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Le circuit de la récompense

Discussion dans 'Les différentes Techniques & Se Former-S'Informer' créé par HYPNOMED, 27 Août 2010.

  1. HYPNOMED

    HYPNOMED Membre

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    Je tente une petite ouverture sur un sujet qui me passionne que je dédie particulièrement à Laurenzo

    dont les messages m'ont interpellé :


    Connaissez vous les mécanismes de l’activation du "circuit de la récompense" du fonctionnement mental humain ?

    Un processus qui semble primordial dans le fonctionnement du mental humain et qui pourrait expliquer les phénomènes d’addiction

    et de dépendance et permettre le développement de techniques pour les traiter efficacement ?

    Les neuroscientifiques sont entrain de répertorier les facteurs qui peuvent intervenir dans cette activation

    Les messages métaphoriques permettraient ainsi l’activation de ce circuit qui fait intervenir notamment la dopamine

    Le processus hypnotique serait est un des moyens de développer cette activation en boucle et/ou de réguler son fonctionnement

    J’espère que ce sujet sera l’occasion d’activer positivement nos circuits mentaux… pour le meilleur et sans le pire…

    Cordialement

    Hypnomed
     
  2. Métaphore

    Métaphore Invité

    Est-il possible de résumer ce que vous appelez : les mécanismes de l’activation du "circuit de la récompense" du fonctionnement mental humain ?

    Car le vocabulaire Ericksonnien est très différent de ma formation, et j'ai souvent remarqué sur le forum que beaucoup de termes Ericksonnien employés voulaient dire dans la même chose dans ma formation sous d'autres termes.

    Donc merci de préciser votre formulation, je suis moi même intéressée de ce que vous avez à dire :D .
     
  3. jeangeneve

    jeangeneve Membre

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    là bas,
    Bonsoir,

    excellent sujet qui mérite développement en effet

    même en thérapie je pense non ?

    attend des réponses et vraiment ravis de ce post


    a suivre de près
     
  4. HYPNOMED

    HYPNOMED Membre

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  5. Métaphore

    Métaphore Invité

    Ben j'ai vu et lu en diagonale le dernier lien, ben j'ai pas appris grand chose de plus... et je ne comprends pas trop le lien que vous faites avec Laurenzo ?...

    Mais peut être que Laurenzo pourra nous dire si cela lui parle ?... :roll:


    Néanmoins je retiens dans le dernier lien ce passage :

    Très récemment, les scientifiques on découvert que le cerveau ne fait pas la différence entre une expérience réelle ou une expérience imaginée de façon très vivide. En d’autres mots, le corps va réagir à quelque chose d’imaginé. Si vous demandez à votre coeur de battre plus
    vite, il est peu probable qu’il le fera. Mais si vous imaginez que vous marchez dans une ruelle sombre, la nuit, et que vous entendez des pas pressés derrière vous, il battra plus vite.

    En état hypnotique l’imagination est découplée et permet de vivre intensément des expériences imaginaires qui seront considérées comme réelles par le cerveau (création des nouvelles mémoires affectives du comportement et/ou de l’état désiré).

    En résumé, le travail hypnotique revient à créer des nouveaux circuits, etc...


    Ce passage me conforte dans mon travail en rêve éveillé car il est le reflet de ce message, ce qui revient à dire qu'il s'agit d'un véritable travail thérapeutique incontestable...même si la démarche est un peu différente...

    Et évidemment je suis d'accord que la thérapie hynotique repose sur ce principe, mais globalement je ne comprends pas trop le titre avec ce lien... :roll:
     
  6. laurenzo

    laurenzo Membre

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    Bonsoir,

    Il aurait été intéressant (surtout concernant le dernier lien) de savoir quel est le niveau de réussite de leur programme.

    Merci tout de même pour les liens et bonne nuit !
     
  7. HYPNOMED

    HYPNOMED Membre

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    Merci pour vos remarques, Métaphore

    Je n’avais pas perçu l’aspect directement métaphorique de l’expression « circuit de la récompense » car c’est un modèle de recherche cartésien avec des bases anatomiques, biochimiques et physiologiques et en addictologie plutôt considéré dans le domaine psychologique des automatismes réflexes « pavlovien » et de la psychothérapie comportementale

    L’ouverture hypnotique et la représentation métaphorique sont donc très intéresssants pour élargir le concept et agir au plus profond du système.Cela a déjà commencé d’être exploité par l’activation de " cyber-ressources " sur le web, manifestement :
    *** Pour voir ce lien, enregistrez vous *** (Site du Docteur Devernon de Nice)

    Je vais essayer de creuser un peu plus sur ce plan !
    Hypnomed.
     
  8. HYPNOMED

    HYPNOMED Membre

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    Ayant observé les efforts de rigueur scientifique dans les interventions de Laurenzo, je pensais que l'exemple de ce modèle

    thérapeutique pouvait l'intéresser et je souhaitais avoir son avis dans le cadre de mes recherches pratiques.



    J'ai posé cette question par mail aux intervenants du site présenté !

    En espérant une réponse éclairante !

    Hypnomed
     
  9. Métaphore

    Métaphore Invité


    Après avoir parcouru votre dernier lien, je comprends maintenant la correspondance "circuit de la récompense" avec la dépendance...

    Donc effectivement les techniques hypnotiques sont intéressantes, mais je ne suis pas sûr que la représentation métaphorique soit suffisante dans tous les cas, car parfois, même souvent, l'individu souffre de schémas erronés qui l'on conduit dans cette dépendance, et on sait bien que souvent une addiction peut être remplacée soit par une autre, ou bien prendre une autre forme de pathologie, donc traiter que la dépendance ne m'apparaît pas suffisante. Mais chaque cas est particulier...
     
  10. castorix

    castorix Membre

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    Bonjour,

    Voici une (enfin, même plusieurs) question(s) amenant des réponses sous forme d'hypothèses intéressantes ; à condition peut-être de ne pas s'égarer hors... du circuit.

    Je propose un développement théorique.
    Comme c'est long, très long, ceux qui n'ont pas le temps éviteront de lire tout ça... :wink:


    Le circuit dit "de la récompense" n'est pas décrit isolément par les scientifiques qui en ont inventé les descriptions premières : il s'agit en fait du système de récompense /punition. Au plaisir s'oppose en effet l'aversion (ou la douleur).

    Neuro-anatomiquement, le circuit mésolimbique participe de neurones dopaminergiques (= qui se parlent par l'intermédiaire de la dopamine, petite substance hormonale = neurotransmetteur). Il serait très actif dans le phénomène de renforcement, un type de mémorisation spécifique (aux réponses automatisées dirais-je) et ainsi au conditionnement : la mémorisation d'émotions négatives associées à des situations de manque/besoin, ou d'émotions positives coïncidant avec la consommation/satiété, y est en effet essentielle.

    Le circuit mésocortical qui est l'autre élément du système, débute au même endroit (haut du tronc cérébral) mais se projette vers différentes zones du cortex. Il serait déterminant pour l'influence cognitive de l'imprégnation émotionnelle, d'où une forte influence sur la valeur que le sujet va accorder dans sa vie à la consommation de toxiques (si c'est de cela qu'il est question) par rapport aux autres sphères d'intérêt : ce truc fait de moi quelqu'un de plus ou moins drôle, ou pénible, ou bien ma maman n'aimerait pas que je fasse ça...

    Alors voici ce que j'ai retenu, au-delà des publications existant depuis 1980 environ, des conférences les plus récentes sur le sujet auxquelles j'ai assisté, données par des chercheurs français (mais si... parce que je les comprends mieux... même si leurs diapos sont toutes en anglais...) : il semble que tout se passe comme si :

    - en temps normal un sujet fait quelque chose, en retire du plaisir ou/et du déplaisir (rien n'est univoque dans la vie !), et inscrit dans ses mémoires des informations qui seront réemployées pour la construction de ses motivations à faire ou non des choses qui ressemblent à ce qu'il vient de faire.
    - cela passe par des circuits qui fonctionnent à la dopamine (cf + haut).

    - certains toxiques ont la propriété d'exciter les neurones à dopamine ; mais justement c'est très toxique, à certaines doses ça stimule des mécanismes qui enclenchent (parmi d'autres) des réactions dites de plaisir, on pourrait dire "automatiquement" (exemple de l'alcool : les gens font des trucs bizarres ET la dopamine est sur-secrétée, alors ils "mémorisent" que ça leur a fait du bien quelque part). Et le problème est que l'usager n'a pas beaucoup de moyens de savoir où il doit s'arrêter, compte tenu de sa propre susceptibilité génétique.

    - oui mais... le caractère "forcé" de la sensation de plaisir conduit, par l'excitation "sans nuance" de tous ces circuits, à saturer le système sans inscription d'infos pertinentes (genre : si je mange trop de beurre je me sens ballonné etc.) d'où une absence, à partir d'une certaine quantité de répétitions, de possibilité de régulation corticale. Ainsi le sujet devient motivé pour l'action (de consommer) mais uniquement par le "souvenir" chimique de ce que cela va reproduire la sensation.

    - de là, une situation de "cerveau addict" : plus besoin de donner du sens à ce comportement de consommation (peu importent la réunion de famille, la fête entre collègues, le goût de se sentir plus drôle devant les amis, etc), le comportement est répété et répété encore. Pas de véritable choix (qui est la caractéristique d'un être évolué, par différence avec l'attirance des fourmis pour le sucré et les messages chimiques des congénères).

    - j'en viens à la transposition vers l'hypothèse presque philosophique : tout se passe alors comme si, les circuits étant "grillés" par l'usage toxique, le sujet ne pouvait plus ressentir que du manque, du besoin, du désintérêt, etc. dans toute situation "normale" (je veux dire : dont, autrefois, le sujet tirait des plaisirs simples et souvent non conscients : respirer l'air frais à la fenêtre = plaisir, boire 1 verre d'eau = plaisir...).

    - donc, comme si son échelle de valeurs était définitivement bousillée : vivre normalement devient une sorte de souffrance !

    Voilà la question philosophique qui arrive, après que j'aurai précisé : sur 100 usagers de substances toxiques, ceux qui restent marqués ("cerveau addict" et non plus comme avant) représentent 86% de la population, toutes moyennes évaluées sur l'ensemble des toxiques connus.

    LA question : peut-on revenir en arrière ?? pour ce sujet qui a usé (et abusé) de son, ses toxique(s) (car le plus souvent il prend plusieurs toxiques... ce qui donne encore moins de chances... ) :cry:

    Eh bien Hypnomed, désolé mais, les avis sont très partagés - et plutôt en faveur de la réponse négative.

    Perso je ne vois pas ce qui changerait dans le fait d'employer l'hypnose là-dedans.
    Soit le sujet est motivé (à nous de l'aider à renforcer sa motivation, ça c'est vrai ! en lui facilitant la tâche pour se remémorer des choses auxquelles il a perdu l'habitude de penser) et ok pour y faire qqe chose
    ...
    ...soit il ne l'est pas, et l'hypnose ne sera pas là non plus pour renverser la situation ! si c'est allé trop loin.

    D'autant que les toxiques dont nous parlons, abîment énormément les neurones : pour l'alcool c'est la mémoire et les facultés d'adaptation qui sont le plus agressivement altérées, pour la nicotine ce sont les goudrons du tabac qui bouchent les artères cérébrales et nuisent aux capacités d'oxygénation du sang, pour les drogues les plus speedantes on peut voir fusiller des centres fragiles, comme lorsqu'après une prise unique d'ecstasy un sujet reste parkinsonien - ses neurones fabriquant la dopamine étant "grillés" dans l'une des zones les plus fragiles...

    Je me prononcerai moins pour les addictions genre jeux d'argent, car là c'est socialement que les ravages peuvent être plus marqués. Et encore, s'il n'y a pas association avec l'alcool, le tabac, par ex.


    (merci de me pardonner les simplifications un peu abusives peut-être, pour éviter que la description théorique ne soit encore plus longue...).