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La plus belle fable de La Fontaine ...

Discussion dans 'Magnétisme animal' créé par surderien, 21 Janvier 2016.

  1. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Quel fable de la fontaine trouvez vous la plus belle ?

    :rolleyes:
     
  2. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    hoooo. Excellente question, je vais feuilleter mon exemplaire et je reviens.
     
  3. moune

    moune Membre

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    Celle qui me vient dans l'instant est "le laboureur et ses enfants",pour sa morale
     
  4. moune

    moune Membre

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    "Le chêne et le roseau"
     
  5. moune

    moune Membre

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  6. Singin

    Singin Membre

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    La laitière et le pot au lait parce qu'elle donne le droit de rêver et de faire des projets.
     
  7. Singin

    Singin Membre

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    J'ajoute pour la Laitière, le droit de faire des erreurs dans l'indulgence et la compréhension.
     
  8. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Par ordre d'apparition.
    J'ai une préférence surtout pour "Le lion s'en allant en guerre".
    J'ai mis en spoiler pour que ça prenne moins de place il suffit de cliquer dessus pour déployer le texte.

    Monseigneur le Dauphin
    Je chante les héros Esope est le père,
    Troupe de qui l'histoire, encor que mensongère,
    Contient des vérités qui servent de leçons.
    Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons:
    Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes;
    Je me sers d'animaux pour instruire les hommes.
    Illustre rejeton d'un prince aimé des cieux,
    Sur qui le monde entier a maintenant les yeux,
    Et qui faisant fléchir les plus superbes têtes,
    Comptera désormais ses jours par ses conquêtes,
    Quelque autre te dira d'une plus forte voix
    Les faits de tes aïeux et les vertus des rois.
    Je vais t'entretenir de moindres aventures,
    Te tracer en ces vers de légères peintures;
    Et si de t'agréer je n'emporte le prix,
    J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris.

    L'enfant et le maître d'école
    Dans ce récit je prétends faire voir
    D'un certain sot la remontrance vaine.

    Un jeune enfant dans l'eau se laissa choir,
    En badinant sur les bords de la Seine.
    Le ciel permit qu'un saule se trouva
    Dont le branchage, après Dieu, le sauva.
    S'étant pris, dis-je, aux branches de ce saule,
    Par cet endroit passe un maître d'école ;
    L'enfant lui crie : "Au secours, je péris."
    Le magister, se tournant à ses cris,
    D'un ton fort grave à contre-temps s'avise
    De le tancer : "Ah ! le petit babouin !
    Voyez, dit-il, où l'a mis sa sottise !
    Et puis, prenez de tels fripons le soin.
    Que les parents sont malheureux, qu'il faille
    Toujours veiller à semblable canaille !
    Qu'ils ont de maux ! et que je plains leur sort !".
    Ayant tout dit, il mit l'enfant à bord.

    Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense.
    Tout babillard, tout censeur, tout pédant
    Se peut connaître au discours que j'avance :
    Chacun des trois fait un peuple fort grand :
    Le créateur en a béni l'engeance.
    En toute affaire ils ne font que songer
    Aux moyens d'exercer leur langue.
    Eh! mon ami, tire-moi de danger,
    Tu feras après ta harangue.

    L' Ane chargé d'éponges et l'Ane chargé de sel
    Un ânier, son sceptre à la main,
    Menait, en empereur romain,
    Deux coursiers à longues oreilles.
    L'un, d'éponges chargé, marchait comme un courrier;
    Et l'autre, se faisant prier,
    Portait, comme on dit, les bouteilles
    Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins
    Par monts, par vaux et par chemins,
    Au gué d'une rivière à la fin arrivèrent,
    Et fort empêchés se trouvèrent.
    L'ânier, qui tous les jours traversait ce gué là,
    Sur l'âne à l'éponge monta,
    Chassant devant lui l'autre bête,
    Qui, voulant en faire à sa tête,
    Dans un trou se précipita,
    Revint sur l'eau, puis échappa ;
    Car au bout de quelques nagées,
    Tout son sel se fondit si bien
    Que le baudet ne sentit rien
    Sur ses épaules soulagées.
    Camarade épongier prit exemple sur lui,
    Comme un mouton qui va dessus la foi d'autrui.
    Voilà mon âne à l'eau; jusqu'au col il se plonge,
    Lui, le conducteur, et l'éponge.
    Tous trois burent d'autant l'ânier et le grison
    Firent à l'éponge raison.
    Celle-ci devint si pesante,
    Et de tant d'eau s'emplit d'abord,
    Que l'âne succombant ne put gagner le bord.
    L'ânier l'embrassait, dans l'attente
    D'une prompte et certaine mort.
    Quelqu'un vint au secours qui ce fut, il n'importe;
    C'est assez qu'on ait vu par là qu'il ne faut point
    Agir chacun de même sorte.
    J'en voulais venir à ce point.

    Le laboureur et ses enfants
    Travaillez, prenez de la peine :
    C'est le fonds qui manque le moins.
    Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
    Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
    «Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage
    Que nous ont laissé nos parents :
    Un trésor est caché dedans.
    Je ne sais pas l'endroit; mais un peu de courage
    Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
    Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'oût :
    Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place
    Où la main ne passe et repasse.»
    Le père mort, les fils vous retournent le champ,
    Deçà, delà, partout : si bien qu'au bout de l'an
    Il en rapporta davantage.
    D'argent, point de caché. Mais le père fut sage
    De leur montrer, avant sa mort,
    Que le travail est un trésor .

    La fortune et le jeune enfant
    Sur le bord d'un puits très profond
    Dormait, étendu de son long,
    Un enfant alors dans ses classes.
    Tout est aux écoliers couchette et matelas.
    Un honnête homme, en pareil cas,
    Aurait fait un saut de vingt brasses.
    Près de là, tout heureusement,
    La Fortune passa, l'éveilla doucement,
    Lui disant : «Mon mignon, je vous sauve la vie;
    Soyez une autre fois plus sage, je vous prie.
    Si vous fussiez tombé, l'on s'en fût pris à moi;
    Cependant c'était votre faute.
    Je vous demande, en bonne foi,
    Si cette imprudence si haute
    Provient de mon caprice.» Elle part à ces mots.

    Pour moi, j'approuve son propos.
    Il n'arrive rien dans le monde
    Qu'il ne faille qu'elle en réponde :
    Nous la faisons de tous écots;
    Elle est prise à garant de toutes aventures.
    Est-on sot, étourdi, prend-on mal ses mesures,
    On pense en être quitte en accusant son sort :
    Bref, la Fortune a toujours tort

    Le lion s'en allant en guerre
    Le lion dans sa tête avait une entreprise :
    Il tint conseil de guerre, envoya ses prévôts,
    Fit avertir les animaux.
    Tous furent du dessein, chacun selon sa guise :
    L'éléphant devait sur son dos
    Porter l'attirail nécessaire,
    Et combattre à son ordinaire;
    L'ours, s'apprêter pour les assauts;
    Le renard, ménager de secrètes pratiques;
    Et le singe, amuser l'ennemi par ses tours.
    "Renvoyez, dit quelqu'un, les ânes, qui sont lourds,
    Et les lièvres, sujets à des terreurs paniques.
    - Point du tout, dit le roi; je les veux employer :
    Notre troupe sans eux ne serait pas complète.
    L'âne effraiera les gens, nous servant de trompette;
    Et le lièvre pourra nous servir de courrier."

    Le monarque prudent et sage
    De ses moindres sujets sait tirer quelque usage,
    Et connaît les divers talents.
    Il n'est rien d'inutile aux personnes de sens.

    Le chartier embourbé:
    Le Phaéton d'une voiture à foin
    Vit son char embourbé. Le pauvre homme était loin
    De tout humain secours : c'était à la campagne
    Près d'un certain canton de la basse Bretagne,
    Appelé Quimper-Corentin.
    On sait assez que le Destin
    Adresse là les gens quand il veut qu'on enrage :
    Dieu nous préserve du voyage !
    Pour venir au chartier embourbé dans ces lieux,
    Le voilà qui déteste et jure de son mieux,
    Pestant, en sa fureur extrême,
    Tantôt contre les trous, puis contre ses chevaux,
    Contre son char, contre lui même.
    Il invoque à la fin le dieu dont les travaux
    Sont si célèbres dans le monde :
    «Hercule, lui dit-il, aide-moi. Si ton dos
    A porté la machine ronde,
    Ton bras peut me tirer d'ici»
    Sa prière étant faite, il entend dans la nue
    Une voix qui lui parle ainsi :
    «Hercule veut qu'on se remue;
    Puis il aide les gens. Regarde d'où provient
    L'achoppement qui te retient;
    Ôte d'autour de chaque roue
    Ce malheureux mortier, cette maudite boue
    Qui jusqu'à l'essieu les enduit;
    Prends ton pic et me romps ce caillou qui te nuit;
    Comble-moi cette ornière. As-tu fait ? - Oui, dit l'homme.
    - Or bien je vas t'aider, dit la voix. Prends ton fouet.
    - Je l'ai pris. Qu'est ceci ? mon char marche à souhait.
    Hercule en soit loué !» Lors la voix :«Tu vois comme
    Tes chevaux aisément se sont tirés de là.

    Aide-toi, le Ciel t'aidera.»

    J'en avais repéré un autre mais j'ai fait tomber le morceau de papier.
     
  9. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Je le mets pour que les autres n'aient pas à le chercher.
    La laitière et le pot au lait

    Perrette, sur sa tête ayant un Pot au lait
    Bien posé sur un coussinet,
    Prétendait arriver sans encombre à la ville.
    Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
    Ayant mis ce jour-là pour être plus agile
    Cotillon simple, et souliers plats.
    Notre Laitière ainsi troussée
    Comptait déjà dans sa pensée
    Tout le prix de son lait, en employait l’argent,
    Achetait un cent d’ œufs, faisait triple couvée ;
    La chose allait à bien par son soin diligent.
    Il m’est, disait-elle, facile
    D’élever des poulets autour de ma maison :
    Le Renard sera bien habile,
    S’il ne m’en laisse assez pour avoir un cochon.
    Le porc à s’engraisser coûtera peu de son ;
    Il était quand je l’eus de grosseur raisonnable ;
    J’aurai le revendant de l’argent bel et bon ;
    Et qui m’empêchera de mettre en notre étable,
    Vu le prix dont il est, une vache et son veau,
    Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?
    Perrette là-dessus saute aussi, transportée.
    Le lait tombe ; adieu veau, vache, cochon, couvée ;
    La Dame de ces biens, quittant d’un œil marri
    Sa fortune ainsi répandue,
    Va s’excuser à son mari
    En grand danger d’être battue.
    Le récit en farce en fut fait ;
    On l' appela le Pot au lait.

    Quel esprit ne bat la campagne ?
    Qui ne fait châteaux en Espagne ?
    Picrochole, Pyrrhus, la Laitière, enfin tous,
    Autant les sages que les fous ?
    Chacun songe en veillant, il n’est rien de plus doux :
    Une flatteuse erreur emporte alors nos âmes :
    Tout le bien du monde est à nous,
    Tous les honneurs, toutes les femmes.
    Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi ;
    Je m écarte, je vais détrôner le Sophi;
    On m’élit Roi, mon peuple m’aime ;
    Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant :
    Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ;

    Je suis gros Jean comme devant.
     
  10. suzettehynotiseuse

    suzettehynotiseuse Membre

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    J'ai toujours aimé "la cigale et la fourmi"...
     
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