Formation Hypnose

Dépression Noogène

je continue sur mon sentiment que la notion de crise, de rupture est plus aidante dans l'élaboration de ce genre de problématique.
Je suis en train de lire Romey, rêver pour renaitre, plus proche sans doute de (certaines) démarches d'hypno.
voici la table des matieres:
1° partie: comment le monde devient prison
2°: la réhabilitation de l'intolérable
3° l'autre côté des choses

http://www.decitre.fr/livres/rever-pour ... 506.html?#
 

Philou13

Membre
tes liens sont décidément très interressants ... :wink:
bon je continue un peu pour jouer ,un peu pour stimuler votre reflexion ..
Je change d'orientation professionnelle c'est dire qu'après 25ans de libéral en tant que MG je ferme mon cabinet pour devenir fonctionnaire à l'assurance maladie ...Je ne sais pas interpreter si c'est un progrès ou une regression en terme de statut professionnel ;j'ai fait un constat pragmatique de ma carrière de mes réussites et de mes echecs j'en ai déduit que j'étais engagé dans une impasse professionnelle qui ne m'apportait plus suffisemment de satisfaction en terme de valorisation personnelle,de perspective de carrière,de statut,de bilan financier ...J'ai donc franchi une étape pour "une nouvelle vie professionnelle" dont je ne sais pas si elle sera gratifiante au plan personnel mais dont je connais les regles du jeu en terme de finances,de droit à la retraite de vacances et de conditions de travail ...
En lisant vos commentaires et vos liens je n'ai pas encore l'impression d'avoir fait le deuil d'une carrière professionnelle ...
J'ai juste l'impression que la vie à enormément changé autour de moi et que je n'ai pas su prévoir ces changements ...Ceci dit en tant que médecin je ne suis pas le seul et j'ai l'impression que seul le ministre de la santé pense que tout va bien en France et que tous les médecins sont des nantis..Je rappelle qu'un étudiant formé sur dix s'installe en libéral et que les 2/3 des médecins installés depuis 5 ans en france sont des médecin à diplome étranger (principalement des roumains ...)
Pour ce qui est de l'évolution de la société ,je me sens encore une fois immobile par raport à une société et à des mentalités qui bougent très vite...J'en arrive à me demander si c'est la réalité ou l'image que les media nous en donnent ( et vous voyez apparaitre entre les lignes la théorie du complot dont je ne suis pas dupe moi même) Baigné depuis mon tout jeune age dans une forme de christianisme militant humanitaire des banlieues rouges, marqué au fer depuis mon enfance par la notion du bien et du mal je ne comprend pas les nouveaux modes de pensées pour qui necessité fait loi ...J'ai assumé mon militantisme jusqu'a retourner bosser dans une banlieue ou j'avais vécu et ou je soigne au quotidien tout ceux que la société laisse pour compte, j'ai bossé avec la croix rouge auprès de SDF et même là auprès des déshérités je me suis rendu compte avec stupeur que l'accueil des SDF faisait l'objet d'un "commerce" qu'il y avait des "chefs de service" qui n'étaient là que pour une carrière après avoir réussi un concours et qu'un centre d'accueil de SDF pouvait être un tremplin pour une "carrière" .. j'ai vu des SDF pas si déshérités que celà et complètement dépendant d'un système d'assistanat qui leur convenait parfaitement .. j'ai vu des SDF qui n'étaient qu'administrativement SDF et qui possédaient un bien à l'étranger mais qui revenaient en france pour se faire soigner sans payer ...J'ai vu jeter des médicaments parce qu'une circulaire débile d'un ministre crétin actuellement commentatrice sur D8 interdisait aux organismes humanitaires de recycler les médicaments et nous imposait de les jeter et dans le même temps taxait les industriel pour nous donner des crédits ppour racheter les mêmes médicaments ..J'ai vu des SDF refuser des vetements parce qu'ils n'étaient pas griffés ...J'ai vu un chef de service se vanter de fermer une épicerie sociale dans lequel la croix rouge donnait aux necessiteux des denrées alimentaires en passe dêtre périmée ou au boitage un peu abimé ...Dans le même temps dans les cités ou j'ai vécu lorsque j'avais 20ans j'ai vu monter l'intolérance religieuse et la multiplication des femmes voilées et des barbus ...J'ai vu aussi disparaitre le "s'il vous plait" au profit du "j'ai droit à " ...Le tout dans une sorte d'indifférence (que je pense peut être complice) de l'intelligentsia , ou alors à l'inverse dénoncée dans une sorte d'idéologie raciste dans des amalgames un peu nauséabonds ...
n'ayant plus l'age de la révolte ,j'ai démissionné de la croix rouge et jem'interroge sur notre avenir ...
 

Philou13

Membre
Haha bonne question ...
Au plan personnel une certaine maturité,moins d impulsivité,un fatalisme ,des connaissances plus importantes ...
Mais au plan général, un peu comme tout déprimé j ai tendance a ne voir que le côté négatif des choses en délaissant les aspects positifs ;-)
 
Je ne suis pas compétente pour" ta therapie"
Juste un truc: si l'humanitaire te démange toujours, ca peut valoir le coup de regarder ce qui se passe au niveau des projets de développement privé, des petites structures que tu peux rencontrer sur les fêtes de l'afrique, solidaires etc ds ta région.( les suisses sont assez forts là dessus aussi) C'est souvent des étudiants qui partent sur leurs vacances, ou des retraités. L'investissement est plus soft, tu pourrais aussi trouver ça plus satisfaisant, plus dans le "one-to-one".Bon, il y a aussi des prises de tête. Celà dit, il n'y a pas que le pôle altruiste dans la vie, et il est peut-être temps de t’occuper d'autres choses, peut-être laissées en friche jusqu'ici.
 

Philou13

Membre
Je n ai pas renoncé à mon engagement altruiste ...Je suis intervenant en hypnose dans un centre de soutien aux personnes atteintes de cancer et à leur proches.... Je professe 3h par semaine et j ai grand plaisir à soulager des patients ,leur thérapie m apporte bcp de reconfort....
A part ça je joue de la musique dans un groupe de funk et on se produit sur scène régulièrement ....
Bref la situation n est pas désespérée et vous êtes parfaitement competents je suis juste un peu tortueux ....;-)
Je vais donc garder la devise de Camus ...
 

Prudence

Moderateur
Membre de l'équipe
perchancetodream à dit:
La desintégration positive, c'est sortir d'une crise en réévaluant nos roles et nos investissement. Elaguer, en somme, se concentrer sur ce qui est important. Donc un deuil. Au moment où les gens prennent leur retraite, il y a le meme type de deuil de notre fonction professionnelle, sociale... certains le vivent mal, d'autres se sentent libérés et bouclent leur sac à dos.
Plus on vieillit, moins il reste de deuils de nos rôles à faire, on les a déjà traversé. Je crois qu'en suivant cette théorie, on arriverait, par ex. à l'image d'un vieillard sage qui aurait un "message" de vie à délivrer. Le beau rôle.

La réorganisation se ferait à un niveau supérieur, en termes d'intensité de vie et de valeur que l'on accorde à ces rôles qui restent. C'est un modele pour aider les jeunes adultes à haut potentiel. Le côté "rôle", inscription sociale, reconnaissance est important.
Tu viens de me faire penser à un homme que je connais qui pensait qu'après la ménopause les femmes n'avaient plus de libido, on était mortes de rire et affligées avec ma mère! Si une personne veut laisser tomber des rôles qu'elle les laisse tomber, mais pourquoi se réduire à un seul si ça ne nous convient pas? On en voit des femmes qui sitôt qu'elles deviennent mère oublient d'être femme, épouses, amantes... et généralement ça ne réussit ni à l'enfant, ni au mari, ni à la femme elle même; et ces personnes qui se laissent mourir une fois à la retraite parce qu'elles pensent ne plus avoir d'utilité pour la société... Mais c'est un choix, à 80 ans certains font du bénévolat, gardent les petits enfant et leur font visiter les musées, ils se sentent utiles, continuer de fournir des services, un travail (volontariat, bénévolat ou autre), d'apprendre, de fabriquer, certains n'ont plus de sexualité, d'autres si, certains ne sortent plus, d'autre si etc.
Dans le même ordre d'idée que le vieux sage qui n'a plus que son message à délivrer, il y a le vieux con (aigri) qui n'a plus que son message à délivrer.
Je ne pense pas qu'il y en ait moins: renoncer à l'enfance c'est accéder à l'adolescence, renoncer à l'adolescence c'est accéder à la vie d'adulte, renoncer au célibat c'est accéder à la vie de couple, on fabrique une famille, on devient parent (et on ne cesse jamais de l'être), on accepte que les enfants deviennent adultes et qu'ils n'ont plus besoin de nous comme avant mais on reste parent... on devient parent autrement. Puis on devient grand-parent. On arrête de travailler mais on commence sa retraite. etc. C'est encore une différence de cadrage et de recadrage. Certains ne vont voir que l'un, ou que l'autre, ou les deux etc.
Les rôles n'ont d'importance que celle qu'on leur donne. On peut se donner le beau rôle, on peut choisir d'accorder ou de ne pas accorder d'importance au regard de l'autre, on peut choisir ce que l'on veut faire et ce que l'on veut considérer comme important.

Philou: C'est bien que tu aies ces activités d'aide qui semble t'aider en retour, c'est beau et bon de donner comme ça.
Quand au changement d'activité, oui, il y a un deuil à faire, voir plusieurs comme tu sembles le sentir, pas facile. On dit qu'une phase dépressive est normale au cours d'un deuil (elle finit par laisser place à autre chose de plus agréable)
 
A vrai dire, si tu as lu les articles sur Dabrowski, il est effectivement question d'un message, une espèce de "leçon sur ce qui est important ds la vie" etc.

Et j'en ai RàB de "laisser un message". J'ai fait/fais de mon mieux avec les gosses, nous avons fait...Ils font, feront de leur mieux.

Ce qui m'a aidée à sortir de la dépression lourde de cet hiver, c'est de me payer "mes obseques" au mieux que je puisse penser la part "rituel" dans une société qui fait l'impasse. Pour les enfants.

A part ça, j'ai pas de projet, c'est en partie la dep mais aussi, je me rends compte que j'ai pas envie d'avoir de projets, la pnl c'est pas pour moi. Et ça fait du bien, et c'est pas "politiquement correct". Mais c'est la vie. J'étais contente de trouver un beau livre de François Wahl, creer c'est vivre, aussi dans l'anti projet.
Ca veut pas dire qu'on reste sur son cul. Mais on a vraiment rien à prouver. Ce " mindfuck" a été violent, mais au final il m'a libérée de ça, aussi.
Peut-être qu'un jour je trouverai la niaque pour me remettre à la musique, ou pas, c'est pas grave au fond. Je fais du théâtre et ça m'amuse bien.

Et je vais foutre la paix à mes rêves aussi.

Je pars en WE en covoiturage avec des petits jeunes de 23 ans. Le roadmovie de mamie.

Merci.J'aime bien ton "épicurisme"
 
Je suis assez fan de l'anti projet...Perchancetodream, se programmer à la réussite, ce n'est pas pour moi (ni à l'echec d'ailleurs) car ça reste un programme, ça n'a pas de charme au fond...
Où est la surprise de l'inattendu, le mystère, ce qui fait le charme de la vie, avec des émotions en tous genre...
S'ouvrir au chemin des possibles... garder l'âme de l'explorateur, le regard de l'enfant émerveillé, et de temps en temps trouver refuge au chaud.

Le problème fondamental à mon sens, dit crûment "c'est qu'on se fait chier, et alors plus rien n'a de sens.. "
 

thérapie29

Membre
je dirais l'inverse, on se fait "chier" quand ça n'a pas de sens. Il est important de retrouver un sens, dicté par nos valeurs profonde. Là on ne s'ennuie plus.
 
Interessante réflexion que tu poses Thérapie 29.

Intrinsèquement rien n'a vraiment plus de sens qu'autre chose, c'est nous qui construisons du sens autour d'une action..d'un projet etc.., mais n'est ce pas là le piège (insidieux certes) de ce risque aigu de déception par rapport à des idéaux ou valeurs profondes, ce qu'on appelle déchanter ?

C'est ce qui se passe ici dans ce post et qu'explique Philou..

Se donner une ligne de conduite, finalement quels que soient les évènements extérieurs, qu'on ne maîtrise pas forcément, ne serait ce pas le plus fédérateur ?

La routine, le manque d'élan vers la nouveauté, vers l'élargissement de son horizon et d'un renouvellement de soi, en quelque sorte l'absence de créativité, me semble un facteur fortement déclenchant de blues, de déprime, voir pire..

Autre question : peut on rester immobile dans un monde qui bouge sans cesse ?
 
Philou13 à dit:
je ne sais pas si c'est le "complexe du vieux con" qui me saisit mais j'ai de plus en plus l'impression d'une perte de sens de la société moderne ...
Philou13 à dit:
Je change d'orientation professionnelle c'est dire qu'après 25ans de libéral en tant que MG je ferme mon cabinet pour devenir fonctionnaire à l'assurance maladie ...
Comme disait Brassens, l'âge ne fait rien à l'affaire, quand on est con...
Considérer que l'évolution des valeurs n'est pas satisfaisante et aboutit aujourd'hui au succès d'une Nabilla, ce n'est pas être con, mais peut être simplement objectif.
Pour en revenir à la dépression noogène, dans ma pratique je constate qu'il faut deux conditions.
Un certain désabusement, lié effectivement a la perte ce sens et de valeur de la société actuelle, mais ce n'est pas suffisant.
Il faut aussi ressentir que cette société ne nous donne pas la place au soleil que l'on mérite.
Dans votre cas je pense que la dépréciation du statut de médecin, associé à des conditions de pratique très difficile si l'on veut exercer correctement, joue un grand rôle dans cette dépression noogène.
C'est certainement le cas de la majorité des médecins.
D'autant que quand on a fait médecine, il n'est pas évident de changer d'orientation.
On ne peut changer la société ni les conditions de travail, mais on reste libre de l'attitude à adopter, c'est cette voie qui donne la solution à ce type particulier de dépression.
Une piste: On n'a pas choisi de faire médecine pour l'argent ni le statut social, mais le plus souvent pour un besoin de reconnaissance. Peut être faut il travailler sur ce besoin de reconnaissance?
 
"la vie ne nous donne pas la place au soleil qu'on mérite"...
Et les gens qui meurent de faim, ils l'ont méritée, la famine??

je crois qu'il y a vraiment un axe de réflexion "metaphysique" sur la notion de" mérite". Des philosophes comme Rosset, un Nietzschéen tonique (et accessoirement dépressif) peuvent aider.

De façon plus terre à terre, il y a des tas de gens qui en ont marre de cette sociéte et qui font autrement. J'ai voyagé ce WE avec des jeunes pleins de souvenirs et désirs de voyages. De plus en plus de gens co-voiturent, hébergent/sont hébergés par des inconnus, échangent leurs logements. Dans un registre un peu différent, il y a des sites sur la simplicité volontaire.
Autrement dit, l'alternative, ce que j'ai pu vivre au début des années 8O s'est bel et bien développé et l'internet en donne l'accès.
Brassens, certes, et Brel: " Non, Jeff, t'es pas tout seul", et sur ce coup là, internet et les réseaux sont tes amis.

Ce qui, effectivement, laisse entière la question de la reconaissance.
 
... un ami me disait hier " au fond, ce qui m'attache à mon ressentiment, c'est le sentiment de supériorité qu'il me donne". Une sorte de pharisaïsme.

On peut aussi s'interroger sur le" syndrome du vieux con" comme projection/défense face à autre chose qui serait plus difficile à envisager. Une idée comme ça, de la crise d'âge ( déjà chez Montaigne, Lucrece, Marc Aurele...) le viellissement et la mort, l'impossibiilité à ce stade, de continuer à nous croire tout-puissants, le syndrome du nid vide, notre solitude ontologique parfois dure, l'Ecclesiaste pour t'en rajouter une couche... Tout ce qui reste de pas posé avec notre passé, le sexué et le sexuel, zones d'infinie vulnérabilité puisqu'on y est vraiment à poil ( Et les rapports à la persona) alors que les medias nous assaillent de pornographie ( et plutot le "jeunisme" que rocco zifredi)...

Autre piste de reflexion; psycho. sociale et la théorie du piege abscons, qui permet de sortir de la culpabilisation des "benefices secondaires" ( si tu te rends malheureux, c'est que tu y trouves ...)
un lien, lire aussi Doridot et Gosling

http://pochpower.org/petit-traite-de-ma ... netes-gens

http://www.numilog.com/136790/Dejouer-l ... tion.ebook
 
Et encore...
décidemment, je dois être en phase hypomaniaque...

la comédie ( Shakespeare, Moliere...) évoque toujours un ordre ancien ( les vieux pères) qui doit et finit, malgré les résistances, par laisser la place à un nouvel ordre du monde, le pouvoir figé face au Desir. Qui intergre aussi les pères à leur juste place.

Que le sketch en question te laisse perplexe ( t'as pas de shampoing, allo, allo... et je dépose ma marque?????), comme certaines pieces contemporaines, au fond, c'est pas la question.

La comédie, à l'interne, elle ressemble à quoi?

Ca peut à la fois intégrer une vision comme celle de Prudence, et une distanciation par rapport à "l'esprit de sérieux" de ton "vieux con".
 
perchancetodream à dit:
"la vie ne nous donne pas la place au soleil qu'on mérite"...
Et les gens qui meurent de faim, ils l'ont méritée, la famine??
+1

Le besoin de reconnaissance renvoie également au sentiment d'injustice.. enfin à "l'opposition à ce qui est" comme dirait Ekhart Tollé, à la résistance à accepter les choses comme elles sont ,source de souffrance.
 

Philou13

Membre
Au fil de cette conversation je me rend compte que la société ne valorise plus l'expèrience ou l'age ...On peut imaginer des sociétés plus ancienne ou le savoir ,l'expèrience d'un ancien était une Valeur réelle ...
Aujourd'hui ,le vieillard est de fait disqualifié ,son expérience ne lui sert plus à rien, il y a "Wikipedia" la mémoire collective,il ne court plus assez vite pour jouer au football,n'est plus assez beau pour "séduire" Nabilla ....Et si en plus il n'est pas riche et qu'il n'a pas de Rolex.....A travers ses propos on voit transparaitre effectivement l'absence de reconnaissance et l'idée que vieillir n'est pas un enrichissement moral ,juste une succession de deuils ou de renoncements ...
Hubert chatelée a parfaitement raison en ce qui me concerne ...Changer de boulot, passer des concours ,faire des formations validantes c'est me redonner une valeur à mes yeux et à celle de la société ...
Peut être aussi me redonner une part de "pouvoir" dont j'ai été lentement mais surement dépouillé ou que je n'est pas su garder ... ( même s'il n'est qu'administratif ..)
 
katia (zoulouk) à dit:
perchancetodream à dit:
"la vie ne nous donne pas la place au soleil qu'on mérite"...
Et les gens qui meurent de faim, ils l'ont méritée, la famine??

C'est parce que en thérapie on n'est pas dans le jugement, ni la justification, ni même le raisonnement.
Un ressenti, une émotion, ne se traite pas par la raison, mais se traite sur le plan émotionnel.
Montrer à quelqu'un qu'il y a plus malheureux que lui ou même qu'il a tout pour être heureux ne lui a jamais été d'aucune utilité.
Même le suicide n'épargne pas les plus favorisés, ils peuvent souffrir aussi.
 

Philou13

Membre
"la vie ne nous donne pas la place au soleil qu'on mérite"...
Et les gens qui meurent de faim, ils l'ont méritée, la famine??
Tu as entièrement raison ...Cependant on peu citer en contre exemple Nabilla,Zahia,Adriana,Loana ou Ribery,desailly,et tous ces abrutis de la téléréalité qu'on devrait plutot appeler télédélire ....
Se faire sa place au soleil c'est effectivement penser petit gamin de 5 ans rapatrié vivant dans une chambre d'hotel de 8 m2 habillé au secours catholique, nourri par des gentilles dames de la paroisse que le mérite,le travail et tes valeurs morales te permettrons d'obtenir un certain confort ...Ou du moins de ne pas retourner de là ou tu viens ...Et tu y crois dûr comme fer pendant 40 ans ,et là tu découvres que "faire le buzz (comprendre montrer son Q à la télé)" courrir derrière un ballon ou être bien sapé ,faire de la politique ou être le fils de ...c'est non seulement plus rapide et plus efficace pour faire fortune mais qu'en plus c'est vachement envié et valorisé (un truc que les gens qui on connu 1968 comme moi trouvent incompréhensible) ...
Alors certes il y a des gens qui meurent de faim mais ça c'est un discours que les politiques me servent à chaque fois qu'on veut me faire comprendre que je n'ai qu'a me satisfaire de ce que j'ai et a m'estimer heureux ...Ca me fait pas avancer ça me révolte ...
 
Ben, c'est bien toi l'artisan de ton état d'être... Philou

Visiblement tu as besoin de beaucoup de critères pour être heureux... mais comme dit, le bonheur ne vient pas de l'extérieur...ni des circonstances, mais de comment on les interpréte.

Quand tu auras longtemps marché à pied tu seras content d'avoir une voiture, quand tu auras vécu dans 8 m2, tu seras content d'être dans 50 ou 100 m2...

Apprécier ce qu'on a est l'art du bonheur, ce qui n'empêche pas d'aller vers du mieux..

VOIR CE QU ON A PLUTOT QUE CE QU ON A PAS
 
Non, on ne s'est pas compris. Je ne suis pas en train de te culpabiliser en te disant de regarder les plus malheureux. J'ai aussi donné pas mal dans l'associatif et bien souvent, du découragement, pour diverses raisons. Ma premiere crise depressive à 14 ans en comprenant que ça ne ferait pas changer le monde. Et puis tu fais, pcq c'est comme ça.Des années plus tard, qu'est-ce qui me reste de mes actions? Un homme qui m'a dit: avant c'était ma femme qui faisait les cheques. Un projet finalement abouti d’adduction d'eau ds un village de l'atlas. L'image d'une minuscule petite fille de 12 ans qui trimballe 20 litres d'eau sur son dos. Et continuer à se bagarrer pour la scolarisation...Tu bosses en palliatifs. c'est pas rien. Et les causes perdues quand tu bosses avec des toxs, des sdf, blabla.

Ce que je voulais dire avec ça, c'est que on a cru "au mérite", on a voulu être "bon", que maman/la société nous aimerait si... Ca a fait de nous ce que nous sommes, et à tout prendre, j'aime mieux etre dans mes pompes que dans celles de nabila ( dont on cause ici, et le buzz!:). Mais ce modele de la récompense, meme s'il est inscrit dans les circuits noradreginiques, ne correspnd pas à " la réalité". Le "merite", la nature s'en fout. Il n'y a pas de logique( si/alors) dans la famine. Ou alors tu es dans la ligne que ton patient qui a un cancer, "quelque part", il l'a cherché. J'aurais foutu mon poing ds la gueule du toubib qui a dit ça a ma mere. Est-ce que tu comprends ce que je veux dire? C'est la même logique. C'est croire qu'il y a "de l'ordre" plutot que du chaos. Et je parle pas des falbalas quantiques. Du tragique de l'existence. Et c'est dur a accepter. Tragique, précisément.
 

Philou13

Membre
Plein de bonnes suggestions effectivement je suis l'artisan de ma vie ...j'ai pendant plusieurs années vécu comme si je n'étais pas médecin ...Je fréquentais des musiciens et des motards ,les gens ne connaissaient pas mon job ..c'est très amusant pour ça les milieux zicos ou bikers ...L'espace d'une soirée ,d'une journée ou d'un week end ,on se déguise ,on vit le rôle qu'on se donne : rebelle,biker ,reveur ...je connais pas mal de cadres qui le temps d'un week end deviennent maiconnaissables ..Ca permet également de découvrir de véritables amitiés avec des gens que la vie ne nous aurait jamais permis de rencontrer...
j'ai quand même l'impression que la vie est un chaos organisé justement, un espace ou l'effet papillon joue en plein ...Tout est possible ..
 
Quand j'y repense, j'arrive à bac+9. Au quotidien, ca me fait une belle jambe. Qu'un joueur de foot gagne des sommes astronomiques, je m'en balance. Mon pb, il est au quotidien, quand je reçois mes factures d'edf. Il est aussi dans l'avenir où, vu mon parcours ( et, non, je ne regrette rien), je vais me retrouver avec 500 euros de retraite, autrement dit sdf, parce que soit je bouffe, soit je paye mon loyer mais ça fera pas les deux ( sans parler des impots:). D'avoir vécu " à la dure" nous donne plus de résilience, globalement, permet de penser des alternatives. J'en arrive au point où j'en ai marre d'avoir honte d'avoir lu plus que la moyenne. C'est moins un pb de "reconnaissance" ( je suis de la punk generation, et porter au pinacle "les vieux qu'ont de l'âge", je m'en tape), qu'une question de se liberer du regard d'autrui. Tu sembles vivre selon tes valeurs propres. Il fallait déjà être capable de les élaborer, de faire des choix, d'engager des actes et d'assumer leurs conséquences. Tout le monde n'est pas capable de faire cette démarche. Tu peux être fier de toi, te dire que tu as le coeur, la tête et les c... au bon endroit et en bon état de fonctionnement.
 
je viens de voir ton dernier post.C'est pas une thérapie que tu veux , juste que nabila vienne te faire une pipe. Tu peux essayer de lui demander. Sinon, le reve lucide, dans ses versions américaines, offre des substituts et ton cerveau fera pas la différence. Tu ne t'offusquera pas du langage, j'espère, bikers, zicos et autres metalleux... :).

Alternativement, ça aussi, ça peut le faire:

http://www.youtube.com/watch?feature=pl ... Wu6K19bxU#!
 

Philou13

Membre
:wink:
j'ai effectivement un système de valeurs très (trop ) élaboré et un peu surranées
pour Nabila ça peut attendre et ça entrerait en contradiction avec des valeurs qui me sont chères ...
 
Bonjour Philou,

Comment pourrais tu avoir un rôle principal plus sympa, enfin dans ce que tu pourrais entreprendre, faire dès aujourd'hui ?

Perso, j'ai déjà fait le constat que les rôles secondaires sont souvent plaisants parce qu'ils ne sont pas principaux, et c'est le passage du coté fun, loisir, à un coté plus professionnel qui pose problème.. comme la différence entre se ballader 2 h et marcher 10 h non stop.

En ce qui concerne les valeurs, je ne sais pas si on peut parler de surannées, cela reste un jugement.. peut-être est il possible de les adapter vers un fonctionnement harmonieux ?
 
Salut,

moi qui ne rêve pas ( tiens donc!) je me réveille avec des pensées flottantes autour de ton questionnement. Un homme qui s'est battu pour créer un monde meilleur. Et puis, le monde a fait ce qu'il a voulu. Et le héros est dépité.

Deux choses: changer la perspective envisager ce que tu traverses non pas comme "dépression" mais des-espoir.

Et puis: la vie de Brian des Monty Pythons. La scene vers la fin où un des mecs piaille qu'il veut avoir un bébé." Mais t"es un mec, tu ne peux pas avoir un bébé. Oui, mais il a le droit de réclamer le droit d'avoir un bébé".
En épitomé, tant de l'évolution de la société. Et projectivement, aussi.
C'est là que Freud ( le mot d'esprit) nus aide encore. L'humour comme déballonnent du moi grandiose, et tendresse pour ce moi, qui y croyait de toutes ses forces.
 
Bonjour Philou,

Les conditions d’exercice de la médecine étant devenues très difficile si on veut à la fois soigner au mieux et respecter les règles imposées par notre sécurité sociale,
la dépression noogène est fréquente dans le corps médical et j’ai eu l’occasion d’aider quelques confrères à en sortir.

Je pense que la simple constatation d’une perte de sens de la société ne suffit pas à induire ce type de dépression,
il faut aussi constater la perte de sens de ce à quoi on a consacré une partie importante de sa vie,
d’où une sensation d’échec, et la sensation que la société ne nous reconnait pas à notre juste valeur.

La compréhension et l’analyse de ce qui s’est passé ne change jamais l’émotion que l’on ressent, mais c’est le rôle de l’hypnose.
Dans le cas spécifique des médecins j’ai procédé à peu près de la façon suivante :

- Régression dissociée en ancrant bien la personne ici et maintenant et à la fois dans le premier jour de fac.
- Ancrage des compétences de passion, d’énergie, de plaisir lors de ce premier jour.
- Mettre la personne actuelle avec toutes ses connaissances auprès de la personne plus jeune.
- Faire revivre du premier jour de fac jusqu’à maintenant les deux personnes pour en tirer un nouvel apprentissage, quelque chose de différent qui puisse lui être utile pour son présent et son avenir. Insister aussi sur le fait qu’il a fait les choix qui lui semblaient les meilleurs avec les données, les connaissances qu’il avait. Laisser par exemple 2 minutes et demander signaling quand c’est fait.
- Faire un transfert de compétence, réintégrer la passion et l’énergie du plus jeune dans la personne ici et maintenant. Mettre ces compétences au service de quoi que ce soit qui lui soit utile ou agréable.
- Projection dans l’avenir avec ces compétences retrouvées.

En cas d’état d’hypnose réel, je ne pense pas qu’il ait fallu plus d’une séance pour résoudre le problème. Même si l’opinion de la personne sur la société actuelle n’avait pas changé,
et dans un sens, heureusement qu’elle n’avait pas changé, ce n’est pas le rôle de l’hypnose d’effectuer ce changement là.
 

Philou13

Membre
Moi je n'ai qu'une chose à dire à Hubert :
ta séance virtuelle me parle +++
on prend rendez vous ou et quand ??? :wink: :wink: :wink:

merci à vous tous pour vos réflexions et votre aide ,chacun ayant apporté une petite pierre à l'édifice en (re)construction ...
Rendez vous à tous pour la fête de la musique je paye à boire à tous les forumeurs présents :wink: :wink:
 

Vidéo + MP3 + Script d'Hypnose + 32 000 Membres + Accès au ChatRoom

L'Hypnose et Moi

Mon Hypno-Challenge
Mettez vous au défi!

Mon Hypno-Apprentissage
Apprendre l'Hypnose?

Mon Hypno-Journal
Votre carnet pratique!

Meilleur partage

Vous aimerez:

Haut