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Régression hypnotique - Démarche RHV

Discussion dans 'Les différentes Techniques & Se Former-S'Informer' créé par jean touati, 31 Janvier 2010.

  1. jean touati

    jean touati Membre

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    Dans le cadre de mes études universitaires en psychologie clinique à Paris 8, j'ai réalisé un travail de recherche sur les effets d'un protocole de régression hypnotique, la Remodélisation d'Histoire de Vie (RHV).

    Ce protocole peut s'apparenter au travail de régression et d'abréaction sous hypnose pratiquait par Breuer et Freud à la fin du 19ème siècle tout en se différenciant de manière notable par la nature de la relation établie avec le patient et la spécificité du travail thérapeutique fait sous hypnose.

    En voyant, dans ma pratique thérapeutique, les progrès rapides des patients, notamment au travers de la mise en œuvre de ce protocole d'hypnose thérapeutique, je me suis interrogé sur les prémices de la psychanalyse, sur son développement et sur les raisons du rejet de l'hypnose dont parle ainsi Léon Chertok (2006 p. 191), psychanalyste ayant contribué aux recherches et réflexions sur l'hypnose : « C'est en abandonnant l'hypnose que Freud a découvert la psychanalyse. Et depuis, chaque analyste, lorsqu'il aborde le sujet, se sent obligé d'apporter la preuve qu'il a bien, lui aussi, accompli cette rupture originelle, qu'il n'est pas coupable d'une régression à une stade pré-analytique ».

    Sur la base de ce travail de recherche je vous propose cinq textes. Chacun de ces textes peut être lus indépendamment : *** Pour voir ce lien, enregistrez vous ***

    Jean Touati
    Hypnothérapeute Cabinet Orgadia Pars
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  2. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Super super ce texte sur l'affiliation entre l'hypnose et la psychanalyse.

    Je ne connaissais pas beaucoup Ferenczi et je ne savais pas qu'il "dissidait" en pratiquant encore l'hypnose malgré la réprobation de Freud. Une tête de mule ce Freud tout de même...

    C'est un article absolument fascinant. Ça fait quelques fois que j'entend parler aussi de Chertok et je devrai bien mettre à l'édude de ce dernier.

    Comme je l'ai toujours pensé depuis que je me suis "réconcilié" avec l'hypnose, elle va très bien avec les concepts fondamentaux de la psychanalyse. Et l'hypnoanalyse (je lisais dernièrement Dave Elman) est pour moi quelque chose qui va de soi. Cependant, comme semblent le penser Cal Banyan, le seul fait de revivre les événements traumatique ne suffit pas souvent. Il faut donc recadrer mais à partir des événements marquants.


    Mais, me semble-t-il, l'hypnose Éricksonnienne se fie sur la présumée capacité de l'esprit à se recadrer soi-même si l'hypno le demande bien gentiment au subconscient et s'il fait les métaphores appropriées. Je me trompe?

    Alors que le recadrage préconisé avec Cal Banyan est plus direct... L'hypno parle et "explique" les choses à l'enfant; celui auquel on a régressé et qui vit la situation traumatique.

    Ma question demeure toujours pour ce qui est de l'hypnose Ericksonnienne. Pourquoi l'esprit du patient se guérirait par lui même alors qu'il ne l'a pas fait par lui même avant? Est-ce que les métaphores de l'hypnose Éricksonnienne seraient les seuls outils qui lui manque?
     
  3. valikor

    valikor Membre

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    a mon avis :
    il lui manque la décision de le faire et la connaissance de comment faire et dans quel état le faire.
    pour les petits trucs, l'inconscient le fait tout seul, il a l'autonomie de décision nécessaire, mais pas pour les gros trucs. La conscience servirait entre autre à cela : comme partie de nous supervisatrice de nos processus d'autoguérison...
     
  4. corfinas

    corfinas Membre

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    Hello Jean,

    Trés trés bon votre article sur la RHV, pleins de petits trucs en plus pour améliorer et/ou faciliter l'atteinte d'un bon résultat. Bravo et merci !

    a+

    PS: quand je pense que je me suis demandé si vous n'étiez pas venu sur le forum seulement pour vous faire de la pub ... pfff ... de la pub comme ça, j'en veux bien 5 barils tous les jours :D
     
  5. jean touati

    jean touati Membre

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    L’hypnose Ericksonienne, ne se contente pas de métaphores adressées à un patient qui resterait passif. Je vous invite à lire par exemple le texte sur la RHV *** Pour voir ce lien, enregistrez vous *** et *** Pour voir ce lien, enregistrez vous ***.

    S’il est vrai que l’hypnose Ericksonienne s’inscrit dans la philosophie du courant humaniste considérant que chacun dispose de ressources pour s’aider lui-même, le thérapeute doit avoir conscience qu’il s’agit déjà en soi, avant tout, d’une suggestion positive. On oublie parfois qu’Erickson était cependant très directif et « savait » ce qui était bon pour le patient.

    Cependant l’hypnose et le discours hypnotique amène par elle-même un effet bénéfique. F. Roustang parle d’hypnose « sèche ». Il y a des cas où le patient ne sait pas verbaliser ce qui ne va pas, le thérapeute l’accompagne dans une séance d’hypnose guidé par son ressenti et qui amène sans que le thérapeute ne sache pourquoi ni vraiment comment le patient à aller mieux. Je parle de cela dans le texte de la RHV. Dans de nombreuses séances, le patient va nous dire : « je ne vous en n’ai pas parlé mais étonnement dans votre discours vous avez touché quelque chose d’important pour moi ».

    Je donne un témoignage : j’interviens dans un Centre de Traitement et d’Evaluation de la Douleur pour des patientes fibromyalgiques qui suivent une TCC de groupe. Je propose une séance d’hypnose. Un médecin et une stagiaire en master de psychologie sont présents comme observateurs. Je leur propose de « jouer le jeu » et j’amène la dizaine de personnes présentes à « entrer dans la transe ». Je fais un travail en hypnose centré sur la douleur chronique en lien avec la personnalité et le vécu des patientes. J’interpelle chacune y compris la stagiaire en psychologie en ratifiant leur attitude et en utilisant leurs prénoms.

    Quelques semaines après lors de notre débriefing des séances, la stagiaire en Master de psychologie, a besoin d’exprimer son témoignage sur le changement de schéma de pensée suite à la séance d’hypnose collective – Elle est très émue – : « lorsqu’on a fait la séance d’hypnose, donc moi j’avais fermé les yeux, je l’ai fait comme toutes les autres, moi j’ai repéré un de mes schémas de pensée, que je garde pour moi, et dans la séance, à un moment vous avez dit quelque chose et justement je trouvais que ça avait débloqué un schéma et tout d’un coup ça avait donné la solution, c'est-à-dire que pendant toute notre enfance on entend quelque chose et avec l’hypnose d’une manière régressive qui touche particulièrement vous dites l’inverse et donc ça, ça a un impact particulier et donc ça touche, et je me suis dit l’hypnose peut justement arriver à changer ces schémas de pensée qui sont ancrés à ce niveau là. Je me suis demandé combien de temps ça durait ? »

    Au plaisir d'échanger,

    *** Pour voir ce lien, enregistrez vous ***
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    Quand je mets un vert,
    ça ne veut pas dire de l'herbe,

    Quand je mets du bleu,
    ça ne veut pas dire du ciel.

    Henri Matisse
     
  6. corfinas

    corfinas Membre

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    Hello,

    J'ai lu avec grand intérêt l'article sur la psychanalyse et l'hypnose, un passage me pose questions :

    "Le trauma agit en plusieurs temps. Il se passe quelque chose que la structure psychique ne parvient pas à intégrer, qui reste là à l’état clivé, et peut être réveillé par un événement ultérieur et déclencher une pathologie. 5/ A l'un ou l’autre de ces stades, un modèle se constitue, qu'on peut éventuellement appeler suivant Balint (2003) « défaut fondamental », « cicatrice » ou « faille », qui détermine la fragilité particulière de chaque individus à tel ou tel type de trauma ultérieur. 6/ C'est la structure psychique de l'individu qui le fragilise à certains traumas."

    Pour moi, ça veut dire qu'un premier trauma peut influencer sur les conséquences des traumas suivants, ça ok, mais alors si on soigne ce trauma "d'origine", on soigne aussi les conséquences des autres ?
    Comment sait on si on a réussi à "remonter" à ce trauma d'origine ?
    Est ce que c'est les conséquences de ce trauma d'origine qui est appelé "défaut fondamental ou cicatrice ou faille" ?
    "La structure psychique" comment peut on la définir ? est elle innée ? acquise ? peut on la "changer" ?
    Est ce que soigner le trauma d'origine revient justement à changer cette structure psychique ? Est ce toujours possible ?

    a+
     
  7. Métaphore

    Métaphore Invité

    Je n'ai pas pris la peine de tout lire :oops: mais par rapport aux questionnements de Corfinas, ma première impression c'est que cela m'amène à parler des états du Moi, est ce de cela dont vous parlez M. TOUATI ?... ou bien un "schéma", c'est à dire un trauma qui se réactualise inconsciemment dans certaines situations qui ramène l'individu à une émotion/souffrance vécue pour la 1ère fois.

    Différents schémas se mettent en place afin de s'adapter enfant à notre environnement, mais nous enferme parfois dans des situations bloquantes...qui ne se révèlent souvent qu'à l'âge adulte dans des comportements ou situations répétitives négatives.

    Chez les Ericksonniens, je sais qu'on ne parle ni des états du moi, mais des parties problématiques, alors je ne sais pas ce qui est similaire pour représenter les schémas, (structure psychique).
     
  8. corfinas

    corfinas Membre

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    Ce qui me semble le plus correspondre serai "les méta-programmes": des processus mentaux que nous utilisons pour organiser et structurer notre pensée, des mécanismes que nous utilisons pour pouvoir satisfaire nos intentions et atteindre nos objectifs.
    a+
     
  9. Métaphore

    Métaphore Invité

    M. TOUATI si vous pouviez m'éclairer sur les interrogations de Corfinas et de ce que j'en ai compris ...
     
  10. valikor

    valikor Membre

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    pas forcément. cela dépend.

    cas ou ca marche : on gomme le coté rancunier des parents, du coup, la personne cesse d'en avoir contre tous les autres ensuite.

    cas ou cela ne marche pas : plusieurs harcèlements ...

    on sait qu'on a tout nettoyé quand la personne n'as plus de peur>3/10 que cela se reproduise...
    acquise. vient du caractère des parents et leur intégration.
    c'est presque toujours possible de soigner.
     
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