1. Visiteur, Vous avez une question sur l'Hypnose, Posez là sur le Forum

Rejeter la notice

Accédez librement à l'ensemble du forum de l'Hypnose + 30 000 Membres Vidéos, Mp3, Livres, Média, Liens et + encore...

M'enfin !

Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par hibou13, 18 Avril 2015.

  1. hibou13

    hibou13 Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    7 Octobre 2012
    Messages:
    1554
    J'aime reçus:
    414
    Points:
    4880
    Dernière édition: 19 Avril 2015
  2. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    29 Août 2011
    Messages:
    3725
    J'aime reçus:
    449
    Points:
    6780
    Localité:
    Nancy
    Intéressant, merci Hibou. Je me suis souvenant interrogée devant le paternalisme de certains médecins et la difficulté qu'ont certains à dire que d'autres se sont trompés (protection des confrères).

    Par contre ça me gêne:
    On a l'impression que c'est une comparaison 60-30% alors que les phrases sont tournées dans des sens opposés donc ça pourrait même être les mêmes résultats!

    Je trouve ça vraiment grave.

    Et en même temps si le patient va décéder lui cacher peut l'empêcher de mieux se préparer.

    Après ça c'est vrai que ce ne sont pas des métiers faciles, je pense que chacun fait ce qu'il peut, peut être des cours en plus poussant à la réflexion dans les cursus pourraient peut-être aider? Des commissions d'éthique qui publieraient leurs avis?
     
  3. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6100
    J'aime reçus:
    453
    Points:
    6680
    Localité:
    Suscinio 56
    Un débat intéressant

    Encore une fois des effets d'annonce bien criticables

    Selon une étude publiée par Medscape : laquelle ?
    Je suis "lecteur" assidu de Medscape USA, organisme de FMC numéro 1 aux USA sur le net et qui a créé Medcape France et je n'ai pas encore vu passer celle ci...
    D'après " LE PARISIEN...
    LE POINT spécialiste des effets d'annonce fait ici du copier-coller sans citer les références de l'article de Medcape rapportant cette étude

    Les médecins ont été formés à évaluer les publications +++
    L'organisation des sondages en psycho est notamment truffée de pièges ( formulation des questions, obtention de réponses variables en fonction du contexte émotionnel du moment...)

    "En tant que médecin, lorsqu'on répond à un sondage..."
    Qui sont les médecins qui ont le temps de répondre ?
    A quel moment de leur journée ?
    Qui répond n'importe quoi ?
    Qui répond sur un coup de tête en burn out en disant le contraire de ce qu'il pratique par ras le bol du quotidien ?
    Ce sondage était il rémunéré pour les médecins qui y répondent ?

    Sans oublier que l'art de la manipulation des médias par des pseudos-sondages reste une stratégie payante
    C'est la grande spécialité du POINT ...

    Ne l'oublions pas.
    Nous, hypnos, qui sommes nous aussi de très grands spécialistes de la manipulation...

    :p
     
  4. hibou13

    hibou13 Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    7 Octobre 2012
    Messages:
    1554
    J'aime reçus:
    414
    Points:
    4880
    Je ne suis pas abonné donc j'ai pas lu, mais sur le site medscape en premier page.

    "....*** Pour voir ce lien, enregistrez vous ***En France, dire toujours la vérité au patient n’est pas la règle, loin de là. Décryptage des réponses au sondage Medscape avec l’anthropologue Sylvie Fainzang.
    18 avril 2015..."
    *** Pour voir ce lien, enregistrez vous ***
     
  5. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6100
    J'aime reçus:
    453
    Points:
    6680
    Localité:
    Suscinio 56
    L'étude porte sur 21 531 médecins 17 547 américains et 3984 européens dans 48 pays dont 268 en France.
    Sur les 268 medecins français participants, 70% d'hommes : 20% de généralistes, 13% de cardiologues, 13 % de psys et 1 à 5 % de chaque specialité diverses
    Sachant qu'il y avait en 2014, 215 531 medecins français actifs inscrits à l'ordre, 268 médecins sondés me semble un effectif très faible pour autoriser des conclusions statistiquement significatives.
     
    Dernière édition: 20 Avril 2015
  6. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    29 Août 2011
    Messages:
    3725
    J'aime reçus:
    449
    Points:
    6780
    Localité:
    Nancy
    4000 pour l'Europe et 17 000 pour les USA on est largement au delà des "études" qu'on nous sert. Tester plus de 1/1000 c'est pas mal... Après je pense que l'étude peur surtout nous servir de piste de réflexion: pourquoi des disparités, quelle est la conception de la vérité médical, quelle place pour la vérité, pour le paternalisme, pour le corporatisme etc. Si les choses sont différentes dans d'autres pays c'est qu'elles peuvent être différentes. Mieux? Moins bien? Quelles sont les conséquences de ces différences? Les causes? Et... dans quelles circonstances?
    J'ai entendu un médecin revendiquer ne jamais dire quand une personne était condamnée en disant que les gens ne voulaient pas savoir... réalité ou projection?
    J'ai aussi connue une personne qui se savait condamnée et qui avait fait une liste en demandant à plusieurs médecin combien de temps il lui restait à vivre, combien de temps avant d'être impotent etc.
    Qui décide de qui doit entendre l'information? Sur quelles critères?
    Je trouve que cet article peut lancer une réflexion intéressante.
     
  7. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6100
    J'aime reçus:
    453
    Points:
    6680
    Localité:
    Suscinio 56
    Dans mon enfance ma grand mère m'a souvent répété que la vérité n'était pas toujours bonne à dire...
    Et j'ai malheureusement découvert depuis que certaines vérités peuvent même tuer prématurément...
    Comment pourrait on alors reprocher de ne pas dire la vérité à une personne si cela permet en pratique de protéger sa vie ?
     
    repthill apprécie ceci.
  8. hibou13

    hibou13 Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    7 Octobre 2012
    Messages:
    1554
    J'aime reçus:
    414
    Points:
    4880
    J'écoutais en début d’après midi à la radio un gynéco obstétricien qui comparait la pratique médicale majoritaire ainsi :
    Imaginons une personne qui traverserait un passage clouté en regardant que d'un coté, elle à donc de forte chance de ce faire écraser. Et tout en exposant que dans ses études il n'y avait aucune place (ou si peu) pour les aspects psychologiques (et idem pour la sexologie), que lui et ses confrères recevant des femmes dans la douleur (face au désir d'enfant notamment et en cas de complication) leur seule réponse était purement physique (chimique, chirurgical ou génétique). Ils ne soutenaient donc que la moitié de la personne, n’envisageaient que la moitié de la personne etc...

    Que l'étude soit ou non fidèle n'est pas le problème, du moins elle pose une vraie question.
    Et au regard de la mentalité américaine et plus largement anglo-saxonne (plus pragmatique) par rapport a celle de la France, ce résultat n'est pas étonnant.
    Il n'est pas étonnant non plus qu'un médecin ce retranche derrière la "précaution" et la peur du risque.
    C'est l'attitude classique de la médecine face à un débat éthique qu'ils considère comme les seuls à pouvoir juger.
    Alors usant de "l'autorité" que confère le statut, usant de la réalité de leurs actions véritablement utiles et indispensables, "ils bottent en touche" (c'est pour votre bien, ont vous protège et le ban est fermé).

    Au delà de la question d'éthique, pour moi le véritable frein réside en la difficulté (pour les médecins) à gérer les conséquences de la vérité aux patients. Comment l'aborder, comment accompagner, soutenir, motiver et positiver?
    Il faut certainement admettre qu'en certain cas le "non-dit" est préférable, (bien que ça soit discutable puisque reposant sur un avis médical rarement compétant en matière de psychologie (sauf en milieu de travail en équipe) ). Mais ces cas ne peuvent servir de règles absolu pour tous les autres. Il n'y à pas de preuve que le silence soit favorable aux patients, il n'y à que des cas et c'est simplement admis.
    Il n'y à pas de preuve que la vérité soit favorable au patient, c'est une question d'éthique, par contre il serait intéressant que l'étude ce prolonge sur l’intérêt positif que l'on peu en tirer et de quel façon. Que font avec cette transparence les médecins étranger?

    Nous entendons souvent parler de la lenteur de diagnostique dans certaine maladie en France (pour notre bien et pour vous éviter tout un tas de truc mortel...), des gens partant à l'étranger obtenir un traitement, un suivie....
    Nous voyons souvent venir de l'étranger les avancés importantes en matière de psychothérapie, de psychologie.
    Nous savons encore l'influence des Freudiens "à la lettre", celle de la culture judéo_chrètienne dans notre rapport à la maladie, au corps et à la mort...
    Nous pouvons donc légitimement nous poser la question. En grand garçon, sans se faire clouer ne bec par une fin de non recevoir médical et surtout, surtout sans que cela soit prétexte non plus à une agression envers le corps médical. Ni à la définition d'un autre dogme.
     
    Nodylion apprécie ceci.
  9. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    29 Août 2011
    Messages:
    3725
    J'aime reçus:
    449
    Points:
    6780
    Localité:
    Nancy
    Parce que c'est ne pas respecter la liberté de l'autre. Si la personne en face ne demande pas c'est une chose mais mentir à quelqu'un qui veut savoir en disant que c'est pour le protéger c'est tout simplement considérer qu'on sait mieux ce qui est bon pour lui que lui. Ce n'est pas respectueux de sa vie, de ses choix, de son libre arbitre.
    Par contre et à mon avis c'est très important, il y a l'art et la manière de dire, de présenter les choses.

    Et en gynéco-obstétrique en France continuer à faire l'examen sur le dos au lieu de le proposer sur le côté comme le font les anglais: on sait que c'est aussi efficace mais plus confortable, moins gênant pour les patientes et pourtant ce n'est pas enseigné (ou très rarement).
     
    Nodylion apprécie ceci.
  10. xorguina

    xorguina Membre

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Messages:
    4321
    J'aime reçus:
    48
    Points:
    4480
    Localité:
    Pays basque
    Ne pas dire ; cacher c'est mentir et comment pour celui qui sait et qui cache peut on dire ? qu'il se ment à lui même en cachant sa vérité sous pretexte, fausses escusesssssssssssssss = pas d'intégrité , pas d'éthique .
     
  11. Nodylion

    Nodylion Membre

    Inscrit:
    13 Juillet 2011
    Messages:
    211
    J'aime reçus:
    39
    Points:
    2630
    Tu sembles l'ignorer, mais les psychologues qui mènent les enquêtes sont au courant de tous ces biais et sont formés à poser des questions le plus neutres possibles et à prendre en compte ces biais.
    Il faut bien sûr être critique mais si on remet en cause toute étude, on avancera plus...
    Et puis pourquoi poses-tu ces questions uniquement pour une étude touchant les médecins mais pas pour les autres études que tu mets toi-même en liens ?
    Je ne suis pas d'accord avec ta conclusion. Mise à part la juste remarque de Prudence, l'étude concerne des médecins des pays occidentaux, donc même s'il y a des différences culturelles,
    1- elles ne sont pas si grandes
    2- elle concernent avant tout d'autres domaines que ''dire la vérité ou la cacher''

    Ensuite, un médecin, quelle que soit sa spécialisation ou son sexe, est avant tout médecin.

    Et à trouver les informations ?

    Comme le soulignent hibou et Prudence, cette étude devrait déboucher sur un débat :
    • le médecin doit-il tout dire ou cacher la vérité ?
    • Sur quels critères ?
    • Pour quels cas ?
    • Est-ce vraiment à lui de décider ?
    • Quelle est la part des effets placebo et nocebo, sachant qu'à cause de cette mystérieuse aura qu'ont les médecins, beaucoup vont prendre leur diagnostic comme la Vérité et se coller l'étiquette 'je suis x'' qui devient donc leur identité ?

    Au-delà du débat, on remarque encore la mauvaise communication des médecins (et ils ne sont pas les seuls, la plupart des ''psys'' fonctionnent pareil) et le besoin d'intégrer un langage positif, porteur d'espoir, orienté solutions.

    Mon avis est que les médecins devraient dire la vérité. Toute la vérité, c'est à dire les mauvais côtés comme les bons.
    Par exemple, dire ''vous avez une maladie qui va demander beaucoup de courage et de ressources'' (au lieu de maladie incurable) mais vous savez, 15000 personnes en ont guéri sans que la science comprenne pourquoi (au lieu de seulement 1% de rémissions).

    Mais je ne doute pas que c'est déjà le langage que surderien utilise +++ avec tous ses patients...
     
    Prudence apprécie ceci.