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Questionnement socratique

Discussion dans 'Hypnose conversationnelle' créé par boris110784, 25 Mars 2012.

  1. boris110784

    boris110784 Membre

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    Je place ce sujet ici, ce qui semble être l'endroit le plus approprié.

    Le questionnement socratique, c'est une méthode, une manière de communiquer avec son interlocuteur, en prennant la position basse, en feignant de ne pas savoir, tout en le questionnant de manière ouverte, et en dirigeant le raisonnement de la personne discretement, afin que les réponses, les solutions viennent d'elle et non pas de celui qui questionne.

    Socrate lui utilisait cette technique pour la philosophie, une manière de faire ressortir des raisonnements inconscients et les faire parvenir vers la conscience.

    un peu le columbo de l'époque, sauf que lui ne le faisait pas pour piéger les gens :D

    Maintenant c'est souvent utilisé en thérapie ou en psychiatrie, par exemple avec certains psychotiques afin qu'ils prennent conscience par eux même de certaines idées délirantes.

    Même ci j'ai placé ce sujet ici, je trouve que c'est un peu l'inverse de l'hypnose conversationnelle. on communique avec le conscient de la personne afin de faire remonter certaines données inconscientes vers la conscience, alors qu'en HC on communique discretement avec l'inconscient de la personne pour induire un EMC.

    que pensez vous de cette technique?

    est ce que certains d'entre vous(thérapeutes notament) l'utilisent dans leurs pratique?

    Quelle est votre façon de procéder?

    En avez vous déjà fait l'usage au quotidien?
     
  2. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

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    A mon sens le questionnement socratique est tout à fait dans la droite ligne de l'hypnose conversationnelle.
    "Peut-être allez-vous ressentir une lourdeur dans la main ou autre chose encore... dans votre main..." est autant une induction hypnotique qu'un questionnement socratique...
    Si vous dites à une personne "Vous êtes dans l'erreur" elle va résister très rapidement. Si, inversement, vous dites : "je ne comprends pas bien, pourriez-vous m'expliquer..." vous contournez la résistance et vous lui permettez de prendre conscience de son erreur au fil de la conversation. Cette idée de contourner la résistance est également dans la logique de l'hypnose conversationnelle.
    Faire de l'hypnose conversationnelle, c'est souvent provoquer une réaction spontanée.
    Si vous dites "il faut que tu ressentes de l'amour pour les gens" vous créez un paradoxe rendant difficile la possibilité de ressentir de l'amour. Erickson n'a cessé de contourner ce problème en disant : "tu peux aussi t'autoriser à ressentir de l'amour pour les gens". Plus socratiquement, on aurait pu dire : "Est-ce que tu crois que tu peux t'autoriser à ressentir de l'amour pour les gens ?"

    L'autre jour, j'autorisais ma fille à aller jouer avec ses copines, alors que manifestement elle voulait surtout rester devant son ordinateur. L'une de mes amies, qui pourtant n'est pas un hypnotiseur, a très bien compris le message et a répondu : "profite-en... pour une fois que ton père t'autorise à faire cela..."
    A la réflexion j'aurais du ajouter : "tu peux choisir de jouer toute suite avec tes copines ou encore attendre cinq minutes"... et s'aurait été un double lien. Socrate pratiquait-il les doubles liens ? J'en serais qu'a moitié étonné...
     
  3. Triggermind

    Triggermind Membre

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    Pour ma part je met un peu le questionnement socratique et l'écoute active, qui comprend la reformulation, dans la même gamme d'outils.
    Je l'utilise de façon constante pendant l'anamnèse, cela permet de bien cerner la demande et le but du patient, et le patient lui même.
    Ce type d'entretien est éventuellement un début de thérapie, mais il permet surtout de mettre en évidence des éléments qui seront utilisés ensuite en hypnose, de façon particulièrement adaptés au patient.

    Par exemple sur un sujet simple comme l'arrêt du tabac, si le patient évoque la sensation de dépendance et d'être esclave, l'écoute active renforcera encore cette sensation, renforcera aussi la motivation, et cela sera utilisé ensuite en hypnose sous forme d'une libération.

    Le parallèle que vous faites entre cette technique et l'HC est intéressant.
    Je vois plutôt l'écoute active / Le questionnement socratique comme une communication qui permet de lever la censure ou le rôle protecteur de l'inconscient, et ainsi de préciser le problème, de mieux le formuler, et de formuler aussi son véritable ressenti vis à vis de ce problème.

    Quant à l'HC, je ne sais plus trop quelle définition lui donner...
    Une méthode d'induction? Une hypnose à l'insu du patient? Une hypnose sans transe?
    Mais effectivement on communique directement avec l'inconscient,
    et sans but de rendre les solutions visibles par le conscient.

    Je suis donc assez d'accord avec vous pour opposer ces techniques (Qui se complètent très bien),
    l'une vise la conscientisation du problème, l'autre cherche presque à l'éviter.
     
  4. esperence

    esperence Membre

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    Les deux se rejoignent. :)

    Le mot " Conversationnelle " représente pour moi le diminutif d'une phrase qui Nous parle "et" va Nous inviter à Réagir.

    On y retrouve le diminutif du mot: Conve/ntion
    Le mot --------------------------------Conversation
    et le mot ------------------------------Rationnel

    " Si je suis en Accord avec cette conversation fondé sur la raison ..."

    il y a de forte chance que des portes s'ouvrent ( de plus s'il y a une position base en option ) sourire.
     
  5. boris110784

    boris110784 Membre

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    c'est vrai que les 2 se complètent très bien.
    ce qui est dommage, c'est qu'on trouve très peu de renseignements sur le sujet.
    le bon côté c'est qu'on peut s'y entrainer ds la vie de tous les jours, ds des conversations tout à fait banales, pas vraiment besoin d'un contexte particulier pour ca.
    Et je vais me refaire la série columbo :D
    c'est marrant, qd il parle de son cousin (dont j'ai oublié le prénom^^) ca me fait un peu penser à la technique "ami john" de Erickson...
    il en sait des choses ce "petit" lieutenant de police...
     
  6. Leo Lavoie

    Leo Lavoie Membre

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    Je dirais qu'il faut jouer avec l'hypnose indirecte, conversationnelle, la position socratique et la position haute. Oui, parfois j'utilise la position "haute". Elle a son importance car le patient s'attend aussi à être guidé par une personne en position "haute"... Mais attention, la position haute du thérapeute doit être assortie d'humilité et d'égalité.

    Métaporelle dirait que je suis "paternaliste" :lol: . Mais le vrai travail d'un parent, comme celui d'un thérapeute est de permettre ou de rétablir l'autonomie d'une personne.

    En psychothérapie, on utilise souvent, cette position "basse" de questionnement. Au fil du temps, j'ai aussi développé une technique bêtement très simple qui consiste à conclure quelque chose de "presque" intentionnellement erroné de ce que la personne m'exprime pour voir avec quelle intensité et avec quelle charche émotive elle me corrigera.
     
  7. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt Membre

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    Tout à fait d'accord avec cette approche, Léo !
     
  8. Intemporelle

    Intemporelle Invité

     
  9. thérapie29

    thérapie29 Membre

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    oui, la position basse permet de mettre la personne dans une démarche de changement. Par contre pour ma part je met les techniques, protocoles...en "positions hautes", comme "super efficace" et j'adopte la position basse.
    Si vous vous mettez en position haute, le patient attends tout de vous, hors vous connaissez les présupposés de la thérapie brève et de la PNL...
     
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