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  1. xorguina

    xorguina Membre

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    CSV Tome 3, note 43 'La conscience lucide et la cessation des rêves' de Krishnamurti.

    Puis-je vous demander de quoi vous souhaitez parler?
    — Un de mes amis m'a emmené à l'une de vos conférences, et j'ai également assisté à une causerie matinale. J'ai été grandement ébranlé par ce que j'ai entendu, et c'est quelque chose que j'aimerais poursuivre. Mais ce qui me préoccupe pour l'instant, ce sont ces rêves que je ne cesse de faire. Cela me dérange beaucoup, même lorsque ce sont des rêves agréables, et je voudrais m'en débarrasser. J'aimerais avoir des nuits paisibles. Que dois-je faire? Est-ce une question stupide?
    Qu'entendez-vous par rêves?
    — Eh bien, lorsque je dors, j'ai des visions d'ordre différents, une série d'images ou d'apparitions se font jour dans mon esprit. Il peut arriver, une nuit, que je sois sur le point de tomber d'un précipice, et je m'éveille alors en sursaut. Ou alors je suis dans une vallée très agréable, entourée de hautes montagnes, et je contemple un petit ruisseau. Ou bien je peux avoir une discussion véhémente avec mes amis, ou encore rater un train, ou jouer merveilleusement bien au tennis ; ou encore le cadavre de ma femme m'apparaît, et des centaines d'autres choses de cet ordre. Mes rêves sont rarement de nature érotique, mais ce sont souvent des cauchemars terrifiants, et ils sont aussi fréquemment très compliqués.
    Lorsque vous rêvez, arrive-t-il jamais qu'une interprétation accompagne simultanément le rêve?
    — Non, je n'ai jamais fait d'expérience de ce genre. Je rêve, et c'est seulement ensuite que je m'en plains. Je n'ai lu aucun livre de psychologie ou d'interprétation des rêves. J'ai parlé de ce problème avec certains de mes amis, mais ils ne peuvent m'aider et je me sens assez circonspect à l'idée d'aller chez un psychanalyste. Pouvez-vous me dire pourquoi je rêve, et ce que cela veut dire?
    Est-ce une interprétation de vos rêves que vous cherchez, ou souhaitez-vous plutôt comprendre le problème complexe du rêve?
    — N'est-il pas nécessaire d'interpréter ses rêves?
    Il est possible aussi qu'il ne soit pas nécessaire de rêver. Mais de toute évidence, il vous faut découvrir par vous-même ce qu'il en est réellement de tout ce processus que nous appelons le rêve. Et cette découverte est beaucoup plus importante que de faire interpréter vos rêves, n'est-ce pas?
    — Bien entendu. Si je pouvais percevoir par moi-même la signification totale du rêve, cela me débarrasserait de cette anxiété nocturne si fatigante. Mais je n'ai encore jamais pensé à tout cela, et il vous faudra avoir un peu de patience à mon égard.
    Nous essayons de comprendre le problème ensemble, et il ne doit y avoir nulle impatience. Nous entreprenons tous deux le voyage de la découverte, ce qui veut dire que nous devons tous deux être vigilants, et ne pas nous laisser retenir par les préjugés ou les peurs qui peuvent se révéler au cours de ce voyage.
    Votre conscient est la totalité de ce que vous pensez et ressentez, et encore beaucoup plus. Vos buts et vos motivations, qu'ils soient cachés ou évidents ; vos désirs secrets ; la subtilité et la rouerie de votre pensée ; les besoins obscurs et les contraintes qui sont au plus profond de votre cœur - c'est tout cela votre conscient. C'est votre caractère, vos tendances, votre tempérament, vos réalisations et vos frustrations, vos espoirs et vos craintes. Sans tenir compte du fait que vous croyiez ou non en Dieu, ou en l'âme, l'Atman, ou en une quelconque entité supra-spirituelle, la totalité du processus de votre pensée participe de la conscience, n'est-ce pas?
    — Je n'y ai jamais réfléchi, mais il me semble en effet que tous ces éléments constituent mon conscient.
    C'est également la tradition, le savoir et l'expérience, c'est le passé dans son rapport au présent, ce qui donne lieu au caractère. C'est le collectif, le racial, la totalité de l'homme. La conscience représente la totalité du champ de la pensée, le désir, l'affection et les vertus qu'on cultive, qui ne sont pas des vertus ; c'est l'envie, le désir d'acquérir, et ainsi de suite. Tout cela n'est-il pas ce que nous appelons la conscience?
    — Je ne comprends peut-être pas parfaitement, mais je ressens cette totalité, répondit-il d'un ton hésitant.
    Le conscient est encore quelque chose d'autre: c'est le champ de bataille des désirs contradictoires, le lieu des luttes, des différends, de la douleur et de la souffrance. Et c'est également la révolte contre tout cela, c'est-à-dire la recherche de la paix, de la bonté, de l'affection permanente. La conscience de soi se produit lorsque l'on prend conscience du conflit et de la douleur et du désir de s'en défaire ; ainsi que de la joie et que l'on en veut davantage. Tout cela constitue la totalité de la conscience. C'est un vaste processus qui englobe la mémoire, le passé et utilise le présent comme moyen d'accès au futur. La conscience est le temps - le temps en ce qu'il est tout à la fois l'éveil et le sommeil, le jour et la nuit.
    — Mais peut-on être totalement conscient d'un processus aussi vaste?
    La plupart d'entre nous n'ont conscience que d'un petit morceau de ce phénomène, et nous passons notre vie dans ce recoin, à faire beaucoup de bruit en essayant mutuellement de nous repousser et de nous détruire, avec quelques éclairs d'amitié et d'affection. Tout le reste nous est étranger, et c'est ainsi que se forment le conscient et l'inconscient. En réalité, il n'y a aucune différence entre les deux, naturellement ; nous accordons simplement plus d'attention à l'un qu'à l'autre.
    — Pour l'instant, c'est clair - cela ne l'est que trop. La partie consciente de l'esprit se préoccupe de mille et une choses, qui sont presque toutes liées à l'intérêt personnel.
    Mais il y a tout le reste, tout ce qui est caché, actif, agressif et beaucoup plus dynamique que la partie consciente et prosaïque de l'esprit. Cette partie obscure de l'esprit ne cesse d'imposer, d'influencer, de contrôler, mais elle ne réussit toujours pas à transmettre ses revendications pendant les heures de veille, car la couche supérieure de l'esprit est alors très occupée, en sorte que c'est pendant ce qu'on appelle le sommeil qu'elle émet ses suggestions et ses indications. La partie superficielle de l'esprit peut se révolter contre cette influence occulte, mais tout rentre bientôt dans l'ordre, car la totalité de la conscience n'aspire qu'à la sécurité et à la permanence, et tout changement ne s'opère jamais qu'en vue d'atteindre à une plus grande sécurité, et d'asseoir la permanence de la pensée.
    — Je crois que je ne comprends pas.
    L'esprit, tout bien considéré, veut une sécurité absolue à tous les niveaux relationnels, n'est-ce pas? Il aspire à la sécurité dans son rapport aux idées et aux croyances, aussi bien que dans son rapport aux hommes et à la propriété. Ne l'avez-vous pas remarqué?
    — Mais n'est-ce pas naturel?
    On nous élève dans l'idée que c'est naturel, mais l'est-ce réellement? Car de toute évidence, seul l'esprit qui ne s'accroche pas à la sécurité est assez libre pour découvrir ce qui est totalement inaltéré par le passé. Mais la partie consciente de l'esprit commence par assouvir ce besoin de sécurité, de certitude, de permanence. Et la partie obscure et cachée de l'esprit, l'inconscient, s'occupe elle aussi de ses propres intérêts. La partie consciente de l'esprit peut être obligée, par des circonstances diverses, de se réformer, de se modifier, au moins extérieurement. Mais l'inconscient, qui se retranche très profondément dans le passé, est lui conservateur, méfiant, et connaît les problèmes principaux tout comme leurs solutions elles aussi très profondes. En sorte qu'un conflit s'installe entre les deux parties de l'esprit. Ce conflit débouche cependant sur une certaine forme de changement, une continuité modifiée, qui est le lot de la plupart d'entre nous. Mais la véritable révolution est en dehors de ce champ duel de la conscience.
    — Où sont les rêves dans tout cela?
    Il nous faut comprendre la totalité de la conscience avant de nous intéresser à l'une de ses parties. L'esprit conscient, occupé pendant la journée avec les événements quotidiens et les diverses pressions, n'a ni le temps ni la possibilité d'écouter cette partie plus profonde et obscure de lui-même. C'est pourquoi, lorsque l'esprit conscient « s'endort », c'est-à-dire, en fait, lorsqu'il atteint à un calme relatif, qu'il est moins angoissé, l'inconscient peut alors s'exprimer, et ce langage prend la forme de symboles, de visions, de scènes. Au réveil, nous déclarons « j'ai rêvé » et nous essayons de découvrir la signification de ce rêve. Mais toute interprétation ne peut découler que de parti pris, elle est nécessairement conditionnée.
    — Certains ne reçoivent-ils pas une formation qui leur permet d'interpréter les rêves?
    C'est possible. Mais si vous vous adressez à autrui pour interpréter vos rêves, cela débouche sur le problème de la dépendance à l'autorité, ce qui suscite nombre de conflits et de douleurs.
    — Dans ce cas, comment interpréter moi-même mes rêves?
    Est-ce là une bonne question? Les questions non pertinentes ne reçoivent que des réponses insignifiantes. La question n'est pas de savoir comment interpréter les rêves, mais si, oui ou non, les rêves sont nécessaires.
    — Mais comment mettre fin à mes rêves? demanda-t-il avec insistance.
    Les rêves sont un mécanisme au moyen duquel une partie de l'esprit communique avec l'autre, n'est-ce pas?
    — Oui, cela semble évident, maintenant que j'ai un peu mieux compris la nature ; de la conscience.
    Cette communication ne pourrait-elle s'effectuer sans interruption, y compris pendant la période d'éveil? N'est-il pas possible d'avoir lucidement conscience de vos propres réponses lorsque vous prenez l'autobus, lorsque vous êtes en famille, lorsque vous parlez à votre patron au bureau, ou, chez vous, à votre bonne? Avoir simplement et lucidement conscience de tout cela - avoir conscience des arbres et des oiseaux,, des nuages et des enfants, de vos propres habitudes, de vos réponses et de vos traditions - c'est observer sans juger ni comparer. Et si vous parvenez à une telle conscience lucide, ne cessant ni de regarder ni d'écouter, vous découvrirez que vous ne rêvez pas. Car votre esprit est totalement actif, tout a un sens et un contenu. Les rêves, pour un tel esprit, sont inutiles. Et vous découvrirez ensuite que durant votre sommeil apparaît non seulement un état de repos complet et de renouveau, mais également un état auquel l'esprit ne peut jamais atteindre. Ce n'est pas quelque chose à mémoriser pour le retrouver, c'est totalement inconcevable, un renouveau absolu qui ne peut se décrire.
    — Puis-je avoir une telle conscience lucide tout au long de la journée? demanda-t-il gravement. Il le faut et j'y parviendrai car j'en vois la très profonde nécessité. J'ai beaucoup appris aujourd'hui, et j'espère pouvoir revenir.
    Extrait du livre :


    Un lien qui pointe vers un autre extrait où il parle des rêves :
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  2. jeangeneve

    jeangeneve Membre

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    là bas,
    merci d'avoir ouvert un post pour ceci,

    faut vraiment que je teste le LSD :lol:
     
  3. xorguina

    xorguina Membre

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    tu devrais peut être penser que si, que si ta perception de la mort du rien et de la tranquilité que tu as après n'était pas......

    Et si tu devais tout recommencer ? :shock:


    Tu devrais peut être te poser la question de savoir comment tu peux voir la vie et pas la mort....mais bien ton présent , dans ta vie maintenant,différement que tu la perçoit.....ton mental te joue des tours, à toi de lui jouer ton tour..........d'autres sont dans la même galère que toi et pourtant voit differement.......peut être celà pourraît revenir à accepter l'innacceptable ? :lol: