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Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par Eluno, 10 Mai 2009.

  1. Eluno

    Eluno Membre

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    Bonjour tout le monde !

    J'ai remarqué un comportement assez particulier chez les dépressifs -et je l'ai remarqué entre autres parce que je l'ai moi-même été- :
    Une certaine proportion de ces dépressifs aiment leur état. J'ai l'impression qu'elles aiment et revendiquent leur tristesse consciemment.
    J'ai même pu remarquer ceci chez certains chanteurs déprimés, et qui disent "aimer la tristesse".

    Il y a comme un attachement à cet état de tristesse. Et quand il se dissipe, ils aiment se replonger dedans en écoutant des chansons déprimantes de ces mêmes chanteurs :D

    Est-ce que certains analystes (comme Léo, entre autres, mais toutes les idées sont bonnes) pourraient avancer une éventuelle explication.

    J'ai une petite idée à ce sujet, mais comme je suis sûr de rien (enfin je suis pas surderien, mais je suis sûr de rien quand même!), bah autant partager les points de vue de tout le monde pour en construire un nouveau.

    PS : J'aimerais bien que au moins ce débat se fasse dans une bonne ambiance, parce que quand ça commence à partir en cyber-agression, j'arrête de suivre. Et comme j'ai lancé le sujet, j'aimerais lire les réponses :D

    Merci!
     
  2. esperence

    esperence Membre

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    Bonjour Eluno,
    votre question est très intérréssante et j'aimerais y répondre..sourire
    Un ou une dépressif descend peu à peu dans un univers inconnu ou l'ombre vient s'installer ( état de tristesse, peine...).Plus il descend, plus il souffre..alors l'entourage réagit , s'occupe de lui..lui apporte un amour différent ( pour certains) et cet état lui permet ainsi d'être enfin vu, reconnu.
    Sortir de cet état, serait bien , mais après.......oui après...est-ce qu'on s'occuperait de lui comme avant ? alors le dépressif va rentrer dans un système circulaire ou finalement il y trouvera un certain bien être...du réconfort, de l'écoute..
    Tout ce qui peut etre rassurant pour lui...
    Il s'est attaché à cet état ..et si son entourage ni fait plus cas, alors il ressombrera pour qu'on s'occupe de lui...c'est une façon de dire : Je suis là, occupes toi de moi, aide moi et ...aime moi.

    Eluno, ce sujet et un bon débat et j'espère tout comme vous que les échanges seront fait dans une bonne ambiance.
    Je vous souhaite une bonne continuation Eluno

    Espérence
     
  3. Cath

    Cath Membre

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    Peut-être une partie de ces personnes trouvent-elles un intérêt à cet état qui permet la manifestation d'une certaine créativité.
     
  4. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Faut faire attention aux termes "dépressifs" et "déprimés". Une personne dépressive est vraiment malade. Elle a besoin d'aide.

    Une personne déprimée est une personne qui est généralement triste et sans enthousiasme. Elle peut avoir aussi besoin d'aide mais c'est moins urgent et moins grave.

    Je ne sais pas si la personne dépressive tiens à son état mais il est vrai qu'elle peut revendiquer le droit à sa dépression. D'abord il y a un lien à faire entre le fait d'assumer et de vivre sa tristesse sans la renier et la dépression mais il est inverse. C'est à dire qu'une personne qui vit sa tristesse et l'assume aura bien moins tendance à la dépression.

    Mais la personne qui n'assume pas la tristesse et qui la nie le fait à cause qu'elle a apprise que ce n'est pas bien et que ça dérange les autres sa tristesse. Quand un enfant est privé du droit à sa tristesse, il passera sa vie à revendiquer ce droit et aura toutes les "chances" d'être dépressif.

    Alors voilà le lien entre l'un et l'autre.

    Cela dit l'intervention d'Espérence est tout à fait pertinente aussi. Y'a des gens qui en font une "identité" et une "identité" de dépressif ou de déprimé c'est mieux que pas d'identité du tout.
     
  5. Métaphore

    Métaphore Invité


    Pour moi c'est pareil "identité de dépressif" ou "pas d'identité du tout", on arrive à la même chose, c'est mon point de vue.

    Quant à dire que les dépressifs aiment leur état, alors je ne suis pas d'accord, déprimés peut être...mais bon Léo a bien expliqué l'amalgame à ne pas faire.
     
  6. esperence

    esperence Membre

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    Celui qui n'a plus d'identité...il ne sait plus qui il est .
    Un dépressif s'est qui il est...

    C'est mon point de vue perso... :)
    (je respecte votre point de vue Métaphore).

    Mais l'identité est importante pour l'être humain.
     
  7. Métaphore

    Métaphore Invité

    PBf )p
    Un vrai dépressif (et non déprimé) ne sait plus qui il est à tel point qu'il est prêt au sucide
     
  8. esperence

    esperence Membre

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    Moi, je parle (de personnes dépressives)vivant avec leur famille et qui ont parfois un lourd traitement .
    Ces personnes là, savent qu'elles ont une "identité"..mais parfois des gros troubles les empéchent de vivre normalement...elles peuvent en effet l'espace d'un temps, dû a un traitement peut être non adapté , oublier qui elles/ils sont, mais quant ils reviendront a la réalité, ils seront qui:" ils sont "( se disant eux même etre dépressif).
    Passer à l'acte, certains peuvent le faire..pas parce qu'ils ont perdu leur identité..mais juste pour faire un appel au secour.

    - J'existe, j'ai besoin de plus d'attention , pluss d'amour..qu'on s'occupe de moi...alors je vais agir. :cry: parce que c'est le seul moyen de me faire entendre ..comprendre..

    Combien y en a qui ont agi en téléphonant à leur famille, disant qu'ils avaient fais une bétisse en se choutant avec leur comprimés,..........la trouille au ventre.. :oops:
    Ils connaissent très bien leur identité.

    En revanche, combien sont passés a l'acte , sans être dépressif, malade ou autres et qui eux ne se sont pas loupés.

    J'ai écris ma façon de voir...on a tous un regard très différent.( sourire)
    Espérence
     
  9. valikor

    valikor Membre

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    oh que non! quelle erreur!

    un dépressif pour qui l'identité c'est d'être dépressif est bien plus difficile à aider que quelqu'un qui a juste pas d'identité...

    dans le premier cas, il est convaincu que quoiqu'on fasse cela il sera toujours comme cela, alors que ce n'est pas le cas du 2me.
     
  10. Métaphore

    Métaphore Invité


    Votre raisonnement est à l'opposé de ce que pense Esperence


    OK, alors expliquez moi ce qu'est une personne "sans identité" ? car je pense que nous n'avons pas la même approche sur le terme identité.
     
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