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Conflit entre deux personnes

Discussion dans 'Auto-hypnose' créé par Fifi brin d'acier, 21 Avril 2016.

  1. Fifi brin d'acier

    Fifi brin d'acier Membre

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    Bonjour à toutes et à tous.

    J'ai appris récemment par un psychologue qui participait avec moi à une initiation à l'hypnose Ericksonienne un petit truc pour se débarrasser mentalement d'une personne qui vous énerve, qui est injuste avec vous... ou pas...
    Selon ce psychologue, quelque chose de positif émane de la personne qui fait cette démarche, car les réactions et les regards des personnes de l'entourage change. Il peut même arriver que la situation conflictuelle se retourne contre l'autre personne.

    Il faut se répéter 3 fois par jour pendant une semaine une série de phrases de son invention (bien sûr à ne pas dire à la personne concernée, ni à une tierce personne) qui commencent comme ceci : Désolé ; Pardon ; Merci ; Je t'aime.

    Par exemple :
    - Désolé de ne pas m'être aperçu que tu savais crier ;
    - Pardon mais, tes capacités à baver dépassent mon imagination ;
    - Merci, maintenant je sais que la couardise et le ridicule ont un nom et un prénom ;
    - Je t'aime, pour m'avoir aidé à m'apercevoir que tu ne valais pas le prix du slip que tu portes.

    J'avoue, pour l'avoir expérimenté, que c'est assez jouissif.:D
     
  2. dide70

    dide70 Membre

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    tu peux jouer aussi jouer avec les sous modalités (beaucoup utilisé en PNL), recherche un peu.
    Par exemple, tu peux construire (avec ton imagination) l'image de la personne, l'éloigner, la déformer, lui donner moins d'importance, etc...
    c'est aussi très efficace.
    Ton astuce à l'air bien, mais je pense qu'elle serait plus efficace si on sortait une des ces phrase à la personne dès qu'on en a l'occasion.
     
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  3. Nossolar

    Nossolar Membre

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    C'est la méthode ho'oponopono.

    Quand j'ai découvert cela je me suis dit bha encore un truc bizarre, je n'y ai donc pas prêté beaucoup d'attention, puis certaines choses de la vie on fait que cela se redirigeait à nouveau vers ce concept.
    Jusqu'au jour ou je me suis dit bha on a vas aller voir ce que cela raconte, j'ai été assez étonné de voir/ressentir des améliorations.

    Perso j'y retrouve une certaine dissociation entre nous et le problème, du coup on focalise beaucoup moins sur le problème.
     
    Fifi brin d'acier apprécie ceci.
  4. Fifi brin d'acier

    Fifi brin d'acier Membre

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    On peut utiliser l'image physique de la personne et en faire ce que l'on veut, son image sociale, intellectuelle, tout est permis si c'est efficace.
    Sortir une des phrases peut être efficace, mais aussi être contre-productif et blessant. Tout dépend des mots qu'on emploie et de l'occasion pendant laquelle on sort cette phrase et de la situation qui en est à l'origine.
    Par exemple, si c'est un ami qui vous a trahi, lui dire une de ces phrases a toute les chances d'être efficace. Mais si c'est un enfant qui vous en veut parce que ses parents viennent de se séparer ou qu'il vient d'en perdre un et que vous avez "pris sa place", ce serait destructeur.
     
  5. Fifi brin d'acier

    Fifi brin d'acier Membre

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    C'est vrai, l'autre est dépersonnalisé et transformé en objet ridicule dont on peut rire sans barrières puisque personne ne connaît les phrases que vous vous répétez. Le fait de le transformer mentalement dissocie les deux personnes du noeud du problème.
    De victime du conflit, vous en devenez un acteur positif par le rire et/ou la décontraction. Si vous êtes acteur c'est que vous exercez un certain contrôle, du moins sur la transformation mentale faite de l'autre personne.
    J'imagine que l'on exprime ce détachement et cette décontraction plus ou moins consciemment par des attitudes corporelles et des expressions du visage qui suggèrent, peut-être, que l'on est sûr de soi et serein, et que les personnes autour le perçoivent elles aussi plus ou moins consciemment. Par conséquent, l'entourage est moins sur la défensive par rapport à vous et l'autre, qui constate aussi ce changement sans le comprendre, se crispe.
    Je suppose que c'est pour cela, qu'à la longue, l'attitude et le regard de l'entourage à l'égard des deux personnes peut changer radicalement et arriver à s'inverser.
    C'est l'inverse de ce qui se passe lorsqu'on est victime de quelqu'un et qu'on cherche à se débattre car on peut soit donner l'impression de ne pas être victime d'injustice, soit mettre l'entourage mal à l'aise.
    Je permets avec prétention, ou pas... d'en conclure qu'on arrive, par ce biais, à exercer une auto-suggestion plutôt puissante qui a à la fois un résultat positif sur soi et sur l'entourage et un résultat négatif sur l'autre personne.
     
  6. Fifi brin d'acier

    Fifi brin d'acier Membre

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    En fait, le simple fait d'avoir l'air détendu, sûr de soi et de sourire devant l'autre personne a peut-être plus d'impact qu'une phrase.
     
  7. hibou13

    hibou13 Moderateur Membre de l'équipe

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    Désolé, mais ça ne me convainc pas cette théorie des phrases (dans le cas précis de la question).
    D'un point de vue "hypnotique", c'est contradictoire à ce que l'on sait, l'inconscient, n'entend pas la négation (arrête de penser à lui, à ça...., ça ne marche pas) et là c'est entretenir un dialogue interne faisant vivre la présence de cette personne.
    Même s'il ne s'agit pas vraiment de négation, mais plutôt de dérision et d'insultes, sensés aider à prendre du recul, je ne vois pas l'oubli la dedans.
    Au contraire, renforcer sa propre ironie, son agressivité (rentré), voir sa méchanceté et ce donner le beau rôle ne résout rien à terme.
    Le "quelque chose de positif" devant émaner de la personne et toucher l'entourage me semble très aléatoire. (devenir meilleur en ridiculisant intérieurement une personne?)
    Et en attendant, on à rien fait pour ne plus y penser, au contraire.

    Je préfère que la personne face une petite réflexion sur l'autre "énervante" pourquoi l'est elle? en quoi cela me touche? pourquoi j'y pense? etc... de façon à voir clairement la situation.
    Pour ensuite poser un ancrage positif à l'apparition des pensés (qui disparaîtront quand la personne saura clairement ce qui la touche et pourquoi).
    La responsable des pensés, c'est toi, pas l'autre.
     
    mabi, Mamad et Prudence aiment ça.
  8. Fifi brin d'acier

    Fifi brin d'acier Membre

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    Il ne s'agit absolument pas d'oubli et certainement pas de se donner le beau rôle ou de renforcer sa méchanceté, mais réellement de pouvoir se détacher du conflit. Il ne s'agit pas de ne plus penser à la personne mais plutôt de prendre de la distance avec ce qui pose problème.
    C'est quelque chose dont il faut se servir quand tout le reste a échoué et qu'on se trouve dans une impasse.
    Il faut se répéter ces phrases pendant une semaine, puis arrêter.
    Un peu comme lorsque on essaye de capter l'attention d'une personne centrée sur son mal-être dans le processus d'acceptation, on a plus de chance d'y parvenir en allant, dans un premier temps, dans son sens pour ensuite suggérer une idée positive.
    Dans ce cas, l'ancrage positif, selon moi, vient à la fois de ce que l'entourage renvoie inconsciemment, y compris la personne en question, et à la fois de la meilleure assurance personnelle que l'on ressent.

    Dans mon cas, il s'agit d'une infirmière dont le casier est à moins d'un mètre du mien (donc, comment pourrais-je l'oublier ?) qui m'a accusée par écrit de l'avoir mise en danger en quittant mon poste lors d'une nuit que j'ai faite avec elle, alors qu'en réalité elle m'a demandé de descendre voir le médecin des urgences parce que je faisais des malaises et que ce médecin a décidé de m'y garder. Pendant plusieurs jours je voyais tous mes collègues détourner le regard à mon passage, éviter de me parler. En rentrant dans mon vestiaire, je l'ai entendue dire qu'elle avait pris conseil auprès du délégué du personnel et qu'à la suite de ça elle avait fait une lettre à la direction mais quand je suis rentrée, elle s'est tue.
    Quelques jours plus tard, nous devions refaire une nuit ensemble, lorsque je suis arrivée dans le service, elle s'est mise à hurler et à m'insulter devant toute l'équipe de jour et c'est ce soir là que j'ai découvert l'existence de ce courrier et des accusations portées.
    Je me suis demandée pourquoi cette lettre, j'ai essayé des discussions orales, comme elles ne marchaient pas, des discussions écrites.
    Je me suis dit qu'il n'y avait pas eu de conséquences ni sur mon emploi, ni sur mon diplôme et donc aucun danger que je me retrouve au chômage.
    Je me suis posée toutes ces questions "pourquoi ça te touche autant", "pourquoi tu y penses autant". Ça m'a touchée parce que c'est quelqu'un que j'avais en estime, que je ne suis pas responsable d'avoir été malade, et que cette personne continuait à m'insulter en traitant mes demandes de discussion par le silence.
    Je sais que c'est quelqu'un qui avait subi beaucoup de pression quelques semaines avant et je suis persuadée, à sa décharge, qu'elle a craqué.
    J'ai été convoquée pour faute grave par ma direction qui a bien entendu conclu que je n'avais fait qu'être malade.
    Aucune de mes collègues n'osait me regarder en face, toutes m'évitaient, allaient la voir en lui disant, "alors, ça c'est passé comment ton histoire, ils vont faire quoi à son sujet ?"
    Je me suis retrouvée bannie, et plus j'essayais d'obtenir une discussion, plus les collègues étaient gênées et distantes.

    Il s'agit donc d'un très gros conflit qui aurait pu avoir de très grosses conséquences pour moi.

    Mais depuis que j'ai fait cela, je ne pense plus au problème en question, j'ai retrouvé la confiance en moi et j'ai aussi retrouvé une attitude et un regard normaux de la part de mes collègues. Certaines commencent même par prendre un peu de distance avec elle. Me concernant, il n'y a donc, au final, que du positif.
    Et c'est bien là le but de cette méthode.
     
  9. hibou13

    hibou13 Moderateur Membre de l'équipe

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    Re désolé (hihi ça deviens une habitude ;)) mais de la façon dont tu en parles dans le premier message, je comprend derrière le "mentalement" une personne à qui tu penses, disons, de façon récurrente. Le ton étant plutôt léger, je ne vais pas chercher plus loin. Et je dis bien, "dans le cadre précis de la question", en avant propos de ma réponse.
    Maintenant tu développes bien plus qu'une "personne énervante" qui reviens en pensés, mais une situation bien plus complexe....

    Ceci dit je ne retire pas un mots de mon point de vue, je ne donnerais surement pas ce conseil à une personne dans le cadre d'une thérapie en tout cas.
    Je peux le comprendre éventuellement comme une "petite astuce" genre, ton chef te fait peur, imagine le sur les chiotte ça ira mieux.
    Evidemment que de dédramatiser, prendre du recul etc favorise un mieux être pour soit et vis à vis des autres, (pas besoin d'être psy pour savoir cela) mais, il y à bien d'autres moyens que cette "méthode".
    Je me place évidement en tant que thérapeute dans mon point de vue. Et je me doit d'être logique...
    Si on me pose ta question (du premier message), je ne me vois pas faire l'éloge de la moquerie etc.....
    Je ne me vois pas parler de respect (au patient) et l'inciter à manquer de respect, à participer à juger une tierce personne etc... (sachant qu'on à jamais qu'une version, celle du patient. Que je ne sait pas si le vraie problème est celui exposé, ni quel est la part d'exagération, de paranoïa, de fantasme, de victimisation ... etc.
    Que je sais également que ce type de conditionnement, au début intériorisé, peut parfaitement déborder et les "phrases mentales", peuvent devenir verbale et entraîner une situation bien pire. Que je me priverais d'aider la personne à faire un travail sur elle (d'autres situations peuvent ce reproduire dans un autre contexte, autant l'éviter)
    etc...

    Ton exemple n'est pas généralité, pour toi ce fut positif, parfait et tant mieux. Mais il ne valide pas à mes yeux la "méthode".

    A la lecture de ton expérience, on à envie de ce dire : " ho la pauvre! " et approuver de fait ce conseil de la psy.
    Sans aucun jugement évidement, maintenant j'imagine que tu me raconte cela en consultation.
    Je ne peux m’empêcher de penser :
    Bizarre qu'une infirmière qui voit une collègue faire des malaises, qui l'envois aux urgences (c'est plutôt normal) et qui ensuite s'étonne de son absence ? Il y à une sacré incohérence la dedans.
    Bizarre qu'une fois aux urgences, elle ne pense pas à prévenir ou faire prévenir sa collègue qu'elle est HS, ou bien qu'une collègues des urgences n'y pense pas? (elles savent qu'en service de nuit, le personnel est réduit...)
    La lettre à l'administration, le RDV avec le syndicat, une réaction excessive qui doit cacher un "raz le bol", d'autres expérience du même type ou des antécédents entre eux.
    Que toutes les collègues face la "tronche", alors que s'il n'y avait que ça, une simple explication désamorçait le malentendu... soit l'"autre" à une influence énorme, soit l'histoire ne dit pas tout...

    Donc pour moi, a ce stade de la connaissance du problème :
    1 je n'accorde pas un crédit total à ta parole (tu dit vraie, mais avec ta vision des choses, tes croyances, ton ressenti, tes limites etc...) En clair, ta carte n'est pas le territoire.
    2 je prend vraiment en compte ton malaise évidement (qui est réel) mais je creuse un peu plus en anamnèse (notamment avec les "bizarreries" que je site plus haut) et cherche avec toi des indices pour faire une séance.
     
    Prudence et Fifi brin d'acier aiment ça.
  10. Fifi brin d'acier

    Fifi brin d'acier Membre

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    Aire sur l'Adour
    Ca, pour sûr, des bizarreries en cascade tu as bien mis le doigt dessus : un patient atteint de pathologie psychiatrique signalé plusieurs fois pour sa violence à la cadre laquelle, une fois prévenue par téléphone de on départ aux urgences répond qu'elle ne va pas "se faire chier avec ça", raccroche et se rendort..., les collègues des urgences qui ne m'inscrivent pas sur le cahier d'entrée parce que je suis de la maison et ne pensent pas à prévenir leur collègue (personne n'est parfait;)), l'injection de primperan qui m'a endormie pour ainsi dire sur le champ sans que je ne m'en rende compte :confused: et qui en plus a déclenché un syndrome malin des neuroleptiques, .... ça n'était pas la bonne nuit, ni pour ma collègue, ni pour moi :(. Quant au raz-le-bol il est généralisé et de nombreuses personnes, dont quelques jours avant cette infirmière, ont eu des altercations relativement violentes avec cette cadre:mad:.
    Les autres collègues n'ont fait la tronche que quelques jours. Elles m'ont expliqué par la suite avoir vite compris que cela ne collait pas avec ma personnalité et ma façon d'être, mais qu'elles avaient préféré garder une certaine distance par peur de la réaction de leur collègue (qu'elles ont essayé de raisonner, sans succès).
    Je suppose que si ma collègue a refusé toute tentative de discussion c'est à cause de la grande intensité émotionnelle qui a provoqué sa réaction et de son sentiment d'avoir perdu la face et de s'être ridiculisée (puisqu'elle a affirmé à de nombreuses collègues que je serai renvoyée ou punie et que je ne l'ai pas été).

    C'est bien pour tout ça que mes petites phrases ne sont destinées qu'à être intérieures, dans le cas contraire, elles seraient destructrices:eek:.
    C'est une méthode qui ne peut être utilisée que lorsque toutes les autres solutions ont échoué.
    Le psychologue qui m'en a parlé ne la conseille a ces patients (non atteints de troubles graves) que lorsqu'il sent que leur conflit est dans une impasse et ne peut être réglé par une discussion. Et, à ces dires, pour ses patients aussi, les effets ont été positifs.:D
     
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