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ARRET DU TABAC EN 1 SEANCE...

Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par Anonymous, 4 Septembre 2013.

  1. Anonymous

    Anonymous Invité

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    Je voudrais reprendre le lien ci-dessous et notamment le message de Amrita :

    http://www.transe-hypnose.com/forum/tra ... 03-10.html

    Ma question est : si la personne vient pour ce motif exclusivement mais qu'au cours de l'anamnèse, vous constatez un trouble anxieux important, et voire même d'autres aspects non réglés de sa vie personnelle.

    Si je résume bien, vous vous concentrez uniquement sur l'arrêt du tabac ?

    Honnêtement, j'ai vraiment du mal à croire qu'une séance soit suffisante...
    Et quand vous parlez de changement de comportement, d'habitude, c'est une évidence mais de là à changer en une séance une addiction qui sous entend la majeure partie des cas un état anxieux, je doute fort qu'une séance soit suffisante...

    Je suis plus optimiste pour les phobies spécifiques (peur de l'eau, ou de l'avion, ...)


    J'ai une nouvelle cliente qui me consulte pour ce motif "arrêt du tabac" mais au fur et à mesure de l'anamnèse et suivant mes questionnaires, elle souffre d'un trouble anxieux important, et de schémas erronés, donc il est évident pour moi que je ne concentrerais pas mon travail dans un 1er temps sur l'arrêt du tabac, elle le sait et accepte comme si finalement elle souhaitait travailler sur elle même sans vouloir l'annoncer d'emblée, peut être une forme de culpabilité de consulter pour les autres motifs (énoncés lors de l'anamnèse), et que l'arrêt du tabac était plus simple comme motif de consultation...
     
    Yqnn apprécie ceci.
  2. Anonymous

    Anonymous Invité

    j'ai envie de reprendre ce message également du même lien ci-dessus :
     
  3. xorguina

    xorguina Membre

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    culpabilité ou ignorance ?

    peut être que son addiction du tabac elle en est consciente mais qu'elle ne comprend QUE maintenant à la suite de tes explications que celà venait d'autres causes inconscientes qui pour elle était séparé, voir une conséquence , non une cause, qu'elle ne voyait pas lié .
     
  4. Anonymous

    Anonymous Invité

    Effectivement dans certains cas c'est possible qu'une prise de conscience se fasse à ce moment là, c'est aussi le but.

    Toutefois pour cette personne, ce n'était pas le cas, elle a été en psychanalyse de nombreuses années (évoqué lors de l'ananmèse) et a déjà pris conscience de certaines choses mais le travail en hypnothérapie est très différent de l'analyse...
     
  5. xorguina

    xorguina Membre

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    Tout à fait, c'est le but de comprendre que tout est lié .

    Ok, elle en était donc consciente

    il est donc clair que de ce fait elle se traine la culpabilité de savoir et pourtant ne pas y arriver...

    Je ne peux parler sur le travail d'une analyse et d'un travail hypnotique vu que j'en ai aucune expérience

    je me demande pourquoi dans le cas d'une analyse on lui a pas fait prendre conscience que son addiction est lié à d'autres causes

    et surtout comment arriver à traiter les causes premières afin de pouvoir l'aider dans son but d'arrêter de fumer

    car nous serons d'accord sur le fait qu'une seule prise de conscience n'est parfois pas assez suffisante afin de guerrir
     
  6. xorguina

    xorguina Membre

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    Pour ma propre expérience avec l'arrêt du tabac, ce que je peux en dire ce'est que ce n'ai aps vraiement le fait d'arrêter de fumer le plus dur (même si déjà rien que ça, ce n'est pas facile)

    mais bien le fait de tenir bon par la suite !

    et celà m'est donc plus difficilement supportable de commencer car j'ai cette peur de plusieurs échecs (réussites non acceptés) qui fait que je ne veux encore pas échouer et tenir sur la durée comme j'ai réussit pour le reste...

    Etant plutôt fière de ma première réussite et avec droit je n'apprécie pas dutout ne pas y arriver avec le tabac et culpabilise

    alors je fais en sorte d'accepter pour l'nstant mon "incapacité momentannée...ça grince là grrr et d'arranger, trouver une harmonie dans le changement pour que le moment venu, ou je me sentirais prête de foncer
     
  7. Gaelic

    Gaelic Membre

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    Qu'est-ce qu'une addiction ?

    Le tabagisme est-il vraiment une addiction ? Ou est-ce plus proche d'une habitude ? Y a-t-il différents profils de fumeurs pour lesquels c'est une combinaison de facteurs différents sont en jeu ?

    Vous dites qu'une addiction est un comportement compensatoire qui sous-tend un trouble anxieux. Vous pensez que c'est obligatoirement le cas pour les fumeurs ?
    Les non-fumeurs (qui n'ont pas d'addiction par ailleurs) sont-ils, eux, exempts d'anxiété ?

    Voyez, ce qui est intéressant, c'est que :
    - 30% des gens qui arrêtent de fumer le font seuls, par eux-même
    - une grande partie des 70% restants utilisent des patchs ou substituts, c'est-à-dire... des placebos
    - de nombreuses personnes arrêtent de fumer avec des approches non-psychologiques (laser, acupuncture, etc...)
    Donc, tous ces gens ne "traitent" pas leur trouble anxieux de la manière dont on l'imagine dans un cabinet de thérapeute.

    De plus, une grande partie des gens qui font de l'hypnose pour arrêter de fumer le font assez rapidement.
    Il est pertinent, je pense, de s'intéresser à ce qui fait que ces gens réussissent.

    Bien entendu, on peut passer 3 ans en psychanalyse et ne pas arrêter de fumer. Ce qui m'intéresse, ce sont les méthodes qui marchent, qui fonctionnent.

    S'il y a un trouble anxieux, j'essaye d'induire inconsciemment de nouvelles stratégies qui permettent à la personne de gérer cela sans cigarette. Et dans la mesure du possible, je traite aussi le trouble anxieux, mais cela se fait durant d'autres séances.

    Je pense qu'il serait contre-productif de chercher des "schémas erronés" dès le départ. Souvent, c'est inutile et la personne a des ressources qui lui permettent de se libérer du tabac sans avoir à régler tous les comptes avec son passé.

    Il arrive parfois que le véritable problème face surface après l'arrêt du tabac.

    Après, chaque praticien a sa manière de pratiquer. Sa manière d'expliquer son approche à ses clients.

    Certains sont orientés solution et diront "je ne sais pas combien de séances il faudra, mais le but est qu''il y ait un progrès à chaque séance".
    D'autres seront orientés psychothérapie et diront "vous pouvez arrêter de fumer si vous vous débarrasser de la cause sous-jacente, que nous devons traiter d'abord".
    Et d'autres ont une approche plus pragmatique et diront "je vais vous aider à arrêter de fumer, et vous pourrez revenir si vous sentez que vous en avez besoin et/ou qu'il y a d'autres choses à travailler".

    Rien n'empêche aussi d'avoir une approche intermédiaire : on s'ajuste selon le profil en face de nous.

    Exemple : dans ma propre pratique, je propose l'arrêt du tabac en 1 séance pour la majorité des gens, avec 2 séances supplémentaires gratuites.
    Ca marche bien avec une majorité de gens. J'imagine que les gens regardent sur internet, se renseignent, et choisissent l'approche qui leur convient.
    Certains reviennent me voir une semaine, un mois, un an après.
    Certains, je leur propose d'entrée de jeu de travailler différemment, et je leur propose 2 ou 3 séances. Mais même en touchant à d'autres sujet, je reste concentré autant que possible sur l'arrêt du tabac, qui est quand même la demande première du client. J'essaye de me garder d'avoir un objectif différent de celui du client. Après, si la thérapie doit déboucher sur d'autres choses, tant mieux.
    Et ca m'arrive aussi de refuser des clients, carrément, car je pense que mon approche ne convient pas à leur profil (soit je leur demande d'y réfléchir et de me recontacter dans un mois, soit je les oriente vers quelqu'un d'autre).

    Bref, je pense qu'un praticien a intérêt à se simplifier la vie et à simplifier les choses pour ses clients. Après, chacun trouve la façon de faire qui lui convient, et adapte.

    Arrêter de fumer en 1 séance (ou 2 ou 3) n'empêche pas de travailler sur les troubles anxieux après coup.

    Il y a aussi la possibilité de travailler "à la Rossi", c'est-à-dire en aveugle, orienté structure et non contenu. Ca marche pas mal non plus !
     
  8. Anonymous

    Anonymous Invité

     
  9. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    J'ai personnellement en vue deux psychologues qui continuent de fumer :

    L'un m'a dit qu'il connaissait parfaitement les éléments de son problème et qu'il était entrain de gérer

    L'autre est passé à la cigarette électronique qui semble lui convenir (alors qu' il suit lui-même en consultation des personnes qui ont des problèmes de tabac)

    Le summum de la carrière c'était le paradoxe d'un directeur qui a interdit de fumer dans l'établissement alors qu'il n'avait jamais été capable de s'arrêter de fumer lui même ! ( il avait même tenté l'hypnose !)

    Et un brillant hypnoformateur du pays, un des plus grands spécialistes de l' hypnothérapie, continue lui aussi de fumer ( il s'absenterait même discrètement à la pause au cours de ses formations :lol: )

    Pauvre cordonnier si mal chaussé...

    :roll:
     
  10. Anonymous

    Anonymous Invité

     
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