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L'addiction, une maladie cérébrale chronique à part entière

Discussion dans 'Hypnothérapie' créé par laurenzo, 20 Août 2011.

  1. laurenzo

    laurenzo Membre

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    WASHINGTON (AP) — L'addiction est bel et bien une maladie chronique du cerveau, selon une nouvelle définition de la Société américaine de médecine de l'addiction (American Society for Addiction Medicine), destinée à aider proches et soignants à mieux comprendre les enjeux de son traitement.

    Cela est vrai qu'il s'agisse d'alcool, de drogue, d'addiction au jeu ou de troubles du comportement alimentaire, précisent les auteurs de cette nouvelle formulation. Et comme pour les autres maladies chroniques, troubles cardiaques ou diabète, le traitement de l'addiction est une affaire de longue haleine.

    Cette nouvelle définition a été saluée par les professionnels. Ainsi, estime le Dr Nora Volkow, directrice du National Institute On Drug Abuse (NIDA), elle pourrait inciter plus de médecins généralistes à dépister les signes de dépendance chez leurs patients.

    Selon NIDA, 23 millions d'Américains auraient besoin d'être traités pour une addiction, mais seuls deux millions le seraient.

    L'addiction est généralement décrite par ses symptômes comportementaux: la phase d'excitation, le manque, et les choses que les gens font pour obtenir la première et éviter le second.

    La nouvelle définition ne contredit pas les recommandations standard fondées sur ces symptômes, mais vient spécifier que "le problème comportemental est le résultat d'un dysfonctionnement cérébral", explique le Dr Nora Volkow.

    Selon elle, la rechute n'est qu'une complication normale d'une maladie chronique, ce que médecins et proches doivent prendre en compte.

    "Vous avez des membres de la famille qui disent: 'tu as été en cure de désintoxication, comment peux-tu te droguer à nouveau?' La pathologie cérébrale persiste des années après que vous ayez arrêté de consommer une drogue".

    Que se passe-t-il dans le cerveau? Il s'agit d'interactions complexes entre les réseaux émotionnel, cognitif et comportemental. La génétique y joue également un rôle, tout comme l'âge. Le cortex frontal aide à mettre un frein aux comportements malsains, explique Nora Volkow. C'est là que la région du cerveau qui commande la raison se connecte au centre des émotions, et c'est la dernière région du cerveau a arriver à maturation.

    C'est une des raisons pour laquelle il est plus difficile pour un adolescent d'échapper à la pression d'un groupe expérimentant la consommation de drogue.

    Et même si une personne n'est pas biologiquement vulnérable, elle peut se mettre à boire de l'alcool ou se droguer pour faire face à un environnement douloureux ou stressant, ajoute Nora Volkow.

    Quelle que soit la raison, le système de récompense du cerveau peut être modifié par une substance chimique, la dopamine, dès lors que cette substance le conditionne à aller rechercher le plaisir au travers de cigarettes, d'alcool ou de drogue.

    Quand quelqu'un est vraiment dépendant, ce système, détourné, le contraint à retourner à sa consommation, même s'il n'en tire plus aucun plaisir, le cerveau étant accoutumé.

    Si "décrocher" d'une addiction doit également être une affaire de choix et de décision de la part du patient, comprendre certaines des réactions cérébrales à l'origine de l'addiction pourrait "effacer un peu la honte et la stigmatisation" entourant ces questions, ajoute le Dr Michael Miller, de la société américaine de médecine de l'addiction.

    Alors que les neurosciences étudient surtout l'addiction aux drogues ou à l'alcool, la Société observe qu'il est aussi possible d'être dépendant du jeu, du sexe et de la nourriture, bien qu'il n'existe pas de données fiables à leur sujet.

    En attendant, Nora Volkow souligne que des recherches intéressantes sont en cours pour que ces connaissances en neurosciences puissent déboucher sur la mise au point de meilleurs traitements contre l'addiction, notamment pour prévenir les rechutes.

    Quant au docteur Miller, un des axes de recherche prioritaires pour lui serait de comprendre pourquoi certains drogués guérissent plus vite et plus facilement que d'autres. AP


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  2. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Je me suis fatigué à expliquer les mécanismes de l'addiction sans réel retour sur le forum...

    Voilà le fil complet qui a rapidement fini en jus de boudin...

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    Des vidéos pour les enfants sont pourtant parlante, comme celle expliquant la dépendance immédiate du cerveau à la nicotine dès les premières cigarettes...

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  3. Berserker[Red]

    Berserker[Red] Membre

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    Alors, l'addiction peut être physique, c'est vrai (comme pour la drogue, l'alcool, le tabac, la nourriture, ...).

    Mais ça n'explique pas tout. On peut avoir une addiction morale aussi, et elle peut être très puissante, voire encore plus que l'addiction physique.

    Par exemple, quelqu'un qui a une addiction de la musique, est-ce vraiment physique ? Alors, oui c'est lié au plaisir, comme toi et surderien le dites, mais c'est aussi lié aux habitudes.

    Elle n'est pas forcément immédiate, personnellement, j'ai déjà testé une cigarette, mais c'est pas pour ça que je suis accroc (je suis non fumeur). Et puis pour qu'il y ait accoutumance, il faut aussi de la répétition.
     
  4. backrun

    backrun Membre

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    et l'addiction à des forum....vous y avez pensé ???? :)
     
  5. Berserker[Red]

    Berserker[Red] Membre

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    Ah oui, par contre, dire que l'addiction est une "maladie cérébrale", je trouve ça carrément abusif.

    Est-ce qu'un passionné de son métier a une dysfonctionnement du cerveau ? Je ne crois pas.
    Pourtant, passion et addiction, c'est la même chose.
     
  6. laurenzo

    laurenzo Membre

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    La personne qui perd son emploi, vole ses proches, fait des crises de violence allant jusqu'à tabasser des gens pour obtenir sa dose est donc une passionnée de cocaïne?
     
  7. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Oui, on peut dire qu'elle s'est laissée dépassée par la passion de la cocaïne.

    La passion et l'addiction sont les fruits du fonctionnement cérébral

    8)
     
  8. papusza

    papusza Membre

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    La passion et l'addiction sont les fruits d'un fonctionnement cérébral proche

    La passion dévorante, impérieuse, déraisonnable, le manque et l'addiction, des voisines dans leurs effets dumoins.

    Un passionné de jeux videos peut en devenir addict, tout comme rester dans une passion moins devorante. Il suffit de s'en passer pour savoir.
     
  9. laurenzo

    laurenzo Membre

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    Si j'ai dépassé Toulon en voiture, je suis encore à Toulon? :wink:

    Si la personne a dépassé la passion, elle est dans l'addiction, plus dans la passion.

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    "Plaisir et passion ne sont pas l'addiction"
     
  10. papusza

    papusza Membre

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    Je te donne un exemple Laurenzo.

    Un gars dit qu'il est passionné de foot. Il est abonné à Canal +, il y a du foot à gogo le week-end et en semaine. Il regarde tous les matchs.
    Ok c'est un passionné.

    Entre le foot et une autre activité possible, il choisira le foot.

    Pour lui, une passion toujours

    Sauf que le dimanche, s'il y a un match de foot à la télé, il refusera de sortir, s'il y a des amis qui passent il restera devant le foot, ou quelqu'un qui se blesse, et qu'il y a besoin d'aide, il se levera très difficilement.

    Et s'il était obligé de sortir pour un enterrement par exemple, ça va créer un fort stress et raleries permanentes: j'ai raté mon match.

    Addict pour moi, passion pour lui.

    N'est ce pas une question de vocabulaire ?

    Et que la frontière est très proche, et que ça dépend de la definition de la passion qu'on prend?

    Une passion est elle dénuée de toute dépendance ? A creuser ?

    Merci pour le lien, interessant. Au niveau de leur cerveau, fonctionnement cerebral, il y a visiblement quelque chose qui fonctionne differemment que chez les autres. Par contre, je pense que toute personne ayant des tendances addictives le sait. (par exemple ne pouvoir resister devant une plaque de chocolat) La méfiance.

    Et le problème de certaines substances, prises une ou deux fois, c'est qu'elles rendent tout profil addict.
     
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