Formation Hypnose

Concours de métaphore Juillet 2016

Statut
La discussion n'est pas ouverte à d'autres réponses

Prudence

Moderateur
Membre de l'équipe
Bonjour,

Le thème de ce mois, choisi par notre précédent gagnant, @Venance est:
Pour le concours de métaphores de juillet, je propose de travailler sur le syndrome de stress post-traumatique (SSPT)

Suite aux attentats de janvier et novembre, de nombreuses victimes souffrent du SSPT. La personne, se souvient et revit en boucle, l'événement traumatique, avec la même intensité émotionnelle. Comme si c'était hier, elle le revit encore et encore.
Car l'événement en question, a fait irruption dans la sphère psychique du sujet, de manière imprévisible, brutale et massive. De telle sorte que le sujet, n'a pas pu et ne peut pas « digérer » l'événement, lui donner une place et un sens dans son histoire.
La charge émotionnelle du souvenir, comme « en l'état », reste maximale et les effets du stress perdurent, sur des années, sans jamais décroître d'intensité.
La recherche médicale, a récemment découvert l'efficacité du propanolol (anti-hypertenseur) pour diminuer le poids émotionnel du souvenir, et par conséquence, tous les autres symptômes qui constituent le SSPT (stress, panique, insomnies, agressivité etc)


Alors, avec nos outils métaphoriques, comment diminuer la charge émotionnelle d'un souvenir traumatisant, de manière à en épuiser l'efficacité, ou plutôt, la toxicité ?
Rappel des règles: Concours de métaphores mensuel:

  • Il n'y a rien à gagner, juste le plaisir de participer. Le gagnant pourra choisir le thème du mois suivant.
  • Le concours a lieu tous les mois et est ouvert pendant un peu moins d'un mois: A chaque début de mois un modérateur postera le thème du concours choisi par le gagnant du mois précédent et vous pourrez proposer vos idées dans ce post. Le 25 du mois on regarde le nombre de "j'aime" reçu pour chaque message, celui comportant le plus de "j'aime" a gagné. Un modérateur éditera le post de départ et ajoutera le nom du gagnant, son message et le nombre de "j'aime" reçus, ou les noms et les messages en cas d'égalité. Le mois suivant le post sera verrouillé afin d'éviter le nécropostage donc si vous voulez vous exprimer sur le thème ou féliciter le gagnant pensez à le faire rapidement.
  • Tout le monde peut participer: que vous soyez thérapeute ou non, débutant ou confirmé, il suffit d'être inscrit au forum pour proposer vos idées. De la même manière tous les inscrits peuvent voter, qu'ils proposent une ou des métaphores ou non, et chacun peut voter pour un ou plusieurs messages.
  • Pensez à respecter la charte du forum.
Bon mois à tous!
 

moune

Moderateur
Membre de l'équipe
Hors concours,séance apaisante suite aux évènements derniers


HnO Mp3 Hypnose Se donner de l'apaisement
Fichier Audio MP3 21.9 MB
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Venance

Membre
...et j'aimerais que vous imaginiez, accoster seul sur la plage. Vous posez un pied sur le sable sec. Puis le second. Un instant assis sur le rebord du bateau, vous allez devoir prendre la malle qui s'y trouve, et la porter jusqu'au bungalow. Le bungalow, tout au bout de la plage. Cette longue et immense plage, presque à perte de vue. Avec le bungalow tout au bout. Mais déjà, la marée monte, et vous chargez la malle comme vous le pouvez, sur votre dos. D'un seul coup, elle vous pèse. La malle est lourde. Très lourde. Affreusement lourde. Car vous y avez mis, tout ce qui vous fait souffrir, les souvenirs, la peur, le stress et l'angoisse. Ces choses là ont un poids certain, et il n'est pas agréable d'avoir à les porter. Vous voulez vous en débarrasser, et pour celà, traverser la plage avec, pour les déposer au bungalow. Car même si ces choses désagréables vous pèsent et vous font souffrir, c'est une partie de vous qui mérite qu'on en prenne soin.

Vous commencez à marcher sur le sable, qui s'humidifie à mesure que les vagues remontent. La plage est sous vos pieds comme de la poix , ce n'est plus du sable, c'est de la glu. La malle sur le dos vous fait vous enfoncer à chaque pas. Au loin, mais de moins en moins loin, le bungalow est au sec. Au fur et à mesure de votre progression, à tous les pas que vous faites, dès que vous avez levé le pied, l'empreinte qu'il laisse se remplit d'eau. L'œil, du reste, ne s'est aperçu d'aucun changement; l'immense plage est unie et tranquille, tout le sable a le même aspect, rien ne distingue le sol qui est solide du sol qui ne l'est plus. La petite nuée joyeuse des pucerons de mer continue de sauter tumultueusement sur vos pieds. Vous continuez d'avancer, la charge sur vos épaules. Vous n'êtes pas inquiet. Inquiet de quoi ? Simplement vous sentez la lourdeur de votre chargement croitre à chaque pas.
Vous vous arrêtez quelques instants pour reprendre votre souffle, et vous orienter. Le bungalow est droit devant vous.
Alors que vos pieds s'enfoncent toujours plus dans le sable et que la mer monte, que la malle pèse toujours plus lourd sur vos épaules, vous vous remettez en marche et continuez d'avancer. Le bungalow se rapproche, ou bien est-ce vous qui êtes plus proche du but ? Puis, sans que vous ne vous soyez aperçu de quoi que ce soit, comme ça arrive souvent dans la vie, au fur et à mesure, votre progression devient moins pénible, le sable est plus ferme, vos pieds foulent le sable mais ne s'y enfoncent plus. C'est presque agréable. La marée n'est pas montée indéfiniment, elle s'est arrêtée et vous, vous continuez d'avancer. Et enfin, vous touchez du doigt la porte du bungalow. Celle ci s'ouvre. Vous pouvez vous baisser et laisser glisser la malle par terre. Vous refermez la porte. Soigneusement.
Libéré de votre fardeau, vous pouvez en oublier le poids, si douloureux sur vos épaules.
Lorsque vous serez reposé, lorsque la mer se sera retirée, vous pourrez traverser la plage dans l'autre sens, retrouver votre bateau, et embarquer pour de nouveaux horizons.

Belle journée à vous tous ;-)
Venance
 

surderien

Moderateur
Membre de l'équipe
Peut être qu'au prochain voyage, je n'emmènerai plus une malle aussi lourde ?
J'aurai réussi enfin à alléger mes pensées...
:cool:
 
et voici une métaphore un peu paradoxale et provocante : "Voyons combien de pensées négatives il te faudra encore avoir avant de les perdre : il est impossible de contrôler une inondation, n'est ce pas?; il est vain d'essayer de l'arrêter ; tous tes efforts sont inutiles pour l'instant, c'est bien cela? Il est impossible d'empêcher une rivière de déborder . Tout ce qu'on peut faire c'est de laisser l'eau s'écouler - corriges moi si je me trompe...."
 

jumb

Membre
Un jour, mon médecin, suite à la perte de mon grand-père, auquel je tenais beaucoup, pour m'aider dans ma tristesse, m'avait dit cela :
Tu crois que ton grand-père serait heureux de te voir aussi triste ? Comment aimerait-il te voir ? N'aimerait il pas te voir sourire, vivre ta vie pleinement, réaliser les projets qui te tiennent à coeur ?
Certains croient qu'il y a vie après la mort, d'autres non, mais toujours est il que nos proches aiment que nous soyons bien dans notre vie, et c'est aussi leur rendre hommage en continuant à faire vivre ce flambeau de vie qui est en nous.
(cette approche a vraiment été aidante)

Parfois, l'horreur frappe brutalement, sans crier gare, sans être vraiment juste, et il n'y a juste rien à faire par rapport à ce qui est déjà arrivé. Etre rescapé d'une atrocité, c'est sans doute qu'il reste quelque chose à accomplir de sa vie, parce qu'il y a quelque chose qui fait que vous soyez encore là.
 

Prudence

Moderateur
Membre de l'équipe
Félicitations à Venance qui remporte ce mois de juillet avec 6 "j'aime" à ce jour. On est pendant les vacances, il y a peut être un peu moins de participation, mais le concours continue :)
Je te laisse choisir le prochain thème et me/nous le communiquer, toujours soit sur ce post, soit par mp.

Bonne journée à tous.

PS: je verrouillerai le post le 1er août et lancerai le prochain concours à ce moment.

...et j'aimerais que vous imaginiez, accoster seul sur la plage. Vous posez un pied sur le sable sec. Puis le second. Un instant assis sur le rebord du bateau, vous allez devoir prendre la malle qui s'y trouve, et la porter jusqu'au bungalow. Le bungalow, tout au bout de la plage. Cette longue et immense plage, presque à perte de vue. Avec le bungalow tout au bout. Mais déjà, la marée monte, et vous chargez la malle comme vous le pouvez, sur votre dos. D'un seul coup, elle vous pèse. La malle est lourde. Très lourde. Affreusement lourde. Car vous y avez mis, tout ce qui vous fait souffrir, les souvenirs, la peur, le stress et l'angoisse. Ces choses là ont un poids certain, et il n'est pas agréable d'avoir à les porter. Vous voulez vous en débarrasser, et pour celà, traverser la plage avec, pour les déposer au bungalow. Car même si ces choses désagréables vous pèsent et vous font souffrir, c'est une partie de vous qui mérite qu'on en prenne soin.

Vous commencez à marcher sur le sable, qui s'humidifie à mesure que les vagues remontent. La plage est sous vos pieds comme de la poix , ce n'est plus du sable, c'est de la glu. La malle sur le dos vous fait vous enfoncer à chaque pas. Au loin, mais de moins en moins loin, le bungalow est au sec. Au fur et à mesure de votre progression, à tous les pas que vous faites, dès que vous avez levé le pied, l'empreinte qu'il laisse se remplit d'eau. L'œil, du reste, ne s'est aperçu d'aucun changement; l'immense plage est unie et tranquille, tout le sable a le même aspect, rien ne distingue le sol qui est solide du sol qui ne l'est plus. La petite nuée joyeuse des pucerons de mer continue de sauter tumultueusement sur vos pieds. Vous continuez d'avancer, la charge sur vos épaules. Vous n'êtes pas inquiet. Inquiet de quoi ? Simplement vous sentez la lourdeur de votre chargement croitre à chaque pas.
Vous vous arrêtez quelques instants pour reprendre votre souffle, et vous orienter. Le bungalow est droit devant vous.
Alors que vos pieds s'enfoncent toujours plus dans le sable et que la mer monte, que la malle pèse toujours plus lourd sur vos épaules, vous vous remettez en marche et continuez d'avancer. Le bungalow se rapproche, ou bien est-ce vous qui êtes plus proche du but ? Puis, sans que vous ne vous soyez aperçu de quoi que ce soit, comme ça arrive souvent dans la vie, au fur et à mesure, votre progression devient moins pénible, le sable est plus ferme, vos pieds foulent le sable mais ne s'y enfoncent plus. C'est presque agréable. La marée n'est pas montée indéfiniment, elle s'est arrêtée et vous, vous continuez d'avancer. Et enfin, vous touchez du doigt la porte du bungalow. Celle ci s'ouvre. Vous pouvez vous baisser et laisser glisser la malle par terre. Vous refermez la porte. Soigneusement.
Libéré de votre fardeau, vous pouvez en oublier le poids, si douloureux sur vos épaules.
Lorsque vous serez reposé, lorsque la mer se sera retirée, vous pourrez traverser la plage dans l'autre sens, retrouver votre bateau, et embarquer pour de nouveaux horizons.

Belle journée à vous tous ;-)
Venance
 

Nossolar

Moderateur
Membre de l'équipe
Amélie, est prisonnière, elle n'est pas enfermée dans une prison classique avec de réelles briques et une porte bien lourde, elle est simplement enfermée dans un monde qui ne lui appartient pas.
Un monde qui s'est créé petit à petit et elle lui a donné la permission de s'en imprégner au fur et à mesure que les jours passent.
Un jour elle rencontra un lutin du pays des rêves bleu, il appartenait à un autre monde.
Elle décida de l'écouter après tout avoir la chance d'être entre 2 mondes n'est pas donné a tout le monde.
Le lutin lui parlait, de comment il avait fait pour passer d'un monde à l'autre.
Elle pensa que ce n'était pas possible de changer de monde, que le lutin mentait, alors il lui donna une lampe magique, elle avait droit à un vœu....
Pour elle c'était clair, son vœu était de changer de monde grâce à cette lampe magique, tout devenait possible.
Le lutin lui dit de réfléchir correctement à son vœu, car une fois fait et réalisé il ne serait plus possible d'annuler ce vœu.

Elle réfléchit longuement et fini par prendre la décision de rester dans son monde et de faire le vœu de mettre en poussière chaque jour une brique de sa prison.
Le lutin était content qu'Amélie choisisse de démolir petit à petit les briques de sa prison, plutôt que de changer simplement de monde, car démolir est souvent plus facile.
Elle pouvait maintenant commencer à réaliser son vœu, petit à petit, le lutin lui conseilla en plus de son unique vœu de faire pousser des arbres à lampes magique pour l'aider dans le futur...
 
un homme regardait par le barreau d'une petite fenêtre un rayon de soleil, il était absorbé par ce rayon de soleil , tant et si bien que jour après jour il s'accrochait à ses barreaux pour aspirer et se laisser bercer par le rayon du soleil.
Plus il s'accrochait aux barreaux moins il était en posture de voir la porte ouverte sur sa liberté totale.
 

Venance

Membre
Merci, mais bon, j'ai joué quasi toute seule, pas de quoi pavoiser
Un autre sujet.....plus inspirant peut-être.....je cherche.....et je reviens
A plus tard
 
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