Formation Hypnose

burn out out

valikor

Membre
castorix à dit:
Ivan SCHMITT à dit:
1° D'une manière ou d'une autre je recadre le symptôme (le burn out) en signe signal (...)

2° Je cible les attitudes, pensées, croyances génératrices de stress (...), d'anxiété (...), de fatigue (...)

3° + EMDR et Hypnose
OK :)

Sur quoi dans un petit exemple, centres-tu l'emploi des mouvements alternatifs ?

Avant l'EMDR "de désensibilisation" fais-tu quelque chose de particulier ?

Merci
-l'empreinte du caractère des parents : exigence, perfectionnisme, difficulté à dire non, devoir répondre aux attentes des autres, travail = important, anxiété, besoin de reconnaissance, jugement/regard, difficulté à se détacher du travail, se culpabiliser, se dévaloriser....
-la même chose sur le fait d'avoir été toujours avec ces traits là sur toute sa vie, sur tous....
ca permet de vraiment se débarrasser de traits de caractère ayant conduit au burn-out....
désensibilisation sur la fatigue et le stress accumulé en les faisant se concentrer sur la période de temps pendant laquelle ca s'est accumulé....
 
J'adapte mon approche en fonction de la personne, et souvent j'essai de déterminer les traits saillants qui autoentretiennent et/ou provoque le burn out. Ce sont mes cibles en emdr ainsi que, éventuellement, ce qui se cache derrière (un trauma plus ancien, par exemple). Au demeurant, Valikor résume très bien, à peu de choses près, ce que je fais aussi.
Pour l'EMDR, je préfère lui trouver une visée de retraitement que de désensibilisation... dans le sens ou ce que je fais habituellement s'apparente plus à des recadrages successifs... voir du développement personnel : par exemple, vous êtes épuisé devient : vous allez en apprendre quelque chose de très important pour le restant de votre vie. Ce qui vous évitera tous les futurs burn out. D'ou également, travail sur les croyances.

Il y a juste une chose, Valikor, que nous devrions peut-être discuter ensemble (mais pas ici) sur le fait de cibler directement la fatigue. Si tu le fais, c'est surement que ça marche. Personnellement, je n'aime pas trop parce que je préfère que la personne récupère sans prendre le risque de générer un nouveau stress (même si c'est par l'EMDR) que j'imagine (tout du moins) capable d'être contre productif.
 

papusza

Membre
Aucun trait de caractère

Il suffit de savoir quand on arrive au stade trop loin et ce que cela fait (expérimenter donc) pour ne plus être tenté de reproduire.
les traits de caractères s'adapteront tout seul une fois cette expérience faite.
 

valikor

Membre
papusza à dit:
Aucun trait de caractère

Il suffit de savoir quand on arrive au stade trop loin et ce que cela fait (expérimenter donc) pour ne plus être tenté de reproduire.
les traits de caractères s'adapteront tout seul une fois cette expérience faite.
Pas chez tout le monde. Si tout le monde arrivait a changer ses traits de caractere aussi facilemznt, on aurait pas besoin de therapeute....
Et j'ai lu des temoignages de personnes ayant reussi a en fairz 2.
 

castorix

Membre
valikor à dit:
castorix à dit:
Sur quoi centres-tu l'emploi des mouvements alternatifs ?

Avant l'EMDR "de désensibilisation" fais-tu quelque chose de particulier ?

Merci
-l'empreinte du caractère des parents : exigence, perfectionnisme, difficulté à dire non, devoir répondre aux attentes des autres, travail = important, anxiété, besoin de reconnaissance, jugement/regard, difficulté à se détacher du travail, se culpabiliser, se dévaloriser....
-la même chose sur le fait d'avoir été toujours avec ces traits là sur toute sa vie, sur tous....
ca permet de vraiment se débarrasser de traits de caractère ayant conduit au burn-out....
désensibilisation sur la fatigue et le stress accumulé en les faisant se concentrer sur la période de temps pendant laquelle ca s'est accumulé...
Ok, merci :wink:

Je suis, tu t'en doutes, assez d'accord pour passer du temps sur les exigences des parents.
Le modèle de Young dont nous avons bien parlé ensemble, "catégorise" cela plus finement. Par exemple au sein des Besoins affectifs fondamentaux non respectés, dans le domaine : Spontanéité dans les relations avec les autres, il peut résulter de ce problème un Schéma inadapté (exemple : Assujettissement ; ou : Recherche de reconnaissance).

Ma question Valikor : en général, comment centrerais-tu la séquence de mouvements alternatifs : le sujet se revoit subissant (c'est un exemple) la pression excessive du parent ? il commente son sort ? ou bien tu lui laisses exprimer une réaction etc. ?

Dans ces différents cas, choisis-tu une scène récente ou favorises-tu la recherche d'une scène ancienne, si elle revient avec des affects plus forts par ex. ?


PS je serai 10 jours sans passer sur le forum pour continuer à discuter :wink:
 

valikor

Membre
castorix à dit:
valikor à dit:
castorix à dit:
Sur quoi centres-tu l'emploi des mouvements alternatifs ?

Avant l'EMDR "de désensibilisation" fais-tu quelque chose de particulier ?

Merci
-l'empreinte du caractère des parents : exigence, perfectionnisme, difficulté à dire non, devoir répondre aux attentes des autres, travail = important, anxiété, besoin de reconnaissance, jugement/regard, difficulté à se détacher du travail, se culpabiliser, se dévaloriser....
-la même chose sur le fait d'avoir été toujours avec ces traits là sur toute sa vie, sur tous....
ca permet de vraiment se débarrasser de traits de caractère ayant conduit au burn-out....
désensibilisation sur la fatigue et le stress accumulé en les faisant se concentrer sur la période de temps pendant laquelle ca s'est accumulé...
Ok, merci :wink:

Je suis, tu t'en doutes, assez d'accord pour passer du temps sur les exigences des parents.
Le modèle de Young dont nous avons bien parlé ensemble, "catégorise" cela plus finement. Par exemple au sein des Besoins affectifs fondamentaux non respectés, dans le domaine : Spontanéité dans les relations avec les autres, il peut résulter de ce problème un Schéma inadapté (exemple : Assujettissement ; ou : Recherche de reconnaissance).

Ma question Valikor : en général, comment centrerais-tu la séquence de mouvements alternatifs : le sujet se revoit subissant (c'est un exemple) la pression excessive du parent ? il commente son sort ? ou bien tu lui laisses exprimer une réaction etc. ?

Dans ces différents cas, choisis-tu une scène récente ou favorises-tu la recherche d'une scène ancienne, si elle revient avec des affects plus forts par ex. ?


PS je serai 10 jours sans passer sur le forum pour continuer à discuter :wink:
souvent il n'y a pas de souvenirs précis (dans le cas contraire, c'est souvent traumatisant d'ailleurs), mais des impressions globales.
Je leur demande de prendre de la distance, de jeter, de gommer, de travailler sur ce qui leur vient en utilisant leurs envies pour ce faire...

C'est toujours une scène ancienne ou sur la période de l'enfance qui est travaillée.... rarement une scène récente, sauf si elle est représentative ou si elle rajoute une couche bien traumatisante...

Bien souvent, il se recadre tout seul, dans le cas où il n'y arrive pas, j'explore les impressions annexes et on travaille éventuellement sur les besoins affectifs non satisfaits, qui se sont souvent transmis d'une génération à l'autre....

Et je lui dis qu'il y a bien trop de choses pour tout faire consciemment, traits de caractère par traits de caractère et que donc il vaut mieux faire confiance à son inconscient, qui est une partie de soi-même, qui connait tout cela et qui partage totalement la volonté de la personne d'aller le mieux possible, le plus vite possible, pour qu'il fasse le tri sur tous les traits de caractère négatifs et les problèmes et les angoisses et les peurs des parents. Je précise bien que par défaut, tout positif est gardé.

Pour les personnes avec une problématique d'abandon, de manque affectif et de partage des problèmes pendant longtemps et de "je dois soutenir mes parents ou ils s'effondrent", c'est plus dur et c'est du cas par cas mais on y arrive certainement. ce n'est qu'une question de nombre de séances pour finir un tri complet du caractère transmis.

Pour le modèle de young : je trouve qu'il vaut mieux éviter de couper les cheveux en 4... bien souvent, les personnes vont faire plein de traits de caractère ensemble ou vont ressentir que certains veulent dire pour eux exactement la même chose.

exemple : pour certains, s'inquiéter, se faire peur, s'angoisser, se faire du soucis, c'est la même chose, pour d'autres c'est complètement différent...

@+ Castorix!

Valikor
 
papusza à dit:
Aucun trait de caractère

Il suffit de savoir quand on arrive au stade trop loin et ce que cela fait (expérimenter donc) pour ne plus être tenté de reproduire.
les traits de caractères s'adapteront tout seul une fois cette expérience faite.
Oui, en préventif, c'est suffisant... encore que c'est pas toujours simple.
Pour ramener quelqu'un qui fait un burn out, de son état d'épuisement à l'état initial, c'est plus compliqué, non ?
 

valikor

Membre
Ivan SCHMITT à dit:
papusza à dit:
Aucun trait de caractère

Il suffit de savoir quand on arrive au stade trop loin et ce que cela fait (expérimenter donc) pour ne plus être tenté de reproduire.
les traits de caractères s'adapteront tout seul une fois cette expérience faite.
Oui, en préventif, c'est suffisant... encore que c'est pas toujours simple.
Pour ramener quelqu'un qui fait un burn out, de son état d'épuisement à l'état initial, c'est plus compliqué, non ?
pas plus compliqué que de l'aider à changer ses traits de caractère...
 

castorix

Membre
Hello Valikor :wink:

valikor à dit:
(...)il y a bien trop de choses pour tout faire consciemment, (...) donc il vaut mieux faire confiance à son inconscient, qui est une partie de soi-même, qui connait tout cela (...)
OK, ainsi c'est bien une hypnose se rapprochant du type Rossi...

valikor à dit:
Pour le modèle de young : je trouve qu'il vaut mieux éviter de couper les cheveux en 4... bien souvent, les personnes vont faire plein de traits de caractère ensemble ou vont ressentir que certains veulent dire pour eux exactement la même chose.
En effet ça dépend des associations rencontrées chez la personne.
Heureusement que ce n'est pas toujours nécessaire ! 8)

Un exemple : un sujet vit deux situations assez proches en apparence, mais il y exprime des comportements fort différents, car il les "produit" à partir de 2 modes différents.

1- le P exprime, suite à un coup de fil de ses parents (qui une fois de plus ne s'intéressent pas à sa réussite : indifférence vexante) :arrow: un Schéma de manque affectif auquel il réagit par l'évitement : durant toute la soirée, il ne s'approche d'aucune personne qu'il pourrait attirer, d'ailleurs il est venu mal coiffé, ne s'est pas "fait beau" afin de ne pas risquer qu'une relation se noue sur un mode intime. S'y associe le Schéma "surcontrôle émotionnel" auquel il s'adapte en s'y soumettant : toute la soirée il sera impassible, ni ennui ni tristesse, semblant inaccessible et imperturbable...
(à la rigueur il boira trop, en solitaire calme, s'il se sert de cela pour étouffer les émergences émotionnelles).

2- le même P exprime, un autre jour, suite à une entrevue avec un camarade qui l'a sévèrement critiqué ce qui lui rappelle son frère qui ne cessait jamais de le rabaisser (surtout s'il pleurait en plus), :arrow: un Schéma différent cette fois : celui d'imperfection/honte auquel il s'adapte par la soumission ; s'associant au schéma de dépendance/incompétence (il n'était ni valorisé dans ses réussites, ni aidé dans le développement de son autonomie) auquel il réagit également en s'y soumettant.
Cette fois la réaction, simplement du fait que les "déclencheurs" sont un peu différents et touchent le sujet par un autre angle, sera : un comportement fragile, insatisfaction de soi et auto-dévalorisation, avec volontiers des actes dont il est évident qu'ils vont le ridiculiser ou le déconsidérer aux yeux de ses connaissances.

Deux types de réactions divergentes, et pourtant c'est le même ; on parle parfois de trouble dissociatif de la personnalité, lorsque les écarts entre les réactivités sont par trop importants, donnant une impression de "double personnalité".

Alors oui en effet pourquoi chercher dans les détails ?
Pourquoi chercher ce modèle compliqué (pffouu c'est vrai) alors qu'il existe plus simple :roll: ?

Pour mon compte, seulement dans les cas de blocage, d'échec de la thérapie, d'obstacle à la réussite de l'accompagnement par les moyens habituellement suffisants.
Surtout les troubles de personnalité complexes (frontière et narcissique), les fortes impulsivités étant difficiles à dépasser, et ceux qui interdisent au sujet de s'approcher de ses émotions (pas seulement proscription de leur expression, mais aussi de leur ressenti intérieur).
Car dans ces situations... nous ramons.

C'est là qu'un peu :roll: de réflexion stratégique est utile avec ce modèle, il guide les propositions d'attitude : sera-t-il adapté avec le sujet de mon exemple du début, d'être un thérapeute un peu protecteur, ostensiblement bienveillant (qui laisse passer les retards au rendez-vous, prend le temps d'écouter les difficultés banales...) ; ou sera-t-il bienvenu de fixer des limites bien raides pour être aidant, sans s'attarder sur une attitude de soutien, aiguillonner plutôt et fixer des objectifs d'emblée élevés ?

Dans les cas difficiles mentionnés, la personnalité du thérapeute n'a pas à s'exprimer banalement selon une inclination naturelle, il est nécessaire de procéder comme par séquences.

cela peut faire bizarre aux spectateurs !! Par ex. "désactiver le schéma d'imperfection/honte" semble le plus souvent très étonnant (aux collègues pouvant assister à l'entretien) : il pensent y entendre de ma part des propos exagérément flatteurs, déniant les torts et responsabilités du P ; puis dans la fin de l'entretien ils ont la surprise (que je partage, au fond) de constater que cela a comme "déverrouillé" le P qui soudain se met à pouvoir dévoiler un registre émotionnel jusque là toujours caché, avec authenticité et en le supportant bien, ou (autre ex.) évoquant clairement leur alcoolisme qui est pourtant toujours nié d'habitude, et qui le sera de nouveau le lendemain.

Enfin, un moment après "tout se referme" et certains diraient que les défenses se réactivent ! (des déclencheurs ont réactivé les modes complexes de schémas)... Les verrouillages sont reconstitués (jusqu'au prochain entretien stratégiquement construit).

Je crois, enfin j'imagine, que nous devons tous rencontrer de telles situations... qui ne sauraient hélas se résoudre avec facilité (bien au contraire)...
 
I

Intemporelle

Invité
Castorix, je me demande si vous comprenez ce que vous écrivez, pour moi c'est très confus, même si j'aperçois à peu près ce que vous voulez dire, néanmoins j'espère que votre mise en pratique est plus concluante que vos écrits... :?

Cela me donne l'impression que vous apprenez en même temps que vous écrivez, sans avoir intégré les principes des schémas... :roll:

Néanmoins mon ressenti n'est pas uniquement sur ce topic, mais de façon générale...
 

valikor

Membre
castorix à dit:
Hello Valikor :wink:
Salut!!!!

valikor à dit:
(...)il y a bien trop de choses pour tout faire consciemment, (...) donc il vaut mieux faire confiance à son inconscient, qui est une partie de soi-même, qui connait tout cela (...)
OK, ainsi c'est bien une hypnose se rapprochant du type Rossi...

valikor à dit:
Pour le modèle de young : je trouve qu'il vaut mieux éviter de couper les cheveux en 4... bien souvent, les personnes vont faire plein de traits de caractère ensemble ou vont ressentir que certains veulent dire pour eux exactement la même chose.
En effet ça dépend des associations rencontrées chez la personne.
Heureusement que ce n'est pas toujours nécessaire ! 8)


effectivement, je m'adapte au niveau de complication et de prise de tête de la personne tout en essayant de le ramener toujours à des représentations plus simples et plus globales et ayant plus de chances de réussir donc!

en travaillant sur l'empreinte fondamentale,on peut défaire le schéma depuis le début pour refaire différemment, un peut comme on ferme une fermeture éclair....

@+ castorix!

sur ce,

amusez vous bien!

Valikor
 
castorix à dit:
Hello Valikor :wink:

valikor à dit:
(...)il y a bien trop de choses pour tout faire consciemment, (...) donc il vaut mieux faire confiance à son inconscient, qui est une partie de soi-même, qui connait tout cela (...)
OK, ainsi c'est bien une hypnose se rapprochant du type Rossi...

valikor à dit:
Pour le modèle de young : je trouve qu'il vaut mieux éviter de couper les cheveux en 4... bien souvent, les personnes vont faire plein de traits de caractère ensemble ou vont ressentir que certains veulent dire pour eux exactement la même chose.
En effet ça dépend des associations rencontrées chez la personne.
Heureusement que ce n'est pas toujours nécessaire ! 8)

Un exemple : un sujet vit deux situations assez proches en apparence, mais il y exprime des comportements fort différents, car il les "produit" à partir de 2 modes différents.

1- le P exprime, suite à un coup de fil de ses parents (qui une fois de plus ne s'intéressent pas à sa réussite : indifférence vexante) :arrow: un Schéma de manque affectif auquel il réagit par l'évitement : durant toute la soirée, il ne s'approche d'aucune personne qu'il pourrait attirer, d'ailleurs il est venu mal coiffé, ne s'est pas "fait beau" afin de ne pas risquer qu'une relation se noue sur un mode intime. S'y associe le Schéma "surcontrôle émotionnel" auquel il s'adapte en s'y soumettant : toute la soirée il sera impassible, ni ennui ni tristesse, semblant inaccessible et imperturbable...
(à la rigueur il boira trop, en solitaire calme, s'il se sert de cela pour étouffer les émergences émotionnelles).

2- le même P exprime, un autre jour, suite à une entrevue avec un camarade qui l'a sévèrement critiqué ce qui lui rappelle son frère qui ne cessait jamais de le rabaisser (surtout s'il pleurait en plus), :arrow: un Schéma différent cette fois : celui d'imperfection/honte auquel il s'adapte par la soumission ; s'associant au schéma de dépendance/incompétence (il n'était ni valorisé dans ses réussites, ni aidé dans le développement de son autonomie) auquel il réagit également en s'y soumettant.
Cette fois la réaction, simplement du fait que les "déclencheurs" sont un peu différents et touchent le sujet par un autre angle, sera : un comportement fragile, insatisfaction de soi et auto-dévalorisation, avec volontiers des actes dont il est évident qu'ils vont le ridiculiser ou le déconsidérer aux yeux de ses connaissances.

Deux types de réactions divergentes, et pourtant c'est le même ; on parle parfois de trouble dissociatif de la personnalité, lorsque les écarts entre les réactivités sont par trop importants, donnant une impression de "double personnalité".

Alors oui en effet pourquoi chercher dans les détails ?
Pourquoi chercher ce modèle compliqué (pffouu c'est vrai) alors qu'il existe plus simple :roll: ?

Pour mon compte, seulement dans les cas de blocage, d'échec de la thérapie, d'obstacle à la réussite de l'accompagnement par les moyens habituellement suffisants.
Surtout les troubles de personnalité complexes (frontière et narcissique), les fortes impulsivités étant difficiles à dépasser, et ceux qui interdisent au sujet de s'approcher de ses émotions (pas seulement proscription de leur expression, mais aussi de leur ressenti intérieur).
Car dans ces situations... nous ramons.

C'est là qu'un peu :roll: de réflexion stratégique est utile avec ce modèle, il guide les propositions d'attitude : sera-t-il adapté avec le sujet de mon exemple du début, d'être un thérapeute un peu protecteur, ostensiblement bienveillant (qui laisse passer les retards au rendez-vous, prend le temps d'écouter les difficultés banales...) ; ou sera-t-il bienvenu de fixer des limites bien raides pour être aidant, sans s'attarder sur une attitude de soutien, aiguillonner plutôt et fixer des objectifs d'emblée élevés ?

Dans les cas difficiles mentionnés, la personnalité du thérapeute n'a pas à s'exprimer banalement selon une inclination naturelle, il est nécessaire de procéder comme par séquences.

cela peut faire bizarre aux spectateurs !! Par ex. "désactiver le schéma d'imperfection/honte" semble le plus souvent très étonnant (aux collègues pouvant assister à l'entretien) : il pensent y entendre de ma part des propos exagérément flatteurs, déniant les torts et responsabilités du P ; puis dans la fin de l'entretien ils ont la surprise (que je partage, au fond) de constater que cela a comme "déverrouillé" le P qui soudain se met à pouvoir dévoiler un registre émotionnel jusque là toujours caché, avec authenticité et en le supportant bien, ou (autre ex.) évoquant clairement leur alcoolisme qui est pourtant toujours nié d'habitude, et qui le sera de nouveau le lendemain.

Enfin, un moment après "tout se referme" et certains diraient que les défenses se réactivent ! (des déclencheurs ont réactivé les modes complexes de schémas)... Les verrouillages sont reconstitués (jusqu'au prochain entretien stratégiquement construit).

Je crois, enfin j'imagine, que nous devons tous rencontrer de telles situations... qui ne sauraient hélas se résoudre avec facilité (bien au contraire)...
Merci d'avoir pris le temps d'écrire ces explications sur votre manière de procéder. A mon sens, c'est de la thérapie stratégique et j'apprécie cette visée. D'ailleurs, c'est également ce que j'apprécie dans la schéma thérapie.
Quand Valikor dit... ou que vous dites "que l'on peut simplifier" ou encore qu'il est possible d'utiliser une approche "à la Rossi", pour autant, je ne crois pas qu'une procédure simple est équivalente à une procédure complexe.
Je vais reprendre un exemple que nous avons cité tout à l'heure dans le post sur la trichotillomanie (pour éviter de décrire une situation plus complexe que j'ai traité récemment) : "Il ne m'a pas dit bonjour, il ne m'aime pas". D'une certaine manière la personne dont je me suis occupé me disait cela. J'ai alors pris en compte toutes les dimensions de sa problématique, fait le tri entre toutes les options de résolutions que je pouvais lui proposer, pour finalement lui dire : "Seriez-vous d'accord de faire comme lui, la prochaine fois que vous le verrez ?" (en gros). Pourquoi choisir cette approche, plutôt qu'une autre ? Parce que je pensais qu'il était important, à ce moment, que la personne (déjà très au fait des distorsions cognitives, des mécanismes de la culpabilité etc...) que la personne donc, agisse sur son environnement. Bien sur, telle que j'ai proposé cette action sur l'environnement, cela allait devenir spontanément évocateur du principe de distorsion cognitive, mais il y avait un plus : la communication avec la personne qui l'avait remué émotionnellement.
(Imaginez, dans le cas d'un burn out, que la personne avec qui il s'agissait de communiquer et en fait l'employeur !)
Il est évident qu'il est également important d'apprendre à communiquer différemment, et, à mon sens, il n'y a pas de burn out, pas de dépression sans facteur extérieur présent (entre autres facteurs) provocant la dépression ou le burn out.

Tout ça pour dire, que la simplification permet d'avancer plus vite, de résoudre une perturbation émotionnelle, un trauma etc. mais que je trouve également important d'avancer dans une visée un peu plus "développement personnel". J'ai toujours considéré qu'un problème devait être recadré en apprentissage pour le liquider entièrement. L'hypnose et l'EMDR, quelque fois, prive les personnes d'un apprentissage précis.
Et, si c'est important d'aller mieux, c'est également important de s'améliorer... tout comme il est important de savoir en quoi on s'est amélioré.
 

valikor

Membre
Ivan SCHMITT à dit:
Tout ça pour dire, que la simplification permet d'avancer plus vite, de résoudre une perturbation émotionnelle, un trauma etc. mais que je trouve également important d'avancer dans une visée un peu plus "développement personnel". J'ai toujours considéré qu'un problème devait être recadré en apprentissage pour le liquider entièrement. L'hypnose et l'EMDR, quelque fois, prive les personnes d'un apprentissage précis.
Et, si c'est important d'aller mieux, c'est également important de s'améliorer... tout comme il est important de savoir en quoi on s'est amélioré.
+10 sur la dernière phrase!
:4:

ce que ma collègue de bureau, qui est ds la thérapie semi-brève ou semi-longue persiste a me dire, et en même temps, c'est bon aussi pour l'agenda...
 

rinnzai

Membre
Ivan SCHMITT à dit:
J'ai toujours considéré qu'un problème devait être recadré en apprentissage pour le liquider entièrement. L'hypnose et l'EMDR, quelque fois, prive les personnes d'un apprentissage précis.
Et, si c'est important d'aller mieux, c'est également important de s'améliorer... tout comme il est important de savoir en quoi on s'est amélioré.
Exact... cette remarque pourrait faire l'objet d'un topic intéressant :
Dans quel mesure ce manque d'apprentissage est-il pénalisant en thérapie brèves où la guérison semble "tomber du ciel" enfin... de l'inconscient du moins :) ?

POur revenir au burn out, est-ce que qqn connaît les CD proposés par ce site ? :
http://www.hypnosecd.com/renforcement-d ... ienne.html
 
Ivan SCHMITT à dit:
Tout ça pour dire, que la simplification permet d'avancer plus vite...
Une bonne virée en moto dans les paysages cantaliens, un bruyant et infect burnout à la fin de ce voyage apaisant et délassant... et c'est reparti comme en 14 ! :D
 
I

Intemporelle

Invité
valikor à dit:
souvent il n'y a pas de souvenirs précis (dans le cas contraire, c'est souvent traumatisant d'ailleurs), mais des impressions globales.
Je leur demande de prendre de la distance, de jeter, de gommer, de travailler sur ce qui leur vient en utilisant leurs envies pour ce faire...

C'est toujours une scène ancienne ou sur la période de l'enfance qui est travaillée.... rarement une scène récente, sauf si elle est représentative ou si elle rajoute une couche bien traumatisante...

Bien souvent, il se recadre tout seul,
J'adore ce côté simpliste et peu professionnel... :? dans le cas où il n'y arrive pas, j'explore les impressions annexes et on travaille éventuellement sur les besoins affectifs non satisfaits, qui se sont souvent transmis d'une génération à l'autre....
J'adore aussi la suite dit d'une façon tellement fantaisiste, du style si c'est pas ça, et bien il se recadrera tout seul... j'adhère pas du tout !

Pour les personnes avec une problématique d'abandon, de manque affectif et de partage des problèmes pendant longtemps et de "je dois soutenir mes parents ou ils s'effondrent", c'est plus dur et c'est du cas par cas mais on y arrive certainement. ce n'est qu'une question de nombre de séances pour finir un tri complet du caractère transmis.
Quel manque d'attention, et de comparer un problème d'abandon avec un caractère transmis, aberrant !

Pour le modèle de young : je trouve qu'il vaut mieux éviter de couper les cheveux en 4... bien souvent, les personnes vont faire plein de traits de caractère ensemble ou vont ressentir que certains veulent dire pour eux exactement la même chose.
Vous ne connaissez pas du tout le modèle Young, c'est une évidence ! :x Et puis il ne suffit pas de connaître mais de savoir comment travailler sur des schémas erronés...

exemple : pour certains, s'inquiéter, se faire peur, s'angoisser, se faire du soucis, c'est la même chose, pour d'autres c'est complètement différent...

Oui c'est pour ça que vous pratiquez au pifomètre, et c'est ce qui fait souvent que la plupart des patients suivis en HE replongent 1 an après dans leur détresse, car le problème de fond n'a pas été abordé, ou comme un cas présenté sur le forum, le problème a été attaqué directement sans respecter l'écologie du patient, ce qui fait que la séance l'a perturbé et a donc interrompu tout envie de revoir son thérapeute...

Bref toujours pareil..
 

valikor

Membre
Intemporelle à dit:
valikor à dit:
souvent il n'y a pas de souvenirs précis (dans le cas contraire, c'est souvent traumatisant d'ailleurs), mais des impressions globales.
Je leur demande de prendre de la distance, de jeter, de gommer, de travailler sur ce qui leur vient en utilisant leurs envies pour ce faire...

C'est toujours une scène ancienne ou sur la période de l'enfance qui est travaillée.... rarement une scène récente, sauf si elle est représentative ou si elle rajoute une couche bien traumatisante...

Bien souvent, il se recadre tout seul,
J'adore ce côté simpliste et peu professionnel... :? dans le cas où il n'y arrive pas, j'explore les impressions annexes et on travaille éventuellement sur les besoins affectifs non satisfaits, qui se sont souvent transmis d'une génération à l'autre....
J'adore aussi la suite dit d'une façon tellement fantaisiste, du style si c'est pas ça, et bien il se recadrera tout seul... j'adhère pas du tout !

Pour les personnes avec une problématique d'abandon, de manque affectif et de partage des problèmes pendant longtemps et de "je dois soutenir mes parents ou ils s'effondrent", c'est plus dur et c'est du cas par cas mais on y arrive certainement. ce n'est qu'une question de nombre de séances pour finir un tri complet du caractère transmis.
Quel manque d'attention, et de comparer un problème d'abandon avec un caractère transmis, aberrant !

Pour le modèle de young : je trouve qu'il vaut mieux éviter de couper les cheveux en 4... bien souvent, les personnes vont faire plein de traits de caractère ensemble ou vont ressentir que certains veulent dire pour eux exactement la même chose.
Vous ne connaissez pas du tout le modèle Young, c'est une évidence ! :x Et puis il ne suffit pas de connaître mais de savoir comment travailler sur des schémas erronés...

exemple : pour certains, s'inquiéter, se faire peur, s'angoisser, se faire du soucis, c'est la même chose, pour d'autres c'est complètement différent...

Oui c'est pour ça que vous pratiquez au pifomètre, et c'est ce qui fait souvent que la plupart des patients suivis en HE replongent 1 an après dans leur détresse, car le problème de fond n'a pas été abordé, ou comme un cas présenté sur le forum, le problème a été attaqué directement sans respecter l'écologie du patient, ce qui fait que la séance l'a perturbé et a donc interrompu tout envie de revoir son thérapeute...

Bref toujours pareil..
Quelle agressivité ! à bien vous lire, je pense que les lecteurs auront une opinion bien plus négative de vous que de moi...
 

surderien

Moderateur
Membre de l'équipe
Bien des patients se recadrent bien vite, juste avec un petit coup de pouce adapté !

Suffit d'en avoir fait soi-même l'expérience pour savoir le pratiquer

8)

La controverse, semble effectivement convenir à certaines personnalités qui, sinon, s'ennuiraient !

un schéma de fonctionnement erroné issu d' une dissociation cognitive héritée de l'enfance

Et pour ce type de personnalité il n'y a pas de décadrage ni de guidage hypnotique possible :

que de renforcer leur blindage dans un jeu extrêmement intéressant (pour elles !) de pseudo "thérapeute"

:(
 

castorix

Membre
Bonsoir,

je ne sais plus qui à dit:
Vous ne connaissez pas du tout le modèle Young, c'est une évidence ! (...)Et puis il ne suffit pas de connaître mais de savoir comment travailler sur des schémas erronés...
Houlala ! :lol:
Valikor tu as du sourire en lisant cela. Nos conversations en mp depuis quelques années, m'ont convaincu du contraire... :wink:

D'ailleurs la personne qui écrivait ces lignes, ("à l'évidence") parle des Schémas erronés de Beck... et semble ne pas comprendre la différence qui est à retenir avec le paradigme des Schémas de Young (Schémas précoces inadaptés).


intemporelle à dit:
(...) souvent (...) la plupart des patients suivis en HE replongent 1 an après dans leur détresse,
car le problème de fond n'a pas été abordé (...)

Hmmm, cela sent le relent de "psychologie des profondeurs et de la pénombre" !!

Comme s'il était possible d'affirmer : « les difficultés (souffrance du P) qui apparaissent au présent, sont dues aux problèmes (évènements) du passé et à leurs conséquences. »



Valikor à dit:
Bien souvent, il se recadre tout seul
et encore :

Surderien à dit:
Bien des patients se recadrent bien vite, juste avec un petit coup de pouce adapté !

Je suis en plein accord avec tout cela.
Et quand Ivan écrit :


Ivan Schmitt à dit:
je ne crois pas qu'une procédure simple est équivalente à une procédure complexe
Je suis également tout à fait en accord (avec cette phrase, hors contexte du moins).
Cependant, je trouve parfaitement légitime de (presque toujours) commencer par une procédure très simple, c'est à dire plus précisément qui laisse le rôle principal aux ressources du P, ne serait-ce que parce que les situations qui évoluent "bien" (toute proportion gardée) sans que le T joue un rôle techniquement très précis, sont les plus fréquentes. (voir les études validées dont la fameuse de l'INSERM).

Bien sûr je ne néglige pas la proportion des personnes qui souffrent de problèmes très complexes, ayant des caractéristiques qui rendent la relation thérapeutique très délicate à établir.
Mais, tout d'abord je trouve correct de les confier aux personnes qui sont professionnellement désignées par la société pour être en charge de ces cas ; ensuite à propos de ces situations que je nomme "les plus complexes", je crois qu'une discussion de forum n'apportera jamais autant que des formations, la pratique et l'expérience, les groupes d'échanges entre pairs.

Je ne crois pas qu'il y ait UNE méthode parfaite.
Cependant, selon la réussite ou non de ce que l'on essaie, il est raisonnable de "changer de méthode" quand cela ne donne pas satisfaction, et de s'aider de modèles théoriques parfois, quand c'est vraiment délicat.
En bref : je ne conteste que les simplifications abusives rigides et les principes péremptoires ou totalitaires...
 

valikor

Membre
castorix à dit:
Bonsoir,

je ne sais plus qui à dit:
Vous ne connaissez pas du tout le modèle Young, c'est une évidence ! (...)Et puis il ne suffit pas de connaître mais de savoir comment travailler sur des schémas erronés...
Houlala ! :lol:
Valikor tu as du sourire en lisant cela. Nos conversations en mp depuis quelques années, m'ont convaincu du contraire... :wink:

D'ailleurs la personne qui écrivait ces lignes, ("à l'évidence") parle des Schémas erronés de Beck... et semble ne pas comprendre la différence qui est à retenir avec le paradigme des Schémas de Young (Schémas précoces inadaptés).


intemporelle à dit:
(...) souvent (...) la plupart des patients suivis en HE replongent 1 an après dans leur détresse,
car le problème de fond n'a pas été abordé (...)

Hmmm, cela sent le relent de "psychologie des profondeurs et de la pénombre" !!

Comme s'il était possible d'affirmer : « les difficultés (souffrance du P) qui apparaissent au présent, sont dues aux problèmes (évènements) du passé et à leurs conséquences. »



Valikor à dit:
Bien souvent, il se recadre tout seul
et encore :

Surderien à dit:
Bien des patients se recadrent bien vite, juste avec un petit coup de pouce adapté !

Je suis en plein accord avec tout cela.
Et quand Ivan écrit :


Ivan Schmitt à dit:
je ne crois pas qu'une procédure simple est équivalente à une procédure complexe
Je suis également tout à fait en accord (avec cette phrase, hors contexte du moins).
Cependant, je trouve parfaitement légitime de (presque toujours) commencer par une procédure très simple, c'est à dire plus précisément qui laisse le rôle principal aux ressources du P, ne serait-ce que parce que les situations qui évoluent "bien" (toute proportion gardée) sans que le T joue un rôle techniquement très précis, sont les plus fréquentes. (voir les études validées dont la fameuse de l'INSERM).

Bien sûr je ne néglige pas la proportion des personnes qui souffrent de problèmes très complexes, ayant des caractéristiques qui rendent la relation thérapeutique très délicate à établir.
Mais, tout d'abord je trouve correct de les confier aux personnes qui sont professionnellement désignées par la société pour être en charge de ces cas ; ensuite à propos de ces situations que je nomme "les plus complexes", je crois qu'une discussion de forum n'apportera jamais autant que des formations, la pratique et l'expérience, les groupes d'échanges entre pairs.

Je ne crois pas qu'il y ait UNE méthode parfaite.
Cependant, selon la réussite ou non de ce que l'on essaie, il est raisonnable de "changer de méthode" quand cela ne donne pas satisfaction, et de s'aider de modèles théoriques parfois, quand c'est vraiment délicat.
En bref : je ne conteste que les simplifications abusives rigides et les principes péremptoires ou totalitaires...
oh tu sais, les messages de métaphore/intemporelle sont un bon entrainement au lâcher prise...

complètement d'accord avec ton message sinon !

il m'est arrivé de commencer d'une façon, pour me heurter à un échec, pour continuer différemment à la deuxième, échouer aussi et revenir à la première qui fini par marcher à la troisième car la personne a changé intérieurement et a eu des prises de consciences qui ont fait avancé les choses....

A+
 
I

Intemporelle

Invité
valikor à dit:
Intemporelle à dit:
valikor à dit:
souvent il n'y a pas de souvenirs précis (dans le cas contraire, c'est souvent traumatisant d'ailleurs), mais des impressions globales.
Je leur demande de prendre de la distance, de jeter, de gommer, de travailler sur ce qui leur vient en utilisant leurs envies pour ce faire...

C'est toujours une scène ancienne ou sur la période de l'enfance qui est travaillée.... rarement une scène récente, sauf si elle est représentative ou si elle rajoute une couche bien traumatisante...

Bien souvent, il se recadre tout seul,
J'adore ce côté simpliste et peu professionnel... :? dans le cas où il n'y arrive pas, j'explore les impressions annexes et on travaille éventuellement sur les besoins affectifs non satisfaits, qui se sont souvent transmis d'une génération à l'autre....
J'adore aussi la suite dit d'une façon tellement fantaisiste, du style si c'est pas ça, et bien il se recadrera tout seul... j'adhère pas du tout !

Pour les personnes avec une problématique d'abandon, de manque affectif et de partage des problèmes pendant longtemps et de "je dois soutenir mes parents ou ils s'effondrent", c'est plus dur et c'est du cas par cas mais on y arrive certainement. ce n'est qu'une question de nombre de séances pour finir un tri complet du caractère transmis.
Quel manque d'attention, et de comparer un problème d'abandon avec un caractère transmis, aberrant !

Pour le modèle de young : je trouve qu'il vaut mieux éviter de couper les cheveux en 4... bien souvent, les personnes vont faire plein de traits de caractère ensemble ou vont ressentir que certains veulent dire pour eux exactement la même chose.
Vous ne connaissez pas du tout le modèle Young, c'est une évidence ! :x Et puis il ne suffit pas de connaître mais de savoir comment travailler sur des schémas erronés...

exemple : pour certains, s'inquiéter, se faire peur, s'angoisser, se faire du soucis, c'est la même chose, pour d'autres c'est complètement différent...

Oui c'est pour ça que vous pratiquez au pifomètre, et c'est ce qui fait souvent que la plupart des patients suivis en HE replongent 1 an après dans leur détresse, car le problème de fond n'a pas été abordé, ou comme un cas présenté sur le forum, le problème a été attaqué directement sans respecter l'écologie du patient, ce qui fait que la séance l'a perturbé et a donc interrompu tout envie de revoir son thérapeute...

Bref toujours pareil..
Quelle agressivité ! à bien vous lire, je pense que les lecteurs auront une opinion bien plus négative de vous que de moi...
Agressivité ou lucidité ? That is the Question.... :idea:

Vous cherchez toujours l'approbation des autres, vous ne changez pas Valikor... :?
 
I

Intemporelle

Invité
castorix à dit:
Bonsoir,

je ne sais plus qui à dit:
Vous ne connaissez pas du tout le modèle Young, c'est une évidence ! (...)Et puis il ne suffit pas de connaître mais de savoir comment travailler sur des schémas erronés...
Houlala ! :lol:
Valikor tu as du sourire en lisant cela. Nos conversations en mp depuis quelques années, m'ont convaincu du contraire... :wink:
Moi ce qui me fait sourire, c'est ce que je lis, et sur ce que je m'appuie pour confirmer mes affirmations.

Castorix vous aimez les miroirs... aux allouettes ?... :lol:

Amusez vous bien !
 
castorix à dit:
Bonsoir,

Ivan Schmitt à dit:
je ne crois pas qu'une procédure simple est équivalente à une procédure complexe
Je suis également tout à fait en accord (avec cette phrase, hors contexte du moins).
Cependant, je trouve parfaitement légitime de (presque toujours) commencer par une procédure très simple, c'est à dire plus précisément qui laisse le rôle principal aux ressources du P, ne serait-ce que parce que les situations qui évoluent "bien" (toute proportion gardée) sans que le T joue un rôle techniquement très précis, sont les plus fréquentes. (voir les études validées dont la fameuse de l'INSERM).

Bien sûr je ne néglige pas la proportion des personnes qui souffrent de problèmes très complexes, ayant des caractéristiques qui rendent la relation thérapeutique très délicate à établir.
Mais, tout d'abord je trouve correct de les confier aux personnes qui sont professionnellement désignées par la société pour être en charge de ces cas ; ensuite à propos de ces situations que je nomme "les plus complexes", je crois qu'une discussion de forum n'apportera jamais autant que des formations, la pratique et l'expérience, les groupes d'échanges entre pairs.

Je ne crois pas qu'il y ait UNE méthode parfaite.
Cependant, selon la réussite ou non de ce que l'on essaie, il est raisonnable de "changer de méthode" quand cela ne donne pas satisfaction, et de s'aider de modèles théoriques parfois, quand c'est vraiment délicat.
En bref : je ne conteste que les simplifications abusives rigides et les principes péremptoires ou totalitaires...
Les physiciens avaient un rêve : celui d'unifier la physique.
Beaucoup de psys n'ont même pas ce rêve...
Il est bien évident que toute approche qui fonctionne, un peu ou beaucoup, à sa valeur, pour peu qu'elle soit utilisée au bon moment, avec la bonne personne...
De l'hypnose à la PNL, de l'EMDR à l'EFT, du comportementalisme à la schéma thérapie, ou de la psychanalyse à la gestalt thérapie (et j'en passe une tripoté) d'une manière ou d'une autre, il y a à prendre et à laisser.
La contradiction fait malheureusement trop souvent oublier les accords qui permettent vraiment d'avancer. Il y a donc des changements simples, des changements complexes, ceux qui en ont l'air et ceux qui n'ont l'air de rien. Parfois il s'agit de mieux comprendre et/ou d'apprendre de nouvelles choses. A d'autres moments soigner un trauma du passé. Ou encore apprendre et comprendre avec l'hypnose plutôt que sans... et soigner un trauma du même coup parce qu'on l'aura recadré...
L'important c'est surtout de permettre d'aller mieux, dans les meilleures conditions... et peut-être aussi, tout simplement, que chaque thérapeute puisse donner ce qu'il a de meilleur.... en attendant une psychologie plus synthétique.
Ercikson était vraiment un exemple en la matière. C'est au plus haut point ce que je respecte chez lui.
 

rinnzai

Membre
J'aimerais citer Christina Maslach, qui apparemment est une référence dans le domaine du burn out, pour avoir mis au point le test et l'échelle MBI (Maslach Burnout Inventory) que vous connaissez peut être et que l'on peut trouver sur le net.

Si vous pensez que vous êtes en burn out, je vous encourage d'ailleurs à faire ce test... par ex. ici :
http://www.masef.com/scores/burnoutsynd ... llembi.htm

Donc citation :
"Le burn out est l'indice de séparation entre ce que les gens sont et ce qu'ils doivent faire. Il révèle une usure des valeurs, de la dignité, de l'esprit et de la volonté, une érosion de l'âme humaine. C'est une maladie qui se propage graduellement et de façon continue au cours du temps, entraînant les individus dans une spirale dont il est difficile de sortir."

"Les trois dimensions du burn out (comment il se manifeste chez l'individu) :
- érosion de l'engagement
- érosion des émotions
- adéquation entre la personne et le poste.
Il en résulte épuisement, cynisme et inefficacité au travail... "

Dans la préface, on retrouve une bonne description des étapes du burn-out :
" Dans un 1er temps, le burn out se traduit par un état de fatigue psychologique caractérisée par une quasi absence d'énergie émotionnelle qui se répercute sur la vitalité physique de l'individu. ....
Le 2e stade se traduit par un état de dépersonnalisation caractérisé par une attitude négative et détachée de la part de l'individu envers les personnes avec qui il interagit dans son contexte professionnel, qui finissent par être traités comme des objets...
Le 3e et dernier stade comprend une diminution du sens de l'accomplissement et de la réalisation de soi. ... L'individu est démotivé et son estime de soi s'en ressent..."

Tiré du bouquin : Burn out de Christina Maslach et Michael Leiter.

A noter que l'auteur considère le burn out essentiellement du point de vue professionnel. Le problème vient du milieu et pas de l'individu. Même si ce n'est pas dit explicitement dans le bouquin, les problèmes côté individu entre dans une autre catégorie : dépression, etc.

Ce qui à mon avis n'est pas exact, étant donné que certains individus sont plus doués pour se stresser tout seul et ressentir le stress que d'autres...
 

surderien

Moderateur
Membre de l'équipe
Pour moi le burn out est l'expérience la plus dissociative qui soit

opérant une dissection entre la structure de soi et le milieu extérieur social, professionnel, conditionnel, normatisé...

cette expérience permet alors, si elle est menée jusqu'à son terme et/ou avec l'aide d'un co-"thérapeute" pro de cela,

de découvrir réellement tout son potentiel profond

ce qu'il y a de meilleur qui n'apparaît que lorsque tout s'est effondré.

8)


PS : "Ce qui démontre que l'on a bien fait un burn out, c'est qu'on en fera jamais deux."
.
 

rinnzai

Membre
PS : "Ce qui démontre que l'on a bien fait un burn out, c'est qu'on en fera jamais deux."

j'espère que vous avez raison... !! à voir certains témoignages, il semblerait que certaines personnes peuvent en faire plusieurs... mais enfin je sais pas dans le détail comment elles se sont prises en charge...

première séance d'hypnose ericksonienne agendée avant la fin du mois :D
 
Tout à fait exact : ce qui démontre que l'on a bien fait un burn out, c'est qu'on en fera jamais deux"

Je rajouterais qu'on sait très bien qu'on ne peut pas en refaire un deuxième. C'est absolument impossible, comme il est impossible de poser deux fois sa main sur le même fourneau brulant, quand enfant on a identifié que ça brulait !

Plus clairement ça fait tellement mal qu'on y revient plus. Donc on est vacciné.

Si ce n'est pas le cas et qu'on pense pouvoir "rechuter", on est plus dans le burn out, mais dans autre chose.

Je partage entièrement le message de Surderien sur l'expérience la plus dissociative qui soit.

Je l'exprimerais de façon plus poétique par un corps sans âme qui va au travail, qui vit comme une ombre dans son environnement.
C'est une destruction psychologique au sens profond du terme : autrement dit tout s'effondre, il y a plus que des ruines.

On est très proche de la mort psychique et mort physique tout court.

On peut le voir en terme d'expérience initiatique, soit vous y restez, soit vous n'êtes plus comme avant.

Donc plus fort, car il y a renaissance de ses cendres.

Et le meilleur a parfois besoin de cela pour s'exprimer, pour sortir de ses carcans de pensées.

Quand il ne reste plus rien, on peut tout recréer...
 

valikor

Membre
katia (zoulouk) à dit:
Tout à fait exact : ce qui démontre que l'on a bien fait un burn out, c'est qu'on en fera jamais deux"

Je rajouterais qu'on sait très bien qu'on ne peut pas en refaire un deuxième. C'est absolument impossible, comme il est impossible de poser deux fois sa main sur le même fourneau brulant, quand enfant on a identifié que ça brulait !

et en suivant le même raisonnement: "ce qui démontre qu'on a bien fait une dépression, c'est qu'on a fera jamais deux"

que des conneries.... vu que des dépressions chroniques, ca existe....

témoignage à lire, utilisez google, ca vous evitera d'ecrire des conneries :

je cite "Le témoignage le plus éloquent est celui de Nicole Poulin, enseignante depuis 33 ans et dont le premier burnout remonte à 16 ans. « Mes collègues m’appelaient la “folle”. J’ai dû changer d’établissement scolaire. L’année suivante, j'en étais à mon deuxième. J’ai frôlé la mort et, depuis, je me considère comme une personne en sursis, jamais vraiment guérie…» "

http://www.securitesociale.csq.qc.net/i ... ,1712,html
 

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