L'hypnose et la spiritualité

Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par Métaphore, 30 Mai 2009.


  1. Si j'ai bien compris l'hypnose est une méthode pour recadrer, modifier les comportements négatifs, globalement pour optimiser et trouver en soi les ressources nécessaires pour améliorer son potentiel en passant évidemment par la confiance en soi etc. Ceci sans chercher à aller à l'origine de ce mal être.

    Donc dans l'hypnose on peut considérer qu'il y a un certain pouvoir suggestif de métamorphoses, donc pour vous ce pouvoir a t-il un lien avec une certaine forme de spiritualité ? ou est ce pour vous de simples ou plus complexes méthodes à apprendre comme on apprendrait une formule chimique.

    J'espère que le sens de ma question est assez clair ?...
     
  2. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    En hypnose le pouvoir de Métamorphose est total spirituellement parlant

    C'est le pouvoir du Métamodèle

    La puissance du Bien

    On se modèlise au delà de Dieu

    Jamais le pire ni le diabolique au niveau ultime de l'Hypnose Graalique...


    8)
     
  3. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    Bonsoir,

    Voilà de bonnes questions
    dans lesquelles une bonne partie de la réponse se cherche déjà


    L'hypnose est un état dont on peut choisir de profiter pour chercher à faire tout cela.
    Pour un certain nombre de raisons, en hypnose comme sans hypnose, il n'est pas incontournable de chercher l'origine du mal-être, pour connaître une évolution vers l'amélioration.

    Cependant, soit par choix du thérapeute, soit parce que le patient ne pense pas qu'il ait un autre choix, le travail peut passer (en hypnose comme sans hypnose) par une rencontre avec les souvenirs que le P retrouve, d'une partie des facteurs participants du problème que l'on appelle des causes (je veux préciser que les soi-disant Causes ne sont qu'une partie des facteurs déterminants).

    Il y a dans chaque personne (donc a fortiori chez le patient), un pouvoir certain de métamorphoses.
    L'exercice de ce pouvoir peut passer par une certaine forme de spiritualité (voir Bill O'Hanlon et le titre de son dernier livre...) mais peut aussi tirer parti d'une méthodologie qui par moments, peut paraître à certains un peu technique (du fait d'un choix des descripteurs de modèles thérapeutiques, de protocoliser pour aider les thérapeutes débutants...)

    A ce propos - à mon sens, déclamer une induction toute faite pour une séance d'hypnose, n'a aucun intérêt - sauf lorsque le pauvre thérapeute épuisé ou ayant perdu ses moyens, a besoin d'un filet de sauvetage ; ou bien sûr dans une phase d'apprentissage, et dans ce cas ce ne sera pour lui qu'un support d'inspiration bienvenu et vite dépassé...
     
  4. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk)

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    L'hypnose est un outil, il y a différentes façons de la pratiquer et autant la mettre au service de ce que nous souhaitons.

    L'origine d'un problème peut être utile pour le développement personnel, la connaissance de soi et permet d'éviter que le problème se traduise d'une autre façon, d'une autre manière, à un autre moment...

    C'est plus long, alors tout dépend de ce que l'on veut... ou ce que le patient souhaite...
    Pourquoi se limiter?
     
  5. Ben a priori, avec l'hypnose pas besoin d'en connaître l'origine pour s'en libérer, cela me surprend toujours mais bon...

    Oui je me rends compte qu'il y a un vrai travail créatif dans cette méthode et comme je suis en train de lire Contes et Métaphores thérapeutiques de GORDON, je découvre qu'il faut adapter notre dialogue suivant le patient, il faut détecter son expression, soit kinési, auditive, visuelle, en tenant compte du ton : "accusateur", "lénfiant" "ordinateur" "évaporé", je me demande si tous les thérapeutes tiennent compte de ces éléments ? car j'ai l'impression souvent quand je lis les messages que la seule chose qui les intéresse c'est le côté "rapidité" de mettre leur patient en transe...
     
  6. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Bon thérapeute excelle à la première seconde où il rencontre le patient : il comprend intuitivement la chose et la thérapie immédiate

    ( son expérience du sixième sens et son accés au 7è…)


    En miroir tout dépend du niveau de l’autre


    Prendre le niveau qu’il préfère des 5 sens : visuel, auditif, kinesthésique pour l’emmener dans le ressenti du 6 è et redescendre selon son choix

    Le 7 è est plus divin pour certains inaccessible…

    Le 8 è est d’initiation infinie quand on l’inverse ( Plus simplement le 8 sur l’horloge numérique du temps contient tous les chiffres en lui-même

    et donc le temps tout entier : l’infini est notre ultime réalité)


    En cela le plus haut niveau de spiritualité hypnotique nous ouvre la porte de notre éternité…


    Mais à trop haut niveau, l'hypnose redevient secrète...


    :shock:
     
  7. Surderien vous ne m'apporter rien de plus concrêtement de plus que mon bouquin, je demande des expériences, êtes vous en formation ou exercez vous ?
     
  8. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    Dernier exemple en date de cette semaine, une personne est venue pour hypnose (mais sans trop savoir à quoi s'attendre) en janvier.
    Dès après le premier entretien (parfois l'exposé du P puis ma propre présentation, "les préliminaires" :wink: dirais-je, ne laissent pas de temps pour autre chose) elle s'est trouvée mieux (90 % disait-elle) sur la question de la panique qui la prenait dans des circonstances très précises, l'empêchant alors de réaliser une partie importante de son travail (dont dépend la sécurité des usagers à son boulot).

    Même si je trouvais que "90 % de mieux" c'était surévalué, ça changeait beaucoup, pourquoi se mettre à l'hypnose formelle ??
    Nous avons continué en mode Th. stratégique.

    Après le 2ème entretien... 3 mois et demi sans la voir... elle revient avec une nette vraie amélioration... (même attitude de ma part).
    Cette fois, 3e entretien, je la laisse enfin raconter Sa scène traumatique. :oops:
    Mais pas n'importe comment... en guidant le récit, mes réactions sous forme de questions / recadrages etc.

    Et 4e entretien... là non seulement elle n'est plus affectée par le motif de sa venue en thérapie, mais elle me dit son étonnement : qu'après "avoir tout raconté" elle fut surprise de ne pas s'être effondrée "comme les autres fois" pendant 2 jours...
    Bref pourquoi faire de l'hypnose formelle dans ce cas ?? :roll:


    Eh bien voyez-vous, cette personne pensait en venant me voir qu'elle savait le motif de son problème (focalisée sur une scène principale).

    En fait elle a mis en oeuvre d'elle-même des processus de changement (tiens au fait... la séparation du couple est un effet collatéral, ou central, des mesures prises).

    Je n'ai fait qu'accompagner ; sans influencer ses choix ; en favorisant le fait pour elle d'établir (d'elle-même) des liens entre telle et telle chose ; et en aidant à adoucir un souvenir pénible qui lui donnait une impression de verrouillage impossible à dépasser.
    (mon rôle s'arrêtera sans doute là, sauf si le P me révèle un autre problème qui le bloque...)

    Alors Spiritualité ? Affaire très personnelle.
     
  9. Merci Castorix pour ces explications très claires et qui me conviennent parfaitement dans le raisonnement et déroulement, et je comprends maintenant ce que vous vouliez dire (travail thérapeutique peut se passer en hypnose commme sans hypnose)

    Ce qui est étonnant c'est que cette femme ait eu l'idée d'aller voir directement un hypnothérapeute plutôt qu'un psy classique ? Posez vous la question à vos patients comment ils vous ont connu ou qui les a envoyé ?


    Par contre je suis étonnée de cette distance de RDV : Après le 2ème entretien... 3 mois et demi sans la voir C'est elle qui ne souhaitait pas avant ?
     
  10. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    Bien sûr c'est ma 1ère question...
    Son médecin m'a adressé cette personne pour cela (mais mon petit doigt me dit que la demande est peut-être cette fois, à l'origine, de la patiente au médecin traitant).
    En effet pour certaines raisons, pratiquement toutes les personnes me sont adressées par un professionnel de santé.


    Les rendez-vous annulés ou repoussés sont fréquents dans mon activité.

    Il y a toujours une raison signifiante...
    Parfois je ne l'apprends qu'après 12 ou 18 mois. :roll:
    En revoyant cette personne il arrive souvent que l'on reprenne une thérapie ; fréquemment cela ne ressemble pas à une continuité mais à quelque chose de différent.
     
  11. Klok

    Klok

    Inscrit:
    21 Février 2009
    Le danger de confondre l'espace d'un instant travail vertical et horizontal, spiritualité et spiritualisation plane constamment :(
    dur dur
     
  12. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Oui je suis thérapeute,

    classique dans 95 % des cas,

    hypnotique dans 5 % …pour les cas difficiles en échec des traitements précédents


    La coincidence veut que cette attitude se rapproche de celle que castorix rapportait 4 posts plus hauts dans sa pratique qui convient précisément lorsque la médecine classique a échoué

    Peut-être que Castorix suit ainsi en seconde main ce type de personne que j’essaie aussi de traiter en double compétence alternante selon les cas ( vertical ou horizontal, ou cartésien/ non cartésien, ou analytique/comparatif imagé, allopathique/hypnotique ...peut-on considérer...)


    Bref si je sais la thérapeutique, je traite en classique

    Sinon je réoriente dans l’équipe thérapeutique car Je reste conscient de mes limites

    Si toute l’équipe classique reste en hic…

    Alors l'hypnose entre en jeu !


    Oui je suis en formation et elle continue pas de s'arrêter depuis ma naissance !


    En formation d’une troisième technique associant la classique et l’hypnotique, et je l'exerce tous les jours ...et /où je m'exerce tous les jours ...
    et dont j’ai déjà donné quelques exemples sur le forum :


    Lien invalide

    https://www.transe-hypnose.com/sujet/les-familles-damnees.1474/


    Et en voilà une autre expérience :


    L’autre jour un monsieur est venu pour des problèmes d’intestin : prise en charge classique coordonnée ; examens, prise de sang, éliminer un cancer…

    Il me parle de ses peurs : lorsqu’il va au sous sol il a peur de la faucille au mur que celle-ci lui donne de mauvaises idées…peur lorsqu’il dépasse un semi remorque en voiture et qu’à la dernière minute en plein dépassement il se rabat derrière sans savoir pourquoi…

    Sa femme me confirmant ce fait alors qu’il conduit très bien par ailleurs et qu’il entretient très bien sa voiture… petite séance de thérapie brève d’hypnose et programmation des examens trois semaines plus tard :

    Alors que ceux ci qui ne montraient pas de cancer, à cette occasion je reparle de ce problème de dépassement…Ah ! c’est fini me dit çà femme, on a été voir de la famille à Paris et depuis qu’il vous a vu l’autre jour c’est fini ! Il conduit et dépasse sans souci !

    Un bon ancrage couplé pour lui croisé en double avec un pour sa femme qu’elle lui dise simplement en rappel au moment fatidique : « souviens toi de ce que … » en fait simplement une clef de secours pour réactiver son ancrage à lui en cas de besoin…et rassurer dans le même coup sa femme dans son regard sur lui...mais il n’en a pas eu besoin…



    Ps dans la discussion dans son enfance il avait assisté à la mort de son frère qui a péri brûlé en mettant accidentellement le feu à la ferme à l’age de 7 ans…

    Je vous livre ce détail mais pour moi çà n’a changé en rien le contenu de ma proposition hypnotique…renforçant sa confiance en lui et par rapport à son épouse +++

    une double prise en charge avec double ancrage en miroir à la surderienne comme je les aime…et où les trois sont gagnants…

    l’homme, la femme et leur environnement…et donc moi aussi...


    :)
     
  13. Surderien, j'ai été voir vos liens, et effectivement j'ai vraiment apprécié vos expériences, mais je me demandais où est l'état hypnotique dans tout ça ? virtuel ?

    Par contre pour l'expérience du monsieur et ses problèmes d'intestin, j'ai pas tout saisi, quel rapport avec la faucille au mur, et la peur de dépasser en voiture ?
    Car au final quelle était sa peur de dépassement en voiture ?

    Désolée j'ai pas tout compris, si vous pouviez me réexpliquez, ça m'intéresse.

    Merci
     
  14. castorix

    castorix

    Inscrit:
    14 Novembre 2005
    Je me permets.

    Ne confondons pas : la discipline où l'on explique tout, c'est... (non je vous laisse deviner... :p )

    Une autre piste. La discipline où l'on pense que ce qu'il y a de plus proche de l'inconscient... c'est le langage... eh bien c'est celle de Jacques Lacan...

    Le brave monsieur, sa faucille et son dépassement, le conduisent :wink: directement à ses peurs, qui ont le vécu corporel assez semblable à celui... qu'il a déjà éprouvé...

    Le thérapeute qu'est Surderien (sisi relisez et écrivez-le comme vous préférez) n'a vraiment pas besoin de chercher à faire dire à ce monsieur des trucs, genre qu'il avait un oncle qui s'est supprimé dans sa jeunesse ni quoi que ce soit d'autre...

    Parce que ce qui avait réactivé tout ça c'est peut-être plutôt une réflexion maladroite d'un voisin, couplée à une émission télvisée sur la santé...

    Ce qu'il faut au thérapeute c'est une capacité d'écoute tournée vers l'autre (et vers soi mais pas seulement), ensuite il n'a plus qu'à laisser se libérer ses programmes de thérapeute optimisé automatisé pour traumatisé qui s'était autrot-matiquement paumé aup'tit matin...

    (eh oui Surderien nous avons quelques éléments en commun)
     
  15. OK Castorix, je pense avoir compris.
     
  16. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    (eh oui Surderien nous avons quelques éléments en commun)


    (parce que tous les chemins ménent à Rome, via la mecque si on préfère...)


    et tant qu'elle ne sera pas totalement vulgarisée, l'hypnose restera spirituelle...


    :roll:
     
Chargement...