Provoquer une guérison spontanée

Discussion dans 'Les différentes Techniques & Se Former-S'Informer' créé par Ivan Schmitt, 5 Novembre 2011.

  1. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Provoquer une guérison spontanée...

    Déjà, il y a un paradoxe dans le titre : comment peut-on concevoir le fait de provoquer une guérison spontanée ? Et d’abord qu’est-ce qu’une guérison spontanée ?

    C’est le sujet que j’aimerais vous proposer, parce que je pense qu’il est au cœur de fascinantes questions sur le fonctionnement psychobiologique de l’homme.

    Il suffit de regarder Lourdes, pour savoir, qu’un certain nombre de personnes guérissent effectivement. Qu’y a-t-il donc « derrière la magie » (pour faire référence à un livre sur la PNL) ? Faut-il croire en Dieu ? Et si je ne crois pas en Dieu, comment est-ce que je peux faire ?

    Je me souviens d’un reportage que j’ai regardé récemment. Il est peut-être au centre de ce qui m’amène à vous proposer cette réflexion : une femme manifestement guérie, montrait, sa chaise roulante…. et disait que maintenant, elle est au placard. Elle montrait comment elle s’y prenait pour monter les marches d’escalier, une à une, assise… Aujourd’hui, elle marche. En fait, elle avait consulté un guérisseur….
    Le neurologue, attestait du mieux être de sa patiente et, lorsqu’on l’interrogea sur les explications qu’il pouvait donner de l’amélioration de l’état de sa patiente il commenta : « Je peux vous dire qu’elle va mieux. Tout ce qui m’intéresse, c’est le bien-être de ma patiente et si elle va mieux c’est l’essentiel ». Et j’ai pensé : - « Mon pauvre gars, c’est pas avec toi qu’on va faire progresser la science ! »

    La séquence suivante, concernant le guérisseur en question : des massages et l’utilisation de cloches chinoises (hindous ou que sais-je) qui provoquait des vibrations et, par voie de résonnance, avait soigné cette personne. Le guérisseur, humble : - « Ca ne marche pas toujours aussi radicalement ; j’étais moi-même surpris ». Et moi je me suis dis : - « A ta place, je l’aurais été aussi… D’autant que je ne vois aucune raison de croire que ta technique a plus d’impact que la suggestion hypnotique »

    A coté de cela, ma femme a un jour acheté des médicaments pour ma fille malade. Ne leur trouvant aucun résultat… elle a soigné ma fille avec… de l’homéopathie ! C’est quoi l’homéopathie ? Quand sur une boite vous voyez l’indication 9CH, cela signifie qu’une goutte de produit actif a été diluée dans un litre d’eau. Qu’ensuite on a repris une goutte d’eau de ce litre, pour la diluer à nouveau dans une litre d’eau. Et cela 9 fois ! (9CH). Imaginez ce qu’il reste de substance active !

    « Mais Ivan », me dit ma femme : « souvent, ça marche ! ». Pourquoi ça marcherait mieux que la suggestion ? Et si c’est vraiment de la suggestion : pourquoi ça n’a pas marché avec le médicament classique ? En fait, dans quelle mesure, l’effet placébo fonctionne un jour… et l’autre non ?

    Voici ma question :
    D’un point de vue scientifique (peu importe la théorie de l’homéopathie, du guérisseur à cloches etc…) mais d’un point de vue scientifique, nous avons une cause (le guérisseur, Lourdes, ou l’homéopathie) qui a entrainé un effet (la guérison). En d’autres termes, quelque part, on a provoqué une guérison spontanée.
    Hypnose ? Ce n’est pas aussi simple.
    Magie ? Pourquoi pas, mais dans ce cas, qu’on m’apprenne à en faire !

    Aussi :
    - Quelles sont les conditions à réunir pour provoquer une guérison ?
    - Quel modèle général pourrait faire le lien entre (toutes) ces causes et (tous) ces effets ?
    - Qu’est-ce qui pourrait expliquer, j’ai envie de dire « simplement », ce qui se passe, et ce qui augmente les chances que cela arrive ?


    Avez-vous des idées ? Des exemples ? Des pistes de réflexion ?
     
  2. papusza

    papusza Membre

    Inscrit:
    2 Mai 2011
    Messages:
    300
    J'aime reçus:
    0
    Points:
    1160
    Une guérison très rapide plutot que spontanée.

    Comment cel est il possible ?

    Une question de croyance

    Croire et vouloir.

    De la part du magicien ou th, en phase avec la meme croyance du sujet.

    Une piste de réflexion...
     
  3. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6530
    J'aime reçus:
    632
    Points:
    7180
    Localité:
    Suscinio 56
    Il faut peut-être qu'il accepte de guérir, d'une façon totalement désintéressée

    et accepter que de toute façon, tant qu'on n'a pas fait le traitement on ne peut pas savoir s'il ne marche pas

    et qu'on a donc toute raison de le faire et de partir du principe qu'il va marcher

    Qu'on peut se visualiser dans cette prise de conscience de vivre cette guérison

    Et de constater que cette foi aura sauvé.


    L'organisme humain a une homéostasie de bonne santé

    La pathologie est liée à un déséquilibre :

    - Des défenses notamment dans le cas des infections

    - de la construction notamment dans le cas des tumeurs

    on peut ainsi intervenir sur l'homéostasie interne, parallèlement aux traitements externes

    Parfois l'auto-thérapie interne va même régler les choses plus vite que le traitement externe. C'est le cas dans les guérisons spontanées.


    Mais si on ne fait que le traitement externe, on ne facilitera pas l'homéostasie interne : ce qui pourra expliquer l'échec.

    8)
     
  4. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Je reprends quelques mots :

    Croire : avoir la foi (en soi, en sa réussite) : oui, je suis pratiquement convaincu que la foi est l’un des principaux facteurs explicatifs du phénomène des guérisons spontanées (pas forcément rapide, mais qui émergent d’elle-même). Croire qu’un traitement va marcher, par exemple, augmente les chances de réussite de celui-ci

    Vouloir : avoir de la volonté… mais la véritable volonté n’est possible que lorsque, déjà, l’on est en bonne santé. Non ?

    Accepter de guérir : En dehors des bénéfices secondaires qui autoentretiennent la maladie, par exemple, la plupart des gens ne demande que ça, non ?

    De façon désintéressée ? Le concept me plait. Probablement parce que c’est là une bonne manière d’économiser les forces nécessaire à la guérison. Mais, du coup, il s’oppose à celui d’y croire, d’avoir la foi…

    Homéostasie : ne faire qu’un traitement externe, qui ne favorise pas l’homéostasie interne ; bref, un manque de « phase » avec le malade… est un facteur bloquant ? Hum, peut-être… Mais, comment ça fonctionne ? Si on n’est pas en phase, on diminue la capacité d’autoguérison parce qu’on perturbe l’organisme, c’est ça ?

    J’aimerais ajouter un concept intéressant : celui de système réparateur. L’idée est que l’organisme possède un système réparateur (immunité, homéostasie, etc…) et qu’une guérison peut survenir lorsque ce système réparateur est donc favorisé ou sollicité… Mais à coté de cela il existe des maladies auto-immunes ; une maladie est dite auto-immune lorsque le système immunitaire de l’organisme attaque l’organisme…. Quelle signification psychologique ou biologique ? Pourquoi ?
     
  5. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Encore une petite question : j'aimerais que ma femme arrête de donner un traitement homéopathique à ma fille, qui, même s'il fonctionne, me semble inactif. (En fait, je m'en fiche.... Mais c'est un bon protocole expérimental...) Le problème, c'est que ma fille trouve interessant de manger un médicament inactif qui la soigne. Je lui donnerais bien un placébo, mais la question reste la même : pourquoi un placébo ?
     
  6. Spasmofolie

    Spasmofolie Membre

    Inscrit:
    18 Avril 2011
    Messages:
    58
    J'aime reçus:
    0
    Points:
    1160
    Juste une précision concernant l'homeppahie , il n'est pas question de substance active , c'est une médecine énergétique, de l'information. Crois le ou non
    Mon homéopathe a soigne la sinusite chronique, définitivement a tel point que même mon orl n'y trouve pas d'explication !
     
  7. Kamou

    Kamou Membre

    Inscrit:
    8 Novembre 2010
    Messages:
    616
    J'aime reçus:
    0
    Points:
    1560
    bah, c'est métaphorique, non?
    Un médecin ça sait, et un médoc ça fait, point!

    Un moyen de savoir serait d'observer si chez ceux qui ont développé des addictions aux médocs, on peut voir apparaître des addictions aux placébos.

    Tiens, ça a été fait ça?
     
  8. jeangeneve

    jeangeneve Membre

    Inscrit:
    25 Avril 2010
    Messages:
    2058
    J'aime reçus:
    49
    Points:
    3580
    Localité:
    là bas,
    je vous confie quelque chose qui me met en ... transe.

    dans ma jeunesse, au cours de mes vacances dans l'agriculture,
    j'ai pus vivre des expériences troublantes.

    des vaches qui allais pas vraiment mieux après la visite et la prescription du véto...
    alors que d'autres vaches contaminées guérissent avec l'homéopathie ...

    en fait mon impression était que celle à qui on portait de l'attention ne tombais pas malade malgré un virus qui rodais .
     
  9. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Donc donner un médicament est une manière de porter de l'attention, une métaphore... Et c'est encore mieux quand c'est une attention spéciale, comme celle de l'homéopathie ? (Après tout, ce vieux véto grincheux n'y comprend rien !)
    Probablement qu'on peut tomber addict de l'homéopathie dans ces conditions....
    Mais pourquoi faut-il donner quelque chose ? Métaphore du sein maternel ?

    Spasmofolie nous parle de la théorie de l'information. On donne de l'information ? Qui plus est, une information un peu magique, dans le cas de l'homéopathie...

    Pourrait-on imaginer une suggestion avec une stucture équivalente : "Par mes mots, je te donne un tout petit peu de rhume ; ainsi tu guériras..." Mieux encore : "je souffle ce petit peu de rhume dans ce verre d'eau... et tu vas le boire..."
     
  10. Spasmofolie

    Spasmofolie Membre

    Inscrit:
    18 Avril 2011
    Messages:
    58
    J'aime reçus:
    0
    Points:
    1160
    Effectivement, c'est une information energetique.

    Quand bien meme l'effet serait purement placebo, c'est le meilleur traitement non ? Pas d'effets secondaires, et des guerisons vraies !
     
  11. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Certainement... Mais ce serait faire court que de résumer la guérison spontanée à une suggestion paradoxale... Bon, en tout cas, pour ce qui est de l'homéopathie, ça mériterait d'être expérimenté.
    Mais le cas de cette femme qui recommence à marcher parce qu'on lui a appliquer des sons de cloche ? Plusieurs facteurs ont du intervenir... lesquels ? A vos avis ?
     
  12. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6530
    J'aime reçus:
    632
    Points:
    7180
    Localité:
    Suscinio 56
    Mais le cas de cette femme qui recommence à marcher parce qu'on lui a appliquer des sons de cloche ?

    une résonnance qui porte sur le point sensible, la bonne fréquence ?

    Déclenchant un effet de transe-thérapie ?

    Comme l'effet du "OM" ou du chant grégorien ?

    :roll:
     
  13. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Ce serait la fréquence qui a provoqué un effet de transe ? Une transe qui agit sur, ou réactive, le système réparateur ?
    Pourquoi s'est-il bloqué ? Pourquoi s'est-il remis à fonctionner ?

    Il y a de nombreux exemples de guérison par le biais de l'hypnose, qui restent également difficile à élucider : le thérapeute fait quelque chose, parle par exemple d'une métaphore, l'automne, l'hiver, le printemps, l'été... et l'individu guérit. Même le thérapeute ne sait pas au juste ce qu'il a provoqué...
    Rossi, dans psychobiologie de la guérison, cite cet exemple de patient cancéreux qui présentait un kiste vraiment volumineux, à qui l'on a donné un médicament sensé guérir le cancer. Il s'agissait d'un nouveau médicament et le patient l'attendait. Le kiste, a littéralement fondu ! Incroyable. Peu après, une étude annonça que ce médicament était complètement innefficace. Le patient en prit connaissance... le kiste revint... et l'histoire se termine mal.
    Je ne voudrais pas faire de suggestion négative, mais le cancer me semble très difficile à traiter du point de vue de n'importe quelle médecine alternative. (D'ailleurs, on dit souvent que ce n'est que lorsque la médecine parvient à soigner une maladie, qu'on y arrive également avec les médecines alternatives).
    Toutefois, l'exemple de Rossi, en est un parfait contre exemple (même si ça se termine mal) Aurait-on pu faire en sorte que ça marche plus longtemps ? Mieux ? Etait-ce une sorte de sursaut du mourrant ?
     
  14. jeangeneve

    jeangeneve Membre

    Inscrit:
    25 Avril 2010
    Messages:
    2058
    J'aime reçus:
    49
    Points:
    3580
    Localité:
    là bas,
    je me demandais en fait ce qu'il y a de spontané à provoquer.
    j'ai dut me gourer quelque part sur la définition de spontané.

    dans vos explications et vos exemples je perçois beaucoup de crédulité,
    sans doute plus que de guérisons spontanées

    je connais une personne qui va a lourdes chaque années depuis 42 ans.
    en fait elle y a cru toute sa vie.
    c'est pas pour autant qu'elle vis .

    toutefois je suis d'accord sur une chose, chacun a son hypnose.
     
  15. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6530
    J'aime reçus:
    632
    Points:
    7180
    Localité:
    Suscinio 56
    je connais une personne qui va a lourdes chaque années depuis 42 ans.
    en fait elle y a cru toute sa vie.
    c'est pas pour autant qu'elle vis .


    çà c'est l'exemple d'une attente totalement passive d'un miracle qui vienne de l'extérieur !

    A l'opposé d'un effet interne d'auto-thérapie hypnotique...

    Bien que les deux puissent marcher, mais bien plus rarement pour le premier...

    :roll:

    Mais si on a la capacité de conjuguer les deux, on parvient à un niveau de cohérence
    qui fait qu'on réussit presque à chaque fois un petit miracle en co-thérapie globale !

    8)
     
  16. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Alors, cette personne qui va à Lourdes depuis 42 ans, que devrait-elle faire pour entrer dans les statistiques des miraculés (ou qu'aurait-elle du faire) ?
    Avec l'homéopathie, nous avons répondu qu'une suggestion paradoxale à boire pourrait fonctioner (encore que, personne n'a fait de commentaire à ce sujet...).
    Mais, dans le cas de cette personne ? Comment provoquer cet effet interne d'auto-thérapie hypnotique ? Faut-il des cloches, Lourdes, une suggestion paradoxale à boire ? Autre chose ou faire la même chose autrement ?
    En fait, comment comprenez-vous qu'il puisse y avoir des miracles pour les uns et, décidemment rien, pour les autres ?
     
  17. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Messages:
    3091
    J'aime reçus:
    4
    Points:
    2350
    En reprenant votre phrase Ivan:

    Pour certains il peut y avoir des miracles et pour d'autres rien.

    Question de croyance, pour une partie

    Il doit y avoir une place pour le miracle, pour qu'il puisse opérer.

    Même si une personne se déplace à Lourdes, la place qu'elle laisse au miracle n'est pas forcément grande.

    Y croire suffirait il ?

    Le faiseur de miracle, l'autre, est pour moi primordial, c'est lui qui va permettre à la personne d'ancrer sa croyance en ce miracle possible...

    Une interaction, un jeu où les deux protagonistes oeuvrent dans le même sens... en potentialisation...

    mais surderien...
     
  18. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    La foi est plus belle que Dieu.... ?
    Ou l'inverse :
    Dieu est plus beau que la foi ?
    Ou alors les deux ?

    Je l'avais fais remarquer dans un autre post : il ne peut, logiquement, y avoir d'autohypnose thérapeutique (en tout cas, jamais aussi fortement qu'avec l'hypnose) : parce que si on est hypnotisé, on ne contrôle pas. Et si on contrôle, on est pas hypnotisé. Donc si je tente de m'autohypnotiser je ne peux plus guider l'autothérapie....
    Cela expliquerait-il le pouvoir de l'autre ? L'ancrage dans la croyance au miracle possible ?
    Une idée en tous cas intéressante, Katia ! A développer....
     
  19. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Messages:
    3091
    J'aime reçus:
    4
    Points:
    2350
    Hier, j'ai rencontré une personne qui va à Lourdes depuis une dizaine d'années pour des problèmes articulaires. Cette année, elle avait un torticolis en y allant en plus du reste.

    C'était un jour de pluie, et froid. Elle s'est mis de l'eau bénite sur son cou. Elle a pris froid et ne pouvait plus bouger sa tête le lendemain.

    Elle est alors allé voir un guérisseur. Elle en est sortie avec le torticolis disparu.

    Son mari souffrant d'acouphènes a décidé d aller chez ce même guérisseur. Effet rien !

    Cette dame se posait la même question que toi.. Pourquoi un effet sur elle, et non sur son mari. Pourquoi le guérisseur ça a marché et non Lourdes.

    Les questions que je me pose: quand nous affirmons croire, y croyons nous vraiment ?

    Je pense qu on a trois facteurs:

    - le sujet
    - le guérisseur
    - la relation entre le guérisseur et le sujet

    Le miracle se produit parce qu'il a un espace disponible où il peut se placer. Si cet espace est crée de façon hypnotique (peut etre en création spontané chez certaines personnes) , il a à mon sens plus de possibilité de s'actualiser.

    Ça suppose que le guérisseur ait lui même cet espace où le miracle peut se créer, et que ces deux espaces se dynamisent.

    Chercheur en miracles Ivan ?

    La question est des plus intéressantes, Ivan et mérite d'être creusée...
     
  20. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6530
    J'aime reçus:
    632
    Points:
    7180
    Localité:
    Suscinio 56
    Si on laisse une place

    Si on crée une place

    Il y a une place

    pour un miracle

    et un miracle peut se créer

    Mais si on n'y croit pas, c'est fichu d'avance

    pas de place créée,

    pas d'amorcement posible.



    il ne peut, logiquement, y avoir d'autohypnose thérapeutique (en tout cas, jamais aussi fortement qu'avec l'hypnose) : parce que si on est hypnotisé, on ne contrôle pas.

    Et si on contrôle, on est pas hypnotisé. Donc si je tente de m'autohypnotiser je ne peux plus guider l'autothérapie....



    L'important c'est le feed back, la compréhension en retour

    Possible en live en face à face, l'observateur, l'observé, l'observation.

    le feed back créé est éclairant pour les deux en co-hypnose

    s'entendre dans les paroles de l'autre

    se voir dans le regard compréhensif de l'autre

    se ressentir dans le feed back créé dans cet espace de bien être, de compréhension mutuelle, confortif et thérapeutique

    Possible également devant son miroir et son écran d'ordinateur

    possible ici de s'écrire son futur


    suffit de savoir amorcer

    ce feed back hypnotique...


    Possible également

    de s'entendre dans ses propres paroles

    de se voir dans son propre regard

    de se ressentir dans le feed back créé dans cet espace de mal être, d'incompréhension personnelle, inconfortive et non thérapeutique

    devant son miroir et son écran d'ordinateur

    possible aussi de s'écrire son futur


    d'une façon opposée


    suffit de savoir amorcer

    ce feed back...

    et d'y céder...


    dans le sens qu'on souhaite

    d'aider en s'aidant

    de s'aider en aidant

    de céder en s'aidant

    de s'aider en aidant

    d'aider en s'aidant


    c'est le plus beau feed back...

    hypnotique...

    pour aider et s'aider

    en s'aidant

    sans fin...

    :)
     
  21. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Donc : une place, et je dirais un synchronisme (ou un feed back). Tout est dans la relation....

    Serions-nous fondamentalement programmés pour n'exister qu'au contact de l'autre ? Au point que c'est de sa relation avec lui que peut se créer la place d'une guérison (même biologique) spontanée ?

    Mais alors : avoir foi en Dieu (Même s'il s'agit du Dieu Soleil !), pourquoi cela peut-il nous aider ? Ou est l'autre ? Le feed back ?

    Et : c'est quoi "une place" ? Comment on fait "une place" ?
     
  22. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Messages:
    3091
    J'aime reçus:
    4
    Points:
    2350
    C'est quoi une place ?

    Une place c'est un espace disponible dans lequel on peut évoluer.

    Comment faire une place ?

    Si par ex on emménage chez quelqu'un, chez un petit ami ou petite amie. Monsieur ou madame pousse ses chaussettes pour que l'autre puisse trouver la place de mettre les siennes ou une armoire est rachetée. On crée ou on fait de la place.

    Et ensuite l'autre prend cette place qui lui a été donné.

    Pour faire une place, on libère de l'espace, ou si le cerveau est assez grand on crée un nouvel espace qui a besoin d'être investi par après.

    Si le cerveau était une étagère avec des ressources, on crée un rayonnage : possibilité de miracles. Surement que ce rayonnage sera habitė par quelque chose dès le départ. Qui n'a entendu parlé de miracles ?
    On peut commencer par là... Réactiver cela

    Pour Dieu, souvent il est personnifié. (conçu comme une interaction)
     
  23. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6530
    J'aime reçus:
    632
    Points:
    7180
    Localité:
    Suscinio 56
    faire une place c'est que pour rajouter du truc, il faut d'abord en enlever...

    et si on veut vraiment tout garder comme çà, on peut pas en rajouter :

    alors pas de place pour un changement ni pour une guérison.
    .
     
  24. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Messages:
    3091
    J'aime reçus:
    4
    Points:
    2350
    Pas forcément enlever. Sur ton bureau, tu peux rajouter un livre, Surderien ?
    Toute la place est elle déjà occupée ?

    Au bout d'un moment, il n'y a plus de place... Mais est cedeja le moment ?

    J'ai une place pour les miracles, chez moi.,, même s il y a pas de place pour d' autres choses .,,
     
  25. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    On crée une place pour une entité guérison et un peu comme si la nature avait horreur du vide...
    Ce que dit Surderien, c'est un peu comme ne pas avoir le temps de guérir.
    Ce que dit Katia, c'est un peu comme être prêt à saisir la perche tendue....

    A ce propos j'ai une petite technique que j'explique souvent aux gens qui vont mal (enfin les petits maux du lundi lorsqu'on reprend le travail par exemple). Je leur dis : ca va mal ? Tant pis. Laissez-vous aller mal.... Mais attention, gardez bien l'oeil ouvert.... afin de saisir la première petite raison de vous sentir mieux qui passera. Le sourire d'un collègue, le petit truc qui fait plaisir, n'importe quoi... mais ne passez pas à coté...
    La raison de cette technique et le fait qu'elle marche, est lié au problème de la rigidité : lorsqu'on va mal, on devient incapable de voir ce qui pourrait nous faire changer d'avis.

    Y aurait-il un parallèle avec la guérison ? Bon, s'il y en a un, c'est surement à un niveau bien plus profond...

    Je me dis parfois que si je devais attraper le cancer, je peinerais à guérir... peut-être à cause de ce que je sais des expériences sur cette maladie. Seulement, s'il y a bien une chose qui pourrait me faire guérir, je crois, c'est complètement changer de vie ! Encore faut-il réussir cela ! En avoir le temps, le courage (parce qu'il faut déjà y croire)... Faut-il réussir à accrocher cette fameuse perche tendue quelque part dans le néant, savoir s'assoir non loin de cette place sans contours... de la guérison...

    Qu'en pensez-vous ?
     
  26. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6530
    J'aime reçus:
    632
    Points:
    7180
    Localité:
    Suscinio 56
    Si on a pas le temps de guérir, c'est qu'on aurait déjà pas dû avoir le temps de se rendre malade ...

    Alors si on a du temps, autant ne pas le prendre à se rendre malade mais l'utiliser à garder sa bonne santé !

    une perche tendue le soir à remercier le bon fonctionnement de toute la communauté des petites cellules de son organisme, et s'endormir heureux...

    Il paraît que cela entretient longtemps la bonne santé spontanée...

    :p


    Alors bonne nuit à toutes et tous...

    8)
     
  27. jeangeneve

    jeangeneve Membre

    Inscrit:
    25 Avril 2010
    Messages:
    2058
    J'aime reçus:
    49
    Points:
    3580
    Localité:
    là bas,
    haaa yess

    merci
     
  28. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Je trouve cette suggestion tout à fait excellente pour entretenir la santé ! Merci surderien !

    En y réfléchissant, l'idée de place, est très bonne également : comme le disait Katia, se garder un place pour un miracle (une joie, une guérison)... c'est certainement une bonne manière de croire que cela va arriver, même si l'on ne sait pas trop comment.... Et voici encore la foi !

    D'accord. En plus de ce que nous avons dit au début, nous avons quelques clefs.

    Mais alors, me suis-je demandé, comment ça fonctionne biologiquement ? En posant la question je trouvais la réponse :
    L'organisme depuis la naissance fonctionne bien. Puis, un jour on tombe malade... Qu'est-ce que cela veut dire en fait ? Cela signifie que le système réparateur de l'organisme s'est trompé de cible.
    Une expression qui peut sembler bizarre, mais je m'explique : imaginez l'ensemble des programmes génétiques, psychologiques, immunologiques, qui maintiennent l'organisme en vie. Arrive un problème, l'organisme tente de le corriger, mais dans le processus de rétablissement, le problème cible est mal identifié : erreur de cible ! L'organisme, ne parvinant plus à réajuster s'auto soigne mal ce qui le rend incapable de faire les réparations nécessaires.
    Complications : apparaissent ensuite, la fatigue, l'anxiété, le stress, et plus généralement l'affaiblissement de l'organisme ce qui lui rend la tache de réorientation encore plus difficile !

    La foi, la décision, le désintéressement, la place... l'homéopathie ou les placébos, Dieu ou l'autre, ne serait que des manières de corriger les cibles de réparation...

    Et voilà une définition intéressante de la guérison spontanée. Voilà pourquoi pendant des années ça ne marche pas et soudainement : c'est guéri !
     
  29. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Messages:
    6530
    J'aime reçus:
    632
    Points:
    7180
    Localité:
    Suscinio 56
    Quand une petite cellule se déconnecte de sa communauté pour n'en faire qu'à sa tête, elle devient délinquante,

    elle se reproduit toute seule de façon anarchique en attrapant toutes sortes de maladies et "cancérise" l'organisme

    elle le mène inéluctablement à sa perte car elle ne veut plus écouter les conseils communs, elle veut aller plus vite et va dans le mur

    en se dissociant du projet commun de vivre en homéostasie, elle va s'éclater.


    la "routine" ne lui suffit plus et elle veut plus de changement...

    Mais elle va à contre sens du projet commun et elle a signé sa perte, et celle de tout son organisme !

    Reste à lui expliquer, en psychothérapie adaptée, le bénéfice de sa ré-insertion...


    Et remercier nos petites cellules de rester dans le rang, de continuer la nuit d'entretenir le système : doucement, calmement, automatiquement.

    La solidarité communautaire peut paraître routinière, mais elle permet une longue et belle vie

    et une belle hypnose créatrice...

    co-ordonnée...

    :p
     
  30. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Messages:
    794
    J'aime reçus:
    3
    Points:
    1550
    Localité:
    Strasbourg
    Un déclic aussi.... Quelque chose qui fonctionne d'une certaine manière, une maladie, ou un équilibre précaire... même éventuellement une manière de se soigner, de compenser ses maux... d'accepter une part de mal-être parce qu'on ne parvient pas à faire autrement....

    Et puis tout change, comme un déclic...

    Revient alors cette équilibre, cette homéostasie, cette dynamique d'un bonheur présent qui en souhaite plus beau demain...

    La biologie, finalement, c'est peut-être pas si différent de la psychologie ou de la sociologie, du fonctionnement d'un individu ou d'une foule : quand tout va bien, tout converge vers une production d'un niveau supérieur alors que, lorsque ça va mal, tout diverge....

    La maladie, ne serait-ce pas une manière de prendre un mauvais chemin (biologique ou psychologique) ? La guérison, notamment la guérison spontanée, n'est-ce pas une manière d'être retourné à la bonne intersection ? Une manière, après une longue errance loin de tout chemin, d'arriver près d'une route en pensant, en ressentant : tiens, c'est là qu'il fallait tourner, c'est là qu'il faut faire autrement. "C'est bien sur ! Voilà, le chemin ! C'est celui là !"
    Alors, comme un déclic, on guérit...

    L'hypnose, la foi, la décision, la place que l'on laisse à la guérison, la relation à l'autre, active dès lors une sorte de recherche inconsciente... "de l'endroit ou il fallait faire autrement" Et, la bonne suggestion, ce sera donc celle qui permettra de retrouver cet endroit plus facilement.
     
Chargement...