Formation Hypnose

Patiente agaçante

Zenemoi

Membre
Bonjour
j'ai rencontré un jour un gros problème en séance : une ado qui m'a profondément agacée à l'anamnèse... une vraie tête à claque, dans la provoq'.
Du coup l'objectif a été probablement mal identifié, enfin disons que j'en au identifié 5 ou 6 autour de l'identité, de l'estime de soi, de la futurisation, de l'autonomie, des croyances négatives, etc ! ce qui était beaucoup trop pour une séance.
Du coup je me suis contentée de traiter l'estime de soi et l'autonomie.

Et devinez quoi ? J'ai choppé une quinte de toux pendant la sortie de transe !
De l'intérêt de ne pas s'agacer en séance... mais comment peut-on être dans le non-jugement en permanence, en toute situation ?

Avez-vous déjà rencontré ce problème ?
Merci
 

Prudence

Moderateur
Membre de l'équipe
  1. Généralement je reprends de la distance, chacun mène sa vie comme il peut avec les outils qu'il a a disposition à un moment donné, je relativise. Très largement le plus souvent ça a suffit.
  2. En supervision, je vois aussi ce que ça touche chez moi.
  3. Si ça passe pas il faut savoir passer la main et envoyer la personne vers quelqu'un d'autre et reconnaître nos limites personnelles.
 

moune

Moderateur
Membre de l'équipe
Bonjour, la première chose à lui demander était, qui vous a demandé de venir me voir, ou est ce de votre propre initiative? Et là déjà tu aurais pu créer l alliance thérapeutique, peut être, et lui demander de quoi elle a besoin? Pour passer d agréable vacances, les ados ne voient pas au delà. ?.et que faut il faire pour arriver à ces fameuses vacances? Peut être aussi repenser comme un ado rebelle, qui entrera un jour dans le moule, tournez vous un peu vers les 68tards et regardez ce qu ils sont devenus...perso quand les personnes m agacent, le leur redemande de préciser leur demande disant que je n ai pas bien compris leur besoin et si ça leur passe dessus la jambe, je les laisse partir en leur disant de ne pas perdre leur temps avec moi, ou je leur fait écouter une seance toute faite, histoire de ne pas les laisser sans seance et je ne leur donne plus de rendez vous leur laissant le choix de me contacter s ils en ressentent le besoin.de toute manière si je ne le sens pas , je ne fais rien que de l hypnose conversationnelle
 
Bonjour, dans ces cas-là je me dis simplement que la provoc est à la hauteur de la souffrance ressentie par le provocateur, qu'il ne s'agit que d'une carapace, cela me permet de prendre du recul mais aussi de renvoyer à la personne que je perçois sa souffrance dans le comportement qu'elle donne à montrer à ce moment-là, en général ça crée un "bug", un effet de surprise et on peut rentrer dans le vif du sujet...Cependant il n'y a pas de recette toute faite, effectivement cette ado ne venait peut-être pas d'elle-même, et si elle venait d'elle-même juste lui faire remarquer que vous n'êtes pas dupe en ce qui concerne son comportement, en espérant avoir répondu un tant soit peu à tes interrogations :)
 

Zenemoi

Membre
Merci Prudence (joli pseudo très à propos !)
  • Je crois effectivement que la supervision est une très bonne idée,
  • Et je me demande quelle part laisser à mon libre arbitre, et au lâcher prise si je retravaille avec elle où un autre cas "agaçant"...
  • Peut être aussi considérer cet "agacement" comme un indicateur, que probablement mon intention à cet instant là est plus tournée vers mon ego que vers le processus et l'éthique.
Merci beaucoup pour vos pistes de réflexions, tout le monde
 

moune

Moderateur
Membre de l'équipe
Dans nos supervision, nous devons nous mettre à la place de la personne qui nous a amené parler d'elle et avec le questionement le psy nous fait avancer, cela nous permet bien souvent de trouver une solution.
 

Zenemoi

Membre
Bonjour Moune, pour suivre moi même depuis 2 ans des cours de psycho je ne choisirai jamais un psy comme superviseur, car la posture est totalement opposée à celle de l'hypno. Et je dirai aussi que, justement, tout l'enjeu est de ne pas se mettre à la place du patient mais de le laisser "accoucher" de son propre objectif et prendre conscience de ses propres ressources et non de lui amener une "solution". En tous cas, c'est la façon dont je souhaite pratiquer.

D'où l'importance, quand on reçoit en séance, d'être dans le non jugement et l'ouverture - ce qui est très facile à dire, mais pas facile à faire tous les jours en toutes circonstance...
 

hibou13

Membre
une ado qui m'a profondément agacée à l'anamnèse... une vraie tête à claque, dans la provoq'.
Pour moi je dirais :
La provoc d'ado attend une réponse attendu d'agacement...
Pour une bonne séance nous avons besoin d'être deux et volontaire...

Donc pas de séance dans cette circonstance (bien que je sache que la provoc cache un message etc etc )
Alors j'adopte une attitude non attendu. Je parle de musique, de fringue, de ma voiture...même seul...en gros je rend stérile la provoc.
Soit ça déstabilise et un dialogue progressivement s'installe (et passe souvent par ce que je fait et surtout ce que je ne peux pas faire seul)
Soit ça coince toujours, alors au revoir!
 

moune

Moderateur
Membre de l'équipe
J'ai les mêmes notions que vous, le superviseur dont je parle a effectivement une base de psychiatrie, mais s en est détourné depuis plus de 20 ans pour se consacrer aux therapies brèves qu il diffuse dans l exagone et au delà, maroc, belgique...se mettre en supervision à la place du patient permet de comprendre son fonctionnement, pour effectivement accoucher d une solution potentielle, qui n est pas la sienne, cela permet de comprendre l attitude à avoir avec lui et le fonctionnement du questionnement. ?.je ne sais pas si vous comprnez mes explications, mais c'est ce qu il nous enseigne et effectivement, j arrive ainsi a mieux cerner les besions de mes patients, pour leur apporter la meilleure aide avec l hypnose.Nous ttravaillons en groupe et ne faisons pas l analyse des potentiels impacts ou revivissance de trauma anciens.
 

surderien

Moderateur
Membre de l'équipe
Avec les ados provocateurs ( les adoléchiants comme me disait ma grand-mère) j'ai appris à les mettre face à leur paradoxe.

Jouer à faire l'ado ça rajeunit, aurait dit ma formatrice.
Mais arrive un moment où faut arrêter de jouer
et... accepter d'aller faire la vaisselle...
 

surderien

Moderateur
Membre de l'équipe
Prudence, je suis tout à fait d'accord avec la notion de supervision en équipe et c'est le principe actuel de l'intervision et Balint en a été le pionnier

Les sages femmes se sont mises à l'hypnose et elles ne font plus seulement de l'accouchement standard et le projet devient bien plus global +++
 
A mon sens, chaque hypno travaille avec les outils avec lesquels il est le plus en accord, certains vont utiliser leurs connaissances en psychiatrie, d'autres en psychologie, d'autres encore les connaissances accumulées au travers de leurs lectures, d'autres vont composer avec leur intuition, finalement ce qui compte c'est le résultat....Les questions à se poser après un tel entretien sont, ce n'est que mon avis personnel, "qu'est ce qui m'a dérangé durant cet entretien ?", "qu'est ce que ça me renvoie de ma propre histoire ?", "qu'est-ce que ça me renvoie de mon statut d'hypno ?", "de quoi j'aurais eu besoin à ce moment-là ?", et enfin il faut bien admettre que l'on ne peut pas aider tout le monde...Signifier au client qu'en l'état actuel des choses on ne peut rien pour lui peut être plus aidant que de proposer une séance...
 

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