1. Visiteur, Vous avez une question sur l'Hypnose, Posez là sur le Forum

Rejeter la notice

Accédez librement à l'ensemble du forum de l'Hypnose + 30 000 Membres Vidéos, Mp3, Livres, Média, Liens et + encore...

le mythe des formations universitaires : psys vs thérapeutes

Discussion dans 'Les différentes Techniques & Se Former-S'Informer' créé par Nodylion, 21 Mars 2015.

  1. Nodylion

    Nodylion Membre

    Inscrit:
    13 Juillet 2011
    Messages:
    211
    J'aime reçus:
    39
    Points:
    2630

    En tant qu'invité, vous n'avez pas accès à la totalité de cette conversation --> Enregistrez-Vous Maintenant

    En parcourant les forums et en discutant avec des amis psychothérapeutes, je me suis rendu compte qu'il existe beaucoup de confusions entre les titres, mais surtout qu'il y a un mythe concernant la supériorité des formations universitaires par rapport aux instituts privés en ce qui concerne la thérapie. Mon expérience (psychologue clinicien et psychothérapeute formé également en instituts privés) me montre qu'il n'en est rien.

    D'abord les confusions.
    - Médecin : personne qui a étudié 9 ans (généraliste) ou plus (spécialiste) le fonctionnement du corps et le traitement des maladies (pas de psychologie)

    - Psychiatre : médecin qui s'est spécialisé 5 ans dans les psychopathologies et leur traitement (en grande partie pharmaceutique)

    - Psychologue : il en existe plusieurs types (de l'éducation, du développement de l'enfant, social, clinique) et dans le reste du post je ne parlerai que des cliniciens ; personne qui a étudié le fonctionnement de l'esprit (cognition, mémoire, langage, sommeil, émotions), ses pathologies et certaines façon de les traiter

    - Thérapeute : personne qui a étudié certaines thérapies (hypnothérapie, thérapies cognitivo-comportementales, PNL, Gestalt, etc.) dans un institut privé (contrairement aux autres qui ont étudié à l'université) et dont le ''diplôme'' n'est pas reconnu par l'état, ce qui n'enlève rien à la qualité des compétences acquises (en fonction des instituts) pour accompagner les personnes en difficultés psychologiques.

    - Psychanalyste : personne qui a suivi (et accessoirement étudié) une psychanalyse

    Examinons les programmes :
    - Médecin : 9 ans : le corps (maladies, reproduction, médicaments, système nerveux, os, etc.). Pas de psychologie (pour une université j'ai trouvé 18 heures réparties entre le fonctionnement de la mémoire, le stress, les modèles cognitifs, le langage). Quand la mention ''thérapeutique'' apparaît, elle fait référence à quels médicaments administrer dans quels cas.

    - Psychiatrie : comme médecine + 5 ans : description et classification des symptômes psychopathologiques, les différentes approches thérapeutiques (notamment pharmacologique, mais aussi psychodynamique, psychanalytique, cognitivo-comportementale et systémique) , les tests projectifs, la psychiatrie légale et les aspects psychologiques et psychiatriques des soins palliatifs.

    - Psychologue clinicien : 3 ans de généralités : fonctionnement cognitif (mémoire, représentations, langage, etc.), neuro-anatomie (anatomie du cerveau et du système nerveux, fonctionnement des perceptions), développement psychologique, psychologie sociale, test, entretiens cliniques, psychopathologie (descriptions), psychologie clinique (histoire, ce qu'est l'entretien, etc.), histoire des différentes thérapies. Puis 2 ans (master) durant lesquels on étudie la neuropsychologie, les pathologies, la neuropsychiatrie, la méthodologie de l'enquête, l'entretien clinique, les conduites de groupes, les tests, les neurosciences cognitives, et durant un semestre universitaire (4-5 mois) 3 méthodes thérapeutiques parmi cognitivo-comportementale, systémique/familiale, psychanalytique, humaniste.

    Comme on le voit, la partie à proprement thérapie est assez légère, et souvent les instituts de formation privés offrent des formations plus longues et plus complètes.

    - Psychothérapeute : en fonction des professions, formation complémentaire en thérapie et stage.
    *** Pour voir ce lien, enregistrez vous ***

    En vérité, un médecin n'est pas mieux placé que la boulangère du village à qui tout le monde va se confier car elle sait écouter ou que le prêtre auquel les croyants se confessent, pour aider les personnes en difficulté psychologique. Il n'a pour lui que cette mystérieuse aura d'autorité qu'on retrouve avec les avocats ou même les professeurs d'université (par rapport aux profs de collège). Ils ne sont en tout cas certainement pas les mieux placés pour demander à ce que le titre de psychothérapeute ou l'hypnose soient légiférés.

    Quant aux psychologues cliniciens (qui pourraient demander ces légiférations), leur formation en thérapie est le plus souvent assez basique et ils complètent en instituts privés.

    Maintenant comparons certains avantages présumés des formations universitaires par rapport à certains instituts privés :
    - reconnaissance de l'état
    - stages en institutions pour les psychologues cliniciens et les psychothérapeutes
    - éthique : les psychologues (et les médecins) ont un code déontologique. Oui, et alors ? Certains centres privés ont aussi un code, les fédérations internationales en ont aussi. D'autre part, ce n'est pas parce qu'on a un code déontologique qu'on va le respecter, ce serait trop beau.
    - suivre sa propre psychothérapie (pour les psychologues cliniciens, les psychiatres et les psychothérapeutes) : c'est un prérequis pour la formation de certains instituts privés. Et comme certains l'ont fait remarqué sur ce forum, cela ne garantit rien.

    Pour résumer on peut retenir que les formations universitaires ne sont pas forcément mieux que les formations en instituts privés : plus longues, plus de blabla inutile, et le versant thérapeutique est moins développé. Leur avantage : la reconnaissance par l'état. Mais en a-t-on vraiment besoin pour faire du bon boulot ?
     
  2. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    29 Août 2011
    Messages:
    3725
    J'aime reçus:
    449
    Points:
    6780
    Localité:
    Nancy
    Merci pour ce post.
    Remarque: En fac de psycho on ne m'a pas demandé de faire de ma psychothérapie personnelle, alors que j'ai dû fournir un certificat de thérapie personnelle de plus de 100h dans l'école qui m'a ensuite formée.
     
  3. Nodylion

    Nodylion Membre

    Inscrit:
    13 Juillet 2011
    Messages:
    211
    J'aime reçus:
    39
    Points:
    2630
    C'est en Master que tu dois faire une psychothérapie.

    Un autre avantage des formations universitaires est que comme elles sont reconnues par l'état, c'est ensuite plus facile de trouver un emploi (dans une institution, par ex). En tant que ''simple'' thérapeute, c'est le libéral obligatoire et donc avoir de bonnes connaissances en marketing aide.
     
  4. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    29 Août 2011
    Messages:
    3725
    J'aime reçus:
    449
    Points:
    6780
    Localité:
    Nancy
    J'en avais parlé avec un prof et il m'avait dit que c'était "fortement conseillé" mais qu'il ne vérifiaient pas et ne demandaient pas.
     
  5. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6100
    J'aime reçus:
    453
    Points:
    6680
    Localité:
    Suscinio 56
    En vérité, un médecin n'est pas mieux placé que la boulangère du village à qui tout le monde va se confier car elle sait écouter ou que le prêtre auquel les croyants se confessent, pour aider les personnes en difficulté psychologique. Il n'a pour lui que cette mystérieuse aura d'autorité qu'on retrouve avec les avocats ou même les professeurs d'université (par rapport aux profs de collège). Ils ne sont en tout cas certainement pas les mieux placés pour demander à ce que le titre de psychothérapeute ou l'hypnose soient légiférés.

    çà çà frôle le commentaire de concierge...

    Ce qui compte c'est le bagage, les bases de connaissances qu'on a pour/dans sa fonction

    Les universitaires sont dans le monde des universitaires et ont dû mal à en sortir, certes


    Travailler "sur" le monde où on se situe ( et qu'on a soi-même choisi si on a sû acquérir un bagage d'auto-critique suffisant ) est la clef de la suite...

    La concierge consciente de ses lacunes en "vraie thérapie" saura conseiller d'aller voir un médecin quand il y a besoin...

    Un bon médecin mauvais en psychothérapie complexe saura alors envoyer à un bon hypno...

    CQFD ?
     
  6. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6100
    J'aime reçus:
    453
    Points:
    6680
    Localité:
    Suscinio 56
    Pour moi l'hypnose est un outil qui complète les connaissances qu'on a déjà dans son activité, sa fonction, profession.

    L'hypnose éricksonienne est accessible à tous pour adapter sa manière de converser pour faire passer au mieux les messages qu'on souhaite faire passer

    Cela quel que soit le cadre où on est ( famille, travail, loisir, formation, enseignement, échanges...)

    Travailler sur les mots qu'on utilise et la façon de les agencer, associer,

    CF Quand les mots guérissent les maux : "Les mots qui polluent, les mots qui guérissent" de Joseph et Caroline Messinger dont j'ai déjà parlé sur ce forum

    Un exemple d'utilisation pour l'accueil : ici au bloc opératoire:

    *** Pour voir ce lien, enregistrez vous ***

    çà pourrait-être pour partout ailleurs en adaptant ses mots, sa technique, son VACOG...

    pour éveiller/réveiller ces capacités qui sont en nous...

    :rolleyes:

    PS : Les universitaires sont eux, trop souvent, dans la complexité, et cela devient alors contre-hypnotique.
     
  7. Nodylion

    Nodylion Membre

    Inscrit:
    13 Juillet 2011
    Messages:
    211
    J'aime reçus:
    39
    Points:
    2630
    Bonjour Surderien.

    Heureux de lire des arguments aussi clairs :)
    Alors si on ne fait que le frôler, ouf, on est saufs ;-)
    Je ne suis pas sûr de comprendre ton argument (en est-ce d'ailleurs un ?).
    Les médecins n'ont pas de bagage spécifique en psychologie.
    Si tu parles d'écoute active, le prêtre, l'éducateur spécialisé et la concierge à qui les gens vont se confier sont aussi compétents que le médecin en ce qui concerne les souffrances psychologiques.
    Dans les 2 cas, tu vas dans mon sens.

    Quoi qu'il en soit, tu t'éloignes du sujet qui est avant tout une description des différents titres pour éviter les confusions et une réfutation de l'idée que les formations universitaires sont supérieures aux formations en instituts privés en ce qui concerne la thérapie.
    Si tu veux parler des professions d'aide à la personne et de leurs compétences d'écoute, tu peux ouvrir un sujet dédié.
    Tu es modérateur et habitué aux détournements de sujets de Métaphore, donc tu trouveras sûrement cette idée pleine de bon sens.

    Pour une ''vraie thérapie'' tu conseilles donc un médecin ?! As-tu vraiment lu ce que j'ai écrit ?
    Pour une ''psychothérapie complexe''(?!) tu enverrais d'emblée vers un ''hypno'' ? Pourquoi spécifiquement ''hypno'' et pas plus généralement thérapeute ou psychologue ou psychothérapeute ?
    Peut-être parce que tu es toi-même médecin et ''hypno'' ?

    Quant à ton 2e message, je ne sais pas quoi dire... Que répondre ? Appelle-t-il même une réponse ?
    Il est complètement hors-sujet.
    Ben non.

    Pour éviter de s'écarter encore plus du sujet et qu'on s'enlise dans une polémique stérile, je ne répondrai qu'aux questions concernant le sujet et dont la réponse n'est pas déjà dans le texte, ou aux messages argumentés et clairs.
     
    flo1335 apprécie ceci.
  8. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    29 Août 2011
    Messages:
    3725
    J'aime reçus:
    449
    Points:
    6780
    Localité:
    Nancy
    Je trouve ce sujet intéressant.

    A Nancy j'ai vécu le problème: je souhaitais faire mon stage en hôpital (en cancérologie en premier lieu) mais dans tous le CHU ils m'ont refusée parce que ce n'était pas un diplôme universitaire, je cite "en raison de la non-reconnaissance du diplôme préparé", ils n'ont pas cherché à me voir, à connaître mon savoir-faire, mon savoir-être, mes motivations, c'était hors université donc non et pourtant j'ai une licence de psychologie, 6 ans de formation dans une école, une formation TCC en plus et je lis régulièrement et beaucoup sur les sujets de psychologie... mais non c'est pas la fac (enfin sauf la licence). J'ai trouvé ça dommage et, je l'avoue assez bête. Déjà parce qu'à Nice le CHU prend très souvent des élèves de cette école et que partout en France et dans des pays étrangers ils en prennent, alors pourquoi pas à Nancy? Pourquoi pas à Nancy, connue pour Monsieur Coué, qui a créé la méthode Coué et qui n'était pas médecin, mais pharmacien! On a eu la chance d'avoir un personnage historique qui s'est éloigné de sa spécialité, qui a compris quelque chose en dehors de ses études et on bloque ces chemins, on barre les chemins non balisés. Quel dommage!
    En parallèle j'ai plusieurs médecins généralistes qui m’envoient leurs patients parce qu'ils ont des retours positifs.

    Complexe? Vraie thérapie?
    J'avoue que je ne sais pas à quoi ça fait référence.
    Complexe?
    Je ne suis pas et ne souhaite pas suivre de psychotiques parce que j'estime ne pas avoir ni les compétences ni les outils pour. De la même manière quand il y a un risque important (risque suicidaire, anorexie...) je demande à mon client de voir également avec son médecin traitant et de voir avec lui pour voir un psychiatre (soit en parallèle soit à la place de moi). Pour certaines pathologies la pharmacologie est d'une grande aide, en tant que non médecin je n'y ai pas accès et ça me convient très bien mais pour ceux qui en ont besoin il ne faut pas qu'il y ait perte de chance et c'est pour ça que je n'hésite pas à rediriger vers du médical.
    Mais complexe c'est quoi? Est-ce que la réponse doit être médicale? Hypnotique? Doit-elle être stéréotypée? Je travaille avec quelqu'un sur les TOC en ce moment, j'ai commencé en TCC classique mais on est arrivé à un point où je lui ai demandé d'arrêter de progresser (parce qu'il n'y arrivait plus) parce qu'on arrivait à un blocage et qu'il fallait traiter l'angoisse (importante, lourde) sous-jacente, et on avance maintenant à petits pas après avoir avancé très vite. Pour éviter le blocage, pour continuer à avancer, pour se libérer. Mais les TOC ce n'est pas simple, Sauteraud disait "si vous arrivez à améliorer 50% de vos patients de 50% vous pouvez être heureux" et là, avec cette personne on vise la liberté totale! Complexe, peut être, oui.
    Vraie thérapie?
    Hypno? TCC? Médoc? Qu'est-ce?

    Encore merci pour le sujet, je le trouve vraiment intéressant.
     
  9. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6100
    J'aime reçus:
    453
    Points:
    6680
    Localité:
    Suscinio 56
    Un stage d'observation est en général toujours bien accepté dans les hopitaux.

    Il y a toujours moyen de contourner les obstacles administratifs.
    Pour sa sécurité, il faut disposer d' une assurance perso, pour être couvert en stage +++

    Là encore il faut penser à utiliser ses idées et son relationnel hypnotique et les obstacles se contourneront d'eux-mêmes.

    :cool:
     
    Dernière édition: 23 Mars 2015
  10. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    29 Août 2011
    Messages:
    3725
    J'aime reçus:
    449
    Points:
    6780
    Localité:
    Nancy
    Il faut prendre en compte la réalité aussi. Ils ont été très clair au CHU c'était un non ferme et définitif. Ce n'est pas le cas partout mais à Nancy c'était comme ça. Et pourtant j'ai plus de 2200h de stage en hôpital et maternité (j'ai passé 2 ans en école de sage-femme), et une licence de psychologie, et des relations dans les services.
     
Chargement...