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Prudence

Ebook Comment gérer la douleur? 2014-05-09

gestion de la douleur hypnose hypnoanalgésie communication positive respiration prudence Nazeyrollas

  1. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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  2. zoulouk2

    zoulouk2 Membre

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    Merci pour ce partage Prudence, cette note est très claire, synthétique, pour un bel aperçu d'ensemble. La difficulté éprouvée à la pratique auto-hypnotique sur une douleur importante, c'est de pouvoir orienter les pensées sur autre chose que celle-ci, et parfois j'ai été obligée de la traverser, c'est à dire de la vivre en plein, ne plus en pouvoir, pour trouver une ressource auto-hypnotique spontanée, motivée par l'imminence, un sorte d'instinct de survie.

    La pensée qui détourne, je dirais qu'elle est du coté de nos passions, des personnes que nous aimons, de ce qui va être très fort, encore plus fort que le mal qui nous ronge. La technique est vraiment efficace !

    C'est une mine d'or d'avoir recours à l'ah pour toutes ces gestions de douleurs, en plus de la médecine bien sûr. Je vais devoir plancher sur la question pour aborder ma rééducation prochaine, car la douleur reste une alarme et alors jusqu'où l'enlever ? Quand est elle utile, quand est elle inutile , vaste question ?

    Le seconde question, touche l'augmentation du rythme cardiaque, qui monte en flèche dès qu'une douleur est vraiment forte.(douleur soudaine et violente) A 10 sur 10 en terme de douleurs, le coeur est à la limite de la rupture, j'ai testé déjà, et il fallait passer par là ! Il faudra repasser par là, (apprendre à courir après des fractures de la cheville, c'est monstrueux !) donc je cherche une solution auto-hypnotique pour la question, à première vue en dissociation...

    Sujet à poster ailleurs si rubrique pas adéquate.

    Bonne santé et journée à tous
     
  3. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Je vois ce que tu veux dire pour "traverser la douleur", je l'ai ressenti aussi, quand elle est trop vive on ne peut pas s'en détourner, là je pense que la technique de se "focaliser sur une composante non douloureuse de la douleur" est intéressante (vibration, pulsation, chaleur etc.). Ton "traverser" me parle puisque j'aurai pu dire que plutôt que de lutter contre un courant violent, très puissant, on pouvait se laisser aller dans ce courant.
    Le détournement, oui, effectivement, vers du positif, du passionnant pour nous, très efficace.

    La question de la fonction alarme de la douleur me semble très importante et peut être à chacun de trouver sa réponse. Perso j'ai longtemps été dans l'impossibilité de créer des analgésies complètes chez moi car j'avais la croyance que cette alarme était très importante et qu'il était risqué de la supprimer totalement, maintenant j'ai la croyance que je peux écouter s'il y a un problème même si mon corps ne fait que chuchoter. Mais pour les personnes qui "tiennent", ou qui risquent de forcer (viser la performance à tout prix), je pense que c'est risqué effectivement. Il y a aussi le facteur "chronique" quand on a mal depuis des mois et que la douleur ne fournit plus d'information (on a compris que quelque chose était cassé, abîmé et qu'on ne peut rien faire de plus, que les soins sont déjà prodigués) c'est différent d'une douleur aigüe accidentelle qui nous fait retirer la main du feu.

    Pour le rythme cardiaque ça fonctionne dans les deux sens et c'est pour ça que la respiration abdominale profonde (bien faite, vraiment avec le bas du ventre. Je recorrige très souvent mes clients pendant l'exercice et pas mal de personnes n'arrivent pas à le faire) est une base (à mon sens) dans la gestion de la douleur. Toujours ce système para sympathique à stimuler: baisse du rythme cardiaque, hypoventilation, baisse de sécrétion des hormones de stress etc. D'un point de vue physiologique d'autres pistes pourraient être intéressantes comme le rôle de la lumière par exemple (action antidépressive sur le long terme et mise dans l'action sur le court terme).

    Concernant les reprises d'activité etc. Je sur favorable à des choses faites en douceur pour plusieurs raisons: je pense qu'il vaut mieux favoriser le confort que l'inconfort, les systèmes nerveux les plus utilisés seront les plus utilisés (apprentissage, sensibilisation...), risque d'évitement (conditionnement avec aversion) etc. Du coup je préfère les approches comme celles des TCC: toujours tout petit au début, valider le tout petit plusieurs fois avant d'augmenter la difficulté, toujours terminer sur du positif etc.

    Il y a aussi le "problème" des antalgiques: je ne suis pas pour une utilisation fréquente pour les bobos de tous les jours (tolérance et risque de dépendance et de douleurs induites par la consommation régulière) mais dans le cas des douleurs chroniques il vaut mieux prendre une petite dose tôt qu'une grosse dose tard: on prend moins de produit et il est plus efficace. Bien sûr cela va aussi avec l'écoute du corps (arrêter de courir avant la douleur, dès que la cheville tire par exemple, mais ça veut dire accepter que pour faire la même distance on mettra peut être 5 fois plus de temps... mais en respectant son corps).

    Merci de ton retour Katia :)
     
  4. zoulouk2

    zoulouk2 Membre

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    Coucou,
    Première question, comment tu parviens à percevoir une partie non douloureuse dans la douleur ? (par exemple quand il fait très chaud, je cherche (et trouve) à percevoir chaque parcelle d'air frais, et ça soulage beaucoup). Dans la douleur, y a t'il du non douloureux, je cherche... et pas trouvé (sos explications ?)

    Je me souviens effectivement de cette résistance à l'analgésie totale, Prudence, quand nous nous étions rencontrées à Nancy. Il y a cette tendance quelque part, néanmoins, à vouloir faire, si on a l'impression que tout va bien. C'est simplement humain. La douleur n'est pas forcément utile, surtout la même, à long terme, on pourrait donc l'oublier. Il y a une subtilité donc, l'oublier en sachant quelle est là, sans l'ignorer. Y a quelque chose de paradoxal là dedans aussi.

    Le chirurgien m'avait expliqué qu'en ne forçant pas (il n'y avait pas de risque de rechute ou problème quelconque mis à part une énorme douleur), ben tu ne mets pas 5 fois plus de temps, tu n'y arrives en fait jamais, qu'il y a certains exercices qui font horriblement mal, la première fois surtout, mais que ce passage était une obligation. Le footing que je devais faire chaque jour était une impossibilité, le coeur se serait arrêté je crois, et assez curieusement en faisant du sprint, c'était plus faisable (alors que ça parait plus violent)... La douceur est elle toujours possible, tel est mon questionnement ?

    Pour les antalgiques, je ne sais pas trop... mais avoir mal à mon sens retarde la guérison, et peut-être plus néfaste que les antalgiques en question, dans la production d'idées négatives, de doutes, de perte d'énergie etc... Dans les douleurs chroniques (ce qui ne veut pas dire pas importantes), y a quelque chose d'usant à terme, de lassant, une habituation peut-être. Peut-être aussi de travailler sur l'acceptation ?

    Pour apprivoiser la douleur, quand elle est très forte ou chronique, peut-être que tout l'arsenal (médical, hypnotique, respiration, lumière...) est nécessaire ?
     
  5. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Pour la composante non douloureuse dans la douleur c'est par exemple une partie de l'inflammation (rubor dolor calor: tu enlèves le dolor et tu gardes surtout calor, la chaleur par exemple), ou quand on se cogne et qu'on sent une pulsation (le sang dans les artères qui arrive au rythme des contractions du coeur), cette pulsation en elle même n'est pas douloureuse.

    C'est ça pour l'utilité, parfois oui, parfois non. Faire le tri peut aider justement.

    Pour la douceur, c'est ma croyance mais je n'ai pas de certitude. J'ai vu des kinés: pour l'un il n'y avait pas de possibilité de travailler sans grande souffrance (pour moi, pas pour lui) et il m'a fait horriblement mal mais finalement j'ai pu travailler en douceur et efficacement avec d'autres qui savaient pouvoir travailler efficacement sans provoquer de douleurs.

    C'est justement ce problème d'usure et de sensibilisation qui pose problème dans les douleurs chroniques et qui fait que dans ce cas là je pense que ça peut être important d'en prendre.
    Oui, tout à fait, croiser les moyens, les additionner, prendre partout ce que l'on peut.
     
  6. zoulouk2

    zoulouk2 Membre

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    Je médite toujours sur la composante non douloureuse de la douleur... et je ne l'identifie pas. Il y a de la chaleur, mais tellement de chaleur que c'est une brûlure, un poids, lourd, un périmètre, une couleur.... Je verrais de travailler sur la couleur par exemple, sur la taille de la douleur, le périmètre (sur les submodalités) à la Bandler.
     
  7. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    même la pulsation ne te parle pas? Effectivement il peut y avoir la loudeur (tu la sens cette lourdeur?) Sinon c'est que ce n'est pas une bonne méthode pour toi et qu'il vaut mieux en choisir d'autres.
     
  8. zoulouk2

    zoulouk2 Membre

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    De la pulsation, il n'y en a pas. La lourdeur, il y en a parfois, mais pas toujours. L'idée me paraissait intéressante à explorer, de trouver du non douloureux dans du douloureux... les douleurs sont de type brûlure, où on retire la main du feu, sauf que là on en peut rien retirer du tout..C'est quelque chose que je n'ai pas encore ressenti de la non douleur dans la douleur, et c'est en ce sens que j'aurais aimer découvrir comme autre piste, et solution...
     
  9. Prudence

    Prudence Moderateur Membre de l'équipe

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    Ce ressenti je ne l'ai pas eu à chaque fois et je n'ai pas eu non plus la possibilité à chaque fois. Pour moi les meilleures illustrations sont le coup de pied dans la table ou le doigt coincé dans la porte où il y a cette pulsation, quand tu sens ton "coeur" battre dans ton doigt/orteil. Mais ça peut être la chaleur quand tu es entrain de former une ampoule. Ou tout autre chose. Mais je ne suis pas sûre que ce soit possible pour chaque douleur.
     
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