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Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par Leo Lavoie, 9 Janvier 2009.

  1. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Je viens de m'inscrire à ce forum. À mesure que je me forme et m'informe à et sur l'hypnose, des question surgissent. Elles ont déjà probablement été discutées ailleurs pour certaines d'entre elles mais bon. Voici la première: Si l'hypnotiseur qui vient de faire entrer en transe un ou des individus perd soudainement conscience et est transporté d'urgence à l'hôpital, comment alors est ce que le ou les individus pourront sortir de transe et à quel moment?

    Cette question, je la pose pour l'hypnose à transe légère ou la transe très profonde comme dans la catalepsie induite.
     
  2. Altmaier

    Altmaier Membre

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    La transe hypnotique s'arrête dès que l'hypnotiseur s'arrête de parler, (au bout de quelques minutes)
    Cette peur de ne pas pouvoir sortir de la transe hypnotique est très courante, mais cela n'arrive jamais.
    Et cela quel que soit la profondeur de la transe
    J'espère avoir répondu à votre question.
    Bien cordialement.
    Jurgen
     
  3. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Ah bon, oui, en effet c'est bien clair. :)

    Bon alors la transe se défait mais les suggestions restent si elles sont efficacement implantées, c'est bien ça?

    Une autre question alors, tant qu'on y est: Est-ce que la transe profonde permets l'accès à plus profond dans l'inconscient que la transe légère?

    Est-ce qu'il y a des cas thérapeutiques ou on utilise une transe plus profonde comme celle des hypnotiseurs de spectacle?
     
  4. Eluno

    Eluno Membre

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    Je pense que la transe profonde permet l'accès à plus profond dans l'IC que la transe légère.

    Par contre, la profondeur de la transe n'est pas déterminante quant aux les résultats obtenus!
     
  5. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Non mais elle peut correspondre à des événements survenus plus jeune dans l'enfance non?

    Parfois je perçois chez mes patients qu'ils ont peut-être une ou des névroses liées à quelque chose qui serait arrivé au berçeau ou même à la naissance. La psychanalyse n'y peut pas grand chose car elle ne peut pas s'arrimer à des paramètres cognitifs référentiels parce que le bébé n'a pas de référence et que les souvenirs sont plus "ambiants", plus émotifs que factuels.

    De plus, il me semble avoir constaté que les suggestions implantées au niveau d'une certaine "couche" de l'inconscient sont moins efficaces si ces suggestions ne sont pas implantées dans une couche plus profonde de l'inconscient que le trauma à traiter. Je sais qu'un trauma névrotique qui a eu lieu plus tard dans l'enfance est déjà, juste avec la psychanalyse et un peu de comportemental, plus facile à traiter qu'un trauma qui a eu lieu au stade du nourrisson. C'est le pourquoi de cette question en fait.
     
  6. Altmaier

    Altmaier Membre

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    Il n'y a pas de regle, chaque cas est particulier, et il faut adapter la méthode en fonction de la personne à traiter, et non pas du cas thérapeutique à traiter.

    A mon avis, l'hypnose de spectacle n'est pas de l'hypnose pure, c'est un mélange de mentalisme, de prestidigitation, et d'hypnose classique.
    Mais il est vrai que pour produire la catalepsion totale du corps, il faut une transe profonde.


    Vous allez certainement avoir d'autres avis sur la question. Ce que j'ecris, je le pense, mais n'engage que moi.

    Cordialement.
    Jurgen
     
  7. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Ah ben quand je dis "cas thérapeutique" n'allez pas y voir quelque chose de classé dans le DSMIV, j'entends par là que chaque personne représente un cas thérapeutique particulier en effet.

    Il m'apparait logique, comme vous semblez le dire, que la transe plus profonde devrait donner la possibilité d'implanter des suggestions curative plus fortes, plus puissantes, plus efficaces, mais moi, je ne suis qu'un novice en la matière et c'est pourquoi je suis ici.

    Quand on nage dans l'inconscient il me semble que l'on nage toujours dans 300 mètres d'eau même si l'on flotte toujours vers la surface et les "deux mètres" de la métaphore. Cenpendant, si y'a un problème tout au fond de la piscine on fait quoi? C'est ce genre de truc qui me fait réfléchir... Si l'hypnose se prouve efficace à mes yeux, comme je le fait toujours, je l'appliquerai à ma façon et selon mon honnêteté intellectuelle, toujours dans le but d'améliorer la vie des gens. Pour appliquer quelque chose à sa façon, il faut en connaître les bases bien comme il faut.
     
  8. Altmaier

    Altmaier Membre

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    :idea:
    Pour ma part, en 20 ans de pratique, personne ne s'est jamais noyé au fond dela piscine, et je crois sincèrement que ce n'est pas possible.
    Un sujet en état d'hypnose reste toujours parfaitement maître de la situation. Et c'est lui qui décide ce qui est bon pour lui.
    Maintenant, vous avez raison, pour pratiquer, il faut bien connaitre les bases. Mais c'est en pratiquant qu'on devient praticien.....
    Bon courage dans la suite de vos recherches.

    Amicalement,

    Jurgen
     
  9. Eluno

    Eluno Membre

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    Je n'ai pas dit que la profondeur de la transe n'influait pas sur le résultat, simplement qu'elle n'était pas déterminante.

    Pour ce que j'en sais, la psychanalyse et l'hypnose sont des approches radicalement différentes.

    Il me semble que la psychanalyse (toujours pour ce que j'en sais!) est une thérapie durant laquelle on traite les traumatismes de manière consciente. On parle, on parle, et les émotions reviennent encore et encore. Ceci dans l'espoir qu'on se détache un jour, ou que l'on fasse le deuil dudit traumatisme.

    L'hypnose est orienté "programmation de l'inconscient", et plus communément "solution". En hypnose, si vous ne le savez pas, on considère que tout comportement, aussi abérrant puisse-t-il paraître, est régit par une intention positive. ie que l'IC a une bonne raison d'agir ainsi.
    Du coup, on entre en contact avec l'IC de la personne, et on lui dicte quoi faire, on l'oriente vers un autre comportement. On ne supprime pas un comportement, mais on offre à l'IC d'autres options, qui peuvent satisfaire le conscient. Ainsi, chacun y trouve son compte, et il n'y a plus de conflit entre les deux "parties".


    En hypnose, il y a une technique appelée dissociation. C'est une technique qui consiste à s'observer vivre une situation (l'association, c'est lorsque l'on vit un souvenir à travers ses propres yeux). En agissant ainsi, cela permet de couper toute émotion reliée à la situation traumatisante.
    Voici donc mon analyse de la psychanalyse (qui n'engage que moi également!).
    En psychanalyse, la personne parle, et cette parole ininterrompue provoque une transe légère, ce qui permet donc de "recadrer" le problème, et ainsi avoir une nouvelle position de perception du traumatisme, comme si c'était en dissocié. D'ailleurs, après qu'un patient ait trouvé la "réponse", cela ne m'étonnerai pas le moins du monde que la prochaine fois qu'il revive ce traumatisme, il en soit dissocié.
    Il en aura ainsi tiré les conséquences, en coupant tout le ressenti négatif lié à cette émotion -on n'a pas besoin de ressentir à chaque fois la brûlure pour savoir qu'il ne faut pas toucher une plaque chauffante.

    Enfin, pour vous répondre, Léo Lavoie, lorsque vous avez une caisse à outil, si vous achetez un marteau différent et supplémentaire, ça ne vous coûte que la place où il faut le conserver :D
    Et je pense que quand vous aurez goûté à l'hypnose, et à la satisfaction que vous aurez de ne plus voir vos clients s'orienter vers leurs problèmes, mais vers leurs projets, vous n'en serez que plus heureux ;)
     
  10. castorix

    castorix Membre

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    Bonsoir,

    Je m'efforce de donner quelques réponses ; n'y voyez pas de polémique arrogante, mais plutôt une tentative de présenter des différences importantes entre les approches. C'est pourquoi je vais mettre en relief ces différences, d'une manière un peu outrancière éventuellement. :)

    Je dirais que je n'implante jamais de suggestions.
    A la rigueur : je favorise une présentation sous un autre angle, du thème qui est important pour le patient (et qu'il apporte comme son "problème"), mais ce n'est pas moi qui décide ni de la vision que le sujet a initialement de son pb, ni de la nouvelle vision (le cas échéant), c'est lui qui "comprend" tout, sans que je puisse jamais être dans la compréhension exacte de ce qu'il vit.
    Mon travail est de favoriser un changement mais je ne sais pas d'abvance lequel, et c'est le patient qui décide quand il se saisit de l'instant qui passe.


    Première remarque : c'est un postulat de la psychanalyse (corrigez-moi si je m'égare SVP) que les refoulements sont inconscients, et dès l'instant où "le traumatisme cause profonde du symptome" (notion utilisée en psychanalyse) est refoulé, par définition il n'est pas conscient ; c'est pourquoi le thérapeute peut le comprendre mais pas le patient.
    Heu, les personnes qui lisent dans la pensée des Autres des choses qu'ils (les patients) ne savent pas sur eux-mêmes, ... :? ça ne me rassure pas. (quelque soit le métier !)


    Excellente remarque.
    Mais qui vaut exactement autant pour l'adulte : la mémoire (je dirais même plutôt : l'expérience conservée en mémoire, comme référence utilisable pour les expériences ultérieures) est perceptuelle, c'est à dire sensori-émotionnelle. La verbalisation n'en est qu'une version remâchée, intellectualisée. Ne correspondant pas au souvenir mais à une transcription ; c'est pourquoi la verbalisation est parfois source de prise de distance, de recadrage ; mais souvent n'apporte rien du tout ! (enfin, on peut dire cela quand le patient dit "je sais pourquoi ; mais je souffre toujours autant") (*)
    Et nous savons bien de nos patients qui souffrent d'un questionnement intérieur incessant, combien cela les conduit à des interprétations (source de problèmes). Les idéations obsessives des névroses obsessionnelles graves sont d'ailleurs considérées par les psychanalystes comme une patho à la limite de la psychose ! (et voilà un cas où une faille de la théorie est rebouchée au mastic)


    Ce raisonnement est une métaphore élégante, mais dont les limites sont celles d'une théorie entièrement basée sur le déterminisme linéaire (une cause => une conséquence etc).

    En fait les thérapies qui acceptent un travail psycho-corporel (pas besoin d'impliquer la verbalisation à chaque étape) sur les souffrances actuelles, font aussi bien mouche sur les blocages qui participent d'éventuels traumas anciens, puisque tout simplement les expériences négatives sont empilées !

    Pour diagnostiquer et soigner une tuberculose pulmonaire, la médecine allopathique n'a pas besoin de savoir dans quelle pièce de la maison, et quel jour la personne l'a attrapée, d'autant que c'est sans doute à l'extérieur et le sujet n'a probablement aucune idée de qui la lui a transmise ! En tout cas s'il a une idée sur la personne contagieuse, qu'il se trompe ou non, n'a pas d'influence sur la guérison...


    (*) Pour montrer la mauvaise foi des thérapeutes (au moins, dans le DSM) : ils déclarent que la dépression est ... (définition précise avec une durée de : + de 15 jours), exception faite du deuil, pour lequel le délai est fortement rallongé !

    Or, soyons honnêtes : chacun de nous peut se remettre de certaines disparitions très vite, et d'autres fois c'est très très pénible voire très très long, cela dépend de facteurs culturels-sociaux-familiaux- et de certains antécédents + une sensibilité congénitale pourquoi pas... donc quand une pathologie fiche par terre le modèle théorique, on déclare que c'est une exception, au lieu de s'avouer que c'est très simplement une preuve que la théorie est erronée ou très incomplète ! :wink:
     
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