Faut il avoir fait u travail sur soi même?

Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par Altmaier, 27 Mai 2009.

  1. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Plusieurs posteurs affirment qu'un hypnothérapeute qui n'a pas fait de travail sur lui même ne peut pas aider les autres.

    Pour ma part, je n'ai pas fait de travail sur moi même.
    Quand je parle de travail, je parle d'une thérapie avec un thérapeute.
    Peut être suis je une exception? :roll: :roll:
    Je pense qu'a force de pratique, je me suis forgé une philosophie de la vie que me permet de gérer mes sentiments et mes ressentis, et je ne comprend pas très bien ceux qui soutiennent qu'il faut avoir fait un travail sur soi même. :arrow: :arrow:

    Mais je ne demande qu'a comprendre. :idea: :idea:

    Alors, expliquez moi, et que ceux qui sont comme moi donnent également leurs avis.

    Cordialement;

    Jurgen :wink: 8)
     
  2. Klok

    Klok

    Inscrit:
    21 Février 2009
    Je connais un ami qui n'en a jamais fait et qui, entre nous, est bien le dernier a en avoir besoin.

    Personnellement j'ai eu une éducation morcelée qui fait que j'ai du très tôt me prendre en charge et me construire... de travers !

    Le modèle le plus clair que je connaisse aujourd'hui pour expliquer ça : PAE de l'analyse transactionnelle

    si un thérapeute n'a pas appris AVANT d'exercer (perso je fais ma thérapie en apprenant la PNL, une pierre deux coups) à se reparenter on risque de tomber dans des jeux psychologiques avec le client
    en gros tant que le thérapeute n'a pas une position de vie +/+

    et un jeu psychologique si on n'en a pas conscience et que ça n'est pas volontaire ni partie du plan thérapeutique c'est un client qui repart avec son problème.

    Ca peut être un problème de self estime. Imagine :
    j'en ai une dans les chaussettes et un client avec un sourire freedent vient me voir pour m'exposer son problème avec sa troisième maitresse. Moi je suis un looser et je n'ai même pas UNE femme...
    La risque (je dis bien le risque) est énorme : je risque de partir sur du -/+
    d'être dans l'enfant (c'est pas juste ! connard ! il pourrait se contenter de ce qu'il a !) là où le client me demande du parent et de l'adulte

    Si le soucis du client fait appel à un désir de pouvoir en nous on risque de créer une dépendance (symbiose selon le modèle PAE)
    c'est d'ailleurs ce qui se passe avec un gourou.
    (On le dit souvent, il devient un "papa")

    Faire sa thérapie c'est être capable d'aimer et de ne pas prendre parti



    sinon, comme dit mon prof : " t'es morte "
     
  3. valikor

    valikor

    Inscrit:
    9 Septembre 2008
    Perso mon seul travail est en autohypnose.

    a 25 j'ai trié mon éducation car je me suis aperçu que mes parents avaient tort sur un point. Ma formation scientifique me fait préférer la réalité à ce qu'on croit....
    donc j'ai trié et gardé que ce qui me paraissait pertinent. Jusqu'à preuve que je me trompe, je garde.

    je sais qui je suis, où je veux aller. je me sens bien. Je me stresse des fois, mais c'est pour des choses importantes à mes yeux.
    j'ai pas de symptômes et je me sens heureux.

    et comment pourrais je faire un travail avec quelqu'un dont je sens qu'il a plus de souffrances et d'émotions en lui que moi? S'il les a encore c'est que c'est bien la preuve qu'il n'est pas assez efficace comme thérapeute...

    certains partent du postulat que tous le monde a besoin d'une thérapie... C'est avoir bien peu d'espoir alors en l'homme....

    Edit : de temps en temps je discute avec une collègue thérapeute bien plus expérimentée mais cela me sert juste à affiner ma compréhension et mes compétences de thérapeute. et je l'ai modélisée du coup, je peux utiliser son modèle en AH avec mes propres compétences....
     
  4. rfi33

    rfi33

    Inscrit:
    13 Août 2008
    juste une petite question tu fais comment pour modéliser? parce que le concept me parait intéréssant mais j'ai du mal à faire le distinguo entre modéliser et imiter .
    merci même si cette question a peut etre déja été traitée
     
  5. Klok

    Klok

    Inscrit:
    21 Février 2009
    comment faire pour modéliser ?

    tu sors mille balles de ton compte et tu vas voir un formateur en PNL

    sans payer ? ha tu peux avoir de la merde si tu veux, et c'est sans aucun doute que tu en auras si tu ne prends pas le temps et l'énergie d'apprendre cette notion/capacité et ses implication...
     
  6. corfinas

    corfinas

    Inscrit:
    5 Mai 2007
    Hello,

    un poil brutal comme réponse mais c'est un peu vrai, une bonne modélisation c'est finalement assez long (d'ailleurs faut que je révise tout ça pour fin juin et ma certif de maitre prat PNL, si je fais un résumé, je le mettrai sur le forum, si ça peut servir ...)

    Et pour revenir au sujet principal de ce post : faut-il avoir fait un travail sur soi même avant d'exercer ou pas ? là je dirai : ça dépends :D

    Ça dépends, à mon avis, notamment de l'importance qu'on accorde à la valeur exemplarité, pouvoir dire à ses accompagnés : "moi aussi, j'ai sorti mes problèmes devant qqn d'autre et j'en suis ressorti grandi" ça peut les aider à s'ouvrir, on pourrai dire qu'ils modélisent inconsciemment cette ouverture vers autrui. Et puis perso j'apprends bien les techniques quand je les vis en tant qu'accompagné. Et si je choisis un thérapeute ou un coach, j'aime bien savoir s'il est supervisé ou s'il a fait un travail sur lui même, ça me rassure, je me dit qu'il a eu le courage de se mettre à nu devant qqn d'autre.

    Je suis donc en ce moment en formation PNL, et en plus de l'auto-hypnose que je fais très souvent, j'ai consulté une hypnothérapeute, je fais des séances avec une kinésiologue qui fait aussi de la PNL, j'ai fait des journées de constellation familiales ... et franchement tout ça m'a fait beaucoup de bien et ça a, à mon avis, bien amélioré mes capacités d'accompagnant, je suis d'ailleurs en train de me dire que pour faire un bon coach-thérapeute va falloir que je continue ce travail de façon plus systématique et plus régulière et dans le futur, en activité, j'envisage assez naturellement une supervision.

    Le risque opposé, style autodidacte, est, à mon avis, le coté "faites ce que je dit, pas ce que je fais" et puis je suis entièrement d'accord avec les risques qu'évoquaient Klock avec les +/+ et -/+.

    Après si qqn d'assez dissocié arrive à s'auto analyser, à s'auto coacher, comme Jurgen ou Valikor, pourquoi pas mais perso ça me semble dur d'aller aussi loin et d'être aussi efficace en auto-coaching qu'en étant accompagné par qqn d'extérieur.

    a+
     
  7. Corfinas, je partage tout à fait votre point de vue, je trouve qu'élargir ses connaissances dans ce domaine ne peut être que bénéfique, et comme vous dites très dur de s'auto-analyser.

    Je pense que dans ce métier, il n'y a pas de limites, on est toujours en quête de développement personnel afin de mieux appréhender toute la complexité de l'être humain, et je pense que la spiritualité fait à ce moment là partie intégrante de notre manière de penser même peut être avant... :lol:
     
  8. chadoc

    chadoc

    Inscrit:
    4 Mars 2008
    ça serait intéressant de savoir si une étude a été faite sur ce point: quelle proportion de thérapeutes ont consulté un collègue pour eux-mêmes et quelles répercussions sur leur pratique. Je pense qu'à défaut d'avoir consulté soi-même pour un problème, il est quand même préférable de montrer ce que l'on fait (concrètement, en live ou sur des videos) à un superviseur ou en groupe de pairs. Important pour entretenir sa capacité à prendre du feed-back +++; sinon faudra pas s'étonner d'avoir des clients "résistants" :wink: . Un auto-examen de sa pratique seul sans jamais de regard extérieur comporte le risque d'être biaisé par ses propres mécanismes de défense.
     
  9. Ben il y en a déjà qui ont répondu à cette question par la négative, mais je trouve effectivement le feed back est une notion importante.
     
  10. valikor

    valikor

    Inscrit:
    9 Septembre 2008
    de toutes les façons, quand je rencontre des difficultés, j'en discute avec des pairs, ma collègue de cabinet, que je vois d'ailleurs régulièrement environ tous les mois et demi, 2 mois, pour un discussion à bâtons rompus...
    ca me sert à approfondir ma réflexion, elle me sert de miroir, mais pour le passage à l'action, je me fais confiance...

    d'ailleurs, avec quelle fréquence pratiquez vous l'autohypnose? et combien de temps en moyenne?

    moi je l'accompagne de stimulation bilatérale alternative en audio... en plus.

    Ca me sert à vider le stress accumulé entre autres choses.

    pour la modélisation mon inconscient s'est débrouillé : de ce que je ressens du modèle, c'est le coté miroir, bienveillance, remise en question en douceur et mes propres compétences qui se complètent aux siennes.

    Valikor

    PS : Ce n'est pas tant que l'on ait travaillé sur soi qui est important, que le fait d'aller complètement bien pour moi. De façon à éviter de projeter ses problèmes sur l'autre.
     
  11. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Cela sous entend qu'au départ, tout le monde devrait avoir des problèmes??
     
  12. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Entièrement d'accord avec vous, alors comment faire, quand on est tout seul sur son ile, sans véritables confrères???
     
  13. chadoc

    chadoc

    Inscrit:
    4 Mars 2008
    Peut-être des intervisions via la webcam, pourquoi pas... vous avez skype?
     
  14. corfinas

    corfinas

    Inscrit:
    5 Mai 2007
    Hello,

    Pour l'isolement sur l'ile, il y a effectivement heureusement internet avec par exemple le forum sur lequel nous sommes. Jurgen, vous êtes donc en plein dans le mille avec ce post ! :D

    Et pour répondre à Valikor, là aussi les discussions avec ses pairs, effectivement moi je considère ça comme une sorte de supervision.

    Par contre l'auto-hypnose aussi profonde et régulière qu'elle soit, c'est bien, mais je ne sais pas si elle permet d'aller "là où ça titille" par une sorte d'auto-protection, ses propres mécanisme de défense, comme dit chadoc.

    Cela dit effectivement si on se sent complètement bien comme ça ... attention à ce que se soit un vrai "complètement" et pas un "ça va bien" qui sonne faux comme j'en entends tous les matins.

    Et pour revenir à une question de Jurgen "est ce tout le monde à des problèmes au départ ?" tout le monde peut-être pas, mais il me semble que qqn qui veut faire de l'accompagnement a du en rencontrer qques uns sur sa route et les résoudre et savoir comment il a fait pour les résoudre consciemment pour pouvoir expliquer et transférer la résolution.

    a+
     
  15. Corfinas, moi j'aime bien votre façon de pensée qui me paraît très juste et résonne avec mes idées sur la question.

    Vous allez me faire changer d'avis sur la PNL qui pour moi n'avait pas une approche thérapeutique comme je le pensais au départ mais votre résonnement me fait réagir différemment., comme quoi ... :wink:
     
  16. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Oui, certains posteurs sont intéressants, mais cela ne remplace pas le contact direct.

    Et pour répondre à Chadoc, oui, j'ai skype.
    Que proposez vous?

    Bien à vous,

    Jurgen
     
  17. Klok

    Klok

    Inscrit:
    21 Février 2009
    en plus d'être une capacité.
    L'apprentissage "dans la tête" est une partie de l'apprentissage de la capacité... non la totalité
    sinon les formateurs seraient morts depuis longtemps et la fortune des éditeurs aurait dépassée celle des rois du pétrole...

    d'un certain point de vue ce pourrait être un détail important oui
    d'un autre ce pourrait être juste une pauvre faille narcissique du thérapeute qui n'a pas fait sa thérapie...
    Après je suis à 100% de raconter sa vie à son client. Moi même je le fais fréquemment, ça contribue à entretenir un rapport de qualité (qui est aussi aimer son patient)

    marrant, j'ai cru aussi les apprendre dans ce cadre.
    Et puis récemment je me suis rendue compte que ainsi je n'avais pas une approche globale et, qui plus est, que la technique sans le contexte (la globalité spécifique et unique de cette thérapie/séance) était un peu comme... euh... j'allais devenir vulgaire (l'émotion inspiratrice surement)
    mais si tu arrives à avoir tous ces niveaux d'attention en même temps lorsque tu subis la technique, chapeau.

    j'ose espérer que ça nous est tous arrivé mais que peut être certains l'ont discrètement amnésié.
    Je dis ça, je dis rien... c'est vrai que si mon thérapeute n'a jamais su se mettre à nu, en plus d'être d'une espèce bigrement de mauvaise foi, il aura sûrement une vie sociale et une sexualité médiocre... warning : risque qu'il fasse sa thérapie sur moi (sans mauvais jeu de mot) en comblant ses failles narcissiques et adoptant une position de vie malsaine...

    vais lancer un poste à ce sujet ce soir ou demain (même si d'une certaine manière à 4h du mat on peut dire que c'est ce soir ET demain. Pour moi demain c'est après mon gros dodo, na)
    pas l'impression que tout le monde ai une approche non linéaire de l'apprentissage... ça me fait peur qqpart car cela impliquerait, si je ne me trompe pas, une belle brochette de thérapeute tout particulièrement médiocres...

    en voilà un garçon intelligent, tu auras un bisou!

    warning : présupposé détecté.
    il faut être en transe de dissociation pour s'auto analyser ? :s
    il me semblait qu'elle intervenait dans le processus mais pas qu'elle le résumait.
    Enfin moi je dis ça... ça se trouve j'ai une représentation beaucoup trop dynamique de l'apprentissage dont l'auto observation est une composante. Sais pas.

    de s'auto analyser ou de faire preuve de lucidité au moment opportun dans le processus ?

    spiritualité ?
    que veux tu dire ?
    je comprends mal puisque toute chose qui se prend au premier degré est tout à fait le symptôme du non spirituel (vraie question inside)

    ce serait très intéressant mai proprement inapplicable et inobjectivable

    +1000000000 !

    sinon vous pouvez toujours essayer l'ignorance, en effet

    je vous en prie, pas de sujet polémique... :lol:

    le chi kong c'est pas mal aussi
    je me prends moins la tête et ça marche aussi bien ^^

    +10000

    même si les deux peuvent se confondre
    notamment quand on part avec un handicap (croyances participant à une dysfonctionalité)
    et j'ai la croyance que toute personne ayant le désir de devenir psy part avec un handicap...
    (notez bien que je reste politiquement correcte)

    mon thérapeute disait qu'un gars qui n'avait pas de problème allait bientôt en avoir un gigantesque du au fait que nous ne vivons pas à bisounoursland (les "pb" sont intégrés à la représentation populaire de l'homme, presque (je reste polie) confondus avec lui même)

    moui
    même si me semble pas que ce soit ici que vous trouverez de l'abondance
     
  18. corfinas

    corfinas

    Inscrit:
    5 Mai 2007
    Hello,

    Je viens de poster une trame de modélisation dans la rubrique PNL/modélisation sur le post "savez vous modéliser".

    Ca m'intéresse, j'ouvre un post là dessus dans la rubrique auto-hypnose, Valikor, c'est avec plaisir que je lirai vos réponses.

    a+
     
  19. valikor

    valikor

    Inscrit:
    9 Septembre 2008
    super, avec plaisir.
     
  20. Leo Lavoie

    Leo Lavoie

    Inscrit:
    7 Janvier 2009
    Moi je reviens sur votre question Altmaier, En psychanalyse, oui définitivement. Mais c'est un principe de base. Y'a des gens qui ont fait trois ans de thérapie qui sont plus mal foutus que d'autres qui n'ont fait que de l'introspection.

    En hypnose, je dirais que ça dépend de l'individu et aussi de la sorte d'hypnose pratiquée je dirais.

    Si l'on part du principe, que je trouve très discutable, que notre inconscient sait quoi faire et quand et ou trouver ses ressources et qu'elles sont parfaites et ainsi de suite alors il suffit de l'emmener en transe et lui suggérer ça... Pas vraiment besoin d'être sain dans ses baskets psychiques...

    Mais, bon, à part ce principe là... même en considérant que le seul danger d'un hypno mal foutu dans sa tête c'est que les résultats ne seront pas au rendez vous, alors au moins il y danger de gaspiller son argent avec hypno un peu trop névrosé.

    Mais je vous assure cependant, et je l'ai vu, qu'un psychothérapeute tordu peut faire beaucoup de tort à une personne. Et ils se retrouvent souvent dans le camp de ceux là qui recoivent toutes les reconnaissances sociales sans avoir fait une seconde de thérapie eux même en tant que patient...Ça c'est bien des psychiatres et des psychologues.
     
  21. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Je suis entièrement d'accord avec vous, comme un mauvais prof peut faire du mal à son élève, ou un banquier verreux peut ruiner un petit épargnant.

    Mais je crois qu'on s'éloigne du sujet???

    Jurgen :wink: 8)
     
  22. valikor

    valikor

    Inscrit:
    9 Septembre 2008
    c'est clair... j'ai reçu il y a quelques semaines une patiente qui avait vu une psychiatre spécialisée en boulimie et sa méthode c'était faire peur aux patients... résultat : la boulimie s'est calmée mais les angoisses sont apparues...ce n'est pas une amélioration de mon point de vue...
     
  23. Klok

    Klok

    Inscrit:
    21 Février 2009
    pas d'accord
    il peut mettre le bazar. Si la personne n'a pas qq notions en la matière ce peut être assez bouleversant car elle peut ne pas comprendre que ses représentations on été changées maladroitement, non qu'elle ne croit plus en l'amour (par exemple)

    je ne développe pas mais vraiment l'HE mal faite ou n'allant pas exactement vers ce que veut le patient (et si, pour une raison ou pour une autre les "et votre inconscient saura etc" ne font pas leur boulot) bonjour les dégâts

    j'ai du déjà le raconter ici mais j'ai connu un gars formé en HE qui s'en servait sur des femmes pour les persuader que coucher avec lui était souhaitable et merveilleux.
    Certaines femmes se rendent compte après coup (c'est le cas de le dire...) qu'elles ne voulaient pas cela. Des parties d'elles ont été étouffées/anesthésiées temporairement par l'hypnose de l'homme en question, l'air de rien, autour d'un café.
    Je ne vous passe les détails de la connexion avec la partie bafouée... un carnage. Traumatique au possible.
    Il n'avait pas oublié de créer une fascination chez la femme avant de sorte à ce que son "amour" se maintienne malgré le trauma en toute cohérence.
    J'ai déjà été hypnotisée de cette manière et ça demande une véritable "réparation".

    Bigre non non et non
    de l'hypnose mal faite, au pire, ça fait de gros dégâts à des parties importantes de soi !
     
  24. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Bigre, que cela fait peur.

    Vite bannissons HE.

    Non, sérieusement, si vous croyez vraiment ce que vous écrivez???

    Bien à vous,

    Jurgen
     
  25. Klok

    Klok

    Inscrit:
    21 Février 2009
    outils puissants : grandes responsabilités

    on modifie directement les représentations et fonctionnement des gens
    le pire c'est que ça marche

    qu'est ce qui vous parait absurde dans mon récit ?
    qu'est ce qui vous gène ?
    n'hésitez à pointer les "fautes"/incohérences ou bêtises ^^

    vous pourriez me faire changer d'avis!!
     
  26. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Je l'espère.

    Il est vrai que je ne pratique pas l'hypnose dites ericksonnienne, mais l'hypnose traditionnelle, ou bien un mélange des genres. et cela depuis plus de 20 ans. Je pense donc avoir une petite expérience.

    Ma théorie, c'est que l'hypnotiseur n'a aucun pouvoir sur l'hypnotisé, il ne fait que permettre au sujet d'aller en transe, et dans la transe, c'est le sujet qui a des pouvoirs.
    C'est lui qui décide ce qui est- bon ou mauvais pour lui.

    Attention, je n'ai pas dit que l'on ne pouvait pas amener les gens à faire des choses qu'après il vont regretter, mais on n'a pas besoin d'hypnose pour cela.
    Cela s'appelle de la manipulation.

    Bien à vous,

    Jurgen :wink: 8)
     
  27. Klok

    Klok

    Inscrit:
    21 Février 2009
    j'ai un gros cas de conscience à ce sujet car je n'arrive pas à prendre position qui soit impossible à contre dire.

    Je m'explique

    je suis d'accord avec vous (merci du recadrage :oops: ) et cela me gène énormément

    car s'il l'on suppose un hypnotiseur qui a utilise consciemment son art à un instant T dans le but d'avoir un rapport sexuel avec une femme (qui n'est pas plus partante que ça) et qui se fout des conséquences autres/de prendre soin d'autrui

    Oui c'est la femme qui, inconsciemment ne lutte pas contre l'hypnotisme du monsieur
    Non il n'a pas tous les pouvoirs
    Oui une hypnose c'est un tango à deux qui perd son sens s'il est joué seul

    mais dans la vie, la vraie
    j'aurais tendance à considérer que ce que veut la femme provient de son conscient auquel elle est identifiée à cet instant
    même si d'un autre point de vue ce qu'elle veut c'est aussi son inconscient...
    les deux se tiennent.

    j'ai du mal à prendre position

    en vous lisant je me suis sentie bête et me suis libérée en une seconde de tous les débris d'hypnose ratée que j'avais dans l'esprit.
    J'ai cessé d'y croire

    Alors serait ce plus respectueux (qui va vers sa préservation) de la vie humaine que de considérer dans un tel cadre la subjectivité des personnes en piste ou bien...

    franchement je ne sais pas
    je manque cruellement d'information et de recul sur le processus

    si vous avez des pistes, n'hésitez pas.


    édition:
    me demande si par "prendre la subjectivité des personnes en piste" je ne parle pas de prendre au premier degré les émotions négatives de la femme (en position de victime -/+) dues au le jeu psychologique qui se joue inconsciemment entre les deux protagonistes
    dans ce cas il faudrait émotionnellement être OK avec ces émotions UNIQUEMENT et non avec le jeu.

    Ha!

    merci jurgen, je crois que ce que je cherche est de prendre position sans rentrer dans le jeu psy tout en l'intégrant à la compréhension du processus :p :p :p
     
  28. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Mais non, ne soyez pas gènée, c'est tout à votre honneur de reconsidérer votre point de vue.
    Et votre raisonnement qui suit est très bon.

    Bien à vous.

    Jurgen :wink: 8)
     
  29. Bachet

    Bachet

    Inscrit:
    31 Mai 2009
    Merci pour ces échanges très agréables à lire ! :D
     
  30. valikor

    valikor

    Inscrit:
    9 Septembre 2008
    pour moi, l'esprit d'une personne, c'est comme la mer :
    la surface c'est la conscience, les profondeurs, c'est l'inconscient.

    Souvent pour nous, les choses n'existent que si elles arrivent à la surface, pourtant elles existent bien avant....


    Et la surface, c'est l'endroit ou se mixent plein de choses : les apports extérieurs mais aussi là où certains courants, qui remontent des profondeurs, en rencontrent d'autres ce qui provoque un phénomène de mélange ou de synthèse. Pas de conscience = pas de synthèse = pas de surface, cela veut dire que l'hypno peut "choisir " quel courant il va utiliser puisqu'ils ne se rencontrent plus...
     
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