Comment s'oublier en com ?

dide70

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#1
Bonjour,
Je pense trouver ici quelques astuces pour s'oublier lorsque l'on échange avec quelqu'un puisque c'est un élément important en thérapie pour collecter de l'information en respectant la vision de l'autre sans jument.
S'oublier ou tri sur l'autre, comment faire pour vraiment se mettre à la place de l'autre ?
Perso je sais depuis longtemps que c'est ce qu'il faut faire, mais la mise en application n'est pas si facile...
 
#2
Salut !

Il ne s'agit pas de s'oublier, mais d'accorder toute sa place à l'autre pendant sa séance.
Part du principe que tu veux le connaître vraiment, pas le comprendre.
Pour le comprendre, tu vas devoir ramener son propos dans ton propre référentiel, pour le connaître tu vas devoir l'écouter en te disant d'emblée qu'il a raison sur tout.
Ainsi, si tu es bouddhiste d'origine juive et qu'il est fasciste, tu devras le prendre tel qu'il est, sans jugement, et observer comment il construit son propos.
Il ne s'agit pas d'adhérer (ce serait un jugement de valeur favorable), mais de ne pas juger.

Ce qui est important, ce n' est pas ce qu'il dit, mais comment il en arrive à le dire.

Ça relève de la posture du praticien : faire abstraction de son propre référentiel pendant la séance.

Pars du principe que tout le monde a raison dans son propre univers, et qu'il peut te le prouver.

S'il te dit que son problème est d'être gentil, tu dois admettre que c'est un problème et pas tenter de le convaincre que c'est une qualité.

Pour progresser dans ce sens, tu peux étudier la PNL, et si tu ressens un irrépressible besoin d'avoir raison ou de tout ramener à toi, envisager de faire un travail sur toi (comme c'est peut-être difficile à évaluer par écrit, je précise que c'est un vrai conseil, sans ironie ni jugement).

En espérant t'avoir été utile...
 

moune

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#3
Il ne faut pas s oublier mais entrer dans le monde du client, imaginer à travers sa presentation comment il fonctionne et ce qu il voit.si son discours vous arrête de respirer il faut lui dire, vos sentiments ou ressentis sont importants, lui demander aussi ce que lui disent les autres comme son mari , sa femme ses enfants, ses amis . car leurs points de vue permet aussi de le faire avancer.vous pouvez aussi raconter ce que ça vous inspire ou si ça ressemble à quelqu'un que vous connaissez, son histoire peut l interresser.....
 
#4
collecter de l'information en respectant la vision de l'autre sans jument.
Si tu laisses la madame du cheval, la jument, hors de la discussion avec l'autre, ça devrait le faire.

Je voulais écrire que je vais supposer que tu as fait une erreur de frappe, et que c'est "jugement" que tu voulais écrire. Quelque part, je suis obligée d'utiliser mon propre référentiel, sinon je risque de répondre tout à fait à coté comme plus haut dans le message. Pour sortir de ce que j'ai présupposé, je vais alors devoir vérifier si c'est bien cela que tu as voulu écrire ? (pour ne pas me tromper sur ta demande)

Pour des situations plus complexes que celle-là, pour saisir le monde de l'autre, c'est aussi savoir poser des questions, pour vérifier qu'on a bien cerné le truc.

Cela suppose aussi de faire taire son bavardage mental pour se concentrer entièrement sur l'autre avec tous ses sens en éveil.

Si une personne dit que son problème est d'être "gentille", par exemple, je lui demanderai être gentil, c'est quoi pour vous ? Ca se manifeste comment ? Y a fil des comportements précis qui vous viennent à l'esprit ? En quoi c'est un problème ? par exemple ? Vers quoi d'autre voulez vous aller ? etc...
 

dide70

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#5
c'est une impardonnable faute d'orthograffe, se relire, se relire...
Oui en le laissant parler, en le guidant il dévoile sa vision du monde, et je sais bien qu'il faut faire ainsi, mais c'est super difficile de ne pas l'a ramener, de ne pas donner son avis...
 

Nossolar

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#6
Rhoo j'ai même pas lu jument j'ai lu directement jugement...

Pour moi le plus important est la grandeur des questions.

Une amie me dit un jour "Ha moi je suis trop gentille"
Je lui dit "Tu penses que c'est une qualité d'être trop gentille ?" elle me répond non.
Je lui demande alors "Ha bon cela t'apporte quoi d'être comme cela ?"
Elle me répond "Rhoo t'arrêtes pas de m'analyser !"
Et moi de lui répondre "Non pas du tout je te pose juste des questions, à toi de trouver les réponses si c'est bien pour toi d’être trop gentille !"

Mon rôle n'était pas de juger si c'est bien pour elle ou pas, il était plus de lui faire prendre conscience de son propre rôle qu'elle joue avec elle même, après elle le garde ou elle le change peu importe, mais au moins elle en a pris "conscience"
 

dide70

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#7
Rhoo j'ai même pas lu jument j'ai lu directement jugement
En fait c'est une espèce de métaphore, c'est normale que ton conscient n'ai rien vu ;), je m'exerce comme je peux...
Lui faire trouver les réponses...
Je parle pour mon cas personnel, quand je fais un travail sur moi, je trouve évidemment des réponses et je sais très bien ce qui est bon ou pas pour moi. Pour autant, je continu. La prise de conscience est une première chose et il est vrai que l'on peut faire autrement derrière vis à vis de cette prise de conscience, mais l'habitude revient très vite.
Il existe la technique du deuil en communication non violente, qui passe par la recherche et prise de conscience du besoin derrière la problématique. Que pensez-vous de cette technique
 

Nossolar

Moderateur
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#8
En fait c'est une espèce de métaphore, c'est normale que ton conscient n'ai rien vu ;), je m'exerce comme je peux...
Lol

Bien sur on peu prendre conscience de certaines choses sois-même, par contre je reste persuadé qu'en discutant avec une autre personne, elle va nous faire comprendre d'autre chose que seul en cogitant on aurait du mal a comprendre (ou mettre beaucoup de temps pour le comprendre sois-même)

Parfois il n'y a même pas a comprendre mentalement, mais bien d'une autre manière (une sorte d'intuition), donc un ensemble de chose qui font que cela tilt dans notre esprit

Sinon je ne connais pas la technique du deuil en communication non violente.
 

dide70

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Posteur du mois
#9
Bien sur on peu prendre conscience de certaines choses sois-même, par contre je reste persuadé qu'en discutant avec une autre personne, elle va nous faire comprendre d'autre chose que seul en cogitant on aurait du mal a comprendre (ou mettre beaucoup de temps pour le comprendre sois-même)

Parfois il n'y a même pas a comprendre mentalement, mais bien d'une autre manière (une sorte d'intuition), donc un ensemble de chose qui font que cela tilt dans notre esprit
Je suis persuadé que tu as raison, la difficulté est d'isoler notre égo de la conversation...
 
#10
Pour moi, qui ne suis rien du tout, enfin en hypnose, je pense qu'il est nécessaire lors d'une rencontre d'être dans l'observation absolue.Entendre, voir, percevoir, sans juger mais en intégrant tout les messages.
Je ne sais pas toujours ce que j'intègre, mais cela me donne déjà une idée de la relation que je vais pouvoir mettre en place avec la personne et savoir surtout si je vais pouvoir fonctionner avec elle ou non.
J'ai toujours pratiquée beaucoup d'embauches et c'est parceque je me place directement dans une perception fluide de tout un ensemble d'éléments que je sais après un premier contact si les choses peuvent ou non marcher entre nous.
Lors de ces rencontres, je ne m'oublie pas puisque je suis à l'écoute et que j'analyse en permanence pour savoir si je vais pouvoir fonctionner avec cette personne et si sa personnalité va être compatible avec la mienne....
Il va de soit, que ma démarche n'est pas orientée vers un quelconque intérêt personnel ou managériale de ma part, (puisqu'à priori les gens que je reçois la première fois, les uns dernière les autres, c'est "qu'ils postulent à un même emploi") mais parceque je cherche le meilleur de chacun afin de savoir d'entrée comment aller toujours le plus loin possible avec les gens que je vais choisir, cela dans le but de grandir ensemble encore et encore ( cela est certainement ce en quoi je crois le plus). Ma réponse va peut être vous paraitre stupide, mais je suis sûre que les rencontres ne sont pas fortuites et que nous avons tous à apprendre des autres.
Nous ne pouvons le faire cependant que lorsque il y a la découverte d'un vrai sentiment de complémentarité et de progression acceptée. La meilleure façon pour y arriver à mon sens, c'est de rester humble et de savoir que toute sa vie, on continua à apprendre, de savoir aussi que l'enrichissement de notre connaissance pourra venir parfois de là ou elle pouvait à priori être inattendue.
Donc pour moi, il n'est pas utile de s'oublier, il suffit de laisser son esprit ouvert et fluide et de le considérer comme un gage de perception démultiplié et constructif.
 
#11
On ne s'oublie pas, mais si on se focalise assez fort sur l'autre, on peut se rappeler par la suite de ne pas avoir assez de souvenir sur soi durant la séance, comme si on était en retrait, effacé par rapport à l'autre.
Alors qu'on est complètement présent pour la personne.
(je rejoins Le Sage)

On ne peut pas porter un jugement neutre. mais on peut apprendre à ne pas trop se biaiser ( esprit critique, zététique etc...)
Éviter tous les points floues, demander des précision sans conforter la personne dans son problème.
Par exemple dans la phrase
"J'ai une grande peur des étendus d'eau"
n'est pas nécessairement de hydrophobie, de l'agoraphobie ou autre ;)
il n’empêche qu'on a une idée "plus probable".
par le questionnement, on peut limiter de plus en plus toutes les possibilités pour en déterminer un cheminement.
Après, thérapeute n'est est pas moins humain, et le droit à l'erreur est permise.
Il faut juste repartir sur des bases plus saine :)
 

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