Transfert et contre-transfert en hypnose Ericksonnienne...

Discussion dans 'Hypnothérapie' créé par surderien, 7 Mai 2009.

  1. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Quelle est la place du transfert et du contre tranfert en hypnose ?


    cette question me vient d'un sujet de discussion proposé sur le forum de Stephen Brookes

    "Discuter la place du transfert et du contre-transfert dans l'approche Ericksonnienne "


    Alors si on veut un échange sérieux et constructif on peut peut-être s'y essayer ?


    Cordialement

    jean-michel

    8)
     
  2. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    Il me semble que plus l'hypnose est profonde, :shock: moins il y a de place pour le transfert :( (au sens psychanalytique du terme).

    Quand au contre-transfert (idem :roll: acception psychanalytique), plus les suggestions sont dénuées de précision (et à la limite, d'intentionnalité) et moins il peut s'exprimer dans le coeur de la séance :x ...
    Ceci est assez manifeste dans les séances "à la Rossi", les séances d' "hypnose sèche" sans verbalisation du problème, ...
     
  3. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Bonjour,
    Qu'appelez vous transfert et contre transfert, j'en ai une petite idée, mais pouvez vous développer? :oops:

    Merci d'avance. :wink:

    Jurgen 8)
     
  4. Leo Lavoie

    Leo Lavoie

    Inscrit:
    7 Janvier 2009
    Dans le domaine de la "santé mentale", comme dans celui de la psychologie, psychothérapie et psychanalyse, le transfert et contre transfert ont la même signification... Enfin, sensiblement quoi... Ce que je veux dire c'est que ces deux choses ont le même sens dans toutes ces disciplines. Je ne veux pas dire que le contre transfert a le même sens que le transfert.

    Si je suis trop clair vous me le dites parce que je ne sais plus ou j'en suis... :shock: :lol:

    Y'a le transfert négatif et le transfert "positif" ou "amoureux"

    Le transfert positif (c'est le plus fréquent) est un "amour" ou un attachement particulier et fort de la part du patient vers le thérapeute. On l'appelle "le transfert" parce que, selon Freud, le patient voit dans le thérapeute, soit le parent du sexe opposé, d'où l'amour dans le sens oedipien, ou le parent du même sexe d'où un amour parent/enfant.

    Alors soit le patient voit dans le thérapeute, le parent qu'il a eu ou le parent qu'il n'a pas eu et dont il souffre une carence.

    Le transfert négatif est, une haine ou une émotion du même acabit, envers le thérapeute qui , encore ici, est une reproduction d'une relation parentale ou une production d'une réponse à ce que fut la relation parentale.

    Bref... À part le fait que tout ça flotte sur la relation thérapeutique, c'est la même chose que l'amour que l'on porte à son ou sa conjointe au début d'une relation, pour ce qui est du transfert "amoureux"

    Le contre transfert est la réaction "amoureuse" ou "affectueuse" ou d'attendrissement devant le transfert du patient.

    En thérapie analytique, une forme de transfert est pratiquement indispensable. Le contre transfert est plutôt nuisible ou alors il est à gérer très prudemment et de façon serrée.

    voilà :)
     
  5. nathalie75

    nathalie75

    Inscrit:
    11 Mai 2009
    bonsoir,
    je suis le post et je me permets de m'immiscer pour poser une question de néophyte :
    qd vous dîtes qu'un transfert est nécessaire à la psychanalyse, il est indifférent qu'il s'agisse d'un transfert "positif" ou "négatif"??
    décidement, on vous en pose, des questions;)
     
  6. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    Je reprends la définition lue sur Wikipédia (y aurait-il des lecteurs du forum qui n'ont plus la force d'aller voir Wikipédia ou autre ?! Jurgen ? :wink: )

    Par exemple : pour un psychanalyste, si une femme en analyse tombe plus ou moins sous le charme de son psychanalyste de sexe masculin, c'est forcément qu'elle revit avec lui quelque chose qui a une liaison étroite avec la relation qui unit la patiente à son propre père.

    Je schématise, mais après tout c'est aux psychanalystes qu'il appartient de défendre leurs théories préférées.
    Je conseille tout de même sur Wikipédia, le paragraphe consacré au Transfert selon Jung (qui me séduit mieux).

    http://www.guerir.fr/magazine/l2019hypn ... raitements (cliquer sur le mot transfert de la 3ème ligne = psychanalyse, ici le lien ne passe pas directement)

    Et pour ceux qui sont d'humeur badine, le paragraphe : Transfert selon Lacan.

    En revanche le contre-transfert, est une notion totalement différente.
    Je crois utile de connaître la notion de contre-transfert selon l'école de Ferenczi (Balint l'a popularisée, ou Searles) :

    "Le terme contre-transfert fait référence aux réactions émotionnelles plus ou moins conscientes du thérapeute à l'égard du patient." (merci encore Wiki)
     
  7. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Merci à vous tous pour ces réponses.

    C'est vrai, Castorix, que j'aurai pu chercher par moi même, mais c'était surtout le "contre transfert" que je ne connaissait pas. :oops:
    Et c'est tellement bien de se faire expliquer directement :?

    Bien à vous,

    Jurgen
     
  8. valikor

    valikor

    Inscrit:
    9 Septembre 2008
    j'ai entendu une autre définition :
    l'échange d'émotions et sensations négatives qui se met en place de façon de + en + importante au cours de la thérapie et qui permet à l'inconscient du thérapeute d'aider l'inconscient de l'analysé à faire ce qu'il faut pour aller mieux...
    le lien thérapeute-analysé se renforce au fur et à mesure de l'augmentation de cet échange (= communication inconsciente), en raison de la propension à l'empathie et la sympathie (ici au sens compassion=souffrir avec, je crois) du thérapeute.
    Cela fait que le thérapeute garde une empreinte émotionnelle croissante de l'analysé (et donc ressemble de + en +, au niveau inconscient, à l'empreinte mémorielle que l'analysé a gardé de ses parents...

    qu'en pensez vous?
     
  9. Leo Lavoie

    Leo Lavoie

    Inscrit:
    7 Janvier 2009
    On dit trop facilement que le contre transfert est la réciproque du transfert du patient envers le thérapeute mais je ne suis pas d'accord.

    Un transfert est un transfert et il ne devient pas "contre transfert" juste parce que c'est le thérapeute qui le vit.

    Le contre transfert se doit être par son appellation une réaction de transfert par rapport au transfert du patient. Le contre transfert dépend du transfert du patient et ce transfert du patient flotte sur la relation thérapeutique.

    C'est comme un offre d'achat ou une contre offre d'achat. Pour qu'il y aie une "contre offre" il faut d'abord une "offre" sinon, ce n'est qu'une offre...

    Donc si le thérapeute a des sentiments de transfert envers son patient , oui, il arrive souvent que dans les plus hautes instances on appelle cela le "contre transfert" mais c'est une convention erronnée si ce transfert là n'est pas en réponse au transfert du patient envers le thérapeute.
     
  10. Leo Lavoie

    Leo Lavoie

    Inscrit:
    7 Janvier 2009
    Ben en psychanalyse il importe peu que le transfert soit négatif ou positif...Parce que l'un ou l'autre doit se résoudre dans la résolution de la cure thérapeutique. Autrement dit, le transfert s'estompe et c'est à peu près le chant du signe pour la névrose, le patient est "guéri" à toutes fins pratique.

    Ça, c'est en théorie. En pratique, un transfert négatif fera que le patient ne poursuive pas la thérapie alors c'est une situation caduque.

    Donc, si l'on parle d'un patient forcé de ne pas changer de thérapeute; soit qu'il soit incarcéré ou dans les forces armées ou autre, et si l'on parle d'un thérapeute qui sait ce qu'il fait, alors il pourra très bien travailler avec les deux formes de transfert.
     
  11. C'est pour ça qu'on dit qu'un psychanalyste doit faire sa propre psychanalyse avant de le devenir lui même justement pour appréhender et comprendre ses transferts et contre transfert qui se passent obligatoirement.

    Et je trouve personnellement que travailler dans l'hypnothérapie devrait inclure un minimum de thérapie personnelle, car le même phénomène se produit.

    Dites moi si je me trompe Léo ?
     
  12. esperence

    esperence

    Inscrit:
    6 Novembre 2008
    Et ben voilà, vous l'avez dis Métaphore..:

    "je trouve personnellement que travailler dans l'hypnothérapie devrait inclure un minimum de....... thérapie personnelle ".

    Je suis entièrement d'accord avec vous...sur suivre une thérapie avant de vouloir aider l'autre, faut etre en paix avec soit même.

    J'ai remarqué que vous vous servez d'un bouclier pour vous protéger.. :wink:
     
  13. valikor

    valikor

    Inscrit:
    9 Septembre 2008
    ce qui est nécessaire n'est pas forcément suffisant.

    et puis on peut en faire suffisamment longtemps sans que le minimum nécessaire soit atteint... ça dépend des personnes.
     
  14. Je l'ai toujours pensé concernant la thérapie personnelle, seuls ceux qui ne le font pas diront le contraire...

    Mais que voulez vous dire dans votre dernière phrase ?
     
  15. Leo Lavoie

    Leo Lavoie

    Inscrit:
    7 Janvier 2009
    Ben, à mon avis, vous ne vous trompez pas. Cependant, il y a des gens qui ont de l'expérience de vie et une bonne "santé" psychologique déjà sans psychanalyse ou autre thérapie. De telles personnes peuvent aider les autres psychologiquement et faire de l'hypnose je crois. Même si je ne suis pas acheteur du magnétisme, par exemple, je suis assez certain qu'Altmaier fait du bon travail et je ne crois pas qu'il soit passé par la psychanalyse, si je ne m'abuse.

    En général cependant, si l'hypno apprend à référer les patients avec qui il a un malaise, qu'il identifie ou non, je crois qu'il est passablement moins important qu'il fasse des années de thérapie analytique. Le rapport étant tellement important en hypnose, si ça ne passe pas, le client quitte, l'hypnose ne marche pas et si l'hypno lui charge quand même le tarif, il n'en est quitte que de l'avoir payé pour rien. C'est vrai que là on ne parle pas de gérer un transfert, contre transfert. D'un autre côté, la plupart du temps un vrai transfert solide a bien moins le temps de s'installer, l'hypnothérapie étant brève.

    Est-ce qu'un névrosé grave ou un psychotique de type sociopathe pourrait nuire à un patient d'hypnose? Profondément, je ne sais pas. Un patient en psychanalyse ou thérapie analytique, ah oui...grandement. Même si le patient développait un transfert grave envers l'hypno, ce ne serait pas pareil et même si l'hypno "passe à l'acte" avec le client, l'impact ne serait pas, non plus, aussi grave que dans le cas d'une thérapie analytique (même s'il ne devrait absolument pas en être question).
     
  16. Déjà pour moi, je ne mélange pas le magnétisme et l'hypnose, car le magnétisme pour moi c'est l'imposition des mains et un travail avec l'énergie, l'hypnose c'est avec l'inconscient, même si au bout d'un moment tout est lié, mais au départ ce n'est pas la même chose pour moi.

    Pour le transfert, moi je parlais surtout quand le thérapeute n'est pas préparé devant un patient très névrosé, et que cette névrose entre en contact avec l'inconscient du thérapeute dont il n'a pas fait le point avec lui même, c'est dans ce sens que je parlais de transfert.
     
  17. esperence

    esperence

    Inscrit:
    6 Novembre 2008
    Métaphore dit a Espérence

    "Je l'ai toujours pensé concernant la thérapie personnelle, seuls ceux qui ne le font pas diront le contraire.."

    Ma question est: suivez vous une thérapie ?
     

  18. Quel rapport avec votre phrase ?
    :arrow: J'ai remarqué que vous vous servez d'un bouclier pour vous protéger
     
  19. esperence

    esperence

    Inscrit:
    6 Novembre 2008
    aucun.
    Je vous ai posé juste une question dont vous n'avez tjs pas répondu.
    Mais vous n'y êtes pas non plus obligé.
     
  20.  
  21. MENGAL

    MENGAL

    Inscrit:
    17 Avril 2008
    Bonsoir à toutes et à tous,

    Avant de pouvoir "discuter la place du transfert et du contre-transfert dans l'approche Ericksonnienne", il conviendrait peut-être de chercher à obtenir un consensus sur la définition même de chacun de ces concepts.

    Ainsi, parmi les définitions du « transfert » et « contre transfert », on trouve celles de cet auteur. Il en propose d'autres encore, mais dans d'autres domaines, que les lecteurs et lectrices pourront découvrir en allant visitant son site. Ceci dit, les définitions simplifiées du "transfert" et "contre transfert" qu'il propose devraient intéresser les néophytes.

    Transfert et contre transfert (1)

    « De façon habituelle, Le transfert c’est quand le patient attribue inconsciemment au thérapeute une attitude qu’un membre de son entourage a eu avec lui et qui avait généré de la douleur ou du manque. Cela engendre de sa part une réaction envers le thérapeute. C’est un outil majeur utilisé dans de nombreuses thérapies de type analytique. Le patient y rejoue ainsi la zone traumatique de sa vie et, accompagné par le thérapeute, s’en libère .

    Le contre transfert, c’est quand le thérapeute, malencontreusement, prend cela au pied de la lettre et croit que ce message lui est adressé personnellement. Si le thérapeute a lui-même trop de zones de blessures restées en suspend, il risque alors inconsciemment d’attribuer les attitudes de son propre entourage passé à son patient. Le thérapeute réagit alors par rapport à son histoire personnelle et cesse d’accompagner son patient sur l’histoire qui est la sienne. C’est ce qui justifie une supervision du thérapeute par un confrère qui va l’aider à recentrer cela.

    En maïeusthésie, c'est ce que j'appelle un mirage relationnel. C'est à dire que croyant voir la personne qui est face de soi, nous ne voyons en réalité qu'une situation antérieure réactivée. Cela se produit couramment dans la vie de tous les jours et chacune de ces circonstances peut être exploitée en thérapie, sans attendre qu'il y ait un transfert envers le thérapeute.

    Comme dans le cas d'un mirage optique, il y a déviation de l'information et l'on voit l'objet là où il ne se trouve pas. En optique, cela est causé par un phénomène de diffraction dû à des différences de densité des milieux traversés par l'image.

    Les différences de densité mentale (zones plus "graves", plus chargées que d'autres) semblent produire un effet similaire sur la perception psychologique de l'environnement.
    »

    Remarque :

    Il existe, bien entendu, d’autres définitions - sans doute plus complexes - de ces concepts, mais elles sont réservées à des personnes ayant des connaissances approfondies en psychologie, en psychanalyse, voire en psychiatrie.


    Bien à vous.

    Peter.




    (1) Cabinet de Formation Thierry TOURNEBISE , Page de définitions, En liens Hypertexte depuis les documents, http://www.maieusthesie.com/definitions.htm page consultée le 15 mai 2009.
     
  22. MENGAL

    MENGAL

    Inscrit:
    17 Avril 2008
    Bonsoir à toutes et à tous,

    Avant de pouvoir "discuter la place du transfert et du contre-transfert dans l'approche Ericksonnienne", il conviendrait peut-être de chercher à obtenir un consensus sur la définition même de chacun de ces concepts.

    Ainsi, parmi les définitions du « transfert » et « contre transfert », on trouve celles de cet auteur. Il en propose d'autres encore, mais dans d'autres domaines, que les lecteurs et lectrices pourront découvrir en allant visitant son site. Ceci dit, les définitions simplifiées du "transfert" et "contre transfert" qu'il propose devraient intéresser les néophytes.

    Transfert et contre transfert (1)

    « De façon habituelle, Le transfert c’est quand le patient attribue inconsciemment au thérapeute une attitude qu’un membre de son entourage a eu avec lui et qui avait généré de la douleur ou du manque. Cela engendre de sa part une réaction envers le thérapeute. C’est un outil majeur utilisé dans de nombreuses thérapies de type analytique. Le patient y rejoue ainsi la zone traumatique de sa vie et, accompagné par le thérapeute, s’en libère .

    Le contre transfert, c’est quand le thérapeute, malencontreusement, prend cela au pied de la lettre et croit que ce message lui est adressé personnellement. Si le thérapeute a lui-même trop de zones de blessures restées en suspend, il risque alors inconsciemment d’attribuer les attitudes de son propre entourage passé à son patient. Le thérapeute réagit alors par rapport à son histoire personnelle et cesse d’accompagner son patient sur l’histoire qui est la sienne. C’est ce qui justifie une supervision du thérapeute par un confrère qui va l’aider à recentrer cela.

    En maïeusthésie, c'est ce que j'appelle un mirage relationnel. C'est à dire que croyant voir la personne qui est face de soi, nous ne voyons en réalité qu'une situation antérieure réactivée. Cela se produit couramment dans la vie de tous les jours et chacune de ces circonstances peut être exploitée en thérapie, sans attendre qu'il y ait un transfert envers le thérapeute.

    Comme dans le cas d'un mirage optique, il y a déviation de l'information et l'on voit l'objet là où il ne se trouve pas. En optique, cela est causé par un phénomène de diffraction dû à des différences de densité des milieux traversés par l'image.

    Les différences de densité mentale (zones plus "graves", plus chargées que d'autres) semblent produire un effet similaire sur la perception psychologique de l'environnement.
    »

    Remarque :

    Il existe, bien entendu, d’autres définitions - sans doute plus complexes - de ces concepts, mais elles sont réservées à des personnes ayant des connaissances approfondies en psychologie, en psychanalyse, voire en psychiatrie.


    Bien à vous.

    Peter.




    (1) Cabinet de Formation Thierry TOURNEBISE , Page de définitions, En liens Hypertexte depuis les documents, http://www.maieusthesie.com/definitions.htm page consultée le 15 mai 2009.
     
  23. esperence

    esperence

    Inscrit:
    6 Novembre 2008
    Désolée, mais si vous lisez plus haut , c'est moi qui vous ai posé la question la première.
     
  24. esperence

    esperence

    Inscrit:
    6 Novembre 2008
    j'attend donc une réponse ... :wink:
     
  25. Altmaier

    Altmaier

    Inscrit:
    25 Août 2008
    Oui, j'ai cette chance, mais pour en revenir au sujet, je crois qu'il existe moins de transfert en hypnose qu'en analyse.
    Et surtout que ce transfert n'est pas nécessaire à la guérison du patient.
    Et je n'ai jamais été victime de contre transfert :cry: :cry: :cry: :roll:


    Cordialement,

    Jurgen
     
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