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le langage A prime

Discussion dans 'Les différentes Techniques & Se Former-S'Informer' créé par castorix, 24 Décembre 2010.

  1. castorix

    castorix Membre

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    Je vous propose de (re)découvrir le langage A prime, que Aaron Beck présentait il y a... (l'édition française que j'ai est de 97 je crois) qqes années.

    Il le reprenait déjà d'un auteur, mais j'ai oublié qui pour le moment.

    Voici : il s'agit de définir

    - soit "A" l'ensemble des mots du langage

    - soit "a" le sous-ensemble contenant tous les mots : suis, est, étais, était, sera, et toutes les formes conjuguées du verbe être...

    - on appelle langage "A prime" (A') celui répondant à A'=(A-a)

    Proposons ici de n'employer que ce grand sous-ensemble.
    Quelles conséquences ? Essayez un peu...

    Je ne dirai plus : "ce tableau est vraiment beau" ou "ce pantalon est trop court", mais à la place : "ce tableau me plaît vraiment" ou "je trouve ce pantalon trop court pour moi"...

    Ce qui invite bien sûr à développer : "je trouve ses couleurs gaies, la perspective suggère une impression de profondeur..."

    Alors voilà, chaque fois que nous devons communiquer, nous faire comprendre, pourquoi ne pas choisir d'employer le langage A prime ?

    Ceci pourrait nous éviter d'encombrantes discussions dont le socle se compose d'un malentendu sur le sens de ce que nous avons voulu dire.

    Exemple : "l'HE est efficace" ou "telle autre méthode est dépassée"...

    Affirmations péremptoires certes, mais bien peu démonstratives !

    Allez, à bientôt en langage A prime, et Bonnes Fêtes à tous
     
  2. Couchetard22

    Couchetard22 Membre

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    J'aime cette prime de fin d'année... :wink:
    Espérons que pour certains(es) le A' ne devienne D'.
     
  3. castorix

    castorix Membre

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    En effet, espérons !

    Beck a consacré l'essentiel de ses efforts à la prise en charge de la dépression.

    On peut avancer que l'emploi du langage A' est une forme simple de travail sur la métacognition, ou tout au moins sur la lecture en soi : lecture de ses propres émotions, que Beck fait évoluer vers une lecture de ses propres "pensées automatiques".

    Comme on le fait parfois en hypnose, l'écoute de ses propres émotions permet de remonter à l'affect physique ressenti - auquel est attribuée une étiquette cognitive, de manière pré-consciente voire inconsciente.

    C'est ainsi que des émotions, phénomènes visibles (actions ou mouvements se décelant sur le visage, dans la voix,...) on peut en venir à travailler sur les sentiments, par définition cachés, comme le sont les images mentales.

    Sur ce chapitre je me fais l'interprète d'Antonio Damasio (Spinoza avait raison, 2005 en France).

    Il est bien utile à l'hypnothérapeute de structurer son travail en ayant présents à l'esprit les principes de la thérapie cognitive, ce qui permet selon moi de mieux construire les interventions dans lesquelles on souhaite aborder ces émotions et sentiments.

    En effet pour ma part je n'arrive plus à me satisfaire d'interventions hypnotiques non intégrées dans une thérapie ayant quelque chose de réfléchi, chaque fois que les difficultés résistent aux premiers abords simples !
     
  4. Couchetard22

    Couchetard22 Membre

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    Bien que prat très récent (août), je partage cette idée d'ouvrir son esprit à d'autres formes d'approches, de cohérences, comme un maître d'échecs (pas de confusions... :wink: ) perçoit de nombreux coups en avance. Une sorte de cohérence furtive que seul l'IC du client/patient va comprendre à un moment.
    Le travail que je fais sur les émotions (théorique et pratique) me font penser que l'émotion est l'expression de l'interaction entre soi et l'environnement.
    Intériorisée, elle devient sentiment et éventuellement somatisation. Exprimée sans distanciation, elle devient validation d'un état avec le risque de prendre le jugement des autres en retour (validation normative).
    Exprimer son agressivité ou son sentiment de supériorité ne fait qu'amplifier un fonctionnement...
    On est pas sorti de l'auberge, mais je cultive un désespoir joyeux! :lol:
     
  5. Paul Elie

    Paul Elie Membre

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    lacaune
    oui tout a fait! c'est un absolu, un rêve...
    est ce applicable si on le voit comme une partie d'échecs?
    ou la finalité est de gagner!
    car si le but et les règles ne sont pas fixées, le jeu ouvert comme on peut le constater, se dégrade très rapidement vers ...........
    remplacez les points avec votre jugement de la situation.
    une autre question alors se pose:
    pouvez vous être acteur(joueur) et juge( arbitre) en même temps...
    surtout a un jeu sans règles ni but?
     
  6. jeangeneve

    jeangeneve Membre

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    là bas,
    ha bin non paul, but il y a sauf peut-être en psychanalyse ou la guérison ne serais que un accessoire parfois et, non pas le but de la démarche .

    il y a bien un but, comme cet eczéma ...
    les règles c'est en effet plus flou,
    si le sujet fixe les règles ce serais mieux et plus impartial ?
    c'est peut-être une question a poser par le th, une question éclairante ...
    jusque ou vous seriez prêt a allez mieux pour ou contre cet eczéma ?
    on a LE but, avec la réponse a la question on a en quelque sorte l'écologie...
    mais le paradoxe c'est que en posant cette question on est en pleine thérapie alors que l'anamnèse n' a pas vraiment commencée.
    très classique en somme .

    il y a bien un but non ?
    ou bien le sujet passais par là par hazard ?
     
  7. Paul Elie

    Paul Elie Membre

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    lacaune
    vous vous trompez.... il y a bien un flou
    mais certainement pas de hasard!
    et pour vous le prouver vais vous exposer une "partie d'échecs"
    qui a été jouée il y a 50 ans.....
    et qu'ici en France nous ignorons ( ou voulons ignorer!)
    et volontairement a été effacée de l'histoire.....
    et qui aujourd'hui conditionne en grande majorité les choix des hypnothérapeutes..... ignorants de cet épisode qui aujourd'hui est remis sur le tapis..... et qui si on était honnête de considérer....
    le but.... le jeu et les règles dans leur ensemble.....
    en ce qui concerne l'hypnose......
    nous serions a des résultats tout a différents!
    je veux parler de 1957 et du match entre erikson et hull!
    qui on le sait aujourd'hui a eu pour résultats que toutes ou presque toutes les écoles sont eriksonnienne!

    qu'en est il advenu des idées de hull? elle refond surface aujourd'hui quand on observe une montée d'autres théories....
    qui en sont inspirés et qui contredisent fondamentalement erikson.... mais curieusement donnent des résultats!

    ce n'est pas du tout un hasard!
     
  8. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk) Membre

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    Ce langage A prime me semble interessant à explorer... (et non est interessant à explorer !)

    On peut se rendre compte simplement sur quelques phrases où l'on essaie d'utiliser ce langage A prime, comme il se révèle difficile de ne pas utiliser ce verbe d'état qu' ESt le verbe être...

    Ce est est très figeant... et sans changement possible dans sa fixité !

    Ne pasl'utiliser oblige à beaucoup d'efforts pour s'exprimer et permet une très bonne clarification...

    Et qu'en est il du verbe avoir ? (ultra possessif lui aussi...) ? :wink:
     
  9. Couchetard22

    Couchetard22 Membre

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    Je ne perçois pas les relations humaines comme une compétition, alors une relation thérapeutique, encore moins. L'interprétation de mes propos exprime plutôt une coloration particulière à votre tournure d'esprit.
    En effet, pour moi, chaque école possède sa propre cohérence, les opposer n'apporte rien. Par contre, s'ouvrir à d'autre cohérences permet à notre IC de faire une synthèse utilisable, parce seul notre conscient n'arrive pas à gérer les contradiction, Dame Nature si!
    Nous sommes (pardon Beck) tous et toutes juge et parti, que nous le voulions ou non...
     
  10. castorix

    castorix Membre

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    J'ai retrouvé les références... (doctus cum libro - hélas) et donc je bats ma coulpe.

    C'est à Albert Ellis et non pas à Aaron Beck que je dois d'avoir découvert le langage A prime.

    Dans "l'approche Emotivo-rationnelle" (en Français aux Editions de l'Homme, et donc publié au Canada, en 1992) Ellis rappelle que sa Thérapie émotivo-rationnelle s'inspirait déjà d'Alfred Korzybski et de sa Sémantique générale, lorsqu'elle proposait de préciser les propos des patients (par ex. "je dois travailler plus au bureau", se précise utilement en "je préfèrerais..." ou bien "mon patron souhaite que..." ce qui est plus intéressant et en dévoile plus : prise de conscience).

    Pour ce qui est du langage A prime, Beck en rapporte la paternité à D. David Bourland d'après des suggestions de Korzybski. Beck indique encore avoir suivi en cela l'exemple de Robert H. Moore (Floride).

    Tous ces illustres inconnus nous apprennent qu'une "invention" est rarement découverte une seule fois... et nous rappellent que nous avons beaucoup à apprendre des autres.
     
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