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sortir de la zone d'insécurité

Discussion dans 'Hypnothérapie' créé par Victoire, 30 Juin 2014.

  1. Victoire

    Victoire Membre

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    Bonjour
    auriez-vous des suggestions concernant cette situation :

    j'ai une amie qui ne crois pas en elle et en la possibilité d'avoir mieux que ce qu'elle a. elle semble résignée malgré qu'elle est dans une situation d'inconfort qui lui cause des désagréments mais elle tient bon. elle s'est habituée.
    elle a déjà mis des actions en place quand ce qu'elle vivait était trop insupportable mais une fois la situation redevenue calme même si c'est
    désagréable quelle ne s'y sent pas bien, elle ne bouge pas, elle n'agit pas.
    je pense qu'elle a peur et qu'elle ne s'autorise pas, pourtant comme on dit, si elle voulait elle y arriverait super bien
    avez-vous déjà travaillé ce genre de situation ?
    merci de vos suggestions
     
  2. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Oui.
    Je suis partie sur ce que mérite la personne, parfois il y a des grosses doses de culpabilité qui font que la personne pense ne pas mériter mieux. Du coup travail sur ce qui a pu causer ça (culpabilité du survivant, divorce des parents reporté sur l'enfant, viol, violences et abus sur enfant (physiques, psychologiques, sexuelles...); je travaille également avec une visualisation (quand je peux en hypnose) qui est en raccourci de se faire mettre un nourrisson dans les bras et de laisser venir les pensées qu'il n'a encore rien accompli, rien fait mais qu'on sent qu'il a une valeur immense, et des notions de droit d'être protégé, aimé, respecté etc. pour ce bébé, ce bébé qui n'a encore pourtant rien accompli (ça ramène l'inconscient et/ou le conscient sur des valeurs de respect de la vie, respect des êtres humains, quelqu'ils soient, même soi même ^^).
    Il y a aussi la ligne du temps que tu peux reconstruire avec la personne en lui faisant s'apporter ce dont elle avait besoin (ça peut aider dans pas mal de problèmes, là je pense surtout à confiance et estime de soi).
    Derrière la peur d'essayer il y a souvent la peur de l'échec, à voir si ça ne joue pas aussi.
    Il y a aussi les phénomènes auto-entretenus: moins tu bouges moins tu vas bouger, plus tu bouges plus tu vas bouger. Si c'est son mode de fonctionnement d'être dans l'inaction il lui faudra une grosse dose d'inconfort pour lancer le changement et c'est d'ailleurs ce qui s'est passé dans le passé.
    Comme dirait ma superviseur "attention, c'est l'écologie, ça c'est l'écologie du patient, il faut le respecter". Parfois certaines personnes s'handicapent parce qu'il y a des bénéfices secondaires supérieurs aux problèmes et on ne peut pas arriver et tout chambouler parce que, à nous, il nous parait pas génial de fonctionner comme ça. Parfois, clairement, ça mal de voir un proche foncer dans le mur (encore plus quand ils font ça à répétition), mais c'est leur vie, pas la nôtre, et on ne peut jamais vivre que notre propre vie. Ce qu'on peut faire c'est apporter de l'aide si on nous la demande, écouter, être présent, et si c'est trop dur pour nous, nous éloigner de la personne. On ne peut pas forcer quelqu'un a arrêter de boire ou une femme battue à se séparer de son conjoint violent, on peut tirer une sonnette d'alarme et être présent si besoin et si on le souhaite, mais pas changer leur vie pour eux. Toujours "on ne peut pas aider quelqu'un qui ne veut pas être aidé".
    Après ça, perso je ne travaille pas avec des proches (il m'arrive juste parfois de filer quelques pansements ou de l'écoute amicale mais pas de gros travail), trop d'interférences.
     
  3. hibou13

    hibou13 Moderateur Membre de l'équipe

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    Comme on à pas de détails sur ce qui est en cause, (couple, matériel, physique, moral....) Je part de l'hypothèse que la personne ne veux pas en dire plus.
    Alors je partirais ainsi en hypnose.
    Je l’amènerais dans une zone de confort (quelque part et en elle à son choix), la ou elle se sent au mieux (protégé, tranquille...).
    Je l'amènerais à s'imaginer telle qu'elle ce veux dans un idéal.
    Je l'amènerais à laisser son inconscient reconnaître les "choses" qui limite, freine, bloque (sans entrer dans les détails ni questionner) et demanderais de le laisser faire pour "déchirer le voile", "passer au delà", qu'il face que traverser "le voile" soit possible pour marcher vers ce quelle veux. (avec une suggestion de signal quand les choses ce font, l'inconscient est prêt, genre la tête penche en avant comme pour symboliser le pas fait).
    Je prendrais du temps à chaque étape.
     
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  4. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Prudence a dit : On ne peut pas forcer quelqu'un a arrêter de boire ou une femme battue à se séparer de son conjoint violent, on peut tirer une sonnette d'alarme et être présent si besoin et si on le souhaite, mais pas changer leur vie pour eux.
    Toujours "on ne peut pas aider quelqu'un qui ne veut pas être aidé".


    Je proposerai ( si l'anamnèse l'autorise) une position provocative, la mettre en transe et l'emmener dans le pire du pire +++

    Elle a toute les chance de faire marche arrière après et de revenir dans une position qui sera en infra de son fonctionnement habituel, un tout petit peu meilleur ...

    Sortir de son périmètre de fausse sécurité

    Et le changement continuera car elle aura envie de changer (consciente de pouvoir se sortir de son conditionnement en pouvant tant l'aggraver que l'améliorer)

    J'aime forcer les gens à être aidés pour qu'ils se rendent compte de ce que cela donne ...(et qu'ils aiment +++)

    Les sortir de leur paradoxe
    .

    Si çà ne marche pas c'est que je ne les ai pas "forcés" assez fort.
     
    Dernière édition: 30 Juin 2014
  5. Victoire

    Victoire Membre

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    merci Prudence de ta réponse, j'aime bien l'idée de l'hypnose avec le nourrisson. Et ta reflexion sur ce qu'il peut y avoir derriere, et notamment j'y pense un travail (de pardon ?) vis à vis du père (corrections trop violentes enfant) et une grosse contrariété non évacuée il y a quelques années vis a vis de l' achat de son appart actuel (parents qui ont participé à l'achat et quand elle a voulu changer d'avis au moment de la signature car il ne correspondait pas à ce qu'elle voulait ce pere s'est tellement mis en colère qu'elle l'a pris, depuis beaucoup d'ennuis ont suivi. Cela peut être a déclenché le sentiment qu'elle ne peut avoir mieux et de ne pas avoir le choix.

    cela donne plus d'explication hibou13 ? mais je peux utiliser ce que tu proposes aussi,
    Parcontre surderien ta procédure est assez radicale ça ressemble à celle que je connais en PNL,je la verrai plutôt en fonction des premiers résultats. en as-tu constaté des changements significatifs en retour, et que fait tu pour la "remonter" du pire ou tu l'as mis (nouvelles ressources de l'inconscient, pont vers le futur ?..)

    Un grand Merci à vous 3 pour votre suggestions
     
  6. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Alors pour le "pardon" il y a eu des sacrés avis fermés et bien bloqués et verrouillés en ce qui concerne l'obligation du pardon comme étape pour se sentir mieux et débarrassé du problème. Perso je suis plus de l'avis que c'est possible mais pas nécessaire et qu'elle doit venir en tout dernier impérativement (attention aux pardons précoces qui rajoutent une couche au problème en rajoutant de la culpabilité parce que la colère contre l'autre n'a pas été vécue, exprimée et assumée et qu'elle se retrouve retournée contre soi). J'ai un doute mais je crois que Suzanne Forward parlait de ça justement ("parents toxiques" le livre il me semble). Le pardon vis à vis de soi, oui, je pense que c'est primordial, après ça le pardon de l'autre je dirai que c'est facultatif, mais que l'important c'est que la personne se sent bien, bien avec elle même au présent.
    S'il la frappait et s'est mis en rogne suite à son changement d'avis il y a peut être un problème de contrôle de lui sur elle qui expliquerait justement cette passivité. Déclenchement, confirmation, renforcement... ça peut, c'est tout à fait possible. Après ça c'est juste des pistes, comme l'a dit Hibou, on ne la connait pas.
     
  7. zoulouk2

    zoulouk2 Membre

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    Quand la situation est insupportable, on est obligé de réagir, quand elle ne l'est plus, rien ne nous y oblige. La résignation peut être plus facile à adopter que la lutte surtout si elle est stérile. Il y a peut-être l'énergie du désespoir et qui ne fonctionne qu'en cas de désespoir, comme l'énergie qu'on peut déployer par exemple en cas de danger et qu'on ne peut produire en temps normal ?

    Il y a donc des ressources, et c'est en voyant le coté critique de la situation que les changements se font..
     
  8. hibou13

    hibou13 Moderateur Membre de l'équipe

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    Ma réponse était un peu lapidaire, mais je ne me sent pas à faire plein d'hypothèses quand je suis dans le vide, il faudrait un livre;) (et je fais trop de fautes)
    En général, je suis plutôt pour que la personne face son parcours, plutôt que de lui imposer. Question d'orientation. Celle de surderien en est une autre (très proche du travail chamanique) et c'est intéressant de les voir exposer en parallèle.
    Donc pour moi dans ce cas, je travaillerais plutôt sur la sérénité à retrouver face à ses souvenirs marquants. Sans évoquer son père, ni rien de précis (je parle toujours uniquement en hypnose sans autre méthode). Que je ne formulerais pas exactement comme ça à la cliente d'ailleurs, peut être sous forme de métaphore.
    Pour en quelque sorte ne plus être (trop) dans l'émotion. L'idée de base est qu'un souvenir bloquant pouvant être remémoré sans trop d'émotion, comme juste observé et non comme re-subit, deviens moins limitant. Cela ouvre la porte, envisager la confiance deviens alors possible (le positif entraîne le positif).
    L'amener à être d'une certaine façon spectatrice de ses blocages, souvenirs... sans les préciser, lui laisse une porte bien plus grande ouverte à des choses dont elle n'a pas conscience elle même et qui sont peut être aussi importante que les histoires avec son père (histoires qui après tout peuvent même être secondaire, elle ne le sais pas et moi non plus, seul son inconscient le sait).
    Alors n'étant ni psychanalyste, ni devin, je ne sauterais pas sur la première évidence au risque d'y passer du temps pour rien (ou pas).
    Par principe je part de la demande du client et là la demande est "...je ne crois pas en moi, résigné, elle bouge pas etc..." la question du pardon ne ce pose donc pas au départ (pour moi évidement), elle peux venir plus tard avec le thérapeute ou d'elle même naturellement.
     
  9. Victoire

    Victoire Membre

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    Effectivement l'inconscient sait tellement plus de choses que ce qui semble visible au premiet abord. Autant lui faire confiance
     
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  10. surderien

    surderien Moderateur Membre de l'équipe

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    Certains ne sont pas pour le pardon mais pour la rupture, rupture en s'écartant du comportement de l'autre qu'on juge inadapté et qui amène à pouvoir en faire le deuil : trancher, se retrancher et cela sans aucune rancune pour l'autre.
    Peut-être que pardonner c'est finalement la même démarche de se débarrasser de quelque chose d'inadapté et de s'en écarter alors en cédant.
    Tout dépend de la façon de fonctionner de chacun...
     
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