hypnose et profondeur de transe

Discussion dans 'Hypnothérapie' créé par thérapie29, 4 Mars 2013.

  1. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    Bonjour,
    Petit sondage!
    Hypnothérapeutes, faites vous des transes légère ou approfondissez vous les transes avec vos patients?
    Si oui, dans quel but?
     
  2. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Pour moi transe ultra légère type "transe sans transe" en saturant très rapidement le mental du consultant pour un accès direct ensuite à toute suggestion.
     
  3. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    ok, donc fais tu un lien "transe-suggestibilité" ?
    Attention, nous entrons dans un débat, sur un forum: à tout moment ça peu dérapé et finir de façon étrange!
     
  4. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    transe sans transe me fait penser au technique de PNL!
     
  5. Hubert Chatelée

    Hubert Chatelée

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    16 Août 2012
    Pour ma part j'approfondis toujours au maximum dès la première séance qui est le plus souvent fractionnée en trois inductions, sauf pour les patients qui partent d'emblée en hypnose profonde.
    Ce qui ne veut pas dire que tout le travail se fait en hypnose profonde, ni même qu'il soit souhaitable qu'il se fasse en hypnose profonde, mais au moins, si on en a besoin cette profondeur est disponible.
    Par exemple certains patients peuvent très bien régresser en age en hypnose légère ou moyenne, pour d'autres une hypnose plus profonde sera nécessaire.
    Je connais parfaitement la différence entre "hypnotisabilité" et suggestibilité,
    mais pour moi l'hypnose est un état de haute suggestibilité, et plus l'hypnose est profonde, moins il y a d'esprit critique et plus la suggestibilité est élevée. Je considère que le moment le plus propice pour placer des suggestions directes post hypnotiques est une hypnose suffisamment profonde pour obtenir une amnésie spontanée, ce qui est loin d'être toujours le cas lors d'une première séance.
     
  6. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    A mon avis, ce fil part plutôt bien, je suis en congruence !

    Mais ce n'est peut-être pas ce qui était vraiment prévu ?

    :shock:
     
  7. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    Pour ma part, je ne sais pas car je ne l'ai pas vérifier (suggestibilité_transe). Pour ma part, je suis moins suggestible en transe qu'en conscience normal. Par contre j'ai tendance à donné des suggestions direct en hypnose profonde et indirect en hypnose légère. Je n' approfondie que rarement, (encore moins lors de la 1ere séance, je ne fait pas d'hypnose à la 1er séance, je donne des tâches) plutôt quand le patient est dans le mental.
    Mais systématiquement je ratifie la transe avec "preuve à l'appuie" qu'il se passe quelque chose (lévitation, catalepsie, déglutition...).
    à vous
     
  8. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    je fractionne parfois l'induction en 3x, sans ré-association ou partiel entre les inductions. C'est vrai que ça donne des transes très profonde. Mais il faut bien ré associé tout cela, refermé toutes les portes ouverte derrière soi.
    Pour ma part je ne le fait que dans un but bien précis.
     
  9. Hubert Chatelée

    Hubert Chatelée

    Inscrit:
    16 Août 2012
    Comme quoi il y a mille façons de pratiquer l'hypnose,
    soit considérer que c'est un outil comme un autre que l'on intègre alors dans une thérapie plus conventionnelle, on peut alors proposer des tâches, ou trouver par quoi on va remplacer la cigarette, comment occuper le temps que l'on passait à fumer...
    Soit on considère l'hypnose est un état de conscience qui permet le changement, que c'est là où l'on travaille le plus facilement sur ces moteurs puissants que sont les émotions et les sensations, et que c'est là que les associations entre émotions et situations peuvent le plus facilement se dissocier si elles ne conviennent pas, laissant ainsi la place à d'autres associations que le patient trouvera par lui même, qui lui conviendront mieux.
    Le travail se fait alors en hypnose et la prescription de tâches, voire de symptôme devient alors très accessoire.
    Plus besoin de se demander par quoi on va remplacer la cigarette ni comment occuper ce temps libre, dès que le lien émotion-cigarette n'existe plus.
    Ré associer et refermer les portes... Le mot dissociation a plusieurs sens en hypnose et je ne vois pas trop auquel vous faites allusion.
    Et laisser les porte ouvertes ça peut être plutôt bien.
    N'oublions pas qu'il s'agit d'une seule séance d'hypnose, même si elle est fractionnée.
    Quand le patient ouvre les yeux, il est encore en état modifié de conscience, c'est d'ailleurs ce qui permet un lâcher prise plus facile et un état plus profond.
     
  10. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    Oui, tout à fait, j'utilise l'hypnose au sein d'une thérapie plus globale, avec une stratégie sur +sieurs séances.
    Dans quel but approfondis tu la transe systématiquement, Hubert Chatelée?
     
  11. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    -" laisser les portes ouvertes ça peut être plutôt bien..."
    Bon, je ne pense pas qu'on parle de la même chose en effet.
     
  12. Hubert Chatelée

    Hubert Chatelée

    Inscrit:
    16 Août 2012
    Nous avons donc une conception et une utilisation différente de l'hypnose,
    je l'utilise en thérapie brève et c'est pourquoi j'utilise tous les niveaux de transe.
     
  13. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    ah, oui, c'est différent bien sur, la thérapie brève et la Thérapie brève! est ce une induction par confusion?
     
  14. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    Allé, je plaisante. Mais nous sommes au summum du missmatch et ça me fait souvent rire;
    Revenons donc au sujet initial, il est vrai que ça peu dérapé, mais revenons tout de même:
    1) transe-suggestibilité?
    2) Approfondissement de la transe? faites vous des transes légère ou approfondissez vous les transes avec vos patients?
    Si oui, dans quel but?
     
  15. Brieuc du Garay

    Brieuc du Garay

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    11 Septembre 2010
    Non, on parle bien d'hypnose.
    Cf : James Tripp.

    C'est dommage de ne pratiquer (ou du moins d'avoir abordé que cet angle) que l'hypnothérapie, car cela ferme la notion d'hypnose à ce que vous avez appris, et in fine qu'à ce que vous constatez chaque jour, puisque c'est la seule chose observable, rien n'est tenté.

    L'hypnose n'existe pas, la suggestion fait l'hypnose, plus précisément c'est la nature de l'introduction de cette suggestion qui fait si c'est une suggestion hypnotique "le changement c'est maintenant !", ou la suggestion d'une conversation normale... "fais la vaisselle chérie, j'suis occupé".
    Suggestion hypnotique : procédés utilisés, contexte ... on casse un processus pour introduire la suggestion (rupture de pattern) ou l'introduit en dedans de ce processus de pensée (saupoudrage, suggestion embarquée), on utilise un contexte qui nous amène à oublier l'esprit critique (mouvement de foule, certains ont su admirablement en jouer).

    La transe n'est qu'un état de "suspension des pensées" et où la suggestibilité est accrue.
    En hypnose de rue, en quelques minutes on pratique des catalepsies, amnésies tantôt sans installer de transe du tout ; si nécessaire, parce que le phénomène demande une suggestibilité opttimale, alors on va plonger en transe la personne "Dors !" "Ferme les yeux et RELAX". Après, on pourra la "réveiller" tout en maintenant l'état d'esprit de la personne comme dans un état de transe ; ou garder la suggestibilité de la transe alors que la personne est cette fois "bien éveillé" ; comme si nos suggestions parlaient directement à la personne mais sans passer par ses filtres. Des fois, loin d'être rarement, on pourra même obtenir de grosses hallucinations sans avoir à replonger la personne en transe, le tout à l'état d'éveil... et de réels hein, je ne parle pas des scénars.

    Dans le cadre de thérapies, on a tendance à oublier que le champs d'application de l'hypnose en elle même n'est pas aussi large qu'on le pense (il suffit de voir la liste des soucis que l'hypnothérapie prétend gérer, et la liste que la médecine en fait... (médecine est une science, par conséquent elle se doit de s'appuyer sur des études et non pas par l'expérience non-protocolée)), et qu'il existe un vrai travail thérapeutique (travail réalisé néanmoins avec ce même travail de suggestions, hein, mais l'hypnose en est pas à la source stricto sensu).
    En fait, on va gérer certains soucis dont personne ne prétend l'inefficacité de l'hypnose à ce sujet (douleurs, anxiété, angoisse, perception), mais c'est le travail post-séance de la personne qui fera beaucoup, dépendant du travail thérapeutique réalisé, comme catalysé par le travail de suggestions.
    Par conséquent, la profondeur de la transe importe peu... sauf si travail intérieur à faire (remanier les perceptions d'un souvenir ?), encore que faisable en transe légère.

    Cependant, certaines personnes, pour d'autres soucis perso', n'arrivent pas à maintenir un état de transe légère, c'est à dire suffisament léger pour être suggestible. Il faut alors plonger ces personnes en transe et maintenir cet état, d'où l'approfondissement.
    Si la personne est vraiment instable en transe légère (stress++), il faut même aller vers des inductions rapides (voire instantanée, Sean Michel Andrew les pratique à la perfection !)... et lâcher la position basse un petit moment, tant qu'il ne s'agit pas des suggestions à propos de la venue de votre client (travail thérapeutique embarqué).

    Ou pratiquer la conversationnelle dans un cadre "Hors hypnose"

    Après, le reste est un travail de suggestions thérapeutiques "ericksoniennes"
     
  16. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    je suis assez d'accord avec une partie de vos propos.
    Si ce n'est que je ne pense pas que la suggestibilité est accrue en hypnose.
    Pour les personnes qui mentalisent, pourquoi pas une transe plus profonde, sinon, à quoi bon?
    "Dans le cadre de thérapies, on a tendance à oublier que le champs d'application de l'hypnose en elle même n'est pas aussi large qu'on le pense "
    "c'est le travail post-séance de la personne qui fera beaucoup""comme catalysé par le travail de suggestions.":
    c'est en partie à cause de ça que je ne fait pas ou pas souvent d'hypnose lors de la 1ere séance. Plus: mettre les patients en mouvement, établir l'anamnèse, établir la confiance, le rapport...ça fait quand même déjà beaucoup.
     
  17. Brieuc du Garay

    Brieuc du Garay

    Inscrit:
    11 Septembre 2010
    Et là, une pratique hors cabinet serait nécessaire pour pouvoir le montrer.

    En démo, ce n'est pas pour rien qu'on approfondie encore plus, bien qu'avoir obtenu des effets plus que satisfaisant (catalepsie, amnésie) avant de passer aux hallucinations visuelles
     
  18. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    oui, c'est vrai, mais pas facile à prouvé, la suggestibilité, comment prouver ça?
     
  19. Hubert Chatelée

    Hubert Chatelée

    Inscrit:
    16 Août 2012
    C'est vrai qu'un hypnothérapeute devrait maitriser toutes les facettes de l'hypnose, ne serait-ce que pour sa culture personnelle.

    L'état d'hypnose est bien plus que cela, avec des propriétés bien particulières, par exemple la dissociation, ou l'accès à la mémoire qui est bien différent en état d'hypnose...

    L'hypnose de rue est relativement récente et il y a peu de théorie sur ce sujet. Je la pratique aussi et pour le moment je considère que le sujet est en transe profonde avec une grande dissociation conscient/inconscient.
    Il peut discuter "normalement" tout en étant en catalepsie...

    Même l'industrie pharmaceutique travaille actuellement sur d'autres moyens d'évaluation que les études randomisées en double aveugle contre placébo car la différence placébo/principe actif est souvent trop faible pour être significative.
    Ces protocoles ne sont de toute façon pas adaptés à l'évaluation de l'hypnose, et pour citer Erickson, je dirai que si dans un protocole 40 pour cent des patients ne sont pas répondeur, ce n'est pas qu'ils ne répondent pas à l'hypnose mais que le protocole ne leur est pas adapté...
    Quand une hypnoanalyse mène à une crise cathartique et que le patient est soulagé, ou qu'en sortant d'une séance une fibromyalgie est totalement soulagée, L'essentiel du travail thérapeutique se fait bien pendant la séance.
    En hypnose profonde la censure de l'esprit critique n'existe plus, je peux dire par expérience qu'en hypnoanalyse et en régression on ne retrouve pas toujours les mêmes "causes" chez un patient en hypnose moyenne ou en hypnose profonde.
     
  20. thérapie29

    thérapie29

    Inscrit:
    10 Février 2013
    Merci pour tout ces points de vue, qui diffères pour certains, qui ce recoupent pour d'autre. Très intéressant de toute façon, et cela doit influencer nos pratiques respective de la thérapie. Un petit point de détail pour être clair, la catalepsie, lévitation, déglutition retardé, amnésie...sont pour moi des artefacts de la transe et non à voir avec la suggestibilité d'un patient. Nous nous en servons en les ratifiant. Évidemment qu'il y a dissociation, puisque c'est pratiquement "une " définition de la transe.
    Quant à la profondeur de transe, je vieillie (1904?), car il me semblait qu'on avait laissé de côté ces échelles de profondeur en fonction des phénomènes hypnotique (catalepsie, hallucination, régression, amnésie, hypermnésie...) du fait des fluctuations de profondeur au sein même d'une transe. Du fait que intel pourra facilement avoir une hallucination, ou/et une catalepsie, ou/et une amnésie..., soit en ne montrant qu'un signe ou plusieurs signes des phénomènes hypnotique. Tout dépend de ce que l'on veut produire!
    Si t'as des citrons, fait de la limonade.
     
  21. Paul Elie

    Paul Elie

    Inscrit:
    7 Juillet 2008
    transe somnambuliques, pour moi c'est un minimum si on veut l'efficacité et la pérennité de la suggestion (directe ou métaphore)
    vérifiée sur l’échange d’ancrage (phobies par ex)
    de plus on ne peut obtenir de régression ni anesthésie en transe légère
    les "niveaux" sont des conventions pour étalonner une transe
    moi je teste pour être sur!
    car en transe somnambulique le client oscille entre le somnambulisme léger et profond .... courbe sinusoïdale
     
  22. Paul Elie

    Paul Elie

    Inscrit:
    7 Juillet 2008
    transe somnambuliques, pour moi c'est un minimum si on veut l'efficacité et la pérennité de la suggestion (directe ou métaphore)
    vérifiée sur l’échange d’ancrage (phobies par ex)
    de plus on ne peut obtenir de régression ni anesthésie en transe légère
    les "niveaux" sont des conventions pour étalonner une transe
    moi je teste pour être sur!
    car en transe somnambulique le client oscille entre le somnambulisme léger et profond .... courbe sinusoïdale
     
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