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MENGAL
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MENGAL à dit:
«
« L’hypermnésie induite par hypnose permet de retrouver des souvenirs précis, en retrouvant des détails que le sujet avait oubliés. Cette technique a été utilisée avec plus ou moins de succès pour aider à préciser des témoignages dans des enquêtes policières (...) mais sa fiabilité est contestée.


Ajoutons encore un peu d'eau "au moulin ... !"

A l'époque de Freud déjà, cette hypothèse - très importante pour celles et ceux qui effectuent des régressions sous hypnose - avait été avancée.

Ce serait d'ailleurs en partie pour cette raison - dit-on - que Freud n'aurait pas souhaité développer plus avant ses recherches et donc ses compétences dans le domaine de l'hypnose ; "Il va, en effet, découvrir la principale insuffisance de la méthode cathartique: les malades peuvent mentir sous hypnose. Ce fait, trop souvent oublié aujourd'hui, oblige Freud à abandonner sa théorie de la séduction et des traumatismes sexuels précoces. L'hypnose n'est pas un instrument de vérité fiable." http://www.aph-metaphore.com.fr/oframe/ ... ml#abandon

Mais, comme j'ai l'ai dit, supra, ce sujet épineux est, encore et toujours, soumis à controverse !

La question reste donc entièrement ouverte !

Cordialement !

Peter.
 
Leo Lavoie
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Ben vous en avez ç'matin des points d'exclamations vous... :D

Intéressant comme tout le petit bout à lire dont vous donnez le lien. On oublie en effet que la psychanalyse trouve ses bases dans les découvertes de l'hypnose d'abord.

Toutefois Freud semble bien de son temps quand il prétend que l'hypnose dépend d'une certaine forme de transfert. Et c'est bien cela qu'il dit et que je paraphrase ici. L'autorité du "père" qui se transpose dans l'autorité de l'hypnothérapeute. C'est rigolo ce concept archaïque. On voit bien encore une fois que pour les 2/3 de l'oeuvre de Freud qui tient du génie, y'a le dernier tiers qui tient de l'erreur et de la méprise qui sont dignes de cette époque.

Bref, à ce que j'en ai appris à date, nul besoin d'une forme de transfert parental pour que l'hypnose existe sinon, l'auto hypnose ne serait pas possible. Toutefois, il est possible, à mon point de vue qu'une forme ou une autre de transfert, facilite, contribue ou contrecarre l'hypnose. On ne peut y échapper.
 
castorix
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Bonjour,

Ce sujet a déjà été débattu sur le forum ; la citation que vous donnez Peter, dénonce un problème de la méthode cathartique (employée par certains psychanalystes) et non un problème lié à l'hypnose...

MENGAL à dit:
... Freud n'aurait pas souhaité développer plus avant ses recherches (...) dans le domaine de l'hypnose ; Il va, en effet, découvrir la principale insuffisance de la méthode cathartique: les malades peuvent mentir sous hypnose. Ce fait, trop souvent oublié aujourd'hui, oblige Freud à abandonner sa théorie de la séduction et des traumatismes sexuels précoces. (...)

La question reste donc entièrement ouverte !
La seule question qui semble refermée, serait ici une interrogation du type : "est-ce que l'hypnose peut conduire à la Vérité Vraie, une certitude sur ce qui s'est réellement passé ? " :shock:

Or Peter, le paradigme de la Vérité n'est pas considéré en thérapie ericksonienne. :roll:

Prenons un sujet S qui a vécu une expérience précise dont il garde un souvenir imprécis, incertain, peut-être incomplet.
Il cherche la vérité et consulte dans ce but. :p

Si nous pouvons entendre qu'un événement (p. ex. une dispute) présente de nombreuses facettes pour un même individu (p. ex. : se protéger d'une menace, ou masquer un mensonge, ou conserver sa dignité, etc.) et que de plus le même événement est vécu pour l'autre protagoniste également de plusieurs manières simultanées (une résistance à son autorité, une preuve de mavaise foi de l'autre, une agression, ...) alors comment pourrait-il n'y avoir qu'Une vérité ?? :?

En outre, la valeur de cet événement est en perpétuelle modification, du fait de ce qui était arrivé avant mais que nous avions appris après, du fait aussi de ce qui s'est produit ensuite, de l'évolution du sujet entretemps, de la réactivation de certains enjeux ou leur extinction au contraire...

De nombreuses personnes viennent consulter en hypnose " afin de savoir s'il s'est passé qqe chose de grave ou non, durant telle période de leur vie ". Personnellement j'imagine que cela pourrait les soulager de cette question, de comprendre que depuis cette période et jusqu'à maintenant, leur point de vue sur les souvenirs qu'ils ont s'est beaucoup modifié... :arrow:

Par conséquent selon la période à laquelle ils cherchent à se remémorer le passé, ils trouveront des souvenirs différents !!
Qui dépendent plus de leur présent actuel que du passé stricto sensu...
 
Leo Lavoie
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Ben il reste que des souvenirs de quelque chose qui s'est passé à 3 ans ne peuvent pas être plus factuels que l'interprétation que l'on en a fait à 3 ans avec le peu de références cognitives que l'on a à cet âge.

Je ne crois pas que les références cognitives acquises après l'événement n'y puissent grand chose. C'est vraiment comme une photo prise avec un appareil numérique de piètre qualité, l'on aura beau faire sortir la photo sur le plus raffiné des éditeurs graphiques, on ne pourra faire mieux que la photo originale en fait de précision et de netteté SAUF SI on y ajoute!

Si, comme certains éditeurs graphiques peuvent le faire, le programme interprète ce qu'il manque comme détails à partir de la photo imprécise et en rajoute avec beaucoup de précision. C'est alors une photo maintenant précise mais elle ne peut être considérée comme factuelle.

Je crois que le thérapeute doit se garder d'ajouter ou d'interpréter pour ce qui est du factuel. Mais le patient/client, lui pourra-t-il se garder d'interpréter et d'ajouter? Non, ça se fait automatiquement. Donc, pour ce qui est des faits pouvant être utilisés juridiquement, ils sont sans valeur.

MAIS pour la thérapie, c'est le ressenti qu'il faut considérer et à qui il faut donner une voix à écouter. Le curatif psychologique n'a jamais été dans les faits mais dans le ressenti et l'affectif.
 
surderien
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Suscinio 56
La différence obtenue entre la photo originale et la photo après traitement par l’analyse logicielle,

voilà une excellente modélisation des déformations possibles


Qu’on soit en analytique (mettre des mots à partir des maux) ou en métaphorique ( associer des images à partir des images),

la même dérive symbolique est possible; le sujet cherche la vérité, sa vérité et consulte…


Quel est son but final en fait ?

Refaire le passé ? Régler des comptes ? Comprendre pour que le passé ne se reproduise pas ? Tout à la fois ?


Des questions qu’on peut explorer en entretien thérapeutique

en lui expliquant en entretien éclairé, les mécanismes qui viennent d’être décrits ici…


Et l’aider à préciser sa stratégie à avancer dans sa vie sans toujours regarder que dans les rétroviseurs !
 
MENGAL
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castorix à dit:
le paradigme de la Vérité n'est pas considéré en thérapie ericksonienne.

Prenons un sujet S (...) Il cherche la vérité et consulte dans ce but.

(...) alors comment pourrait-il n'y avoir qu'Une vérité ?? :?

(...) de la réactivation de certains enjeux (...)

Par conséquent selon la période à laquelle ils cherchent à se remémorer le passé, ils trouveront des souvenirs différents !!
..[/color]
Vous avez tout à fait raison CASTORIX,

Les grilles de lecture à partir desquelles on perçoit le réel varient d’un individu à l’autre. Il y a la réalité, d'une part, il y a la perception de cette réalité, de l'autre.

Le sujet hypnotisé est un sujet à part entière qui se trouve face à son vécu et à son environnement ; il faut donc parler de lui comme d’un d'acteur social en interactions avec d'autres acteurs. Tous les acteurs qu’il côtoie sont, pour lui, des partenaires.

Par ailleurs, l’épistémologie des sciences nous apprend que nos connaissances ont pour origine un tri qui se fait à partir de théories implicites et de conceptions pré-scientifiques. Le sujet regarde comme un spectateur le spectacle qui se met en scène devant lui.

Lorsqu’on veut appréhender le réel, il faut le regarder de façon soutenue, il faut l’examiner, il faut l’étudier.

Il convient donc, pour y arriver, de se donner une représentation précise de ce que l’on cherche. On y parvient par un travail de construction, de sélection des données. Mais la connaissance, devient vite une lecture utilitaire (qui doit donner le maximum de satisfaction à son consommateur) de la réalité. De plus, la connaissance de la réalité se fait en fonction d'une sensibilité élective et, de ce fait, nous sélectionnons ce que nous préférons.

Nous sommes sensibles à certains stimuli, à des stimuli orientés au travers desquels notre comportement prend son sens. C’est pour cette raison que notre point de vue devient tendancieux.


Que deviennent alors, dans ces conditions, le statut et la valeur des données recueillies par une science humaine ?

La connaissance scientifique n'échappe nullement aux présupposés pré-scientifiques. Elle ne deviendra scientifique, cette connaissance, qu'au travers de cette reconstruction qu'on lui fera subir, et qui, ce faisant, sera plus conforme par rapport à la réalité.

Le problème de la grille "du chercheur" se pose tout autant pour l'homme de la rue que pour le praticien ou théoricien. Le scientifique introduit sans le vouloir, un biais, dans son analyse de la réalité. On peut toutefois espérer qu'averti du risque de favoriser ce biais, il aura une meilleure appréhension critique de ce dernier.

Lorsqu’on tente de décrypter la réalité, on se pose un véritable problème épistémologique, en effet, comment rendre compte le plus honnêtement possible de la valeur des résultats d’une régression, sans se laisser influencer par les sentiments que cette régression développe en nous ? Il y a l'objet de la connaissance, d'une part, et puis, il y a le praticien ou le chercheur, qui entretient un rapport avec cette connaissance, d'autre part. Selon que le chercheur éprouve de la sympathie ou de la défense, il se sentira plus ou moins concerné, ou concerné à des degrés divers, par les résultats observés.

Merci à vous, CASTORIX, d’avoir parlé de « la vérité » en termes de « paradigme » et non en termes « d’axiome » http://www.feminin-masculin.com/Baisse- ... ouple.html

Mais la question qui, pour moi, est et reste pendante est : "lors d'une régression, peut-on accorder, sans réserve, du crédit aux affirmations - fussent-elles prononcées de bonne foi - du sujet hypnotisé ?"

Bien à vous !

Peter.
 
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