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Questions philosophiques et psychologiques

Discussion dans 'Esotérisme - Philosophie - Spiritualité - Arts' créé par xorguina, 12 Septembre 2011.

  1. xorguina

    xorguina Membre

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    Questions Philosophiques et Psychologiques
    ---- > 581
    Êtes-vous d’accord avec le texte de John Stuart Mill ci-dessous ?

    « A notre époque, de la classe la plus haute à la plus basse, tout le monde vit sous le regard d’une censure hostile et redoutée. Non seulement en ce qui concerne les autres, mais en ce que ne concerne qu’eux-mêmes, jamais les individus et les familles ne se demandent : « Qu’est-ce que je préfère ? Qu’est-ce qui conviendrait à mon caractère et à mes dispositions ? Qu’est-ce qui me permettrait à ce qu’il y a de plus élevé et de meilleur en moi d’avoir libre jeu, de se développer et prospérer ? » Mais au contraire ils se demandent : « Qu’est-ce qui convient à ma situation ? » ou « Que font d’ordinairement les personnes d’une position et d’une fortune supérieure à la mienne ? » Je ne veux pas dire qu’ils préfèrent l’usage à leur inclinations, car jamais il ne leur vient à l’esprit qu’ils puissent avoir d’aspirations autres que la coutume. Ainsi, l’esprit lui-même plie sous le joug, et même dans ce que les gens font pour leur plaisir, leur première pensée va à la conformité : ils aiment en masse ; ils ne portent leur choix que sur les choses qu’on fait en général ; ils évitent comme un crime toute singularité de goût, toute excentricité de conduite, si bien qu’à force de ne pas suivre leur naturel, ils n’ont plus de naturel à suivre. »

    (John Stuart Mill, « De la liberté », folio essais, éditions Gallimard 1990, p. 154)
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  2. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

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    Une des caractéristiques de notre société c'est le gout de la compétition.
    A l'école, tous les travaux sont évalués, notés, notés par rapport aux autres, dès 6 ans.

    On apprend à savoir si ce qu'on fait est bien ou mal avec la note obtenue (ou si on a compris ou non), si on est bon élève ou mauvais élève, ou dans la moyenne... toujours par rapport aux autres.

    L'apprentissage precoce que l'on fait, il me semble, c'est de faire en fonction des autres, des notes qu'ils nous attribuent, de l'affection qui est aussi souvent fonction de ce qu'on fait.

    Parce que vouloir etre meilleur que les autres, c'est toujours par rapport à eux, pour être admiré etc...

    C'est un piège, le piège de ne plus etre, de ne plus faire en fonction de ses gouts, devenus inconnus peut être et prendre le risque d'être singulier (seul)

    Une part de mon rêve serait de ne plus noter les travaux fait à l'école, et qu'on passe dans la classe d'après si on en a compris suffisamment de notions (et non vu comme une punition) et que ceux qui n'ont pas compris les cours mettent un peu plus de temps. Pas grave.

    Eliminer l'évaluation permanente...

    Un constat que l'on peut partager dans une certaine mesure fait par l'auteur, le nec plus ultra serait après un constat soit de l'accepter, ou alors de tenter d'y remédier.
     
  3. xorguina

    xorguina Membre

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    Oui....chez moi ce texte refait résonnance avec l'histoire des moutons....la société enfermant, tuant , agressant encore les hors normes...

    Est ce que nous pourrions appeller ça une cage doré ?
     
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