. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Encore une superbe métaphore :D Du lien. Ton idée du petit souple qui vient aider le gros pour un temps me fait penser aux oiseaux nettoyeurs.
     
  9. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Montrer comment
    Montrer comment s'en sortir
    Montrer qu'on peut toujours en étant observateur et en observant comment font les autres
    et qu'on peut parfois faire bien mieux différemment...
     
  10. xorguina

    xorguina Membre

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    Merci Prudence

    Oui j'ai bien aimé l'idée qui m'est venu spontanément

    C'est un peu la position basse que devrait adopter tout thérapeute

    Car c'est pas parce qu'on est petit qu'on est pas costaud :)
     
  11. xorguina

    xorguina Membre

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    On a tjrs besoin d'un plus petit que soi ;)

    Ce qui donne là toute la grandeur du LIEN que l'on peut avoir ensemble, quand 2 personnes COopère en COnfiance .
     
  12. zoulouk2

    zoulouk2 Membre

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    Peut-être que "le psy" ou l'aidant est celui qui apprend au navigateur à piloter son embarcation par tous les temps, par mer calme pour réaliser des ajustements techniques, par petite brise pour se préparer à affronter des météos plus mouvementées, ou encore pour se sortir d'une tempête avec le moins de dégâts. Est attendu un vieux loup des mers !

    En quelque sorte un climatologue qui permet à tout à chacun d'évoluer le plus sereinement possible dans toutes ses conditions météorologiques internes avec option barométrique vers le beau.

    Et quand le "jeune" navigateur commence à s'enhardir, maîtriser son élément, et aimer naviguer, il pourra alors (acheter son propre bateau) ou apprendre aux autres à naviguer
     
  13. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Une majorité de consultants attendent une position haute du thérapeute, qui est "le sujet supposé savoir" car ils sont venus consulter pour avoir une solution thérapeutique +++

    La position basse est à adopter lorsque la situation le nécessite, à adopter paradoxalement face à un consultant qui "croit tout savoir" pour le piéger dans son paradoxe et l'en sortir, s'il le veut vraiment...

    95% de position haute, 5% de position basse en ce qui me concerne pour une population classique de consultants

    Plus de 5 % de consultants "sachant tout savoir" devient rapidement insupportable thérapeutiquement.
     
  14. xorguina

    xorguina Membre

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    Katia,

    Là tu as beau être le meilleur des pilotes, quand il s'agit d'entrer ou sortir de l'embouchure ; tous les pilotes sont à la même enseigne .
    C'est obligatoirement le remorqueur qui le fait
    Tu dois donc lacher prise, perdre le cont/rôle et te laisser guider par un autre ...

    Surderien ,

    Pour les statistiques : ah bon ...

    Je parlais de position basse pour l'exemple : dans la vie, on a tjrs besoin d'un plus petit, (remorqueur faisant le lien)(l'oiseau ) etc...
     
  15. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Souvent même niveau, souvent basse, rarement haute pour moi. Au niveau du même niveau c'est souvent sur le mode: "j'ai étudié la psychologie et je peux vous aider à vous aider mais le spécialiste de vous même c'est vous". C'est une cliente qui m'a poussée à être moins en position basse, en fait deux clientes, que ça gênait trop, même si le travail était magnifique.
    Surderien tes 95% de position haute et 5% de position basse c'est qui en position haute et basse?
    Pour la majorité de consultants, je ne sais pas ce qu'ils attendent en terme de position haute/basse. Clairement j'ai quelques clients qui ne sont pas revenus et je pense que certains voulaient se plaindre et attendaient une approche plus... silencieuse de ma part. Mais je reçois aussi des clients qui arrivent à bout, et ne veulent plus faire un énième psychiatre-psychanalyste en position haute qui ne les aide pas. Je n'aime pas la position haute car je pense qu'elle est dévalorisante pour le client/patient et qu'elle ne favorise pas l'autonomie, la créativité, l'action... mais c'est vrai que c'est probablement la plus pratiquée.
     
  16. zoulouk2

    zoulouk2 Membre

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    Xorguina, oui effectivement il y a beaucoup de cas de figures, et parfois il y a besoin des secouristes, et d'autres fois de juste un peu d'aide, d'un coup de pouce, tout dépend de la situation.
     
  17. nadinegestalt

    nadinegestalt Membre

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    ah j'aime bien ces métaphores
     
    Prudence aime ça.
  18. Prudence

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    Je n'y connais rien en mécanique mais des fois j'ai l'impression d'être un... "prof de mécanique qui n'enseigne pas": regarder dans le moteur, prendre la lampe torche, éclairer ce qui peut poser problème et attendre que l'autre trouve ce qui ne va pas (ça me fait souvent cet effet quand la personne m'explique un cercle vicieux mais sans en avoir conscience et que je répète/reformule ce qu'elle vient de dire).
     
    surderien aime ça.
  19. Hypno-Morgane24

    Hypno-Morgane24 Membre

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    Bonjour à tous,
    Pour moi, un thérapeute est un guide, une clé qui permet au patient de mieux se connaître et de lui donner la clé nécessaire à sa propre guérison. Il doit savoir être patient, compréhensif et montrer le chemin ou la voie de la guérison. Ce n'est pas lui qui va régler le problème d'un coup de baguette magique comme dans Harry Potter. Il aide son client ou patient à se sentir mieux en lui dans son mental, émotionnel et à accepter que la vie est un cadeau et que malgré les épreuves, il peut s'en sortir avec des techniques et le lâcher prise. Comme dit le dicton: "C'est le patient qui est acteur de sa propre guérison".

    Tout thérapeute doit montrer le chemin vers la sortie de son ancien état de mal être et faire observer et comprendre le monde qui l'entoure et que on peut souvent faire mieux de façons différentes.
    Nombreux sont les "psy" qui ne communiquent pas avec le patient et ne se contentent que de faire répéter les mêmes choses tout en sachant que le patient sait déjà ou font des diagnostics erronés. Ils sortent de "l'ancienne école" et ne se contentent que d'appliquer des théories qui se révèlent fausses la plupart du temps. Je parle des psychiatres. Si il y a des psychiatres parmi vous, je ne critique pas forcément et ne dis pas que tous sont mauvais. Certains sont bons et merveilleux pour des personnes en situation de grande détresse mais après, pour une thérapie comportementale ou une autre approche plus souple et douce avec échange verbal, à voir. Très souvent, on va voir un psychiatre pour un rien alors que une bonne thérapie suffirait. Ex: l'enfant qui a de l'énurésie ou des crises de somnambulisme ou de concentration à l'école.

    Je suppose que étant thérapeute Métaphore, Prudence, vous avez eu ce genre de pathologies à prendre en charge en thérapies chez les enfants dans votre carrière. Comment accompagnez vous ces enfants et quelles méthodes peuvent être utilisées sur une enfant de 9 ans qui est somnambule et a du mal à se concentrer en classe?

    Pour un chanteur, il faut qu'il apprenne les bonnes techniques pour maîtriser sa voix. C'est du travail tout comme en thérapie. Le professeur le guide et l'accompagne vers sa destiné. Il lui apprend les bases du solfège, la respiration, la voix afin qu'il soit autonome plus tard et réalise qu'il peut accomplir plein de choses tout en étant lui même. Le chemin est long mais après, une foie accompli, c'est une pure merveille!

    La différence entre psy: Le psychothérapeute est un guide où on permet de se reconnaître. Un psychiatre est un médecin mais peut être formé à l'hypno thérapie. Le psychanalyste est un théoricien et analyste du comportement. Je dirai qu'il faut choisir selon ses besoins et la problématique. Doit elle être douce ou théorique? Accompagnement ou simple consultation? Long terme ou court? La problématique relève t-elle du champ médical avec méthode "curative"(traitement) ou "palliative" avec bénéfices d'un état de bien être? Si c'est pour une dépression aigue avec danger pour la personne, le psychiatre sera à conseiller. Si ce sont des TOC, gestion du stress ou douleurs chroniques, phobies de toutes sortes etc , une bonne psychothérapie fera l'affaire.
    Un psy tel qu'il est, est donc un lien d'égal à égal avec le patient qui, comme vous le dites, l'aide à se reconnecter en lui et lui permet de vivre le moment présent.
    Après, rien n'empêche d'avoir une hypno thérapie ou soutien complémentaire au traitement pour un patient. J'ai regardé une émission sur l'hypnose où une femme souffrait longtemps de dépression et qui a eu recours à l'hypnose pour s'en sortir. Emission avec Antoine Bioy. L'avez vous vu? si oui, pouvez vous soulager ce genre de pathologie?
    Je vous souhaite une agréable journée.
    Morgane.
     
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  20. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Beaucoup de questions Morgane...

    Mille et un thérapeutes, mille et un psychiatres, mille et un hypnos, mille et une personnes un peu différentes ou très différentes...

    Mille et une nuits différentes aussi selon le moment et les événements de la journée

    Une enfant de 9 ans qui est somnambule et a du mal à se concentrer ?

    Déjà un bilan neuro pour éliminer une épilepsie temporale

    Après elle se met peut-être en état para- hypnotique pour s'évader du quotidien ? Une imagination un peu débordante qu'il convient de canaliser par des techniques comportementales adaptées à l'enfant ?

    L'idéal serait de l'hypnotiser en pleine phase de somnambulisme pour la recadrer +++

    Sinon lui proposer de se mettre en somnambulisme pour explorer comment elle fait pour y entrer et en sortir et lui apprendre à contrôler ?

    Lui imaginer des trucs pour qu'elle trouve des trucs à elle...

    Le dépressif, le colopathe, c'est souvent une personnalité qu'il s'est créé lui-même et où il s'est piégé à devenir un grand spécialiste de sa dépression et de sa colopathie et il s'y accroche dur comme fer car c'est son mode d'existence acquis auto-construit et très structuré +++
    Sa raison d'exister ...

    Tous les grands thérapeutes seront mis en échec par ces grands spécialistes colopathes ou dépressif voire les deux...

    Partir sur un autre élément de leur vécu pour atteindre la construction de leur identité (trouver un talon d'achille) pour qu'ils se reconstruisent différemment...
    La remodélisation d'histoire de vie, introduire un épisode dans leur vie qui va automatiquement aller modifier, ré-équilibrer leur histoire et les inciter à inventer imaginer écrire des épisodes suivants plus intéressants.

    Le fait d'être venu consulter un "thérapeute" c'est pour quoi au fond ?

    Je pose beaucoup question à mes consultants

    C'est eux qui s'apportent finalement leur propre réponse

    Souvent ils ne savent pas comment ils ont fini par trouver leur clef de sortie

    Parmi mes mille et une questions-réponses abracadabrantes, moi non plus...

    :(
     
  21. Hypno-Morgane24

    Hypno-Morgane24 Membre

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    Bonjour Surderien,

    Le fait d'être allé consulter un thérapeute dépend de beaucoup de choses. Souvent, ce sont des personnes qui n'ont pas trouvé le sens de leur parcours, les médecins qui ne pouvaient plus rien pour eux, veulent une approche différente que la médicalisation régnant dans ce pays avec ce fameux DSM IV qui inventent de plus en plus et conçoit que les troubles mentaux sont d'origine liés à un déséquilibre chimique(hors il n'y a pas de preuve scientifique qui affirme cela) et en 25 ans plus de 5000 pathologies ont été répertoriées je me souviens bien et encore cela continue, savoir gérer leur stress et leur mental au quotidien face aux différents obstacles, mieux se comprendre, accepter d'être plus serein, ne pas savoir comment trouver la clé du chemin... moi aussi, je me pose des questions quand au fait de comprendre les raisons de consulter.
    En effet, d'un côté vous avez les théoriciens et d'un autre ceux qui veulent une autre voie d'accompagnement pour leur patient. Les "curieux" et "accompagnants" de l'esprit humain comme je les surnomment pour les seconds. Certes, je ne suis pas médecin ni psychologue mais je suis prêt à croire que si on développait plus cela et on résolvait les théories, je suis certaine que l'on pourrait faire de grandes choses. Comme disait Freud: "Si l'on suggère à un patient qu'il peut guérir, il peut guérir CQFD". Il n'avait pas tort dans un sens.

    Pour le dépressif, ce sont des traumatismes liés à l'enfant ou un évènement qui a ressurgi au fond de l'inconscient et sa réalité qu'il s'est crée ensuite qui est erronée comme vous le dîtes si bien. Du coup, il se repli sur lui et sa sensibilité aux moments tristes le submerge. Pour lui, la vie ne vaut rien et que faut il faire? Il est "au bord du rouleau" mais en plus fort. Distinguer dépression saisonnière, dépression aigue et chronique est important. Nous avons tous des moments de faiblesse car nous sommes des êtres humains mais attention à ne pas tomber dans l'excès. Le dépressif, lui, ne sait plus à quoi il doit s'accrocher.

    En ce qui me concerne en thérapie, j'aurai tendance à dire la restructuration des épisodes de la vie et une modélisation plus sereine avec moins d'interrogations du cours de l'existence. Etre plus calme, détendue et savoir gérer les émotions mais aussi ce qui nous entoure. J'ai essayé de simplifier mais c'est un peu difficile pour une jeune novice. Je simplifie sinon j'en ferai des pages tellement c'est passionnant la psychologie!
    En tant qu'être humain, on a besoin de s'accrocher à quelque chose.
    Plein de questions en effet mais il y a de quoi s'interroger et réfléchir avec des professionnels sur ce forum.
     
  22. EVV

    EVV Membre

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    Réunion
    Pour moi le thérapeute c'est un peu le catalyseur... Comme dans une expérience de chimie où tout est là, mélangé dans le même contenant mais rien ne se passe vraiment... Tout est figé... Il suffit parfois d'une infime quantité de catalyseur pour que ça commence à bouger, à changer... De couleur... D'aspect... D'odeur... Peut-être même de goût et parfois même en faisant du bruit... Ce qui compte alors ce n'est pas la quantité mais la qualité du catalyseur... Et quand la qualité et le dosage sont en adéquation avec les réactifs alors on obtient un résultat... Surprenant ;)
     
    Prudence et surderien aiment ça.
  23. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Suscinio 56
    sa sensibilité aux moments tristes le submerge

    Etre plus calme, détendue et savoir gérer les émotions mais aussi ce qui nous entoure



    Le problème du dépressif c'est que dès qu'il a un moment à lui, dès qu'il a un peu de temps, il s'empresse de déprimer...

    Seule solution, lui occuper l'esprit...

    L'inciter à s'occuper l'esprit avec autre chose que ce qu'il s'empresse de se mettre à l'esprit dès qu'il a un moment à lui...

    Se mettre dans le calme, se détendre, sont les conditions habituelles idéales pour qu'il se mette en auto-déprime émotionnelle automatique !

    Resterait donc à l'emmener explorer son système de fonctionnement pour le motiver à changer quelque chose ?

    Reste que la dépression est très contagieuse et que, face à un dépressif, la plupart des gens s'enfuient "psychologiquement" avant de se laisser prendre au piège. Juste le temps de leur renouveler leur traitement antidépresseur.

    :(
     
  24. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Nancy
    Je ne prends pas les enfants. Au plus jeune les adolescents s'ils sont motivés (mon plus jeune a 13 ans).
    Je m'interroge quant à l'interrogation visant Métaphore, elle ne fait plus partie du forum normalement et il me semble qu'elle n'a pas participé à cette discussion.
    J'ai toujours du mal à répondre sur comment faire pour tel cas parce que j'ai des outils TCC en fonction de besoins mais il y a beaucoup d'adaptation aux personnes.
    Concernant Harry Potter et la baguette magique... en fait je l'ai fait en séance, j'ai appris à mon client (celui de 13 ans justement) le sort "riddiculus" dont on parle dans le bouquin et ça a été un super outil pour travailler les peurs.

    Pour les différences entre les psy je ne suis pas tout à fait d'accord parce que psychiatre c'est surtout médecin, psychologue c'est master de psycho (ou maitrise si la personne est psychologue depuis avant la réforme LMD), psychothérapeute c'est normalement une base l'un ou l'autre ou psychanalyste ou installé depuis 5 ans avant l'application de l’amendement Accoyer. *** Pour voir ce lien, enregistrez vous ***, après il y a les orientations et formations, psychanalyste, gestalt, TCC, hypno systémique, du travail... Et on peut cumuler.
    J'ai au moins deux clients qui voient en parallèle un psychiatre... en plus les différents métiers peuvent se cumuler sur une ou plusieurs personnes!

    Je n'ai pas de télé donc généralement je n'ai pas vu les émissions et donc n'ai pas d'avis. Les dépressions, oui, on peut aider. Je n'utilise pas que l'hypnose par contre, c'est juste un outil parmi d'autres pour moi. Mais s'il y a gros danger je demande à être secondée par un médecin.

    Pour le DSM-IV, j'ai des notes que je garde en cas de besoin concernant les diagnotics, il y a eu beaucoup de critiques sur la version suivante notamment avec l'apparition de nouvelles pathologies qui n'en sont pas forcément (soupçons de pression de la part des labo parce que s'il y a maladie il peut y avoir prescription). Mais les bases biologiques sont aussi intéressantes: j'en utilise quotidiennement en gestion du stress. Pour ceux qui travaillent avec des autismes ou les familles des enfants autistes c'est hyper important ce qu'on a découvert, quel souffle sain a jeté Betteilheim et sa forteresse vide à la poubelle! Mais, à mon avis, il reste encore bien trop de bibliothèques moisies, dans les formations (je donne cet exemple car on me l'a fait lire dans un de mes formations).
     
  25. Hypno-Morgane24

    Hypno-Morgane24 Membre

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    Pour répondre à Surderien, Je pense que oui, il faudrait l'emmener à explorer son système de dé-fonctionnement et l'emmener vers autre chose. J'ai connu une personne dépressive chronique qui a été sous traitement(une amie à moi) et quand je la voyais mal, je ne savais plus quoi faire. j'avais beau essayer de la soutenir mais comme n'étant pas du corps médical, je ne peux que l'écouter et aider selon les situations en donnant quelques tuyaux. Là, elle va mieux. C'est une personne qui a du mal à lâcher prise et a eu des soucis antérieurs. Elle ne veut pas entendre parler d'hypno thérapie, je lui ai dit que j'en faisais et que ça m'aidait bien pour se gérer au quotidien et elle m'a répondu: "en effet, depuis que l'on ne s'est pas vu, tu as drôlement changé! comment ça se fait?". je lui ai dit: "écoute, j'ai trouvé une thérapeute compétente qui m'aide en sophrologie régulièrement, chacun de nous a besoin de se ressourcer et dans le cas présent ce sont ces méthodes qui aident". Je lui ai laissé le temps de se remettre et moi aussi. La dépression est en effet un vrai problème de société. On aide certes mais qui en pâtit le plus? Le patient ou ses proches? D'où le fait que beaucoup de monde dans les familles de ces personnes les abandonnent, hors je trouve cela honteux puisqu'elles ont besoin de soutien. Elles ont besoin d'être rassurées, écoutés, savoir que nous sommes là. Si nous, on ne peut plus faire grand chose et que l'on voit que la situation ne change guère, c'est au tour de professionnels qu'il faut se tourner et là est la bataille car certaines ne veulent pas en entendre parler. Nous ne sommes pas médecins, j'ai envie de dire: à chacun son métier. ce que je faisais lors de ses phases plus ou moins bien, je lui occupait l'esprit selon ce qu'elle aimait et je l'incitait à trouver quelque chose comme vous le dites mais j'avoue, ce n'est pas forcément facile selon la personne. Le problème aussi, ce sont les effets secondaires du traitement de la personne selon le dosage administré et les molécules utilisées. A un moment, j'ai donc dit "stop" et que je devais laisser d'autres personnes la prendre en charge.
    Le souci majeur de cette pathologie est le cercle vicieux, elle va bien sous traitement puis dès qu'elle diminue il y a des hauts mais aussi des bas et dès qu'elle n'en a plus, c'est retour à la case départ. Comme pour les personnes qui sont sous anxiolytiques ou autre, le corps est habitué à ce traitement et dès que l'on stoppe même chose. On aurait tendance à dire que c'est une addiction car l'organisme sait qu'il doit avoir ça à telle heure: l'effet rebond du sevrage.
    La dépression est un cercle vicieux et donc, le traitement serait il aussi addictif et complémentaire que la dépression elle-même?

    Pour répondre à Prudence, il y a effectivement plusieurs titres j'avais oublié de préciser. Le psychiatre est médecin donc habiliter à prescrire des médicaments et en effet, on peut très bien cumuler les 2. Après, les abréviations, peuvent être utilisées par un psychiatre(TCC par exemple). Psychologue, c'est master de psycho avec le LMD.
    Pour les outils que vous utilisez, et oui, on se demande comment puis je utiliser cette méthode avec mon patient et pourquoi ne pas préférer une autre? on s'adapte au client et on pourrait penser que cela relève de la personnalité de chacun. A tel client va correspondre hypno systémique et à un autre TCC etc. La question est intéressante.

    Pour le DSM IV, votre méthode est très instructive car on a toujours besoin de la biologie de la pathologie ou des symptômes afin de comprendre au mieux notamment pour le stress et l'autisme: un souffle d'espoir pour eux. Qui ne connait pas Bruno Betteilheim? Lui qui a émis une hypothèse sur la "forteresse vide" de l'enfant autiste pour se protéger des sentiments et que la psychothérapie peut être utilisée sur ces enfants. Il a émis controverses je l'avoue mais après, d'autres choses se sont construites avec ces acquis de compréhension de l'autisme(notamment l'autisme infantile). Pour lui, ces enfants se comportent comme les prisonniers des camps nazis où un lien de cause existerait entre le comportement de la mère et le développement de l'enfant. Mais, est ce la mère la responsable de l'autisme de l'enfant? J'entends par là que l'enfant ne l'a pas demandé et les parents non plus. En parallèle, un lien d'attachement peut jouer un rôle certes mais pas que. Un fort lien affectif entre la mère et l'enfant pour cause de maladie ou de handicap de l'enfant va développer une surprotection et un besoin de demande d'être l'unique et du coup, l'adolescent ou jeune adulte aura du mal à vivre sa vie car il aura vécu dans "sa bulle". On pourrait parler d'enfant miroir: l'enfant se reflète à travers le miroir que sa mère est, il peut reproduire ainsi un comportement de difficulté de séparation. Qu'en pensez vous?
    Mais en même temps, n'avons nous pas tous aussi besoin de nous protéger des sentiments des autres parfois?
    Ensuite, pour finir sur une note humour, Harry Potter est superbe quand à la façon de l'utiliser sur les peurs. On remplace la peur par une chose amusante avec de l'énergie qui symbolise l'utilisation de la baguette magique. Un coup de "Ridiculus" et hop, il se sent mieux. Et on pourrait utiliser "expecto patronum" aussi qui crée un bouclier de protection autour de la personne, pas mal comme idée finalement?
     
  26. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Pour le sperero patrunum j'utilise la métaphore du mur de cire, mais oui on peut imaginer une version patronus, c'est amusant, drôle, ça dédramatise le problème etc.
    Pour moi les parents ne sont pas responsable de l'autisme de l'enfant et je pense que Bettelheim a mis son traumatisme a lui (il a été déporté et a vu des replis massifs sur soi autour de lui) dans sa théorie sur l'autisme. Ce qui me peine c'est qu'encore en France de nos jours des psychiatres accusent des mères, les rendent responsables, les humilient et les insultent ("mère frigidaire") sans avoir aucune base scientifique ou concrète à leurs allégations, ce qui me peine c'est qu'il y a qu'on utilise des pratiques dangereuses sans base scientifique (packing) et bien sûr qu'on retarde l'accès à des méthodes d'aide efficaces (ABA, TEACCH etc.). Après je me suis un peu intéressée à l'autisme mais ce n'est pas du tout une de mes spécialités, ce sont juste des éléments qui permettent de rediriger, d'orienter vers d'autres méthodes. J'ai adoré le documentaire "Le mur" (on peut le visionner pendant 24h pour 1 ou 2€) et je pense qu'il est vraiment à voir pour ceux qui s'intéressent à l'autisme et à la psychanalyse.
    Je pense que nous avons tous besoin de moment de replis, et d'ailleurs j'utilise aussi le mot "bulle" que j'ai attrapé dans "Mars et Vénus" (mais les femmes peuvent aussi avoir besoin de bulles). Mais nous on a le choix, ce n'est pas évident pour tout le monde d'avoir le choix d'une présence ou d'une absence temporaire de bulle.
     
  27. Hypno-Morgane24

    Hypno-Morgane24 Membre

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    Pour l'autisme, comme nous le précisions, ce ne sont pas les parents et encore moins les mères qui sont responsables du handicap de l'enfant. En même temps, Beetelheim a vécu une expérience traumatisante lui même donc il n'est pas surprenant qu'il ai émis cette hypothèse des mères "froides". On pourrait parler de refoulement de souvenirs réprimés dans son cas. Mais en même temps, il nous a permit d'en savoir un peu plus.
    Pour ces fameux psychiatres dont il est question, je l'avoue c'est sidérant. Surtout que ils font pression sur les mères pour placer l'enfant en hôpital de jour et utiliser hélas encore cette méthode du Packing. L'hôpital de jour n'est pas un endroit adapté pour un autiste et encore moins pour un asperger car il va reproduire les comportements des autres enfants. L'hôpital de jour, du moins comme je le conçois, c'est une garderie où l'on place les enfants afin de passer la journée tranquille sans avoir à supporter les cris et visiblement il y a encore des problèmes car manque de personnel, manque de places, surmédicalisation; l'être humain passe en dernier. Malheureusement, ils ont encore ces allégories et ne veulent pas développer les méthodes TEAACH, ABA etc pour rendre la vie de ces enfants ou adolescents plus heureuse même si l'on sait que l'on ne peut guérir de l'autisme, on peut soulager et éduquer l'enfant à vivre au mieux.
    Le documentaire "Le mur", je l'ai vu aussi et a été apprécié comme toute personne qui s'intéresse à la psychanalyse et à l'autisme. Montrer où la France en est sur l'autisme et quelles convictions on en a encore. Très bon documentaire!
    L'autisme est un sujet dont on parle peu mais je me pose une question: comment fais tu pour travailler avec des autistes et des enfants précoces et/ou TED? si non, y a t-il des professionnels vers qui tu te tournes? Je ne me suis jamais penchée sur la question et c'est justement pour ça que je souhaiterai avoir l'avis de professionnels ici sur le comment doit on travailler avec eux, les méthodes à éviter et favoriser...
     
    Prudence aime ça.
  28. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Je ne travaille pas avec des enfants donc je ne suis pas confrontée au problème. J'ai un ado qui a d'autres soucis que celui pour lequel on se voit et c'est une expérience faible, avec une seule personne, mais on avance, à son rythme, à sa manière, je répète, j'utilise des mots plus simples, il me dit ce qu'il aime et j'essaye de parler son langage. J'ai deux personnes actuellement qui ont des soucis avec l'écriture, quand il y a des choses qui me paraissent vraiment importantes à noter j'essaye de raccourcir au max ce qu'il faut noter et je leur laisse tout le temps qu'il leur faut pour écrire. Et le jour où j'aurai un client qui ne saura pas écrire, alors on trouvera un autre moyen.

    Pour les professionnels malheureusement je n'ai pas "ça en stock" mais j'aimerai bien, je n'ai pas de psychiatre que je connaisse, en qui j'ai confiance à qui je puisse confier des clients dont les cas dépassent mes compétences. J'ai quelques médecins généralistes en qui j'ai confiance, une kiné, un endocrino-nutritionniste, si besoin mais à chaque fois les personnes avaient déjà ce qu'il fallait (elles ont un médecin généraliste et il les envoie vers les professionnels qu'il connait). En gros je m'adapte et si ça dépasse mon cadre de compétence je renvoie vers des médecins.

    "même si l'on sait que l'on ne peut guérir de l'autisme, on peut soulager et éduquer l'enfant à vivre au mieux." Cette phrase résume bien ce que je pense également.
     
  29. xorguina

    xorguina Membre

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    De mon expérience avec les enfants autistes ( 9 mois à 3 ans) j'ai pu expérimenter à les sortir de leurs "bulles" en les ramenant dans l'instant présent .
    Un travail long sur plusieurs années avec de vrais résultats satisfaisants pour l'enfant, les parents...

    L'enfant à tendance à ne pas regarder dans les yeux , à pencher la tête...

    Un des meilleurs exercices a été d'appeller l'enfant à me ragarder à chaque cuillère quand il ouvrait la bouche afin qu'il tourne la tête vers moi et me regarde et celà à tout ses prises de repas par jour .

    Toujours parler ou donner quelque chose à l'enfant en face, celà l'obligeant à tourner la tête, à me regarder

    le ramener à l'instant présent et avoir un contact visuel avec l'autre.

    Le contact peut ensuite , après le visuel, se faire avec des animaux qui sont de très bons thérapeutes :)
     
  30. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    L'hospitalisation de jour a eu le mérite, il faut le reconnaitre, d'ouvrir les portes du ghetto de la psychiatrie.

    L'intérêt c'est aussi pour des patients "graves" de rencontrer d'autres personnes qui vont mieux et qui sont entrain de s'en sortir : s'opère alors une sorte de thérapie d'entrainement à mieux vivre +++ pour les "patients" comme pour leur famille...

    Mais lâcher les "fous" dans la rue çà fait encore peur à beaucoup...

    Mais n'avons nous pas tous, quelque part, une partie folle dingue de nous-mêmes en liberté surveillée ?

    :)
     
    Dernière édition: 23 Octobre 2014
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