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Possibles, divagation

Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par Kamou, 25 Octobre 2012.

  1. Kamou

    Kamou Membre

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    L'espace temps que tu es n'est pas seulement ce que tu penses être toi-même, il est également toutes les choses qui existent pour toi. Tout ceci, ta réalité, je préfère l'appeler Le Désir. Les mots sont importants. Moi-même souvent je me méprends sur les mots. Mais il faut savoir de quoi on parle, et si je dis "Le Désir", comme ça, tu n'as aucune idée de quoi je parle. Alors je t'explique simplement que ce que j'appelle Le Désir, c'est ta réalité. Bien sur il y a une raison à ce choix particulier. C'est que, bêtement, le mot "réalité" évoque quelque chose de fixe et extérieur. En fait, il y a très peu de choses à dire à propos de "la réalité", mis à part qu'elle nous est indifférente. Ce dans quoi tu vis est changeant, dans la même journée la "réalité" peut être joyeuse puis triste et franchement indigeste, et joyeuse à nouveau. Le désir, comme il évoque un mouvement, des tensions et des détentes, semble plus approprié pour parler de ce dans quoi on vit.
    Il ne peut pas y avoir de réalité en dehors du Désir, c'est à dire hors de la tension entre toi et les choses. Si tu abats ton point sur le table, tu la sentiras bien stable et peut-être te diras-tu que tu ne ressens aucun désir pour la table alors qu'elle est bien réelle. Pourtant tu es obligé de reconnaître qu'un désir t'a fait abattre ton poing sur la table, il y a eu cette tension. Et il va ainsi de tout ce que tu peux connaître, comme la table, des choses du monde, et même de ce qui n'est pas apparent directement, comme les phénomènes ou les relations entre les objets. La peur aussi est réalisation du Désir. Certaines peurs bien concrètes sont ce dont a souffert le reptile ton ancêtre, qu'il a enduré et inscrit dans ses gênes en vertu du Désir. Bien sur, ça ne signifie pas que tu doives quoi que ce soit au crocodile, car après tout il n'a jamais eu connaissance de son rôle, il ne l'a pas fait pour toi. Toi non plus, tu n'as pas connaissance de ton rôle dans l'existence et dans la constitution des autres espaces-temps.
     
  2. Kamou

    Kamou Membre

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    En certains endroits, à certains moments, Le Desir se réunit. C'est le temps du beau. Tu as peut-être déjà remarqué que tu peux trouver de la beauté un peu partout. Tu peux être amateur de jeux vidéos et entrer dans un rapport comme hypnotique avec ton jeu, et connaitre quelques minutes de pure excellence. Tu y rencontres le beau. Tu peux aussi entamer l'ascension d'une montagne et, à son sommet, te trouver stupéfait par la beauté du paysage. Tu connais probablement aussi ces dîners entre amis où chacun semble prit dans un courant commun, une émulation merveilleuse. Les yeux pétillants, les rires, les sourires, la tendresse. Tous ces endroits voient le désir réuni. Si on y pense bien, ils signifient la fin des tensions, ou plutôt, l'entrée dans une tension supérieure. Le beau, c'est lorsque l'objet et toi vous confondez dans une tension. Et Dieu s'aperçoit lui-même, et sourit.
    Le beau est la raison d'être du Désir. C'est qu'il lie ensemble la matière et la tire vers plus. Exactement comme les cellules de ton corps sont liées entre elles et fondent ton existence. Ton existence ne leur est pas supérieure, non, simplement elle est leur raison d'être. Et lorsque tu rencontres le beau, tu fondes ta raison d'être. Mais dans un monde sans beauté, tu ne sais plus pourquoi tu existes, alors tes cellules non plus ne le savent plus. Et le Désir s'effrite, et l'existence perd sa consistance. Et si tu y penses bien, je crois que tu t'apercevras comme moi que la clef de voûte du beau est la collaboration. Un peu comme dans une symphonie, où chaque instrument collabore à plus grand que soi. Et la symphonie fonde l'existence de chacun des instruments, sans laquelle ils n'ont pas de raison d'être, et chaque instrument fonde son existence. C'est dans cet équilibre général tout à fait subtile que peut éclore le beau.
    Alors, tout comme l'architecte, fais taire les pierres et donne parole à l'édifice. Car L'architecte ne fait pas qu'entasser quelques rochers taillés, il les fond dans le tout de l'édifice. Chaque pierre en tant que telle n'a de valeur que dans sa collaboration à l'édifice, et l'édifice extrait son existence de chacune d'elles. Je crois qu'une erreur majeure de notre temps est de laisser croire que l'individu est l'existence ultime. L'individu en lui-même n'a aucune existence s'il ne participe pas à plus grand que lui. Ce que beaucoup ressentent comme un vide à combler est en réalité l'appel d'un plein auquel il restent souvent trop sourds. Il ne s'agit pas de se perdre dans une cause commune, il ne s'agit pas de se plonger dans quelque association ou que sais-je, bien qu'on puisse y trouver un moyen. Il s'agit d'atteindre un point d'équilibre entre les existants qui constituent ton existence. Qu'ils collaborent ensemble à la cohérence de ton existence, et que ton existence collabore à leur cohérence. Car tu es l'unique lien entre eux, et eux sont ce qui te lie au désir.
     
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