La réalité est-elle supportable ?

Discussion dans 'Le café de l'hypnose' créé par Marc1963, 27 Décembre 2011.

  1. Marc1963

    Marc1963

    Inscrit:
    2 Juin 2011
    Bonjour,


    La réalité est-elle supportable ?


    Merci de laisser vos opinions en les argumentant.
     
  2. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Quelle réalité ?
    La réalité, c'est que je suis moins qu'un petit atome face à l'imensité de l'univers. Que tout se passe et se passera toujours sans moi et que le fait d'être là ou pas, est de peu d'intérêt. Qu'il est absolument déraisonable de vivre parce qu'a la fin du compte je mourrais. Que par conséquent, ma vie n'a aucun sens. Que même en me suicidant, je ne suis pas encore sur de m'en sortir parce que d'après certains je peux encore être réincarné.
    Tout cela m'est absolument insupportable.
    En dernière analyse, le pessimiste aura raison, mais l'optimiste aura mieux vécu : j'ai donc choisi de doser ma connaissance de la réalité et de fixer son maximum au point ou je ne parviendrais plus à la supporter (notamment dans mes mauvais jours).
    Je trouve donc aujourd'hui que la réalité est supportable.
     
  3. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    La réalité ? hummm ....je parlerai de MA réalité .

    En ce qui me concerne , elle m'est supportable car en tant que créatrice consciente de ma réalité je pense que ce que je crée est de l'ordre du supportable,sinon, je ne le créerais pas et celà même si je ne le crois pas au premier abord...
     
  4. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk)

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Ivan, ma conclusion suite à ce raisonnement aurait été : la réalité est insupportable, et je me la rend supportable en choississant de ne pas la connaitre à fond (occulter) ? Une technique de l'autruche partielle en quelque sorte ?

    Je pense que ce système, si j'ai bien compris, a ses limites.. mais tant que ça marche, autant rester dans ce système.

    Ma réponse perso est que la réalité, enfin celle que je perçois dans sa totale subjectivité, dans mes mauvais jours est totalement insupportable. Elle est ce qu'elle est certes.
    J'avais une stratégie pour me la rendre supportable, mais en ce moment je n'en ai plus et ne parvient plus à profiter de ce que j'ai. Donc je cherche un meilleur système qui soit opérationnel.
     
  5. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Si on parle de physique quantique, alors on sait que la réalité n'est que la notre, car mentale..

    Si nous créons notre réalité par le mental c'est = égo

    Et donc c'est presque je dirais inutile, zéro .

    La réalité doit se crée par le coeur présent...enfin, celà reste ma croyance, ma réalité et qui marche bien :D
     
  6. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    La réalité est telle que nous nous la faisons.

    :D
     
  7. undy

    undy

    Inscrit:
    26 Mai 2011
    Pour certains oui.
    Pour moi non, mais ça ne change rien, pour moi ou pour la réalité.
     
  8. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Dans la mesure ou j'en suis conscient je fais peut-être encore moins l'autruche que d'autres. Le problème, tel que je l'ai formulé, c'est que la meilleure manière d'appréhender la réalité (ma réalité que je voudrais la plus objective possible) tiens nécessairement du raisonnement négatif. Il est facile de connaitre la réalité positive, celle qui va dans mon sens et celle qui me fait du bien. Mais connaitre la réalité totale me demande forcément d'envisager des choses que je ne veux pas voir. Dès lors, ça deviens négatif pour moi, ça tient d'une dynamique négative... eh bien c'est comme regarder le verre à moitié vide : plus on le fait, plus il devient de préférence à moitié vide. Il faut donc faire un choix : soit se plaindre de son sentiment de tristesse de voir le verre à moitié vide ; soit choisir de considérer un peu plus le verre à moitié plein et donc nier que la réalité vrai est tout autant le verre à moitié vide. Enfin, provisoirement, ne pas creuser plus loin. (C'est aussi ce que j'appelle parfois le complexe d'Icare)
    Cette considération a longuement dérangé mon désir de regarder les choses comme elles étaient. J'ai toujours refusé de prendre la fuite et de faire l'autruche. Finalement, je me suis dit que le point de départ de la réalité devait également être ma santé psychique.

    Si l'on prend l'exemple de la mort, vous pouvez décider de méditer cette question et de trouver mille autres questions à son sujet. Vous pouvez prendre conscience de la mort tous les jours de votre vie et imaginer que dans une minute il est bien possible qu'il ne reste plus rien de vous etc... Vous trouverez quelques réponses à vos questions, mais, s'il y a bien un sujet qu'il est inutile de creuser c'est la "connaissance psychologique objective" de ce qu'est la mort (mieux vaut encore travailler sur sa relation avec elle). Si vous le faites vous ne trouverez qu'un gouffre sans fond de douleurs.

    Je vais le plus loin possible sans faire l'autruche. Beaucoup de gens ne vont pas si loin. Je crois aujourd'hui que si je parviens à aller aussi loin sans faire l'autruche, tout en ayant un mental stable, eh bien, c'est grace à cette stratégie de dosage. C'est justement grace à elle que je peux aller loin !
     
  9. Ivan, je partage tout à fait ce que vous dites, je suis dans le même fonctionnement, et pour cela je reprends votre première phrase qui résume un peu tout le reste : Dans la mesure ou j'en suis conscient je fais peut-être encore moins l'autruche que d'autres.J'ai toujours refusé de prendre la fuite et de faire l'autruche.

    Etre conscient de ses possibilités, de ce que l'on peut faire et ne pas faire. c'est important aussi de connaître nos limites afin de ne pas s'épuiser dans des illusions...c'est grace à cette stratégie de dosage. C'est justement grace à elle que je peux aller loin ! :wink:
     
  10. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Ravi de vous l'entendre dire !
    Après avoir écrit cela, je me suis demandé dans quelle mesure il ne faudrait pas enseigner ce principe à tous les psy-chercheur-scientifiques...
    Beaucoup font l'autruche parce qu'ils n'en peuvent plus de leur négatif entassé... et alors on ne peut plus parler avec eux (parce qu'ils rationnalisent...).
    Moi je dis simplemenent : "pas maintenant". Ou encore : "je respecte ton idée (le mal que tu t'es donné pour l'appréhender) pour l'instant je ne veux pas me donner ce mal"
     
  11. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk)

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Merci pour ces éclaircissements Ivan.

    Au niveau d'être conscient de ses possibilités, si c'est le cas pour vous Intemporelle, je vous dis bravo.

    Personnellement je sais que je n'en suis pas consciente, car Il y a des choses que j'ignore de moi même, et aussi je m'apercois etre capable de faire des choses que je ne pensais pas pouvoir faire et aussi dans le sens inverse.

    Pour des choses simples, comme pouvoir participer au tour de France l'an prochain, je sais que ce n'est pas possible, mais pour des choses plus complexes, c'est alors moins évident.

    Il y a des choses qu'on a jamais réussies, mais si on change d'état d'esprit, ou de nouvelles compréhensions, on peut avoir la surprise heureuse.

    Notre possible évolue et heureusement , et je reste persuadée que pour beaucoup on se fixe des limites trop basses.

    Et que c'est bien là qu'on a tendance à etre le moins objectif, sur nos capacités.
     
  12. Katia, si vous lisez bien, nous n'avons (Yvan y compris je pense) jamais dit le contraire, tout évolue, ce que nous ne savions pas faire hier, on pourra le faire plus tard...

    Parler de limites n'est peut être pas le bon terme, quoiqu'il soit souvent justifié, mais moi je parlerais plus de ce à quoi nous aspirons réellement, pour quoi nous sommes faits, mais ça personne ne nous l'apprend, car au final, il faut faire souvent des choix dans la vie, mais ces choix ne se font pas toujours sans conflit intérieur. Et c'est là que certains sont tiraillés pour suivre leur propre voie et non celle de la famille, ou des proches...

    :arrow: Au niveau d'être conscient de ses possibilités, si c'est le cas pour vous Intemporelle, je vous dis bravo.

    Pour reprendre votre phrase, je pense que oui je suis consciente de mes possibilités comme de mes faiblesses, le tout est d'en être conscient dans un premier temps, après on y va par étape, les choses que je n'arrive pas à réaliser au moment où je le souhaite, et bien je me dis que je dois encore apprendre des choses ou que je ne suis pas prête.

    Car être conscient de tout ça est la 1ère étape...


    PS : globalement je trouve que Ivan a très bien résumé les choses, en tout cas je me sens très proche de ce qu'il évoque.
     
  13. Marc1963

    Marc1963

    Inscrit:
    2 Juin 2011
    Bonjour à tous,


    D'abord merci à tous de votre participation à ce débat.


    Je ne comprends pas que certains se posent la question : "quelle réalité ?"

    J'ai bien écrit la réalité et non sa réalité. Pour ceux qui douteraient encore, c'est la Réalité avec un grand R la seule, l'unique.



    Maintenant permettez-moi quelques commentaires.

    A priori, chacun admet qu'il emploie des stratagèmes, pour que la réalité perçu (sa réalité), soit plus douce que la Réalité. Là, je suis d'accord.




    Ivan, si tu penses le faire consciemment et en toute connaissance de cause, tu n'as pas dû écouter l'émission : "le cerveau et ses automatismes" dont j'avais mis le lien sur le forum.



    Même remarque que pour Ivan.



    Je suis bien d'accord avec toi.



    Sais-tu pourquoi ta stratégie ne marche plus ?



    Voilà un stratagème extrême, pour la rendre acceptable. Je n'entrerai pas dans les détails, mais il y aurait beaucoup à dire.




    Il y a des personnes qui refusent d'accepter qu'elles ont un cancer et refusent de se faire soigner. De même pour les tests de dépistages, elles refusent de savoir. Je ne vois rien de positif là dedans, sachant que certains cancer peuvent être soignés.
    D'après, ce que tu laisses entendre, tu n'as pas toujours vécu la Réalité aussi positivement. Il est assez jouissif de penser que le changement, quand celui est positif, nous l'avons fait consciemment. Quand c'est l'inverse, c'est une autre histoire.






    je comparerai la Réalité avec un grand R au soleil ; regardez le en face et sans protection et vous perdrez la vue.

    Je comparerai l'inconscient à la protection qui permet de regarder le soleil en face, et la conscience à l'inhibiteur de la protection. C'est pourquoi quand on prend vraiment conscience d'un de ces stratagème celui-ci ne fonctionne plus. Comme on en a plusieurs, ce n'est pas dramatique, par contre il faudra le remplacer, car au fil du temps, vous risquez de prendre conscience de vos stratagèmes restants.
     
  14. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
     
  15. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    Là, subtilement sont mélangés le singulier de l'inconscient protection et le pluriel de la conscience inhibiteur de protection de par l'utilisation de stratagèmes

    l'inconscient n'a-t-il pas de multiples facteurs de protection / multiples facteurs d'inhibition du conscient ?

    donc un système sans fin sans même besoin d'un quelconque recours à des stratagèmes ?

    pour tenter de voir une réalité unique dans ce qui est multiple en changement permanent ?

    que cette dynamique permanente constitue de fait une réalité impalpable totalement insupportable ?

    :shock:
     
  16. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
     
  17. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk)

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Pourquoi ma stratégie ne marche plus, Marc, parce que je l'ai découverte. Ça rejoint le début du propos de Surderien " c'est pourquoi quand on prend vraiment conscience d'un de ces stratagèmes celui ci ne fonctionne plus"

    Ou autrement dit, il y a un événement qui survient qui est tel qu'il nécessite une reconstruction de son schéma du monde, car les nouvelles expériences ne peuvent plus etre intégrés dans l'ancien schéma.

    Il y a un mouvement qui s'est crée, le R qui fut stable, ne l'est plus, jusqu'à ce que le R se fixe à nouveau. Ça crée un flottement.

    J'ai sollicité mon icst dans une grande librairie en lui demandant de me trouver des lectures, citations aidantes, et bigre il m'a proposé des trucs... Qui montraient bien la non validité de l'ancien système et qu a présent il y a mieux à faire.

    Quelque chose d'autre se met en place... Et le R plus fixe se mettra en place. Une autre illusion, mais une illusion qui rend supportable le mouvement perpétuel.

    Comme si on se mettait au centre d'une roue. Tout bouge autour mais le centre est fixe.
     
  18. Marc1963

    Marc1963

    Inscrit:
    2 Juin 2011
    Bonsoir Katia,

    Ces propos sont les miens et pas ceux de Surderien. Je connaissais la réponse en te posant la question.
    Ce qu'il y a d'écrit en italique dans son post, c'est ce que j'ai écrit dans mon post précèdent. :wink:
     
  19. surderien

    surderien

    Inscrit:
    16 Juillet 2008
    on est dans une dynamique de multiples changements permanents

    alors quel que soit le stratagème pour le nier ou l'oublier, pour tenter de fixer les choses, tout se transforme :

    à chaque instant des milliers de cellules qui me constituent meurent et d'autres naissent

    s'accepter cette réalité ou ne pas la supporter là est la question...


    Kati a dit : Comme si on se mettait au centre d'une roue. Tout bouge autour mais le centre est fixe.


    Rester centré sur Soi-même, tout en étant conscient de tout cela qui tourne et change à l'entour, permet un compromis

    qui moi me convient aussi en tant que surderien relatif, mais peut-être s'agit il d'un simple stratagème fragile ?

    finalement a-t-on vraiment le choix de supporter ou non la réalité de sa condition humaine si on veut continuer à la vivre ?

    sinon grâce à cette hypnose qui permet un bon centrage de sa route ?

    :?:
     
  20. katia (zoulouk)

    katia (zoulouk)

    Inscrit:
    22 Avril 2009
    Toutes mes excuses Marc... C'edt le propre du stratageme pour rester vraiment efficace, il doit rester inconnu ou incompris.

    Par contre, pour l'image de la roue, quand on au centre, on peut se deplacer avec celle ci en gardant une fixité (stabilité) mais si on se decentre on est vraiment secoué.

    Le truc est de se deplacer en gardant le centre fixe...
     
  21. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Excuse moi, mais je ne suis vraiment pas d'accord avec l'idée qu'une stratégie doit rester inconsciente pour être efficace. Vous présupposez ici quelque chose qui est loin d'être démontré aussi simplement.
    Je peux te donner quelques idées qui explique mon point de vue. J'en avais déjà parlé dans d'autres posts.
    Si on n'est pas obligé d'avoir conscience d'une stratégie pour qu'elle fonctionne et si, effectivement, il peut arriver qu'en en prenant conscience, elle se détraque, c'est essentiellement parce que l'inconscient est plus rapide : une stratégie inconsciente est souvent plus efficace parce que spontanée.
    D'un autre coté, une stratégie consciente, même si elle est moins globale, est souvent plus précise. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'en en prend conscience (à mon avis) lorsqu'elle ne fonctionne plus.
    Je pèche a la cuillère et j'attrape tous les poissons. Tous mes actes sont spontanés et je suis vraiment doué, à tous les niveaux. Un jour, je ne prend aucun poisson. Consciemment, je m'interroge : mais qu'est-ce que je fais de travers aujourd'hui ? Qu'est-ce qui cloche dans ma stratégie ? Je modifie ma manière d'attacher la cuillière, j'essai avec un hameçon, je reviens sur ce que je croyais savoir, j'affine mes compétences. Tout cela redeviendra ensuite inconscient pour me permettre de faire plus vite.
    Donc, si l'inconscient permet d'agir plus vite, la conscience présente un avantage sur l'inconscient : elle permet de savoir ce que l'on fait au moment ou on le fait. C'est d'ailleurs très utile pour ceux qui veulent faire de la formation... ou de la recherche. Moins utile pour ceux qui ne font ni recherche, ni formation.
    J'ai toujours pensé qu'on était vraiment conscient de la valeur d'une stratégie lorsqu'on connait les limites dans lesquelles elle fonctionne. C'est impossible de savoir ça inconsciemment ; l'inconscient ne fonctionne pas comme ça pace qu'il est globale, intuitif.
    A mon avis, Katia, ce n'est pas parce que tu en a eu conscience que ça ne marche plus (bien que, parfois ça arrive : quand je commence à réfléchir à comment je pêche, je ne sais plus pêcher !), mais peut-être tout simplement, parce que ta stratégie n'intégrait pas toutes les dimensions à connaitre pour qu'elle soit stable.
    Combien de fois ai-je crié un "Euréka, j'ai trouvé". Ce Euréka là, devais changer ma vie... et il n'en fut rien. Mais avec les années, j'ai maintenant un système stable qui prend en compte la plupart des stratégies que j'ai expérimenté... et... Euréka, ça marche. Et, c'est d'autant plus stable, que ça marche consciemment.
    Erickson savait très bien prendre conscience de ce qu'il faisait et de là ou il voulait en venir. Je respecte cette approche. Il était aussi capable de ne pas savoir ce qu'il faisait. Et c'est très bien ainsi.

    Je n'ai pas besoin de savoir pourquoi ma voiture démarre quand je met le contact. Mais ne sachant pas pourquoi elle démarre quand je met le contact, je sais aussi que si un jour elle ne démarre pas, je ne saurais pas comment remédier au problème.
     
  22. Globalement je partage encore une fois les propos de Ivan, j'aime bien votre exemple de fin... :D

    Toutefois, je m'interroge sur cette phrase :

    J'ai toujours pensé qu'on était vraiment conscient de la valeur d'une stratégie lorsqu'on connait les limites dans lesquelles elle fonctionne. C'est impossible de savoir ça inconsciemment ; l'inconscient ne fonctionne pas comme ça pace qu'il est globale, intuitif.

    Justement si notre inconscient a une part intuitive, pourquoi ne pas lui faire confiance ?... ma réponse serait que ce n'est pas si simple suivant la structure de nos couches inconscientes mais d'après les concepts Jungiens on accède à une exploration intéressante de cette structure, mais là c'est un autre sujet...
     
  23. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Merci, Intemporelle, pour votre réponse. Effectivement, pourquoi ne pas faire confiance à l'inconscient puisqu'il est intuitif ?
    Je crois que l'intuition peut également être source d'erreur, parfois, tout aussi facilement que les jugements conscients.
    Un jour l'un de mes professeurs de physique a jeté une bille metallique dans un récipient remplit d'une liquide argenté et il nous demande : compte tenu de ce que vous savez de la gravité terrestre, combien de temps cette bille va-t-elle mettre à couler ?
    Par intuition tout le monde s'est dit : "en gros, pas longtemps"
    Observation : la bille métallique flottait ! Le liquide argenté était en fait du mercure... donc, naturellement, plus dense que les métaux.
    L'intuition est ce que nous avons appris inconsciemment (en voyant des pierres couler). L'intuition n'a pas pensée qu'elle a déjà vue des arbres flotter sur l'eau et n'a pas songé à faire le parallèle avec cet exemple là.

    Consciemment, par aillleurs, il aurait été difficile de répondre, mais peut-être que consciemment on aurait dit : hum, professeur, votre question mérite un minimum d'enquète... Quel métal ? Quel liquide ? Etc...

    En fait, l'intuition ne fonctionne bien que lorsque l'inconscient à bien travaillé. Pour bien travailler, il faut que la conscience l'épure (des traumas psychologiques autant que des fausses connaissances)...
     
  24. xorguina

    xorguina

    Inscrit:
    22 Août 2009
    Je crois que l'intuition est audelà de l'inconscient..peut être bien dans ce que vous appellez le subconscient...

    Pour moi, elle est connectée à la source donc nous la percevons par l'esprit qui l'envoie à l'âme...
     
  25. Ah non Ivan je ne vois pas les choses comme vous.

    Le conscient est capable d'analyse, de raisonnement objectif, de discernement, donc avec vos connaissances de physique, vous auriez dû d'emblée répondre à votre prof: tout dépend de quoi est composée cette bille ...elle pourra flotter si elle est composée de ... sur une surface d'eau composée de ...

    Et quand vous dites : En fait, l'intuition ne fonctionne bien que lorsque l'inconscient à bien travaillé. Pour bien travailler, il faut que la conscience l'épure (des traumas psychologiques autant que des fausses connaissances)...

    Heu... je ne dirais pas comme ça, je dirais qu'une fois les traumas qui étaient refoulés dans l'inconscient sont remontées à la conscience sont digérés et intégrés à la personnalité, l'individu est plus à même d'être proche de sa partie intuitive.

    Néanmoins quand on parle d'intuition, la vrai, on commence à être dans une dimension spirituelle, car celle-ci est spontanée, déroutante et n'appelle à aucune de nos connaissances et pourtant on sait...


    Donc concernant l'intuition, pour une fois je partage les propos de Xorguina.
     
  26. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    C'est normal que vous ne partagiez pas ce point de vue si vous considèrez que l'intuition fait appel a un "au-delà du psychisme" un "supra conscient". Peut-être que quand-même, ça ne vous empèche pas de voir les choses à ma manière, ce n'est pas incompatible, en tout cas.
    C'est la conscience qui analyse dissèque etc...
    C'est bien ce que je voulais dire avec mon exemple.
    Puis une fois que les traumas sont digérés...

    Bah... Ou est votre désaccord, finalement ?
    Juste dans l'origine de l'intuition. Pas sur les conditions de son apparition...
     
  27. Dans cette phrase que j'ai souligné ci-dessous dans votre texte :


    Donc pour moi l'intuition, la vrai, est autre chose que l'inconscient comme je l'ai développé précédemment.
     
  28. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Tout à fais. C'est bien ce que j'avais compris également.
    Bon, vous me connaissez maintenant, et bien évidemment, j'aurais du mal à adhérer à une intuition d'ordre spirituelle, sauf si j'ai de bonne raisons de dépasser l'explication, plus simple, qui consiste à dire : intuition = inconscient qui fonctionne bien.
    L'avantage, à mon sens, de cette explication, est son coté rationnel sans qu'elle n'élimine les exemple d'intuition spirituelle que vous pourriez me donner.
    Si par exemple vous me parlez de télépathie, mon concept d'intuition fonctionne encore (j'ai dis ailleurs déjà : "tout se passe comme si la télépathie existait". Mais je ne serais plus d'accord avec la voyance (bien que le meme concept d'intuition fonctionnerait).

    Voici comment je réfléchis :
    Expérience de voyance - (moins) Expérience de télépathie = peu concluant (soit, peu de phénomènes de voyance pure)
    Concept d'intuition inconscience - (moins) concept d'intuition spirituelle = peu concluant (à mon avis, bien sur...)
     
  29. Non Ivan, je ne vous connais pas du tout, mais il est intéressant et plaisant de partager des points de vue communs... :wink:

    Je ne sais pas si j'ai bien compris vos réflexions, vous voulez souligner les craintes concernant l'intuition = voyance ? ou télépathie ?

    Si c'est le cas je partage ces craintes, toutefois on pourrait bien évidemment rapprocher l'intuition de la voyance, mais l'intuition ne se commande pas elle vient, je ne sais même pas comment...

    Mais je pense une chose et j'en suis sûre que plus on développe son niveau de conscience, c'est à dire son niveau de développement personnel par toutes sortes d'exercices, on arrive à certaines choses qui paraissent peut être suspect pour d'autres...
     
  30. Ivan Schmitt

    Ivan Schmitt

    Inscrit:
    27 Mai 2011
    Bon ben voilà, moi qui pensais être connu. En même temps, c'est vrai, je pourrais être un psychotique qui conserve sa mère empaillée dans le grenier et qui poignarde les femmes pendant qu'elle prennent leurs douches.

    Surtout pendant qu'elles prennent leurs douches
    ;-)
     
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