Formation Hypnose

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  • Initiateur de la discussion chadoc
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castorix
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:?:
Métaphore à dit:
Castorix, que veux dire Jurgen quand il dit que nous n'utilisez pas que l'hypnose dans vos séances, c'est à dire ?
Dans ce que l'on fait il y a souvent un peu beaucoup de soi.
Mais parfois je distingue dans ce que je fais l'influence franche d'un modèle : Haley ou Erickson, Thérapie stratégique type Nardone, entretien modélisé (Analyse transactionnelle surtout), outils PNL (dont métaphore des parties, dissociation V-Ki et switch,...), thérapie narrative de M. White, HTSMA (comportant donc les mouvements alternatifs, visuels ou non) nantaise, hypnose formelle (éventuellement structurée sur inspiration RHV, Rossi, O'Hanlon ou plus récemment Yapko).

Prendre un peu de distance du propos en "surveillant" de temps à autre à quoi ressemble ce que l'on fait est pour moi une bonne prévention du burn-out.


:?:
Métaphore à dit:
J'aurais voulu savoir aussi, question à laquelle personne n'a jamais répondu, dans le cas d'un sujet qui est d'accord pour l'hypnose mais qu'inconsciemment il soit bloqué et montre des résistances, comment peut-on s'y prendre ?[/color]
Je recopie mon message du 5 avril 2009 en remarque à Eluno :

Eluno à dit:
Si un patient est "résistant" c'est simplement qu'il n'est pas avec le bon thérapeute au bon moment.
Oui, et je le formulerais autrement, tout simplement parce que cela arrive à tout le monde ! :)

J'écrirais : "quand on constate une résistance c'est que l'on n'a pas installé le bon registre relationnel" (exemple : insister directement ou plus insidieusement pour qu'une personne cesse l'alcool, alors qu'elle ne vient pas avec cette demande ; ou encore : la personne ne se sent pas bien comprise par le thérapeute).

Et pour reprendre mon idée, une résistance c'est surtout 1) une information (permettant de corriger le tir) ;

et parfois plus encore :roll: 2) la piste par où il convient de poursuivre !

:shock:

J'aurais eu aussi vite fait de citer Surderien un peu taquin :


surderien à dit:
Métaphore votre question me surprend car elle est à la base de toute l’hypnothérapie !
:!:
 
Leo Lavoie
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Je ne crois pas tellement moi non plus, comme Altmaier qu'une abréaction puisse être nuisible bien qu'elle puisse être vraiment inconfortable.

C'est un fait indéniable qu'une abréaction est une redigestion de quelque chose qui est "resté sur l'estomac" mais un "estomac" d'enfant n'ayant aucune maturité pour le digérer. Que ce quelque chose puisse faire mal au passage des boyaux de l'adulte, j'en conviens mais ça passe. Et c'est une origine de névrose de définitivement déracinée.

Mais je m'interroge quand même à savoir s'il est possible qu'une abréaction soit une cause d'actes graves, le temps que ça passe justement, parce que le patient ne sait pas ce qui lui arrive, s'il n'en dit mot et qu'il retourne chez lui dans cet état. Bref, je ne crois pas mais je n'en suis pas vraiment sûr.

S'agit alors de ne pas prendre de chances j'imagine. Et si l'on manque de temps, considérer la chose comme une urgence à régler avant que le patient parte, quitte à retarder les autres qui attendent.
 
Leo Lavoie
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Ensuite, la question de Métaphore est intéressante mais les réponse le sont pas mal moins je dirais...

Je sais que les éricksonniens contournent. Qu'ils se servent des achoppements ou le patient projette sa résistance pour le faire entrer en transe en suggérant une fixation sur l'achoppement en question.

Moi je pense que pour le patient qui a une resistance inconsciente, il faut tout simplement occuper son esprit conscient avec des méthodes simples de "travail" du conscient. On lui propose d'imaginer qu'il fait des trucs totalement inutiles mais qui demande de la concentration; un effort mental trivial. Si le patient n'est vraiment résistant qu'inconsciemment et qu'il veut vraiment entrer en transe consciemment, alors il fera ce qu'on lui propose en lui disant que s'il fait ce qu'on lui propose, il "pourra bénéficier" de la transe.
 
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Métaphore
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Merci Castorix pour votre réponse.

Effectivement je ne comprends évidemment pas toutes les différenciations des méthodes que vous employées, mais normal je suis loin d'avoir votre expérience, mais je peux comprendre aisément qu'un ensemble de méthodes soit plus efficace qu'une seule et qu'il faut savoir jouer avec celles-ci suivant le sujet.

Ok donc maintenant c'est clair pour un sujet résistant inconsciemment, j'ai bien compris, c'est donc vraiment une relation thérapeute/patient, et formulation.

En fait l'hypnothérapie en soi n'a l'air compliqué, mais finalement je trouve que ce métier est un vrai métier d'artisanat en soi, c'est à dire qu'il faut trouver exactement les métaphores qui entreront en raisonnance avec la problématique du sujet, et si cela ne se fait pas, alors rien ne se passera.

J'avoue que je commence à comprendre le processus, en plus je suis en train de lire 2 bouquins en même temps, "un thérapeute hors du commun" de Erickson, et "Contes et métphores thérapeutiques de David Gordon", donc cela affine ma compréhension.

Léo, oui je pense aussi que l'on peut travailler d'une façon simple pour détourner une résistance inconsciente en forçant la concentration d'un sujet sur un effort mental trivial comme vous dites, mais je pense que là aussi, il ne faut pas passer à côté, donc comme je disais plus haut, c'est un vrai travail artisanal, et je comprends pourquoi lors de ma formation, on nous a dit que l'hypnose Ericksonienne était moins structurée car plus créatrice et plus difficile d'aborder le sujet surtout la 1ère année.

Léo, vous qui est un analyste pur et dur comment ressentez vous l'hypnose ? cela rentre t-il dans votre schéma de pensée ? globalement vous sentez vous à l'aise avec cette méthode, même si vous ne la pratiquez pas pour l'instant.
 
Paul Elie
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lacaune
abréaction:pour résumer, c'est le processus de décharges émotionnelles qui, en libérant l'affect lié aux souvenirs d'un traumatisme jusqu'alors refoulé, en annule les effets pathogènes.
inconfortable comme une épine dans le pied!
la question sera donc voulez vous la laisser ou marcher le reste de votre vie en boitant?
il n'y pas photo ici!
l'analyse comme toute thérapie sérieuse a pour but de résoudre cette abréaction....les questions sont pour les thérapeutes sont:
les risques de la durée avec le drop out du client avant les résultats- donc la vitesse /durée...
par extension l'efficacité de la thérapie donc en rebond la réputation du thérapeute
et la longueur des lignes d'attentes ou le manque de clients.
un bon thérapeute se mesure sur l'efficacité de sa méthode pas sur la durée de la thérapie , qui dans les modèles officiels en france...proposent souvent un abonnement a long terme ....
qui est surtout bénéficiaire (a court terme au portefeuille du praticien....
ce qui a mon avis est un mauvais calcul parce qu'il ne fait rien de probant pour la publicité et/ou le bouche a oreille sur l'efficacité de la méthode!
nous vivons dans un monde ou tout va de plus en plus vite....
voulez vous vous adapter ou que les clients s'adaptent a votre rythme?
une question fondamentale qui séparent ceux qui restent ceux qui durent
comparé a ceux qui passent!
 
Leo Lavoie
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Léo, oui je pense aussi que l'on peut travailler d'une façon simple pour détourner une résistance inconsciente en forçant la concentration d'un sujet sur un effort mental trivial comme vous dites, mais je pense que là aussi, il ne faut pas passer à côté, donc comme je disais plus haut, c'est un vrai travail artisanal, et je comprends pourquoi lors de ma formation, on nous a dit que l'hypnose Ericksonienne était moins structurée car plus créatrice et plus difficile d'aborder le sujet surtout la 1ère année.

Oui, c'est vrai. Je le constate aussi. L'ericksonnien est une hypnose "créatrice" et j'ajouterais aussi "intuitive".

Léo, vous qui est un analyste pur et dur comment ressentez vous l'hypnose ? cela rentre t-il dans votre schéma de pensée ? globalement vous sentez vous à l'aise avec cette méthode, même si vous ne la pratiquez pas pour l'instant.

Ben d'abord, je suis loin d'être un analyste pur et dur. Je suis définitivement un "hérétique" de la psychanalyse. Je la décrie pour sa longueur et son inneficacité même si c'est ce qui est le plus efficace dans les thérapies en état conscient et en relation d'aide, parce que c'est profond. Autrement dit, la psychanalyse et la thérapie analytique sont efficace, oui, et ce profondément, bien sûr, et bien plus que n'importe quelle intervention brève ou non de psychologie clinique. MAIS, j'ai toujours cru que 1: il manquait quelque chose et 2: c'était trop long et trop ardu.

Je croyais aussi, selon l'expérience de Freud, que l'hypnose ne permettait que d'apercevoir l'origine des névroses sans y avoir un accès curatif.

Je commence à être très sincèrement persuadé que j'avais tort et c'est ce que je voulais me prouver à moi même d'abord. Le défaut de la psychanalyse est dans le fait de tenter un accès à l'inconscient ou au subconscient à travers le conscient en cherchant des indices, des lapsus, des actes manqués, des tendances et en faisant la "lecture" des symptômes. Ensuite, ben il faut que ce soit le patient qui en prenne conscience de par des chemins indirects ou le psy le guide... Et tout cela est bien beau mais c'est très très long et incertain.

De plus, une thérapie analytique qui a résolu des névroses ne laisse rien à sa place. Il y a donc un vide angoissant. La nature a horreur du vide et nous aussi.

Dès que j'ai pu croire qu'il pouvait être possible d'avoir accès à l'inconscient de façon positivement "intrusive" et curative, c'est comme si j'avais trouvé le chainon manquant. Je ne lâcherai pas le morceau maintenant.

Mais ma recherche dans un éventail d'écoles de pensée de l'hypnose m'amène a privilégier l'approche 5 path de Cal Banyan que Paulélie connait si bien. Parce qu'elle correspond, de façon fortuite et non intentionelle, à tout ce que je sais déjà de la configuration psychologique de la psyché humaine dans le sens de la psychologie dynamique (psychanalyse en terme de psycholoque). C'est une approche qui vise l'abréaction, et l'abréaction est toujours souhaitable en thérapie analytique mais bien difficile à obtenir. Une vraie abréaction en psychanalyse c'est comme de trouver un billet de 100 dollars sur le trottoir. Bref... Freud a fait une erreur très grave et très très lourde de conséquences en rejetant l'hypnose. Enfin, c'est ce que je crois maintenant.

Ben voilà... Trève de conférence écrite là pour le moment... :)
 
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Métaphore
Invité
:arrow: Freud a fait une erreur très grave et très très lourde de conséquences en rejetant l'hypnose. Enfin, c'est ce que je crois maintenant.

Donc vous êtiez un 100% Freudien ?

:arrow: Mais ma recherche dans un éventail d'écoles de pensée de l'hypnose m'amène a privilégier l'approche 5 path de Cal Banyan

C'est à dire, vous pouvez m'en dire plus ?

Mais vous ne me dites pas si vous êtes à l'aise avec l'hypnose ?
 
Leo Lavoie
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Métaphore à dit:
:arrow: Freud a fait une erreur très grave et très très lourde de conséquences en rejetant l'hypnose. Enfin, c'est ce que je crois maintenant.

Donc vous êtiez un 100% Freudien ?

Ah non, il serait ridicule d'être 100% Freudien et certains se prévalent à loisir de ce ridicule là. Mais je n'en suis pas. Par exemple, sur la libido et la sexualité de l'enfant... Freud avait carrément tort. Il était "dans le champ" totalement comme on dit ici. C'est normal puisque Freud était fortement névrosé et ne pouvait pas vraiment bénéficier d'une psychanalyse sans que ce soit de l'auto analyse.

:arrow: Mais ma recherche dans un éventail d'écoles de pensée de l'hypnose m'amène a privilégier l'approche 5 path de Cal Banyan

C'est à dire, vous pouvez m'en dire plus ?

C'est à dire 5 Phases Abreactive THerapeutic Hypnosis. Donc c'est une thérapie qui inclut nécessairement la régression en hypnose, l'abréaction et il s'en suit le recadrage, le pardon aux autres et à soi... J'en suis encore à l'étude de la chose. Je pourrai en dire plus quand j'en saurai plus.

Mais vous ne me dites pas si vous êtes à l'aise avec l'hypnose ?

Ben...Que voulez vous dire par "à l'aise"?

Certains aspects de la pratique me rendent un peu mal à l'aise mais ça c'est très personnel. Ce sont là des relents de névrose dont de devrai me débarasser en temps et lieu.

Pour ce qui est de l'aspect éthique, professionnel. Oui je suis tout à fait à l'aise.

Pour ce qui est de la façon dont l'hypnose s'inscrit dans une globalité psychanalitique, oui, je suis tout à fait à l'aise et même ravi. C'est comme un morceau du puzzle qui me manquait.

Est-ce que j'ai couvert le sens de votre question?
 
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Métaphore
Invité
:arrow: Est-ce que j'ai couvert le sens de votre question?

Tout à fait, je vous en remercie.

Mais vous êtes vous senti agressé par mon mes questions ? désolée si vous l'avez ressenti tel quel.

Déjà quand j'ai dit que vous étiez 100% Freudien, c'est que vous parlez toujours de la psychanalyse Freudienne, d'où ma question, et d'où ma question par la suite si vous vous sentiez à l'aise avec l'hypnose qui est une méthode très différente de votre formation analytique.

Et je rajouterais, peut être que je me trompe, mais vous analysez les rêves ? et cette méthode qu'est l'hypnose est très différente de cette analyse, dans l'hypnose on n'a pas besoin de connaître le contenu de ce que ressens le rêveur mais uniquement de s'assurer que les métaphores mises en place lui parle, enfin c'est ce que j'en ai compris...
 
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Métaphore
Invité
Mais vous ne me dites pas si vous êtes à l'aise avec l'hypnose ?

:arrow: Ben...Que voulez vous dire par "à l'aise"?

Certains aspects de la pratique me rendent un peu mal à l'aise mais ça c'est très personnel. Ce sont là des relents de névrose dont de devrai me débarasser en temps et lieu.


Je ne voudrais pas insister afin de ne pas vous mettre mal à l'aise, mais ce que vous dites est très intéressant, voulez vous dire que l'hypnose est plus propice à faire remonter des choses encore enfouies ?et pourquoi donc l'hypnose aurait-elle plus ce pouvoir ?

Si vous n'avez pas envie de développer, y a pas de problèmes, mais je trouve cette réflexion intéressante.
 
Leo Lavoie
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Métaphore à dit:
:arrow: Est-ce que j'ai couvert le sens de votre question?

Tout à fait, je vous en remercie.

Mais vous êtes vous senti agressé par mon mes questions ? désolée si vous l'avez ressenti tel quel.

Déjà quand j'ai dit que vous étiez 100% Freudien, c'est que vous parlez toujours de la psychanalyse Freudienne, d'où ma question, et d'où ma question par la suite si vous vous sentiez à l'aise avec l'hypnose qui est une méthode très différente de votre formation analytique.

Et je rajouterais, peut être que je me trompe, mais vous analysez les rêves ? et cette méthode qu'est l'hypnose est très différente de cette analyse, dans l'hypnose on n'a pas besoin de connaître le contenu de ce que ressens le rêveur mais uniquement de s'assurer que les métaphores mises en place lui parle, enfin c'est ce que j'en ai compris...
Ah non, je ne me suis pas senti agressé du tout.

Si je parle de Freud c'est que, malgré bien des erreurs, c'est bien lui qui a développé la psychanalyse. On peut parler de psychanalyse Jungienne mais là ce n'est qu'une version des découvertes de Freud. La psychologie dynamique aussi est une version "respectable" et "officialisable" des découvertes de Freud.

Ensuite, vous n'ignorez pas que Freud a commencé sa pratique avec l'hypnose et c'est à partir de ça qu'il a élaboré la psychanalyse. Il a rejeté l'hypnose par la suite parce que, semble t'il, il ne savait trop quoi en faire.

Pour la question de l'analyse des rêves... Y'a beaucoup de freudien dans mes analyses mais je n'ai jamais pris Freud au pied de la lettre. Aussi, y'a les symboles, oui, mais y'a le contexte.

Mais, bon, être capable de lire correctement le contenu névrotique de l'inconscient est tout à fait inutile curativement si le sujet ne transpose pas ce contenu en contenu conscient et il ne s'agit pas juste de "savoir" mais de ressenti. Là, l'abréaction ou la catharsis ne trompe pas. C'est la base d'ailleurs du travail de Janov que vous connaissez déjà.

Mais qu'on se le dise ou qu'on le taise... Tout ça est basé sur les découvertes de Freud. Pas l'hypnose en tant que telle, bien sûr, mais les concepts qui permettent de comprendre ce que fait l'hypnose et pourquoi...Et comment on peut l'utiliser et les concepts de l'inconscient et du conscient.

Charcot, par exemple, croyait que la "capacité" d'un individu d'entrer en transe hypnotique faisait foi de son état mental névrotique. Je crois même qu'il croyait qu'il fallait être "hystérique" (ça veut rien dire en fait ce mot là) pour pouvoir être hypnotisé.
 
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Métaphore
Invité
Vous ne m'avez pas vraiment répondu à ce qui vous met mal à l'aise avec l'hypnose ? car je ne comprends toujours pas votre phrase : Certains aspects de la pratique me rendent un peu mal à l'aise, alors je peux vous demandez quels aspects ?

Avec l'hypnose on ne travaille pas que sur l'abréaction ou la catharsis ou du moins elle n'est pas nécessaire dans tous les cas.
 
Leo Lavoie
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Métaphore à dit:
Vous ne m'avez pas vraiment répondu à ce qui vous met mal à l'aise avec l'hypnose ? car je ne comprends toujours pas votre phrase : Certains aspects de la pratique me rendent un peu mal à l'aise, alors je peux vous demandez quels aspects ?

Ça ne me gêne pas que vous demandiez mais je préfère n'en parler qu'avec mon thérapeute. :) En gros, ça aurait à faire avec une compassion trop prenante de ma part plutôt qu'une empathie raisonnable.

Avec l'hypnose on ne travaille pas que sur l'abréaction ou la catharsis ou du moins elle n'est pas nécessaire dans tous les cas.[/color]

Je sais bien... Enfin... c'est ce qu'on dit... Mais moi c'est ce qui m'intéresse pour le moment. D'ailleurs je crois que la plupart des problèmes que l'on porte viennent de l'enfance et qu'il faut aller déraciner là ou ça se trouve. Alors faut faire de la régression. Les éricksonniens croient qu'avec les bonnes métaphores, le sujet trouvera en lui toutes les solutions à ses problèmes. Je veux bien mais d'abord, ça résonne beaucoup moins en moi à cause de mon "background" psychanalytique et je ne suis pas sûr d'avoir assez de "jarnigoine" (ça c'est un terme du québec qui veut dire "intellect") pour faire de la haute voltige métaphorique...

On me dit fort sur la métaphore mais je ne suis pas sûr que je pourrais la rendre en "éricksonnien".
 
esperence
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Léo, quand vous dite:

"D'ailleurs je crois que la plupart des problèmes que l'on porte viennent de l'enfance et qu'il faut aller déraciner là ou ça se trouve....... Alors faut faire de la régression. "

Au lieux de faire de la régression :? , vous ne pouvez pas faire autrement vous croyez ?
Prise de conscience différement ..êtes vous tjs obligez de vous retourner sur votre passé ? je parle en général..
Là est ma question. :)
 
valikor
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esperence à dit:
Léo, quand vous dite:

"D'ailleurs je crois que la plupart des problèmes que l'on porte viennent de l'enfance et qu'il faut aller déraciner là ou ça se trouve....... Alors faut faire de la régression. "

Au lieux de faire de la régression :? , vous ne pouvez pas faire autrement vous croyez ?
Prise de conscience différement ..êtes vous tjs obligez de vous retourner sur votre passé ? je parle en général..
Là est ma question. :)
c'est possible de faire différemment mais ca sera moins efficace.
je mélange régression et emdr et ca marche super bien.
 
valikor
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Leo Lavoie à dit:
Ça ne me gêne pas que vous demandiez mais je préfère n'en parler qu'avec mon thérapeute. :) En gros, ça aurait à faire avec une compassion trop prenante de ma part plutôt qu'une empathie raisonnable.
Léo, imaginez que vous êtes sur un chemin, seul, d'un coup, au bord du chemin, un trou, dans le trou, une personne en détresse, alors, quelle est la meilleure position pour aider la personne?
sur le chemin, à lui tendre la main, si elle la tend elle même et fait des efforts pour vous s'en sortir?
ou dans le trou, à partager son problème?

la seule façon d'aider efficacement quelque qui va mal, c'est d'aller soi-même complètement bien.

Pourquoi?

en raison de la communication non verbale : siu vous partagez la souffrance de l'autre, l'autre va la ressentir et votre douleur écho va l'enfoncer davantage et en plus il pourra moins puiser dans votre force, votre énergie et moins tirer partie de vos compétences... le transfert sera un transfert de souffrances ds les 2 sens.
si on arrête de partager, l'autre vous envoie sa souffrance, et vous lui envoyez du bien être... de l'énergie, de la joie et vous êtes davantage un exemple pour lui. De son point de vue, le transfert est extrêmement positif. votre inconscient va être un modèle aidant.

En partageant, vous privez la personne d'aller mieux plus vite...

à méditer.
 
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Métaphore
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Valikor, nous sommes tous conscient de cet état de fait, j'avoue que je n'ai pas compris votre message, je sais bien qu'il est adressé à Léo, mais je pense qu'il en est également conscient... :roll:
 
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lui l'est mais ne l'a pas intégré. vous davantage donc le message vous est inutile...
 
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Métaphore
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Si c'est bien comme ça que Léo ressent les choses, alors je rencontre le même problème je crois... :oops:
 
valikor
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Métaphore à dit:
Si c'est bien comme ça que Léo ressent les choses, alors je rencontre le même problème je crois... :oops:
j'ai de la place à partir de semaine prochaine et saurait faire abstraction du reste :) .

du reste je rencontre souvent ce problème chez des personnes éponges... et faut nettoyer tout ce qui a été accumulé....
 
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Métaphore
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:arrow: j'ai de la place à partir de semaine prochaine et saurait faire abstraction du reste

Que voulez vous dire ?... :roll:
 
Leo Lavoie
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esperence à dit:
Léo, quand vous dite:

"D'ailleurs je crois que la plupart des problèmes que l'on porte viennent de l'enfance et qu'il faut aller déraciner là ou ça se trouve....... Alors faut faire de la régression. "

Au lieux de faire de la régression :? , vous ne pouvez pas faire autrement vous croyez ?
Prise de conscience différement ..êtes vous tjs obligez de vous retourner sur votre passé ? je parle en général..
Là est ma question. :)
C'est toujours un peu nébuleux les choses psychologique mais la logique veut que quand on a laissé de détritus pourrir et fermenter dans une boite au sous sol alors on a beau faire et dire, pour régler l'odeur, faut aller au sous sol déloger ce qui fermente.

On peut emplir la maison de parfum pour couvrir, c'est pas tout à fait pareil.. Et on peut même descendre au sous sol pour étendre du parfum...mais tant qu'on y est, pourquoi ne pas déloger ce qui pourrit. La névrose, c'est ça... Tout une métaphore ça non? :D
 
Leo Lavoie
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valikor à dit:
Leo Lavoie à dit:
Ça ne me gêne pas que vous demandiez mais je préfère n'en parler qu'avec mon thérapeute. :) En gros, ça aurait à faire avec une compassion trop prenante de ma part plutôt qu'une empathie raisonnable.
Léo, imaginez que vous êtes sur un chemin, seul, d'un coup, au bord du chemin, un trou, dans le trou, une personne en détresse, alors, quelle est la meilleure position pour aider la personne?
sur le chemin, à lui tendre la main, si elle la tend elle même et fait des efforts pour vous s'en sortir?
ou dans le trou, à partager son problème?

la seule façon d'aider efficacement quelque qui va mal, c'est d'aller soi-même complètement bien.

Pourquoi?

en raison de la communication non verbale : siu vous partagez la souffrance de l'autre, l'autre va la ressentir et votre douleur écho va l'enfoncer davantage et en plus il pourra moins puiser dans votre force, votre énergie et moins tirer partie de vos compétences... le transfert sera un transfert de souffrances ds les 2 sens.
si on arrête de partager, l'autre vous envoie sa souffrance, et vous lui envoyez du bien être... de l'énergie, de la joie et vous êtes davantage un exemple pour lui. De son point de vue, le transfert est extrêmement positif. votre inconscient va être un modèle aidant.

En partageant, vous privez la personne d'aller mieux plus vite...

à méditer.
Ah ben oui... Je sais bien. Mais j'ai des trucs...des détails à régler pour ça. Et oui, je vais le faire en hypnose. Il s'agit de trouver l'hypnologue ici qui travaille autant en profondeur que je le voudrais. Là je vais l'intégrer. Je suis aussi à travailler sur un audio d'hypnose que je ferai sur mesure pour moi. L'auto hypnose comme ça, sans audio, oui, bien sûr, mais une fois que j'aurai fait l'audio complet avec l'installation de l'interrupteur.
 
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Métaphore
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valikor à dit:
je rencontre souvent ce problème chez des personnes éponges... et faut nettoyer tout ce qui a été accumulé....
Non je ne me considère pas comme une éponge, car dans ce cas là, je serais sensible à toute la misère du monde, ce qui n'est pas le cas, je sais faire la part des choses.

Moi je fais une différence entre la compassion et être ou agir en tant qu'éponge...et cela ne se passe que dans un cadre particulier.
 
valikor
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Métaphore à dit:
valikor à dit:
je rencontre souvent ce problème chez des personnes éponges... et faut nettoyer tout ce qui a été accumulé....
Non je ne me considère pas comme une éponge, car dans ce cas là, je serais sensible à toute la misère du monde, ce qui n'est pas le cas, je sais faire la part des choses.

Moi je fais une différence entre la compassion et être ou agir en tant qu'éponge...et cela ne se passe que dans un cadre particulier.
il y a des degrés dans tout... si vous pensez à vos parents ds votre enfance, ressentez vous encore fortement (>4/10) des émotions ou des sensations négatives en eux? si oui vous avez accumulé...
même par rapport aux proches, il vaut mieux éviter la compassion... souffrir avec qqn même un proche, ne l'a jamais aidé à résoudre son problème. on peut être ds l'écoute sans être dans la compassion...
on peut très bien savoir faire la part des choses, mais ce n'est pas pour autant qu'on réussira à éviter d'accumuler le mal-être des autres. Savoir faire la part des choses aide, mais c'est pas forcément suffisant...

je le sais très bien par ressenti personnel : je suis obligé de toujours faire attention à museler et réguler ma capacité à l'empathie. je peux l'augmenter ou la réduire.

en général, à la maison , elle a tendance à augmenter.... du coup le mendemain matin, il me faut la vérifier. sinon je vais trop accumuler dans la journée et cela va générer beaucoup de fatigue car le stress des autres, il faut bien que je dépense de l'énergie pour le neutraliser.

Le stress des autres est modélisé en moi par un symbole : un vase le recueillant relié à plein d'endroit de mon corps de façon à récupérer le maximum de stress. et régulièrement (quasi tous les jours) je vide le vase à l'égout...
 
surderien
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Léo a dit :

On peut emplir la maison de parfum pour couvrir, c'est pas tout à fait pareil..
Et on peut même descendre au sous sol pour étendre du parfum...
mais tant qu'on y est, pourquoi ne pas déloger ce qui pourrit.
La névrose, c'est ça... Tout une métaphore ça non?



Non Léo, pour moi ce n’est pas du registre métaphorique ou tout au plus une métaphore fermée, bloquante, aggravante


pourquoi ne pas déloger ce qui pourrit

Ce qui est accumulé là n’est là pas matériel !Mais virtuel et facilement dissipable …Mais n'empêche qu'il nous pourrit la vie


Pourquoi vouloir déloger ce qui n’a jamais existé vraiment que dans notre imaginaire ?
 
M
Métaphore
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valikor à dit:
on peut très bien savoir faire la part des choses, mais ce n'est pas pour autant qu'on réussira à éviter d'accumuler le mal-être des autres. Savoir faire la part des choses aide, mais c'est pas forcément suffisant...

En fait ce n'est pas une accumulation du mal être des autres, mais surtout si leur mal être rentre en résonnance avec une problématique que je croyais résolu.


Le stress des autres est modélisé en moi par un symbole : un vase le recueillant relié à plein d'endroit de mon corps de façon à récupérer le maximum de stress. et régulièrement (quasi tous les jours) je vide le vase à l'égout...

Cela voudrait-il dire que vous êtes obligé de pratiquer l'auto hypnose pour évacuer ce trop plein ?

C'est pour ça que j'ai du mal à penser qu'un professionnel qui n'a jamais fait de travail personnel sur lui, puisse aider une personne ayant un lourd passé simplement avec cette méthode qu'est l'hypnose.

Obligatoirement même si cela s'apprend au fur et à mesure, il y a un minimum d'empathie dans ce type de relation, et comme on le dit à chaque fois l'inconscient du thérapeute entre en contact avec l'inconscient du sujet, donc un vase communicant, où se mêlent des émotions, je sais que le T soit savoir gérer ce type d'émotion, et pouvoir le rejeter par la suite en reprenant votre métaphore du vase, mais s'il n'a jamais travaillé sur lui, je ne vois pas comment il pourrait le faire....
 
valikor
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Métaphore à dit:
valikor à dit:
Le stress des autres est modélisé en moi par un symbole : un vase le recueillant relié à plein d'endroit de mon corps de façon à récupérer le maximum de stress. et régulièrement (quasi tous les jours) je vide le vase à l'égout...
Cela voudrait-il dire que vous êtes obligé de pratiquer l'auto hypnose pour évacuer ce trop plein ?

C'est pour ça que j'ai du mal à penser qu'un professionnel qui n'a jamais fait de travail personnel sur lui, puisse aider une personne ayant un lourd passé simplement avec cette méthode qu'est l'hypnose.

Obligatoirement même si cela s'apprend au fur et à mesure, il y a un minimum d'empathie dans ce type de relation, et comme on le dit à chaque fois l'inconscient du thérapeute entre en contact avec l'inconscient du sujet, donc un vase communicant, où se mêlent des émotions, je sais que le T soit savoir gérer ce type d'émotion, et pouvoir le rejeter par la suite en reprenant votre métaphore du vase, mais s'il n'a jamais travaillé sur lui, je ne vois pas comment il pourrait le faire....
oui je suis obligé de faire de l'autohypnose mais comme je suis entrainé, c'est facile et rapide.
encore une fois, vos croyances vous limitent... et quand vous faites de l'autohypnose, de facto vous faites du travail sur vous.
 
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:arrow: encore une fois, vos croyances vous limitent... et quand vous faites de l'autohypnose, de facto vous faites du travail sur vous

Quelles croyances qui me limitent ?

Je pratique l'auto hypnose, et c'est loin d'être suffisant concluant pour moi, encore une fois c'est sûr que je n'en suis qu'au début de cette formation et cela me frustre assez de ne pouvoir aller plus vite....
 
surderien
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L’hypnose permet de « décoller » du quotidien matériel et névrotique...


Si vous vous accrochez des deux mains à vos croyances comme à une bouée de sauvetage, vous n’oserez pas attraper

la perche qu’on vous tend pour monter sur le bateau et continuer le voyage vers votre destination préférée…


En préférant pour l’instant rester dans le strict périmètre des croyances en votre bouée de sauvetage …
 
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