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La PNL aborde quels thémes ?

Discussion dans 'PNL et Modélisation' créé par corfinas, 23 Avril 2010.

  1. corfinas

    corfinas Membre

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    Le propos était sur la sexualité :


    La PNL est, en simplifiant, une boite à outil. On apprends ces outils sur des problèmes apportés par les stagiaires, il n'y pas de thèmes: la dépression, la phobie social, la sexualité ...
    Dans ces outils on apprends à décomposer n'importe quel problème (la dépression, la phobie social, la sexualité ... ) en sous problèmes et à résoudre ces sous problèmes (conflit de valeur, non-alignement interne, déficit de ressources internes ...).
    L'inconvénient est que certains trouvent que ça manque de repères.
    L'énorme avantage est qu'il n'y a presque pas de coté normatif à une intervention PNL.

    a+
     
  2. Métaphore

    Métaphore Invité

    Y a un truc que je ne pige pas, vous dites que la PNL est une boite à outils qui vous apprend à décomposer n'importe quels problèmes, mais vous n'abordez jamais les thèmes de dépression, phobie sociale et autres... donc comment peut on travailler sur une problématique à fond ?


    L'inconvénient est que certains trouvent que ça manque de repères.

    Ah oui plutôt... :shock:

    L'énorme avantage est qu'il n'y a presque pas de coté normatif à une intervention PNL.

    Vous voulez dire quoi exactement ?...

    Un simple constat et avec ma seule référence ma formation comme vous la vôtre, ce que disait mon formateur c'est que justement la PNL n'est qu'un moyen de communication entre gens équilibrés, mais qu'il s'agit d'une thérapie de surface et non en profondeur pour des phobies sociales ou pour des dépressifs, où un séminaire y est consacré pour chaque thème, thèmes que l'on aborde d'une manière générale déjà dans la 1ère cession de praticien.

    Peut être que je me trompe, mais a priori difficile d'intégrer tous cette complexité en sous problèmes... :roll:
     
  3. corfinas

    corfinas Membre

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    Hello,

    A mon avis avec la PNL, on peut travailler une problématique à fond, aller en profondeur, il n'y a pas de limite théorique.
    Une fois que tous les conflits internes sont résolus, que la personne est alignée sur ses propres valeurs et qu'elle sait contacter ses propres ressources à volonté, à mon avis, on est face à une personne heureuse !

    Effectivement la limite pratique, ou peut-être juste une difficulté pour un praticien peu expérimenté, serai de savoir par où commencer avec un dépressif profond parce que dés la question de base "Qu'est ce que vous voulez ?" le dépressif profond aura du mal à répondre et le praticien peu expérimenté aura peut-être du mal à le guider.

    Encore que ... si la personne ne sait pas par où commencer, je crois qu'on peut volontiers lui proposer de travailler sur la relation avec ses parents et notamment avec sa mère avec un protocole de dépendance affective par exemple. Et puis même sans ça, on peut proposer aussi de contacter des ressources de confiance en soi, de bien-être et les faire grandir, les "multiplier". Ou bien, autre proposition, faire aussi une prise de recul général par rapport à son passé qui de toute façon fera du bien ou peut-être des deuils à faire.
    Donc il y a des choses efficaces à faire, à proposer en tout cas, même sans pistes précises initiales de la part de la personne.

    Et pour l'absence de coté normatif, ce que je voulais dire c'est que l'on part vraiment de la problématique de la personne qui est là, ici et maintenant, par exemple si on a un phobique social à qui ça ne pose pas de problème de ne pas sortir de chez lui mais que son problème c'est un conflit interne entre son coté dépensier et son coté avare. Et bien on ne va pas mettre de norme en disant qu'il est plus important qu'il sorte de chez lui, on va l'aider à résoudre son problème de conflit interne dépensier/avare et on verra après s'il y a un autre problème qui vient. Peut-être qu'après ressortira un conflit interne entre un coté social et un coté phobique et alors on s'en occupera mais seulement à ce moment là.
    Pour moi, c'est l'écoute de la personne, de ce qu'elle veut, pour elle, ici et maintenant, qui pimera sur une norme sociale quelconque.

    a+
     
  4. Métaphore

    Métaphore Invité

    Une fois que tous les conflits internes sont résolus, que la personne est alignée sur ses propres valeurs et qu'elle sait contacter ses propres ressources à volonté, à mon avis, on est face à une personne heureuse.

    Oui évidemment c'est le but même de la thérapie... :D


    Si vous voulez bien j'aimerais reprendre vos exemples qui en fait ne me parlent pas...


    1) Personne dépressive


    Si la personne ne sait pas par où commencer, je crois qu'on peut volontiers lui proposer de travailler sur la relation avec ses parents et notamment avec sa mère avec un protocole de dépendance affective par exemple...

    Heu... pourquoi un protocole de dépendance affective ?...je ne comprends pas...

    on peut proposer aussi de contacter des ressources de confiance en soi...

    Mais souvent la personne n'a aucun souvenir d'un seul moment agréable, a grandi de façon complètement destructurée, pas de personne nourricière, pas de repères, etc... il est très difficile dans ce cas de contacter les ressources de confiance en soi...

    Dans votre formation, travaillez vous sur toutes les suggestions de renforcement du moi en AH ? car personne n'en parlent sur le forum :roll: , et je trouve qu'elles sont indispensables surtout dans le cas des dépressifs..


    par où commencer avec un dépressif profond parce que dés la question de base "Qu'est ce que vous voulez ?" le dépressif profond aura du mal à répondre et le praticien peu expérimenté aura peut-être du mal à le guider.

    Personnellement ce n'est pas ce type de question que je poserais, mais plutôt, en quoi votre malaise intérieur ou votre dépression vous rend t-il vulnérable, en faisant parler le patient bien sûr dans l'anamnèse, mais dire d'emblée "qu'est ce que vous voulez" ne me paraît pas opportun.


    2) par exemple si on a un phobique social à qui ça ne pose pas de problème de ne pas sortir de chez lui mais que son problème c'est un conflit interne entre son coté dépensier et son coté avare.

    Heu... bizarre votre approche... un phobique social est justement une personne qui a peur du monde extérieur, qui se sent très mal à l'aise hors de chez lui, la relation à l'autre devient un véritable supplice (crise de panique, etc...)

    Pourquoi parlez vous d'un conflit interne dépensier/avare ?... je ne vois pas le rapport ?... :roll:
     
  5. corfinas

    corfinas Membre

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    Si la question "Qu'est ce que vous voulez ?" vous semble trop "brutale", vous pouvez la remplacer par "Qu'est ce qui vous amène (à consulter) ?" et une fois le problème exposé, "Bon et bien par rapport à ce problème, que voulez vous ?" mais à mon avis, le plus rapidement possible, il faut savoir ce que la personne veut. C'est une des difficultés de la PNL.

    Et justement le fait de chercher ce que la personne veut le plutôt possible, c'est aussi cela qui évite de se poser en normalisateur. Dans mon exemple sur le phobique social, il est à mon avis possible que le phobique social, ne le vive pas de la même façon que l'étiquette qu'on lui a donné: "phobique social" et peut-être que lui se voit d'abord dans une autre problématique (dépensier/avare dans mon exemple mais ça pourrai être n'importe quoi d'autre), et ce qui m'importe c'est le point de vue de la personne et donc notamment ce qu'elle veut, c'est ça que je veux savoir avant d'avancer.

    Dans son monde à lui, celui qui m'intéresse, peut-être qu'il est plus important de savoir faire l'équilibre de ses dépenses/entrées que de sortir de chez lui parce que c'est peut-être la traduction de son problème de phobie social dans sa réalité.

    Si un phobique social vient vous voir en vous disant "je suis phobique social" alors c'est qu'il intellectualise ou répète l'étiquette qu'on lui a posé sur le front, et ça ne m'intéresse pas trop, je préfère l'amener à me dire quelque chose comme "Quand j'essaye de sortir de chez moi, j'ai peur alors que je voudrai me sentir en confiance et libre". "Ou alors quand je rencontre des gens, j'ai peur qu'ils me volent ou alors j'ai peur de craquer et de leur donner tout ce que j'ai" même si c'est "un peu fou" pour moi, c'est peut-être infiniment plus juste pour lui. Le fait de relier phobie social dans une réalité à dépensier/avare dans une autre réalité est juste un exemple.

    C'est comme discuter avec des enfants, un enfant qui vous invite à venir voir son cheval dans le jardin, sa réalité "cheval" est peut-être un cheval de bois, certes, mais peu importe, il vous invite à venir, c'est ça l'important. Si vous l'envoyer bouler en lui disant que son cheval n'est pas un vrai cheval, vous êtes à coté de sa réalité et la communication est rompue. Si vous lui demandez comment s'appelle son cheval, jumpy, et que vous lui dites que vous irez voir jumpy tout à l'heure, vous restez dans la communication.

    Ce que je veux c'est plonger le plus possible dans la représentation du monde de la personne et savoir dans cette représentation où elle veut aller.

    Après si la personne est trop perdue pour savoir où elle veut aller on peut proposer des choses (la confiance, la dépendance affective ...) mais c'est un début de normalisation que je préférerai éviter.

    a+
     
  6. Métaphore

    Métaphore Invité

    Globalement j'ai du mal à comprendre votre approche concernant le phobique social...

    Vous savez qu'une personne qui consulte en hypnose a déjà essayé pas mal de traitement, et de médecins, donc quand il vient vous voir il a déjà une approche assez précise de son malaise et le simple fait qu'il vous dise qu'il a peur de sortir de chez lui, d'avoir des relations sociales éclaire rapidement sur la problématique, donc votre phrase suivante me laisse vraiment interrogative :

    :arrow: Dans son monde à lui, celui qui m'intéresse, peut-être qu'il est plus important de savoir faire l'équilibre de ses dépenses/entrées que de sortir de chez lui parce que c'est peut-être la traduction de son problème de phobie social dans sa réalité.

    Concernant le dépressif.
    :arrow: Si la question "Qu'est ce que vous voulez ?" vous semble trop "brutale", vous pouvez la remplacer par "Qu'est ce qui vous amène (à consulter) ?" et une fois le problème exposé, "Bon et bien par rapport à ce problème, que voulez vous ?" mais à mon avis, le plus rapidement possible, il faut savoir ce que la personne veut. C'est une des difficultés de la PNL.


    Brutale ? non mais pas adaptée... une fois le problème exposé ? je pense que vous n'avez jamais été dépressif Corfinas pour dire ça, car le sujet risque de vous dire : j'ai envie de rien, et même parfois envie de mourir, que la vie me semble sans intérêt... Vous allez me dire de chercher ce qui le motive dans la vie, et il va vous répondre : RIEN, je pleure tous les jours et j'ai plus envie de me réveiller le matin...
    Vous pensez vraiment qu'il est judicieux de lui demander: Que voulez vous ?

    Et qu'entendez vous par protocole de dépendance affective ?

    Corfinas, avez vous déjà commencé quelques thérapies hormis vos stages ? si oui sur quels types de problèmes ?

    Sinon j'ai bien compris l'image du cheval de bois... faut rester à l'écoute de ce que nous raconte l'individu.

    ...
     
  7. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

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    Juste question:
    -que souhaite un depressif ?
    - de quoi a besoin un depressif ?

    Si un sujet dit "rien ne me me motive, je m'en fous de tout, j'ai plus envie de rien", pourquoi vient il consulter ?

    C'est qu'il a déjà envie que cela change, déjà une motivation...

    Et que voulez vous, me parait bien... direct, permet de s'exprimer de suite...
     
  8. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Avec un dépressif qui se dit dépressif "convaincu" je joue sur les modalités de pression : je lui suggère que ce n'est pas de la dépression mais de l'hyperpression sur un certain plan ( et il se remet encore plus de pression quand il s'identifie comme super dépressif !)

    les outils PNL sont là intéressants dans cette approche pour en changer les modalités ...

    en hypnose éricksonienne je proposerai l'image du conducteur de montgolfière et du controle de pression / modulation variation pression /vertige de l'altitude/puissance fonction sexuelle/

    8)
     
  9. valikor

    valikor Membre

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    et moi je lui dis qu'un bébé ne nait pas ni anxieux, ni dépressif mais qu'il peut le devenir, surtout s'il a des parents anxieux car du coup, il commence ds la vie avec une charge de souffrance qui n'est pas la sienne.
    fort heureusement, on peut s'en débarrasser car une bonne souffrance c'est quoi?

    -> une souffrance partie !

    après le désir vient tout seul : aller mieux ou aller bien...

    pour revenir à la PNL : ce n'est qu'un ensemble d'outils de changements et de communications mais pas un mode d'emploi détaillé pour apprendre à aux autres à aller mieux... nuance.
     
  10. Métaphore

    Métaphore Invité

    Ces phrases sont intéressantes car divergentes :

    Donc là effectivement je suis d'accord avec Valikor, et depuis le début pour moi la PNL n'est qu'un moyen de changement dans la communication mais pas une thérapie en profondeur.

    Pour moi, la PNL à elle seule ne comporte pas les techniques suffisantes pour travailler sur les traumas, la PNL n'est qu'un recadrage.

    La PNL n'est qu'un outil à utiliser en complément d'autres techniques plus adaptées, et pour cela l'hypnose intégrative comporte toutes ces techniques réunies...



    Et pour Katia

    Que veut un dépressif ?.... ne plus souffrir, il ne sait pas ce qu'il veut, aller mieux c'est tout, mais en général ces individus sont perdus, et la 1ère chose à faire est de travailler sur les suggestions de confiance en soi, d'auto training en AH + relaxation et visualisation guidée, ancrage positif... ensuite on pourra travailler sur le reste... Néanmoins il peut surgir des images spontanées de régression, donc là on peut travailler direct sur le trauma si l'inconscient de l'individu est prêt puis en reparentage...


    Mais cela n'empêche que je n'ai toujours pas compris votre approche Corfinas pour le phobique social... :roll:
     
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