phobie des araignées et des oiseaux

Discussion dans 'Hypnothérapie' créé par h.p.b., 25 Janvier 2012.

  1. h.p.b.

    h.p.b. Membre

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    Bonjour, j'ai une peur terrible des araignées. Mais au point d'être incapable de voir une image, ou bien un simple jouet en forme d'araignée ou encore un dessin. Plus les années passent et pire est ce phénomène. Parfois j’essaie de me contrôler pour maîtriser cette frayeur, alors quand je suis sereine j'arrive à me calmer, mais si je suis déjà stressé le contrôle est beaucoup plus difficile. Pour les toutes petites j'arrive à gérer et à passer mon regard dessus, mais dès qu'elle commence à devenir un peu plus grosse, c'est une catastrophe. Je sais que l'on peut soigner cette phobie mais j'ai beaucoup d'hésitation pour me confronter à ça.
    J'ai aussi peur des oiseaux. Là c'est un peu différent, je les regarde sans problème, mais de loin. Je suis incapable de toucher une plume et avoir un oiseau dans une pièce avec moi et surtout lâché je deviens complètement hystérique.
    Avec les années j'ai fait en sorte d'être constamment sur mes gardes, c'est devenue une habitude mais parfois avec du recul je me dis que ce conditionnement n'est pas bon du tout.
    Je sais qu'avec l'hypnose je pourrais peut-être me soigner, mais je ne sais pas trop vers qui me diriger et si les résultats serait probant.
    Si quelqu'un à une expérience similaire ou des conseils je serais ravie qu'il veuille bien les partager avec moi.

    Merci d'avance

    k.
     
  2. Triggermind

    Triggermind Membre

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    Le traitement de ce type de phobie est certainement l'une des choses les plus faciles en hypnose.
    Je pense que n'importe quel hypnothérapeute près de chez vous devrait pouvoir s'en occuper en thérapie brève, c'est à dire une ou deux séances.
     
  3. MARY3

    MARY3 Membre

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    Lors de ma formation en hypnose, le neuropsychiatre (lors d'une démonstration) m'a enlevé ma phobie des serpents en deux séances.

    oui l'hypnose fonctionne pour enlever des phobies, mais pour l'avoir pratiquer sur d'autres, j'ai découvert que l'envie et le bénéfice que l'on en tire doit être plus grand que le fait de garder sa phobie.
    Je m'explique par ex: chez certaine personne cette phobie permet d'être protéger pas sa famille, entourée ou d'autres raison ....
     
  4. Triggermind

    Triggermind Membre

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    On en revient à un principe cher à Freud qui dit que si on enlève un symptôme sans toucher à la cause, on provoque l'apparition d'un autre symptôme parfois plus gênant...
    C'est parfois vrai, mais pas toujours...
    Dans le cadre de ce type de phobie, une courte hypno-analyse, et ici une régression associée par pont affectif est sans doute la technique à employer en premier, permet de retrouver l'évènement déclenchant s'il existe.
    Et si, comme très souvent, on ne retrouve pas de cause primitive, on pourra se servir d'un épisode plus ou moins ancien pour travailler sur cette phobie, cette fois en régression dissociée.
     
  5. castorix

    castorix Membre

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    Bonjour k.,

    Vous décrivez une situation fréquemment rencontrée en population générale, mais qui (dans mon expérience professionnelle) ne conduit pas souvent à une demande de soins.

    Par ailleurs il me semble aussi que c'est relativement peu complexe à soigner (cette idée a été, du moins jusqu'ici, confirmée par la pratique).

    Je trouvais ce paradoxe un peu curieux au début, mais finalement cela me donne à penser que les personnes concernées ne signalent pas cette difficulté : c'est sans doute pourquoi la phobie peut exister depuis longtemps lorsque le thérapeute commence l'accompagnement.
    Un peu comme si le sujet ne s'en souciait pas... comme si le problème n'était pas assez gênant disent certains...

    Pour mon compte, je pense plutôt que les personnes ne sont pas informées que ça peut être pris en charge, et plus encore que si elles en entendent parler... elles n'y croient pas vraiment !!! :) :wink:

    Par ailleurs et cette fois pour répondre à triggermind :


    Là franchement je n'y crois absolument pas.

    Je dirais que si on s'est attaqué (si le sujet, accompagné par le T., s'est attaqué) à une difficulté en partant du principe que La Phobie est Le Problème et qu'ensuite "ça revient" après une amélioration, alors tout simplement le T. s'est planté de problème :roll:

    Exemple classique : le T. conduit le P. à travailler sur "une phobie" et presque aussitôt le souci "travaillé" et soulagé il en ressort un autre du même tonneau, il peut y avoir très simplement "une erreur de diagnostic" : au lieu de diagnostiquer une phobie spécifique, il aurait été par exemple correct de repérer un TAG (trouble anxiété généralisée) :? qui est le GAD des anglo-saxons (generalized anxiety disorder).

    Et pour cela il est vrai que les tactiques "habituelles" et bien connues depuis Grinder et Bandler, ne sont pas adaptées (je veux dire que, toujours dans ma façon de voir les choses, je n'irais pas attaquer les difficultés de cette manière et surtout pas d'emblée et en ne faisant que ça).
     
  6. Marc1963

    Marc1963 Membre

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    Bonjour h.p.b.,


    L'hypnose est efficace contre les phobies, mais faut-il que tu y sois réceptives.
    Donc si tu vas voir un hypnothérapeute demande lui une séance gratuite pour savoir si tu es suffisamment réceptive (s'il est honnête il acceptera). Le principe c'est de te confronter à tes peurs progressivement sous hypnose.

    Si toutefois tu n'es pas, ou pas assez réceptive à l'hypnose. Je te conseille une thérapie comportementale. Elle obtient de très bon résultat avec les phobies, mais demande un peu plus de temps. Ceci dit, c'est aussi une thérapie brève.
     
  7. Intemporelle

    Intemporelle Invité

    C'est curieux, je pensais que tous les hypnothérapeutes travaillaient avec une palette de techniques, dont les TCC, l'hypnose, les stimulations alernatives, la régression, etc,... dans ma formation de d'hypnose Intégrative, on intègre toutes ces techniques, d'où mon étonnement sur votre réponse.
     
  8. Triggermind

    Triggermind Membre

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    Cela revient à la même chose, le symptôme, la phobie, n'est pas le diagnostic, ce n'est qu'un symptôme.
    Le diagnostic lui c'est la phobie spécifique, ou un TAG, ou n'importe quoi d'autre dans le vécu du patient qui s'exprimerait par cette phobie.
    J'ajouterai que si la connaissance des diverses classifications des maladies est indispensable, il faut aussi savoir s'en échapper car les patients ne rentrent pas forcément exactement dans ces classifications.
    Rappelons par ailleurs que l'homosexualité, par exemple, a été retiré du DSM je pense seulement en 1980...
    Comme quoi ces classifications ne sont pas des vérités absolus, mais bien utiles pour raisonner, a condition toutefois de savoir aussi s'autoriser à prendre une certaine distance avec elles.
     
  9. castorix

    castorix Membre

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    Bonjour Intemporelle,

    Lorsque vous écrivez que votre formation intègre les TCC, je suis intéressé.

    Quelle formation aux TCC est-elle dispensée dans votre formation intégrative ?
    S'agit-il d'un enseignement théorique ou/et pratique ?
    De quelle durée (nombre d'heures) ?
    est-ce dispensé par des formateurs qualifiés ?

    Cette question est importante à mes yeux dans la mesure où, désormais, pour tout un chacun le nombre d'heures d'enseignement, de pratique (stages), compte lorsque l'on veut devenir psychothérapeute.
     
  10. Arobaz

    Arobaz Membre

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    Voilà une conception de l'hypnose bien réductrice !
    Réceptif à quoi ?
     
  11. castorix

    castorix Membre

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    :) Arobaz, on dit parfois "le patient est réceptif à l'hypnose" :shock:
    comme synonyme de :
    "le thérapeute a pu l'accompagner pour l'aider à évoluer" :wink:

    on peut donc prendre cela comme une démonstration de capacité du patient...
    ou...
    le contraire, comme un manque de preuve de capacité du thérapeute...

    c'est selon... :roll:

    :shock:
     
  12. amrita

    amrita Membre

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    Bonjour Intemporelle !

    Ca m'interesse votre formation, pourriez-vous m'en dire un peu plus ? Ce qui m'interesse surtout, le nombre d'heures dans chaque discipline, enseignement théorique ou bien pratique ? En WE ou en intensif ?
     
  13. valikor

    valikor Membre

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    :D

    Tout à Fait Castorix...

    D'ailleurs j'avais une réflexion à ce sujet :

    Si tout le monde avait les idées claires, nettes et précises sur ce qui fait qu'une personne va mal et comment l'aider à aller bien, on peut penser alors qu'il n'existerait qu'une méthode et elle serait efficace....

    On saurait même aussi pourquoi certains ont du mal à aller bien alors que d'autres tout au contraire sont très résilients.

    Or, ce n'est pas le cas.....

    Donc vu l'ampleur de la diversité des différentes approches thérapeutiques, on peut dire que très peu ont les idées claires, nettes précises, exactes là dessus... Et que beaucoup ont des idées partielles...
     
  14. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

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    Parfois, les phobies se soignent tellement facilement que je me demande s'il s'agit encore de phobie. Une personne est venue me voir, parce qu'elle ne pouvait plus retourner sur son lieu de travail ou elle a été agressé sexuellement - ou presque -.
    Elle m'a dit : "J'ai essayé, mais, vraiment, rien que de m'en approcher j'ai commencé à trembler de tout mon corps"
    Je ne pouvais la recevoir plus longuement, mais je lui ai répondu : - "vous savez ce que vous aurait conseillé de faire un comportementaliste ? Il vous aurait conseillé d'y aller petit à petit. Je ne dis pas que c'est ce que vous devez faire, mais c'est ce qu'il vous aurait conseillé..."

    Quelques jours plus tard elle m'appela par téléphone et me dit : "J'ai fait ce que vous m'avez dit, et c'est bon, je retravaille"

    Parfois, à mon avis, c'est comme ça qu'on apprend à devenir phobique... qu'on le reste... ou pas.
     
  15. castorix

    castorix Membre

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    Bonsoir Ivan.67,

    Très bonne remarque, en effet je dirais qu'il ne s'agissait pas d'une phobie.

    Un évènement traumatisant... provoquant un stress... déterminant ensuite un état perturbé, de réactivité émotionnelle anormale pour les circonstances, comme des signes (du domaine anxieux ou phobo-obsessionnel) déclenchés par des stimuli disproportionnés avec la réaction, mais que le patient relie systématiquement au vécu traumatique de cet évènement-là ; et ajoutons, des expériences de reviviscence (flashs, rêves...)...

    Allez, je parierais pour un Etat de Stress Post-Traumatique (ESPT) !
    (pour ne pas dire de sottise il faut vérifier si ce type de réaction s'est déjà produit pour cette personne et dans quelle(s) circonstances).
    Utilité de la classification ? oui, je pense, pour ne pas se planter de méthode, ou plus modestement réduire le risque de patauger au début de la prise en charge.

    Du moins, si cela se situe à moins de 8-12 semaines après l'évènement, c'est plus banalement une réaction traumatique à un évènement ; qui peut alors évoluer en ESPT (... ou pas).

    Evolution spontanée des ESPT : 50 % de guérison sans thérapie.
    (heureusement !!! sinon le monde en serait plein !!!)

    Bref, vous semblez avoir participé fort utilement à cette évolution a priori très favorable.

    Dernière précision : nous sommes là en plein dans le champ de la psychothérapie (cf les contraintes légales d'exercice)... :wink:
     
  16. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

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    Castorix,

    Merci également pour cette distinction.
    C'est vrai que les distinctions peuvent être utiles dans la mesure ou elles renvoient à d'effectives stratégies thérapeutiques de prises en charges, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas.
    D'un coté je me souviens de Richard Bandler qui avait tendance à décrire les phobies comme étant provoquées, je dirais tout simplement, de cette manière.
    D'un autre, vous faites bien de souligner que l'incident était récent ce qui renvoie à la notion d'évolution favorable des ESPT
    Mais on peut tout de même y voir une réaction phobique (face à l'endroit ou elle devait se rendre pour travailler) autant que finalement un ESPT dans la mesure ou l'on considère qu'il s'agit d'une forme de reviviscence de l'évènement traumatique.
    A en croire le DSM on pourrait même la classer dans l'anxiété atypique qui se trouve être un peu entre la phobie et l'ESPT.

    D'une manière générale j'ai habituellement plutôt l'habitude de me référer aux tendances pathologiques, plutôt que de tenter de poser des diagnostiques. Ces tendances m'intéressent dans la mesure ou elles peuvent être évocatrices d'une tournure que peuvent prendre (ou pas) l'évolution psychologique de la personne. En plus, de telles anticipations me confortent parfois d'intervenir plutôt ici que là, sur tel aspect du problème plutôt que sur tel autre.
     
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