Point de vue sur le tabac

Discussion dans 'Hypnothérapie' créé par Tout le monde il est beau, 26 Août 2012.

  1. Tout le monde il est beau

    Tout le monde il est beau Membre

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    Bonjour,
    Je crois l'avoir déjà dit, mais quand le seita était une société française il était de bon ton de fumer.
    Même nos grand père qui était militaire avait les cigarettes gratuites.

    Aujourd'hui la seita n'a plus de monopole, a fermé ses manufactures, donc il faut trouver le pognon ailleurs.

    D'un seul coup ce qui était super bien, devient prohibitif.

    Vous fumez, vous êtes montré du doigt, rejeté, banni de cette société.

    Mais vous rapportez pourtant beaucoup à la société, par les taxes.

    Le plus important c'est ce que cela rapporte, que vous fumiez ou pas n'a aucune importance, la preuve si vous allez sur le site officiel de lutte contre le tabac et que vous vouliez téléphoner pour avoir des conseils ça coûte 0,15 euro/mn .

    Sur un site officiel de lutte contre le tabac, j'avais trouvé un commentaire soulignant, entre autre, que l'hypnose n'apportait aucune aide contre le tabagisme.
    J'ai voulu rectifié et indiquer que l'hypnose pouvait aider à lutter contre le tabac.
    Mon message n'est pas resté plus d'une demie journée en ligne, effacé. Qui ai-je gêné ?

    Une question aux spécialistes:
    Peut on être dépendant à la nicotine ?

    A la suite de vos réponses, je vous indiquerai le pourquoi de cette question.
    Merci de votre attention.
     
  2. plume des remparts

    plume des remparts Membre

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    La première chose à définir, c'est le mot dépendance.

    Sur le dictionnaire Larousse : "Assujettissement à une drogue, à une substance toxicomanogène, se manifestant lors de la suppression de cette dernière par un ensemble de troubles physiques et/ou psychiques."

    Sur Wikipédia : L' addiction, ou dépendance est, au sens phénoménologique, une conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible, en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s'y soustraire. Le sujet se livre à son addiction (par exemple: utilisation d'une drogue, ou participation à un jeu d'argent), malgré la conscience aiguë qu'il a — le plus souvent — d'abus et de perte de sa liberté d'action, ou de leur éventualité.

    L'anglicisme addiction est au sens courant souvent synonyme de toxicomanie1 et désigne tout attachement nocif à une substance ou à une activité.
    Le terme d'assuétude, également noté bien que peu utilisé, a un sens similaire sans toutefois être aussi négatif (assuétude au chocolat mais dépendance à la cocaïne). Il complète la panoplie des termes français évitant l'usage de cet anglicisme à l'orthographe peu commune.

    Les problèmes engendrés par une addiction peuvent être d'ordre physique, psychologique, relationnel, familial, et social. La dégradation progressive et continue à tous ces niveaux rend souvent le retour à une vie libre de plus en plus problématique.

    En psychanalyse, le terme d'addiction est utilisé de manière plus large dans la mesure où il relève plus d'une attitude intrapsychique, d'un mécanisme, plutôt que des moyens pour y satisfaire. Des mécanismes parallèles peuvent intervenir dans les déterminants comme celui d'une anorexie mentale.

    L'addiction se rapporte autant à des conduites telles que le jeu compulsif, la dépendance au jeu vidéo ou à Internet2, les conduites à risques ou la pratique d'exercices sportifs inadaptés entraînant un syndrome de surentraînement qu'à la dépendance à des produits comme l'alcool, le tabac ou les psychotropes.


    Donc, on ne peut pas dire que les fumeurs soit dépendant de la nicotine mais plutôt de l'association qu'ils en ont fait avec du stress ou des moments de détente ou de l'habitude ou de l'envie de prendre régulièrement des moments "pour soi"......
     
  3. Tout le monde il est beau

    Tout le monde il est beau Membre

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    C'est pas la définition que je cherche, ça je sais rechercher.
    C'est peut on être dépendant à la nicotine, c'est tout.
     
  4. Tout le monde il est beau

    Tout le monde il est beau Membre

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    Allez les réponses ce sera pour plus tard.
    Les vacances sont finies, demain c'est la reprise.
    Bon courage à tous et peut être à bientôt.
     
  5. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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  6. Gaelic

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  7. jeangeneve

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    là bas,
    ho, une guerre hypnotique transemédia .

    :mrgreen:
     
  8. jeangeneve

    jeangeneve Membre

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    là bas,
    je me considère comme dépendant ayant des signes physiques et physiologiques.

    si il y avais pas de dépendances il y aurais pas de problèmes dit de santé public et pas de grosses boites exploitant le filon...
     
  9. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Dépendant à la nicotine? Bien sûr. Mais une définition des mots est nécessaire pour qu'une question soit pertinente; qu'elle ne soit pas n'importe quoi qui ne mène à rien.

    Je suis d'avis que l'on peut être dépendant aux mauvais glucides aussi mais bien des "experts" bien officiels vous diront le contraire. J'ai lu d'un médecin que l'on n'était pas dépendant des décongestionnants nasaux alors que l'on recommande de ne pas les utiliser plus de trois jours d'affilée pour ne pas créer d'effets "rebond". Voyez, y'a bien des nuances et des termes.

    Brièvement, oui, je suis d'avis que la nicotine crée une dépendance. Cependant, il reste que la dépendance à la cigarette est presque toujours surtout psychologique. Il faut ajouter que les deux types de dépendances ne se séparent pas comme ça. La dépendance physique ayant une forte influence sur la dépendance psychologique.
     
  10. EPHEMERE

    EPHEMERE Invité

    Perso, encore une fois, je trouve aberrant de parler d'hypnose pour l'arrêt du tabac, c'est qu'on si on disait l'hypnose (ECM) va me permettre d'arrêter de boire, d'avoir des TOC, etc...

    L'hypnose est un outil mais n'est pas la thérapie elle même, donc l'hypnose en elle même n'a pas de pouvoir magique sur un individu peu motivé. Même si l'hypnose est un super outil pour communiquer avec l'inconscient, mais il s'agit d'une thérapie avant tout.

    A ce sujet, j'ai été contacté récemment par une jeune femme qui fumait 1/2 paquet par jour, par tél je lui ai demandé ses motivations qui m'apparaissent bien faibles, et puis après m'avoir demandé mon tarif, elle m'a demandé le nombre de séances nécessaires, je lui ai répondu que je n'avais aucune idée sans la connaître, je lui ait évoqué le fait que l'hypnothérapie ce n'est pas de la magie (un truc du genre) bref elle m'a dit qu'elle réfléchissait,elle ne m'a jamais rappelé pour prendre RV, et bien tant mieux... :lol:

    Donc effectivement on peut comprendre que votre message ait été effacé... :roll:
     
  11. Hubert Chatelée

    Hubert Chatelée Membre

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    Je n'ai pas eu l'occasion de lire ce livre, mais si la nicotine provoque certainement une dépendance, elle n'est probablement pas la seule substance contenue dans la fumée à incriminer.
    Il y a bien sûr deux versants dans la dépendance au tabac (Evitons donc le terme de nicotine), l'un psychologique, l'autre physique.
    Si l'on s'intéresse au versant physique de la dépendance, on peut constater que le tabac lors des premières inhalations ne provoque pas d'effets "positif" spectaculaire. Pas de concentration accrue comme avec la cocaïne, pas d'effet anxiolytique ou euphorique comme avec l'alcool, pas d'hallucinations...
    Tout au plus quelques nausées et des sensations vertigineuses désagréables...
    C'est peut être pour cela que l'addiction au tabac est bien plus facile à traiter que l'addiction a d'autres substances (comme l'alcool): Le tabac procure très peu d'effets "positifs", ou de très faible intensité.
    Par contre, une fois intoxiquée, la personne subit un effet de manque redoutable, empêchant concentration comme détente.
    C'est dans cet effet de manque qu'il faut voir l'effet très fortement addictogéne du tabac.
     
  12. EPHEMERE

    EPHEMERE Invité

    Oui sauf que le tabac fait d'autres dégâts sur une longue durée, sur le teint, les dents, les poumons, les artères, etc... sans compter les individus passifs que vivent avec les tabagiques.

    Je sais de quoi je parle, mes parents fumaient et fument toujours comme des malades, je suis devenue allergique à pleins de trucs et surtout je faisais un peu d'asthme et ce quand j'ai pris mon indépendance il y a bien longtemps, entre temps j'avais compris certaines choses de ma vie, je ne souffre plus ni d'allergie, ni d'asthme... :D
     
  13. Hubert Chatelée

    Hubert Chatelée Membre

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    On confond souvent le besoin, ou combler un effet de manque, avec le plaisir... Le fumeur qui vient de terminer sa cigarette se sent simplement presque aussi bien que le non fumeur l'est en permanence.
    Oui l'arrêt du tabac sous hypnose est facile, si la personne est réellement demandeuse et souhaite vraiment se libérer du tabac.

    On parlait ici de la dépendance...
    Il semble évident que l'exposition au tabac à de nombreux effets délétères à moyen et long terme.
     
  14. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Le fumeur qui vient de terminer sa cigarette se sent simplement presque aussi bien que le non fumeur l'est en permanence.

    :4:
     
  15. Gaelic

    Gaelic Membre

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    Tiens, c'est étrange, j'avais l'impression de faire de l'hypnose dans mon cabinet anti-tabac. Si la grande majorité de mes clients arrêtent de fumer rapidement, c'est peut-être dû à autre chose alors ? On pourrait arguer d'un certain placebo, pourtant les études montrent que les placebos ont un taux de réussite de 15 à 20% pour l'arrêt du tabac (à peu près autant que les patchs de nicotine, ceci dit). Donc ca doit être autre chose, puisque je suis à plus de 80%. Mais quoi ?

    Soit dit en passant, il me semble que l'hypnose enregistre également un bon taux de réussite contre les autres addictions (alcool, médicaments, jeux d'argent, etc...) et même les TOC !

    Euh... je n'ai pas compris ces deux phrases. L'hypnose est-elle une thérapie ou pas alors ? Selon vous je veux dire.
    Selon moi, pas forcément besoin d'une thérapie pour arrêter de fumer. L'hypnose suffit dans la plupart des cas.

    Le fait de fumer est une habitude pure et simple dans la majorité des cas. Nombreuses sont les personnes ayant acquis (merci l'industrie du tabac) des croyances limitantes par rapport à ça ("c'est difficile d'arrêter de fumer", "arrêter de fumer = prendre 10 kilos" ou "on ne (re)devient jamais vraiment non-fumeur"). Cela complique la chose, mais ne la rend pas impossible, surtout avec une expérience comme l'hypnose où on va pouvoir exploser ces limites mentales.
    Dans certains cas, c'est pour la personne un moyen de gérer le stress, ce qui est illusoire car la cigarette apporte juste un soulagement par rapport à l'effet de manque physique.
    Et dans quelques cas, la cigarette est une compensation affective. J'observe une majorité de cas où cette compensation intervient à l'adolescence, une minorité de cas où ca intervient vers 20-25 ans, et une minorité pour lesquels celà est lié à un manque dans l'enfance.
    Mais ce cas de compensation affective concerne une petite partie des fumeurs seulement, je dirais 10% peut-être.

    Bien sûr, ce que je propose ici n'engage que moi, sur la base d'un peu plus de 400 clients devenus non-fumeurs.
     
  16. Gaelic

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    D'accord avec ça, sauf si la cigarette est un moyen psychologique de calmer une angoisse sous-jacente. Et dans ce cas-là il faut traiter l'angoisse en plus de l'habitude.
     
  17. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Satisfaire un "besoin" à cause d'une sensation de manque ou vivre du plaisir se ressent de la même façon. C'est le même principe d'ailleurs. Il n'y a de plaisir à manger (normalement) que quand on a faim. Sinon, le plaisir n'y est pas.

    Le manque ressenti de la cigarette est perçu et vécu de la même façon que la faim ou la soif. C'est la même chose pour l'alcool ou les cochonneries comme les mauvais glucides. L'alcool fait dire "j'ai soif" et les cochonneries font dire "j'ai faim"... On ne sait trop quoi dire avec la cigarette; ça se rapproche plus de la suce (ici, on appelle comme ça le petit bout de caoutchouc pour calmer les bébés).

    Voilà ou le subconscient (inconscient acquis) joue le rôle d'association. C'est à dire une association entre un geste et la sécurité associée avec le réflexe de téter. Et ici, le geste ressemble follement à ce réflexe.

    Mais celui qui se pique fait aussi une association dans son subconscient. Celle justement de soulager la sensation crue de manque avec l'aiguille, le rituel entourant le geste et etc. C'est que le subconscient joue son rôle d'association sans discernement (le subconscient n'en a pas). C'est le même rôle que d'associer les fruits avec ce goût inné du sucré et d'associer cela avec le soulagement de la faim.
     
  18. Hubert Chatelée

    Hubert Chatelée Membre

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    Je pense que la distinction entre satisfaire un besoin, combler un manque et éprouver du plaisir est essentielle, notamment en matière de thérapie libératoire des addictions, et particulièrement en ce qui concerne le tabac.
    Non, satisfaire un besoin et vivre du plaisir ne se ressent pas de la même façon, et votre exemple de la faim l'illustre parfaitement.
    Si vous avez faim et que vous prenez un sandwich, vous allez satisfaire un besoin et combler un manque.
    Si vous entrez dans un restaurant 4 étoiles, et que vous avez une certaine culture gastronomique, vous allez éprouver du plaisir.
    Cela ne se ressent pas du tout de la même façon.
    Plus vulgairement si vous avez une envie pressante d'uriner et que vous ne pouvez quitter une longue conférence, quand vous sortirez, vous serez extrêmement soulagé d'uriner, Cela soulage mais est ce un plaisir?
    Plaisanterie mise à part, distinguer plaisir et effet de manque est essentiel si on utilise l'aspect cognitif en thérapie sous hypnose dans le traitement de l'addiction au tabac.
     
  19. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Justement c'est ce que je dis, qu'il faille les distinguer. Je dis que la chose se ressent de la même façon et je dis que cela fait partie du problème. Il faut donc que le client fasse la différence dans l'aspect cognitif. Le client est dupé par le plaisir de satisfaire ce qu'il ressent être un besoin, et c'est la conscience que ce qu'il satisfait n'est pas un réel besoin qui fait partie de la solution. Mais il est utile de montrer au client où et comment il est dupé.

    Mais pour le ressenti dans l'intention de la nature, le plaisir et le soulagement sont très proches. Et, toujours dans l'intention de la nature, ce qui est relié à la satisfaction des besoins fondamentaux est source de plaisir.

    Il faut savoir que l'humain est le seul qui bousille tout ce mécanisme et il le bousille aussi pour ses animaux domestiques. Il y a des drogues qui sont plus directement liées au plaisir et là, le plaisir est tout à fait artificiel; et un plaisir qui n'est pas lié à une satisfaction d'un besoin fondamental créera l'impression d'un besoin fondamental pour retrouver ce plaisir. Nous, les humains, on brise l'écologie du plaisir et l'on bousille l'équilibre prévu par la nature. La nature n'a pas alors de moyens écologiques de retrouver l'équilibre. C'est pour cela que les addictions qu'il faut traiter existent.
     
  20. Hubert Chatelée

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    On pourrait disserter longtemps sur la notion de plaisir, comme sur tout sujet philosophique.
    Pour ma part je considère que chez l'homme, le plaisir ne se limite ou ne se confond pas à la satisfaction des besoins fondamentaux.
    Créer ou contempler une oeuvre d'art, créer ou écouter une musique peuvent être source de plaisir sans pour autant être des besoins fondamentaux.
    Pour revenir à la dépendance physique au tabac, je pense qu'il est important d'avoir à l'esprit que les premières cigarettes n'ont apporté aucun plaisir et beaucoup de désagrément, et que c'est l'effet de manque qui s'installe très vite qui donne au tabac ce fort pouvoir addictogéne.
    En effet on continue ensuite à fumer pour se sentir presque aussi bien qu'un non fumeur l'est en permanence.
    Difficile de se détendre ou de se concentrer lorsque l'on est en état de manque.
    Et personne n'a jamais librement choisi de devenir le fumeur dépendant qu'il est devenu. C'est un piège qui s'est refermé sur lui, le piège de l'effet de manque, pas du plaisir.
     
  21. jurgen Altmaier

    jurgen Altmaier Membre

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    Alors, le pourquoi de cette question?
     
  22. surderien

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    Une question aux spécialistes: Peut on être dépendant à la nicotine ?

    Physiologiquement, CF le modèle animal : les souris et les rats peuvent ils être dépendants à la nicotine ? dépendants à l'alcool ? dépendants aux morphiniques ?

    8)
     
  23. plume des remparts

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    Il existe un aspect autre que le plaisir qui est très important pour le fumeur,
    c'est le fait de prendre du temps pour soi.
    En effet, son état de manque lui donne le prétexte d'aller s'isoler pour s'en griller une. Ainsi, au travail, lors des réunions de famille ennuyeuses, même la maman voulant faire une pose face à son rôle, etc...
    Je pense que c'est un aspect important pour les gens qui fument et ils ont peur de perdre ce "privilège" en arrêtant de fumer.

    De plus, leur fumée fait écran et leur permet d'être dans une espèce de bulle...

    Maintenant que j'ai passé le cap, je m’aperçois que toutes ces peurs étaient infondées mais j'ai déjà beaucoup changé en trois mois....ce qui me paraissait important il y a peu, ne l'est plus....
     
  24. plume des remparts

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    J'aurais une petite question pour les hypnothérapeutes.
    Si, un fumeur devient non fumeur grâce à l'hypnose mais craque à nouveau quelques années plus tard, l'hypnose sera t'elle aussi efficace s'il décide à nouveau d'arrêter?
    C'est une question que l'on me pose souvent quand je fais la promotion de l'hypnose aux fumeurs.
     
  25. Gaelic

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    Oui, il n'y a pas de raison que l'hypnose ne soit pas au moins aussi efficace. Ce n'est pas du "tout ou rien", ca dépend de comment l'hypnose est utilisée.

    C'est comme le rhume : vous en avez un, le médecin vous soigne (heu...) et ca va mieux. Deux ans après, vous avez un autre rhume, vous retournez chez le médecin.
    Bon, je sais que l'analogie est passable, mais c'est un peu l'idée :)
     
  26. jurgen Altmaier

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    Un fumeur qui "craque" quelques années plus tard n'était pas devenu un "non fumeur", mais un "fumeur abstinent";
    Le travail d'élimination de toutes les formes de dépendance n'aura pas été fait totalement, il faudra donc insister d'avantage sur le coté psychologique de la dépendance.
     
  27. dbuffault

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    Il y a des épisodes douloureux de la vie (deuil, licenciement, ...) qui peuvent amener les gens à adopter toutes sortes de comportements qu'ils n'avaient pas avant (addictions, violence, ...).
    Pour l'ancien fumeur, il est sans doute plus "naturel" dans ces cas là d'aller vers la cigarette, car c'est un chemin qu'il connait. S'il n'avait jamais fumé, peut-être se serait-il mis à boire, ou aurait commencé à fumer...
    Donc je pense que le fait de craquer ne veut pas forcément dire que la personne n'était pas redevenue "non-fumeur" (par l'hypnose ou autre), mais tout dépend de la raison de ce craquage vis à vis de la cigarette bien entendu.
     
  28. Leo Lavoie

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    Je suis aussi de l'avis de Mr Buffault. C'est précisément pour cela que je donne un CD aux gens à la fin de la deuxième séance. Pour ces périodes difficiles à passer. C'est un outil de sécurité pour retrouver leur état de non fumeur.
     
  29. amrita

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    Pour moi le fait de fumer reste un comportement et non une identité (fumeur alcoolique boulimique...) souvent je les recadre, "je suis fumeur depuis..." Ah bon ? je croyais que vous étiez Pierre, Paul, Jacques....
     
  30. Gaelic

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    Il est en effet important de recadrer sur cet aspect et de créer du changement à ce niveau. Cela dépend des gens, cette question d'identité, mais je trouve toujours utile de créer ou renforcer l'identité de non-fumeur
     
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