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Hypnose: les scientifiques ne se laissent pas endormir...

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surderien

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Libération « Hypnose : les scientifiques ne se laissent pas endormir »

« L’Inserm a mené sa première évaluation sur l’hypnose en milieu médical.
Le résultat est mitigé », révèle Libération.

https://www.liberation.fr/france/20...ntifiques-ne-se-laissent-pas-endormir_1659194

« C’était, il y a deux ans, pour la première fois, l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) entreprenait une évaluation de la pratique de l’hypnose. Pour cela, les chercheurs ont travaillé sur toutes les études publiées, soit près de soixante essais cliniques », précise l’article.
« Premier enseignement, la pratique est très hétérogène. Le concept est mal défini, entre l’hypnose de cabaret ou de cirque pour épater le spectateur, l’autohypnose ou l’hypnose ericksonienne (approche thérapeutique souple basée sur les enseignements du psychiatre et psychologue américain Milton Erickson) », observe Libération. «On peut d’ailleurs se demander s’il est légitime de nommer tout cela avec le même mot», s’interroge l’Inserm.
« Mais surtout, est-ce que cela marche ? », se demande Libération. «Il y a un corpus assez solide autour de la prise en charge de la douleur et entre autres de la douleur en anesthésiologie […]. Un faisceau d’arguments indique, par exemple, une diminution de prises de médicaments en anesthésie quand la personne est sous hypnose », estime l’Inserm.
« Ainsi, pendant des examens de chirurgie et radiologie interventionnelle (extraction de dents de sagesse, biopsies mammaires, interventions transcatheter, etc.), le rapport indique que « bien que les études ne permettent pas de statuer sur une majorité des critères retenus (intensité douloureuse, anxiété, effets secondaires indésirables, ainsi que durée et coût de l’intervention), les résultats concordent sur la consommation de médicaments antalgiques ou sédatifs : grâce à l’hypnose, leur usage est réduit durant l’intervention»., rapporte l’article.
«C’est solide, bien documenté. En même temps, la douleur est un état compliqué », soulignent les chercheurs qui ont participé à cette évaluation. Ils citent en effet « l’exemple déroutant sur la douleur dans l’accouchement sous hypnose » : «Sur le moment, les femmes qui accouchent sous hypnose vont dire que leur douleur est la même, avec la même échelle d’intensité. Pourtant, ces mêmes femmes vont avoir un souvenir beaucoup plus léger de ce qu’elles ont pu souffrir lors de l’accouchement. Comme si la douleur avait été la même, mais que le vécu de la douleur n’était pas identique », racontent les chercheurs.
« On nous a raconté que lorsque l’anesthésiste commence à faire son travail avec la parturiente, tout le monde dans la salle d’accouchement se détend, est moins stressé, va mieux », note un des chercheurs, Bruno Falissard.
L’article évoque néanmoins « des éléments convaincants » : «Dans certaines indications, la littérature confirme ainsi l’intérêt thérapeutique de l’hypnose dans la prise en charge du syndrome du côlon irritable», précise le rapport. « Plus inattendu, l’Inserm a montré, dans son expertise, que l’hypnose n’est pas franchement concluante sur le sevrage tabagique, alors que nombreux sont ceux qui vantent cette méthode », souligne Libération.
« Dans le domaine de l’addiction ou de la psychiatrie, c’est là aussi une grosse déception, les études ne donnent rien. Or, en psychiatrie, historiquement, l’hypnose a été très utilisée et nous sommes confrontés à des collègues tout à fait raisonnables qui nous disent que cela fait extrêmement du bien à leurs patients. Aucune étude ne le confirme, pourtant », concluent les chercheur.
 
neuneutrinos

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Libération...
Bon il y a des points à revoir dans l'article, mais c'est pas grand chose de très choquant.

Le "concept" est mal défini => pas défini serait plus juste.
Il n'existe aucun consensus sur ce qu'est l'hypnose scientifiquement parlant.
Pour faire rapide : Il y a deux écoles : les "state theory" et les "non state theory".

A partir du moment, ou personne n'est capable de définir l'hypnose (ce qui n'est pas gênant en pratique, même si je ne sais définir comment fonctionne un four un micro-onde en théorie, cela ne m'empêche pas de me réchauffer des plats), on ne peux pas non plus dire ce qui est hypnose et ce qu'il ne l'est pas ( mais on peut avoir une réponse selon sa manière de voir les choses ).
Cependant, on peut très bien, malgré le problème de définition, comprendre les différences de contexte entre du coaching, thérapie, spectacle, rue, etc...

2) Libération ne cite pas la source qu'il cite... (même niveau qu'un ragot, en plus du biais de sélection du journaliste qui choisira ce qui souhaite pour son article)

https://www.inserm.fr/inserm-global-search?s=hypnose

et il peut avoir pris comme source ce document : https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/comment-evaluer-efficacite-hypnose
Mais il date de 2015...

Pour les plus téméraire, on peut remonter jusqu'à la source, qui est en français (c'est assez rare pour le signaler)
https://presse.inserm.fr/wp-content/uploads/2015/09/hypnose_rapport_Inserm_Gueguen2.compressed.pdf
(ce n'est pas un papier écrit par un scientifique, ni par une personne maitrisant le jargon propre à la pratique de l'hypnose, c'est ... un rapport)

Pour ce qui est que l'étude ne peut conclure sur l'action de l'hypnose (en tant que pratique) sur l'addiction au tabac notamment repose sur le faite que les études mené sur le suivi de personne arrêtant l'hypnose via l'hypnose (et de groupes témoins... mais j'ai plus tout en mémoire, je vais essayer de retrouver les études si j'ai un peu de temps) avait des taux de rechute semblable que pour les personnes témoins.

Cependant l'étude ne précisant pas , par exemple , l'expertise des thérapeute, cette étude peut être remis en question. (c'est pourquoi, entre autre, ils précisent qu'ils ne peuvent pas conclure)
 
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Prudence

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Pour le tabac ça ne m'étonne pas, j'avais vu passer une méta analyse sur le fait que ce n'était pas efficace. Ca pourrait justement être le rapport de l'INSERM, 2015 que tu cites @neuneutrinos.
Par contre pour la douleur c'est plus étonnant cette présentation d'une douleur idem mais avec moins de consommation d'antalgique, j'avais plutôt vu des résultats qui montraient une douleur moindre et une moindre conso d'antalgiques.
 
neuneutrinos

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Pour la douleur, je n'ai pas compris pourquoi tu trouves cela étonnant @Prudence
 
Prudence

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Parce qu'il est dit que la douleur est la même, que l'intensité de la douleur est pareil, c'est ça qui me surprend.
Généralement les études montrent que la douleur est moindre quand: on dit des gros mots, qu'on a une impression de contrôle, et en hypnoanalgésie. Ici c'est dit qu'il y a moins de consommation d'antalgiques mais sans réduction de la douleur ce qui me semble étrange.

Ca c'était pour le versant théorique.
Pour la pratique j'ai pu pas mal constater des grosses diminutions de douleurs.
@moune aussi peut être, non?
 
neuneutrinos

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"[...]les bénéfices de l’hypnose tels que formulés par les patients ont du mal à être traduits en termes numériques à l’aide des instruments cliniques habituellement utilisés dans les études. Par exemple, dans le traitement de la douleur, c’est l’impact émotionnel de la douleur qui serait réduit par l’hypnose plus que l’intensité de la douleur elle-même."
page 205 du rapport.

Le rapport parle de vingtaines d'études ais n'en cite aucune .
Mais on peut noter l'utilisation du conditionnel.

L'étude est importante car selon le protocole utilisé, il est peut-être normal que l'intensité de la douleur ne soit pas significativement modifié.
(mais le rapport ne laisse pas de possibilité de trouver les sources...)
 
Nossolar

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Je pense que cela va dépendre de quel douleur on parle (petite luxation ou grosse inflammation) et surtout de la duré dans le temps, l’analyse est peut-être fondé sur la duré.
 
Prudence

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Généralement ce qui est utilisé c'est une EVA ou une EN. L'EVA c'est l'Echelle Visuelle Analogique où on demande de déplacer le curseur selon l'intensité et au dos c'est une EN. L'EN c'est de demande "A combien vous estimez votre douleur sur une échelle de 0 à 10. 0 étant pas de douleur du tout et 10 ma pire douleur iommaginable".
Après il y en a d'autres, genre avec des têtes de bonhommes pour les enfants ou pour les personnes inconscientes.

Merci pour avoir cherché dans le rapport @neuneutrinos , j'ai franchement la flemme. Faudrait voir des méta-analyses sur le sujet, normalement les études devraient être vérifiées sur les méthodo, nombre de sujets etc. Je reste assez dubitative pour le moment.

Oui, Nossolar, s'ils prennent en compte en dehors de la séance d'hypnose c'est possible que l'effet ne tienne pas.

J'ai pas assez d'infos là (mais, encore une fois, là j'ai la flemme d'aller tout lire ou relire).
 
moune

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Prudence à dit:
en dehors de la séance d'hypnose c'est possible que l'effet ne tienne pas.
oui effectivement,le truc est justement de leur enseigner l'auto hypnose et les exercices pour travailler sur leur gêne(douleur)
Dans ce cas effectivement ça match plutôt bien.J'ai des clients qui passent du 8 au 0 (la dernière femme battue, chondropathie et obésité !),alors que j'ai appris que ces patients ont toujours une douleur quelque part qui va migrer!....travailler sur les ancrages ensuite pour avoir des effets "flash"
Tout le problème est là, dans les études,des grosses têtes qui pensent trop de manière intellectuelle.Et puis quand on veut prouver quelque chose,on y arrive toujours!
Les IRM montrent bien analgésie sur des sujets douloureux,je me demande ce qui leur faut!!!
Idem pour le tabac qui ne donne pas de résultat pour eux!
 
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moune

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IL faut se rappeler également que l'hypnose était utilisée sur les champs de bataille pour les amputations et en chirurgie pour les mastectomies!!!les produits anesthésiques étant inventés après..
Alors pour vous ça marche ou c'est que le côté psychogène de la douleur qui diminue?
 
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neuneutrinos

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moune à dit:
Et puis quand on veut prouver quelque chose,on y arrive toujours!
Les IRM montrent bien analgésie sur des sujets douloureux,je me demande ce qui leur faut!!!
C'est un rapport, pas une thèse ou papier de recherche scientifique. Donc il faut prendre ça en compte pour la rigueur.

Perso, je me fais un stock d'experience scientifique sur l'hypnose (et plus généralement en neuroscience :D )
Si tu as encore les références de ce que tu dis, ça m'interesse !
 
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surderien

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Je pense que le mode de fonctionnement du cerveau des scientifiques est principalement basé sur la raison et les études statistiques

L'expertise du thérapeute se rapporte pour moi à son esprit d'expérience et d'ouverture, à l'originalité et à la nouveauté.

Nombre de scientifiques ralentissent leurs découvertes suite au principe de confirmation ( tout nouvel élément de découverte doit s'ajuster à ses connaissances déjà acquises et ne point les bousculer ) et pour rester accepté dans la communauté scientifique, il ne faut point révolutionner trop rapidement et ne pas provoquer avec des idées et des pratiques hors norme.

Cela explique les lenteurs du système et que le QI est actuellement en régression en occident.

On a du mal à accepter le changement et à changer son formatage.

L'hypnose contribue à imaginer que tout cela puisse changer...

Par transe-formation....

Mais nécessairement très prudente,
en conformité avec cette inertie scientifique de très grande qualité et d'infinie sécurité.

CQFD ?

:rolleyes:
 
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