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Drogues et inconscient

Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par threetimes, 28 Janvier 2013.

  1. threetimes

    threetimes Membre

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    Tout d'abord, je ne cherche pas à créer un débat sur l'usage des drogues, ses dangers, les lois. Est-ce que c'est bien, mal, patati patata...
    Je ne parle pas de saletés qu'on se colle dans le narines ou de cachetons gobés en soirée.
    Je cherche seulement et simplement à mieux comprendre l'accès à l'inconscient, et comment voyager au plus profond de soi. On sait que des techniques telles que l'hypnose pour ne citer qu'elle permettent d’accéder à l'inconscient. Je ne peux m'empêcher de faire le lien avec l'usage de psychotropes enthéogène.
    Je parle de ces produits qui sont pour la grande majorité des plantes, utilisés depuis fort longtemps aux quatre coins du monde a des fins spirituelles et chamaniques.
    L'ayahuasca, les champignons, cactus et toutes ces substances hallucinogènes une fois consommés n'ont pas les mêmes effets sur l'usager mais ont cependant un point commun: un voyage intérieur, qui peut aller jusqu’à des strates très profondes de l'inconscient pour peu que le psychotrope soit utilisé dans un contexte adéquat à une introspection. Par exemple, traditionnellement l'ayahuasca est considéré comme un outil pour soulager un mal être ou une réelle souffrance psychique, ou encore pour chercher des réponses à des questions bien personnelles. La plante est une clef, assez "violente", qui ouvre une porte sur l'inconscient. Le tout est vécu par le biais d'hallucinations. Est-ce la une forme de thérapie?
    Peut-on utiliser ces plantes à un usage introspectif? La réponse me semble être oui, mais alors dans quelles conditions? Pourquoi l'Homme à toujours eu besoin d'avoir recours a ce type de plantes? Des tribus à des milliers de km, sans se concerter utilisaient au même moment ces plantes dans le même but.
    Si vous êtes ici, sur ce forum, que vous vous intéressez à l'hypnose, c'est que quelque part vous êtes sans doute tout comme ceux qui ont déjà consommé ces plantes, des voyageurs du Soi.
    Quel est votre avis sur la question, ça m’intéresse...
     
  2. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Alors:

    Une forme de thérapie... parfois sûrement (médecine chamanique, expulser un mauvais esprit avec une transe visuellement impressionnante, pourquoi pas, ça peut symboliquement aider la personne a évacuer autre chose), et parfois sûrement pas (emprise, abus, manipulation, décompensation...).
    Usage introspectif? Mouais, enfin les bads trip c'est pas rare et je ne suis pas sûre que ça apporte grand chose. Et puis il y aussi les personnes qui décompensent complétement...
    Les conditions? Surveillance médicale? Ou ne pas faire ça?
    Pourquoi l'homme toujours besoin? Pas du tout d'accord avec ce présupposé. Si les drogues sont présentes dans certaines cultures dans certains rites ce n'est pas toujours le cas.
    Des milliers de km... Bah ouais parce qu'ils avaient constaté un effet et qu'ils le recherchaient. Sans se concerter on mange des pommes aussi. On a testé on est pas mort, on a moins: pomme ok, cool, remanger. Plante X brûler ou manger houa ma maaaaain elle est bizarre: plante rigolo, recommencer brûler ou manger. Plante Z: moins bobo si sur bobo, vomir si manger: plante Z: pas manger, mettre sur bobo. Gamin B: si je crie maman me file des bonbons: crier cool, recommencer. On teste, on apprend.

    Pour conclure par ton introduction: en ce qui me concerne jouer avec les drogues je ne trouve pas ça malin (avis perso): c'est dangereux, c'est illégal, ça enrichi les mafias...
    Justement parce que je pratique et que j'aime l'hypnose, j'estime qu'on peut se faire des superbes voyages intérieurs sans se défoncer.
     
  3. Philou13

    Philou13 Membre

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    Bah disons que les années 70 le flower power ,les trips psychédéliques c'est pas mon truc ...Bon je dis pas hein un pti verre de jack daniells ou 2 un soir de déprime j'ai rien contre ...
    Le reste ben nada pour moi ...
    Je pense que tu te fais une fausse idée de l'hypnose et des hypnotiseurs ...Ya pas que de joyeux illuminés ...
     
  4. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Il y en a qui ont besoin de drogues pour être en toujours plus en ivresse pathologique, avec de plus en plus de drogues et de plus en plus souvent.

    Il y a ceux qui savent s'imaginer en ivresse hypnotique et là c'est vraiment génial et totalement confortif de ne jamais penser à autre chose que d'aimer à le transmettre...

    8)
     
  5. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

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    Quand vous rêvez la nuit, vous faites chaque nuit ce voyage au fond de vous même.
    Dans ce contenu qui s'impose à vous, que vous ne choisissez pas consciemment, dans le film que vous vivez, sans savoir que c'est un film , ni en connaitre l'issue... Et là vous HALLUCINEZ.

    Alors vous le faites fréquemment, sans le savoir, et votre monde interieur se joue et rejoue de façon variée, et vous pouvez choisir de l'explorer, de l'observer, de vous y attarder, y a t'il besoin de drogues pour cela ?

    Et d'apprendre à rêver, comme diraient les chamans
     
  6. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    L'hypnose c'est de se réaliser pleinement, sans avoir besoin de drogue ou d'alcool.

    :p
     
  7. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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  8. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

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    Le vrai problème des drogues, c'est évidemment celui de la dépendance. Mais, alors que nous parlions justement des dépendances, alcool, drogue ou sexe ou autre..., alors que je justement j'interrogeais certaines de mes connaissances à ce sujet en leur demandant "mais pourquoi avons-nous seulement besoin de ces envolées : même le plaisir est une forme de drogue !"... une amie anthropologue se tourna vers moi en me disant : "les peuples consomment des drogues depuis la nuit des temps !". Elle avait bien raison !
    Alors, je crois que la question qui est posée ici n'est pas celle de la dépendance, mais plutôt celle de l'intérêt introspectif des drogues. Katia rappelait que nous rêvions toutes les nuits... mais l'on peut aussi citer les recherches en psychologie transpersonnelle, et notamment Stanislas Grof qui a fondé toute une théorie sur les effets du LDS et les souvenirs traumatiques qu'il permettait d'élucider.

    Le plaisir est également une drogue, l'endorphine est précisément un dérivé de la morphine, je ne vous apprends rien. La dopamine un véritable dopant... et j'en passe. Bref, le cerveau fonctionne à la drogue !

    Maintenant, est-ce que ça présente réellement un intérêt ? Peut-on se droguer, s'alcooliser, fumer du cannabis pour la science ? Je ne suis personnellement pas convaincu par les théories de Stanislas Grof et je n'ai pas réellement l'impression d'apprendre quelque chose d'une nuit d'ivresse... si ce n'est de peut-être un peu mieux me connaitre... ou encore, d'avoir pu me détendre - un moment - .

    Mais quoi qu'il en soit, s'il faut supposer que le rêve est la porte d'entrée de l'inconscient, alors, surement, que les hallucinogènes sont également une porte d'entrée. D'ailleurs, ce n'est pas sans me rappeler une étude du science et vie qui justement expliquait - en substance - que l'effet hallucinogène pouvait soigner les dépressifs et même les accrocs ! Si je me souviens bien, il semblerait que cela compense un manque de sommeil paradoxal...

    Au minimum, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l'eau du bain...
    Et de toute manière, ce n'est pas en brûlant Epicure qu'on devient plus Cartésien... ;-)
     
  9. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    [align=justify]Il y a aussi le problème du mot "drogue" qui est trop flou, pas objectif.
    Pour quelqu'un qui consomme occasionnellement de l'alcool et n'a aucun problème avec sa consommation on ne va pas considérer l'alcool comme une drogue, pour un alcoolique, c'est une drogue; pareil pour des produits ou des situations légales (sexe, chocolat, sport, jeux...).
    Par contre d'autres produits (dans notre société) sont d'office classés dans les drogues (cannabis, tabac, cocaïne, héroïne...).
    Et puis il y a aussi le légal, le médical, les psychotropes prescrits par exemple.

    Dons là, en parlant tous de drogues on pouvait parler derrière de dépendance essentiellement liée à l'utilisateur, ou des certains produits illégaux ou légaux ayant une très forte tendance à développer une dépendance chez le consommateur ou des produits ayant des effets psychotropes.

    "Le plaisir est également une drogue, l'endorphine est précisément un dérivé de la morphine, je ne vous apprends rien. La dopamine un véritable dopant... et j'en passe. Bref, le cerveau fonctionne à la drogue !"
    Je ne suis pas d'accord avec toi. Pourquoi le plaisir serait-il une drogue? Considères-tu que respirer est une drogue? Si la morphine et les dérivés morphiniques donnés artificiellement à un corps ont un effet sur lui c'est parce que naturellement, biologiquement, nous avons des récepteurs prévus pour des molécules proches et que de manière saine cela sert le fonctionnement de notre corps et de notre esprit. Notre corps est prévu pour dormir, se réveiller, faire des actions, manger etc. et il a les hormones qui vont avec, comment considérer cette mécanique comme une drogue? Est-ce être drogué que de vivre? Bref, je ne suis pas du tout d'accord avec ce que semble recouvrer ta définition de la drogue.

    Après ça les psychotropes sur des personnes qui sont malades et pour tenter de les soigner c'est autre chose que de considérer les drogues hors de l'aspect médical. Encore que dans ton exemple on pourrait se demander si quelques séances de rêve éveillé et/ou hypnose ne seraient pas plus profitables et moins dangereux.
    Beaucoup de peuples ont consommés des drogues, mais cherchaient-ils vraiment une introspection? Certains peut être, sûrement, mais pour d'autres n'était-ce pas au contraire quelque chose à l'extérieur d'eux qu'ils cherchaient? Combien de rites religieux utilisent des drogues? Et dans ce cas ne serait-ce pas les dieux, Dieu, les esprits etc. qu'ils cherchaient?

    Après ça je n'aime pas ces phrases "mais pourquoi avons-nous seulement besoin de..." car il présuppose un besoin que, personnellement, je n'estime pas être du tout une généralité, ni un besoin; que cela banalise l'usage de drogues.



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    Bon, après ça, on est pas la seule espèce à se faire des trip, hein!
     
  10. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

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    Bonjour Prudence,

    Mon raisonnement est relativement simple : si le plaisir sécrète des morphines naturelles et que les morphines naturelles sont une forme de drogue, c'est donc que le plaisir est une forme de drogue.
    Tu me diras qu'avec les syllogismes on peut aussi démontrer que Socrate est un âne... mais tout de même !
    Je pense que le plaisir n'est rien d'autre qu'une récompense mentale, une sorte de repos après l'effort qui permet de maintenir un équilibre du type stimulation/repos, contraction/relâchement... En fait, je crois que le plaisir existe précisément pour maintenir en nous notre capacité à l'effort.
    Le meilleur exemple est celui du sportif qui se sent bien après le sport parce qu'il est finalement shooté à quelques hormones naturelles de plaisir (quand il n'a pas utilisé de dopants !)
    Certains vont trouver cette définition du plaisir assez réductrice et Stanislas Grof arguerait surement d'un "oui, mais...", tout comme, les irréductibles de "l'Amour avec un grand A", aimeraient y voir autre chose qu'un jeu d'hormones. On me reprochera, en gros, de trop intellectualiser... de faire du "biologique" avec du "psychologique"
    Ma foi, je pense que les choses vont ainsi, jusqu'à preuve du contraire...

    Mais, je vous rassure, ça ne gâche pas le plaisir que l'on peut éprouver, bien au contraire, le but serait plutôt d'apprendre à en profiter sans nuire à la santé.
     
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