Merci pour vos mercis !
Dans l'article de Thierry Melchior, il y a un passage qui me parle particulièrement sur le mécanisme de l' "intralocution" :
Un troisième aspect de la communication suggestive tient au fait que l’hypnotiste parle comme s’il savait aussi bien que le sujet ce qui se passe en ce dernier. Si on lui dit que le calme s’installe en lui, c’est comme si on s’était placé à l’intérieur de lui, en disposant d’une connaissance égale, sinon supérieure à la sienne, de ses états internes.
En procédant ainsi, le destinateur et le destinataire cessent d’être en positions de simples interlocuteurs. On passe d’une situation d’interlocution à ce que l’on pourrait appeler une situation d’intralocution dans laquelle le destinataire accepte – jusqu’à un certain point – de se laisser parler par un autre. Il accepte de le laisser énoncer ou co-énoncer ses états internes, ses vécus, ses comportements.
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Comme si se laisser "parler par l'autre" permettait de prendre conscience de ses états internes, de ses vécus, de ses comportements et d'accéder ainsi, à la potentialité de leur changement...
On peut si l'on veut, parler d'hypnose sans hypnose, où tout est alors directement très parlant...